RÉSUMÉ
Je récapitulerai rapidement les faits acquis et les arguments qui en découlent relativement aux afBnités de VOphryocystis Bûuchlii
iU AIME SCHNEIDER.
avec les autres Sporozoaires et même avec quelques autres Protozoaires :
i« Etat amœl)iforme avec un luxe de prolongements et un faciès de* ceux-ci tel qu'on ne connaît rien d'analogue dans les Sporozoaires;
2» Noyaux variant de nombre (un à dix et peut^tre plus) dans ces sortes d'Amibes. C'est une analogie avec quelques Amibiens et ea partie, mais de loin, avec les Mjrxosporidies;
Ces noyaux peuvent être considérés hypothétiquement comme augmentant de nombre avec l'âge et le volume de la masse sarcodique qui les contient. 11 est infiniment probable qu'à un certain moment, celle-ci se divise en autant de corps qu'elle renferme de noyaux, ces corps restant quelque temps unis en rosette par des filaments grêles qui se rompent ensuite. Les individus ainsi produits seraient les agents de la reproduction par le mode ci-dessous désigné.
S^" Reproduction par conjugaison de deux individus, toujours tmt^ nuclééSf et production d'un kyste marqué d'une ligne équatoriale de déhiscence et sécrétant successivement, les unes au-dessous des autres, au cours de la sporulation jusqu'à une dizaine d'enveloppes concentriques. La conjugaison n'étant pas connue dans les Goccidies, c'est avec les Grégarines les plus différenciées que ces particularités établissent un rapprochement ;
4° Sporulation unique jusqu'à présent, conduisant rarement à la formation de deux spores et, dans la règle, d'une seule, enn'utilisant jamais, dans un cas comme dans l'autre, que deux des six noyaux auxquels ont donné naissance, en se divisant, les deux noyaux primitifs du kyste. Constitution d'une masse ou plutôt de deux masses résiduelles par ces six noyaux et une notable fraction du contenu granuleux primitif. Il est encore impossible d'apprécier à sa juste valeur l'importance de ces faits ; en tous cas, ce n'est pas du côté des Grégarines qu'ils entraîneraient VOphryocystis, ni de celui des Goccidies. Faut-il dire qu'ils le rattachent aux Myxosporidies ?
OPHRYOCYSTIS BUETSCHLU. m
Peut-ôtre que oui, si Ten considère que deux des noyaux de chaque spore s'évanouissent chez les Myxosporidies. II y a chez elles, comme ici, perte de quatre noyaux sur six; mais leur disparition a lieu plus tard, et à Tintérieur même des spores dans la constitution desquelles ils ont figuré un moment. On pourrait peut-ôtre aussi penser aux Infusoires, mais c'est une analogie beaucoup plus reculée et incertaine.
S"" Constitution dans la spore de corpuscules falciformes ou sporozoïtes identiques à ceux des Goccidies et Grégarines, à l'inverse de ce qui a lieu dans les Myxosporidies.
6* Si, comme je crois la chose évidente pour chacun, les Ophryocystidés ne peuvent être considérés ni comme des Goccidies, à raison de la conjugaison et du processus particulier de la sporu* lation, ni comme des Grégarines, à raison de la présence des prolongements (pseudopodes) du corps et de la sporulation, ni comme des Myxosporidies, eu égard surtout aux corpuscules falciformes, ne conviendrait-il pas d'en faire provisoirement les représentants d'un< ordre particulier, sous le nom A'Amœbosparidies ?
EXPLICATION DE LA PLANCHE VI
PiG. 1. Reotum du Biaps^ h sa jonction avec le ventricule succenturié. A la surface sont des cordons sinueux et' saillants, formés par les canaux de Malpighi distendas par OphryocystU BûUehiii, 2 à 9 et H. Divers états tels qu'on les observe dans Tcau légèrement salée. Les expansions sont plus ou moins nombreuses, et certains exemplaires laissent apercevoir le nucUus ou leurs nudei, 10, 12, 13 et 14. Exemplaires colorés par le picrocarmin, éclairois par l'essence de girofle et observés dans le baume. On y distingue nettement les noyaux pourvus d'un ou de deux nucléoles.