ARCH. DE ZOOL. EXP. ET OÊN. — 2<' SÉRIE. *- T. H
il4 AIMË SCHNEIDER.
staté que dans des circonstances favorables, les jeunes Myxosporidies se déplaçaient lentement à la manière d'une Amibe. Dans ces conditions, ce savant incline à rapporter à la même cause tous les prolongements qui garnissent le corps de ces Sporozoaires ; tous seraient le résultat d'une contractilité lente, mais réelle. Je pense qu'il en est ainsi pour cet Ophryocystis, et je crois que la plupart de ces prolongements lui servent à s'attacher à la surface des cellules qui garnissent rintérieur des vaisseaux de Malpighi.
Dans ce corps nu, avec expansions variables de volume, de forme, de situation, se trouvent, surtout dans les grands individus, nombre de granulations réfringentes, s'avançant souvent jusque dans les prolongements les plus notables et opposant en général un obstacle complet à Texamen de Tautre élément du contenu, le noyau ou les noyaux. Dans les exemplaires tout jeunes, le noyau se révèle, au contraire, assez facilement, et il en est encore ainsi quand, dans les grands individus, comme il arrive, les noyaux sont à la base des expansions. Avant de parler plus au long du nucléus, je signalerai que jamais je n'ai pu distinguer dans le corps deux zones distinctes, ectoplasma et endoplasma, comme c'est le cas dans les Myxosporidies, et les expansions sont si peu le fait d'un ectoplasme pur que, comme il fut constaté^ les granules s'engagent souvent dans leur tronc. Ajoutons encore ceci : jamaii de vacuoki et aucun genre.
C'est surtout sur des exemplaires fixés à l'osmique, colorés par le picrocarmin, éclaircis ensuite à Tessence de girofle et conservés dans le baume, que l'étude des noyaux donne des résultats satisfaisants. Toutes les figures au simple trait ont été dessinées sur de tels objets, et les préparations sont là pour garantir la sincérité des images. Ainsi qu'on le constate à Tinspection des figures, le nombre des nucléus varie. Il est souvent d'un, souvent de deux, de trois, fréquemment aussi de quatre, cinq, six et même de dix. Par cette particularité encore VOpkryocystis rappelle, mais de loin, les Myxosporidies ; chez ces dernières, le nombre des noyaux est considérable, illimité, mais le volume de Tôtre aussi est supérieur. On ne manquera pas de rap-
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peler aussi qae chez certaines Amibes, telle YAmmba blattm^f le nombre des 'Rucléus s'élève souvent aux cbiffires cités en premier lieu.
Si, par le nombre, l'analogie est plutôt avec les Amibes, telle que VAmœba Uattm, par la structure du nucléus, elle est plutôt avec les Myxosporidies. Chacun de ces nucléus, en effet, est de forme régulièrement sphérique et contient à son centre un nucléole qui fixe plus énergiquement la matière colorante. Dans certains cas^ le nucléole est double, particularité qui, jointe à la variabilité du nombre des nucléus, peut faire croire à une division des noyaux. J'ai donc cherché à distinguer dans mes préparations des traces de cette division, mais je n'ai rien trouvé d'assez net pour exclure l'idée d'un accident de préparation, d'une déformation, et j'aime mieux m'abs* tenir. Les amateurs de plasmodium peuvent en mettre ici, si cela leur plaît, et champignonner sur le tout. Ce qui peut aussi leur permettre de plasmodier en la circonstance, c'est que la taille de tous ces noyaux parait à peu près la môme. Il y a donc là un point qui nécessitera de tous ceux qui retrouveront VOphryocy$ti$ BûUekUi un sérieux examen.
J'avoue que, pour passer de ces états aux suivants, la transition me manque, et voici la difficulté qui m'arrête :
On ne saurait douter que l'état de kyste et celui de spore ne fussent postérieurs à ceux qui précèdent* On voit des kystes avec leurs spores dans les figures 29 à 35, par exemple. Leur forme, leurs di^ menaions, la ligne équatoriale qu'ils présentent ne permettent pas de les méconnaître. On avouera dès lors que les figures S8, 18 et 16 expriment les premiers débuts de Tenkystement. Hais, quand on éclâirdt ces états, on ne trouve jamais que deux noyaux, un dans cha^e moitié; et quand on examine des formes comme celle de la figure n qui semblent destinées par leur conjugaison avec une
* BusTSCBLi 0, BêUroêge sur Kenntnits der FlagéUai9n und 9iniff9r ifirwanâitn i {Z0iUckr. f. wi$$. 2oo<., t. XXX, 1S7S, p. M5)*
autre semblable à donner les kystes, on n'y trouve jamais qu'un nucléus. Dès lors, que deviennent les états amœboïdes à noyaux multiples s'ils ne sont destinés à s*enkyster? et comment pourraientils être réservés à l'enkystement, quand sous mes deux lames de verre, contenant chacune plus d'une centaine d'Ophryocystis, jamais je n'ai vu un jeune kyste à plus de deux nucléus ? Il est bien vrai que les kystes plus âgés (flg. 29 et 23) renferment six noyaux; mais d'abord on peut prouver que ces kystes sont plus vieux, et en second lieu ces six noyaux sont d'un volume absolu très inférieur à ceux des formeç amœboïdes en question, de façon que, abstraction faite de l'âge du kyste, qui est décisif, on ne pourrait même pas faire dériver directement ces kystes des états amœboïdes à noyaux multiples. La question revient : Quel sort attend ces états amœboïdes ? C'est un sujet de recherche avant tout ; rimaginatit>n, qui, tout à rheure, pouvait les faire dériver d'une fusion de plusieurs individus en un plasmodium, pourrait sans plus de peine détruire son ouvrage et dire que, quand Tépoque de la reproduction arrive, la masse plasmodiale se scinde en fragments à un seul noyau; mais cette manière de boucher les lacunes de l'observation me parait réserver souvent à ceux qui la pratiquent de cruelles déceptions, et le mieux est d'en appeler de notre ignorance aux travaux à venir.
Réservant donc expressément ce point, je continuerai par la description des états qui me paraissent se rattacher immédiatement à la reproduction par spores.
Il me semble que le prélude de cette reproduction est une conjugaison réelle, toute semblable à celle des Grégarines, des Monocystidés. C'est pourquoi, si l'on admettait la valeur plasmodiale des états amœboïdes plurinucléés, ce serait bien de la conjugaison dans toute cette histoire, mais rien n*est impossible. Il se peut aussi que les éiàXs pi urinucléés servent à multiplier le parasite sur place par division ou bourgeonnement, et que Tenkystement ne fasse que le propager au dehors d'un individu à l'autre, et si je devais forcément faire un choix entre toutes les hypothèses, c'est à cette dernière que
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je m'arrôterais. Dès lors le cycle évolutif serait un cycle à génératiou alternante ^
L'état de la figure 27 est pour moi un de ceux qui précèdent la conjugaison. Le corps est sphérique dans Tensemble, tantôt sans, le plus souvent avec de fins prolongements sur toute sa surface. La figure 16 exprime, si je ne me trompe, Tacte mdme de la conjugaison, car chaque individu porte encore une touffe d'expansions filiformes à l'une des extrémités. Sa ressemblance avec le Zygocyttit est frappante. Qu'on suppose ces prolongements rentrés, on aura la figure 18. La jonction est faite ; les deux sphères se touchent par un plan étendu qui, gagnant encore un peu en largeur, transformera bientôt le couple en cylindre à bases convexes (fig. SB8). Ce cylindre sécrète une paroi marquée d'une ligne équatoriale suivant la ligne d'accolement des individus conjugués, et l'enkystement est parachevé. Cette ligne équatoriale de la paroi est une ligne de plus faible résistance, suivant laquelle se fera la chute, la déhiscence de l'enveloppe du kyste. Cela rappelle la ligne semblable du kyste de certaines Grégarines, entre autres du Trichorhynchus pukher\
Quand on éclaircit le kyste récemment formé, après avoir coloré les noyaux, on trouve deux nucléus, un dans chaque hémisphère, comme je l'ai déjà dit et comme le montre la figure 33. Ces nucléus ont le même volume que dans les individus sphériques (fig. â5) pris
' Depuis la rédaction de oee lignes, j'ai rencontré un nouvel Ophryocystis dans des AkU provenant, les uns d*Oran {Aki$ Algeriana), les autres de Malaga (Akii acuwtnaia) rapportés par mon ami, M. François^ d'un voyage en Algérie et en Espagne. L'espèce est d*une élude plus facile, les dessins que je possède me paraissent établir que les masses sarcodiques pluri-nuoléées se divisent, en effet, pour produire les exemplaires à noyau: unique destinés à la conjugaison. J*ai vu des cas dans lesquels il y avait une rosette de quatre, six, huit, etc., individus à nucléus unique reliés à un centre commun par un long prolongement et dive];geant les uns des autres par la masse granuleuse qui contient le noyau. Je recommande ces Akis à ceux qui voudraient revoir et compléter ce travail. Je serais reconnaissant à ces personnes an cas où elles n'attacheraient elles-mêmes aucun intérêt à ces reoberehes, de vouloir bien, du moins, m'expédier une petite boite de ces insectes.
> A. ScHiaDDBR, Seconde ContrilmtUm à l'étude des GrégatiiM, dans ces Archivée tX, p. 413.
ii8 AIME SGHNBIDBR*'
isolément» Je noterai seulement que je ne reconnais plus qu'avec peine le nucléole dans ces noyaux et ceux dont il va être question.
Que deYiennent les deux noyaux du kyste ? Il me parait impossible de mettre en doute le fait de leur division. Chacun d'eux se divise d'abord en deux, comme Texpriment les figures 23 et 26. Gela est certain, dis-je, autant qu'il peut y avoir certitude dans des études de comparaison, car le volume des quatre nouveaux noyaux est si notablement inférieur à celui des deux primitifs, que la différence frappe tout de suite l'observateur. Pois, deux de ces noyaux se divisant encore une fois, on arrive au nombre six, trois nucléus dans chaque moitié du kyste, dans la circonscription de chaque individu. Car, il faut le remarquer, jusqu'à présent la conjugaison, qui sembla complète quand on n'envisage que la surface, n'a pas encore eu d'effet profond. U est plus que probable que les deux masses plasmatiques ne sont pas confondues, et il est certain que les noyaux sont demeurés la propriété de leurs porteurs primitifs:
Parvenu i ce points arrêtons-nous un instant pour évoquer nos souvenirs. Je prouverai bientôt que chez les Grégarines aussi, ches toutes, le mélange profond des masses enkystées est tardif, qu'il est précédé d'une évolution nucléaire spéciale. Ce serait là un point d'analogie de plus avec les Grégarines. Hais quand on envisage purement et simplement les kystes à six noyaux (fig. 49 et 33), ne croiton pas revoir une figure de Bûtschli^? On sait, en effet, depuis la pilblication de ce savant, que les Myxosporidies engendrent dans leur plasma des corps à six noyaux dont chacun devient une cellule mère de deux spores. Or l'origine des six noyaux parait bien précise dans VOphryocystis. Us dérivent de deux nucléus appartenant à des termes distincts, nucléus qui ont proliféré sous l'influence d'une conjugaison. Cette [observation ne pourrait-elle engager à scruter à nouveau la provenance des cellules mères des spores dans les Myxosporidies?
> BuBTBGRLi G., ioc. ci/., pi. XXXI, fig. S6, et ProiOMoa, pi. XXXVIII, fig. 14 b.
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La suite de noire étude va nous montrer deux faits fort curieux établissant une différence profonde avec les Myxosporidies. C'est que, d'une part, tout le plasma du kyste ne sera pas employé à la constitution de l'élément reproducteur, ce qui rappelle les Grégarines ; c'est que, de Tautre, quatre noyaux sur six seront laissés de côtéi étrangeté qui me paraît unique et qui est un des traits les plus carac* téristiques de cette forme bixarre. Quand j*ai trouvé* VOphryoeyitii, j'ai cru tenir un moment un de ces types purs et simples que d'aucuns font précéder d 'un pro^o, et j'allais, moi aussi, faire }xnProtocy$iïs ou autre désinence, mon premier proto. J*ai dû renoncer à inscrire cette date dans ma vie, quand l'expulsion des quatre nucléus m'a suggéré l'idée qu'au lieu d'une forme susceptible d'être considérée comme primitive, je n'avais sans doute qu'un produit dégénéré, que le résultat d'une foule de transformations qui ne laissent à VOphryo* cyiiù qu'une simplicité toute d'emprunt et de malice. Chez les Myxosporidies, la totalité du plasma et des noyaux se partage d'à* bord, d'après Blitschli, entre les deux spores.
C'est sous le bénéfice de ces considérations très sages que je corn-* mencerai par décrire l'exception, puisque l'exception pourrait bien n'être qu'une ancienne règle.
Exceptionnellement donc, il y a tendance à la constitution de deux spores, comme c'est normalement le cas dans les Myxosporidies. Les figures 39 et 40 correspondent à cet état, qui est relativement très rare. La figure 39, dessinée sur le vivant, est s.urtout significative. La masse du kyste est restée divisée en deux hémisphères, et chaqui hémisphère a constitué une spore et un amas résiduel qui sont on ne peut plus tranchés l'un de l'autre. Les deux spores et les deux masses résiduelles sont placées en diagonale respectivement. S'il n'y avait pas de masse résiduelle, nous aurions donc une capsule bispore comme celles des Myxosporidies.
Quand les choses se passent comme il vient d'ôtre dit, il n'est pas ordinaire que les deux spores arrivent à bien, car presque toujours une des deux profite davantage et parvient seule à maturation.
ItO A^IMÉ SCHNEIDER.
Cependant et bien que le manque de place m'ait obligé à a*ea pas pro«
duire un dessin, il y a des kystes qui renferment leurs deux spores.
Assez souvent encore, il arrive qu'un seul hémisphère constitue sa spore pour son propre compte, l'autre demeurant stérile. La figure 37 représente un cas de la sorte, et Ton constate tout de suite que Thémisphère stérile a gardé ses trois noyaux, et que, dans l'autre, un seul nucléus a passé dans la constitution d'une petite spore sphérique. Cinq noyaux sont donc laissés de côté à titre de résidu.
Mais le cas général, c*est celui dans lequel une seule spore étant formée, elle est l'œuvre commune des deux moitiés du kyste, cha* cune participant pour une fraction à la confection de l'élément reproducteur. La spore apparaît alors au centre du kyste, et elle acquiert un volume double au moins de celui des spores naines qui viennent dé nous occuper.
La figure 41 montre à l'état frais un kyste dont la spore est déjà individualisée, quoique bien loin encore de sa taille définitive. Elle est sphérique à ce stade, placée dans le plan de l'équateur, encastrée entre deux calottes sphériques qu'elle soulève suffisamment déjà pour qu'un assez large intervalle existe entre elles dans la zone équatoriale. La figure 29 montre, aussi sur le vivant, un état plus avancé. La spore a grandi, elle a atteint ses dimensions définitives, elle a sa double paroi ; les deux calottes de tout à Theure, refoulées de plus en plus vers les pôles, sont oblitérées. Au lieu du nombre considérable de granules qu'elles avaient dans le premier exemplaire , elles n'en ont plus qu'une minime quantité et se montrent comme épuisées. La figure 33 les représente encore bien marquées pourtant ; mais, si nous arrivons à la figure 34 et surtout à 31, nous les voyons plus .réduites encore et môme décomposées en granulations qui flottent disséminées dans le liquide apparu pour les remplacer à Tin* térieurdu kyste.
Pendant que ces aspects se manifestaient à l'extérieur, que se passait-il dans la profondeur du kyste? On ne peut s'en faire une idée qu'en comparant des préparations éclaircies.
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Nous avons vu qu'il existait dans le kyste six noyaux. Deux de ces noyaux venant se placer dans le plan équatorial et, suivant mon interprétation, se fusionnant en consommant la conjugaison demeurée incomplète jusqu'alors, vont passer dans la constitution de la spore. Les quatre autres, demeurés dans leurs hémisphères respectifs, resteront plongés dans les calottes granuleuses dont ils partageront la destruction. Ainsi la ûgure 15 exprime pour moi le commencement du phénomène, et elle répond à la figure 41 qui nous occupait tout à Theure, tandis que la figure 17, correspondant à la figure 29 sur le vivant, marque rentier achèvement du sporoblaste. Le seul point sur lequel jejpuisse me tromper est relatif à la fusion, en un seul, des deux noyaux de la spore. Yoici pourquoi une erreur, à la grande rigueur, serait possible. Si la figure 15, au lieu de présenter Taxe idéal qui relie ses deux noyaux dans le plan de la préparation, le montrait orienté perpendiculairement, les deux noyaux se projetant plus ou moins Tun sur l'autre figureraient un corps unique, ou sphérique ou ovalaire, et il serait sans doute bien difficile, dans un milieu comme le baume, de distinguer la superposition. Ainsi, je n'ose affirmer que, pour les avoir prévues, j'aie évité toutes les causes d'erreur. 11 y a bien un argument, le diamètre du nucléus unique. Mais si la superposition des deux noyaux est incomplète, le diamètre de leur projection pourra répondre à celui d'un gros noyau unique.
Quoi qu'il en soit, si le sporoblaste fusionne ses deux noyaux primitifs en un nucléus unique, le nucléus de la spore, celui-ci doit être considéré comme se divisant bientôt en deux, puis en quatre et, selon toute probabilité, en huit, pour fournir une fraction à chacun des corpuscules falciformes que la spore à maturité contient. La figure 38, par exemple, peut s'interpréter ainsi : le noyau de chaque pôle de la spore s'est divisé et a fait place à deux autres. Leur position dans la figure est encore telle qu'ils constituent deux paires disposées obliquement et avec une certaine régularité. Dans la figure 24| correspondant à la maturité de l'élément reproducteur, on
in ÂIHÊ SCHNEIDER.
compte facilement sept noyaux vus en coupe optique; dans d'autres préparations, j'en ai trouvé huit. A moins donc que les noyaux des corpuscules ne soient assez allongés pour que chacun ofn*e une double coupe optique sur les parois opposées de la spore, il y aurait huit corpuscules falciformes et, dans la seconde supposition, quatre seulement. La li^pire 30 montre quatre noyaux dans la spore dont trois paraissent vus obliquement ou dans toute leur longueur. Celleci est suffisante pour ne pas exclure l'idée qu*en effet ces noyaux puissent se présenter deux fois dans la coupe optique d'une spore. Tels sont les résultats qui découlent immédiatement de Texamen des préparations éclaircies.
Mais, pendant que ces phénomènes s'accomplissent dans l'intérieur de la spore, le kyste ne laissait pas que d'offHr un spectacle curieux à l'extérieur. Quand on incise un des vaisseaux de Malpighi gorgé d'Ophryocystis, et que tous les petits parasites s'échappent dans la gouttelette du véhicule, le champ de la préparation est littéralement criblé de toques hémisphériques entassées par quatre ou cinq, six ou sept, et souvent plus, les unes dans les autres, comme si elles provenaient du pillage d*une fabrique de coiffes pour Psorospermies. Ce sont, en effet, les coiffes de kystes à'Ophryocystù qui sont là. La figure 31 montre un kyste tel qu'on les trouvera par centaines; la légère pression de la lamelle recouvrante a suffi pour forcer toutes les enveloppes externes, qui ne servent plus, à s'écarter de la paroi la dernière formée, et le kyste se présente avec les dépouilles de ses mues successives. Nulle part ailleurs, je crois, ne s'offre à ce degré cette particularité. Ainsi qu'on le voit, toutes les enveloppes portaient dans la région équatoriale la même ligne de déhiscence. Dans la figure 32, qui est d'un kyste beaucoup plus jeune, il semble qu'il n'y ait eu encore que deux parois : Tune déjà flétrie ; l'autre, Tenve* loppe actuelle.
Les spores de VOphryocystis Bûtschlit ont la forme de Navicelles et ressembleraient assez à celles du Monocystis du Lombric, si le rapport du diamètre longitudinal au transverse n'était un peu différent;
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il est ici comme quatre est à trois, ou peu s'en faut, en moyenne. Certaines spores^ en effet, sont plus renflées que d'autres dans la zone équatoriale, ainsi qu'on le constatera en comparant les spores des figures 33, 34 et 38. Dans la figure 35 on voit une spore arrondie à Tune des extrémités: c'est une exception.
Les spores normales contiennent toutes, à maturité, un nucléus de reliquat très net placé au centre et des corpuscules falciformes marqués par des lignes extrêmement fines. On peut reconnattre sans le moindre doute Texistence de ces sporosoïtes; mais il serait impossible de les compter sans erreur dans la spore intacte. J*ai fait sortir par pression ces sporozolte's sur quelques exemplaires, mais ils sont entraînés dans tous les sens quand la pression cesse par le retour de Teau. Je ne puis en indiquer le nombre exact. J*ai vérifié l'existence du noyau sur ceux que j'ai rencontrés libres.
J'ignore si les petites spores naines qui naissent à deux dans cer« tains kystes sont corpusculées ou restent claires. Elles sont si rares que je n'ai pu élucider ce point.
Pour éviter au lecteur de recourir aussi souvent à l'échelle, je donnerai ici les dimensions les plus constantes parmi celles relatives à la description de VOphryocyntis.
Diamètre des individus sphériques à naclêus unique, destinés à se oonjQguer (tels qae fig. 8S) 12 [a à 14 (&
Grand ue d'un kyste • . * . 16 k 10
Petit axe d*un kyste 18 k 14
Grand axe d'une spore normale..... IS à 14
Petit axa delà même 7 k 8
Diamètre des deux noyaux primitifs d'un kyste (tel que
oeiui de la figure 26). 3
Diamètre des noyaux dans un kyste k six nucléus (tel que
celui de la figure 24) 1H»S hS