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CONTRIBUTIONS

PAR HENRI WEGMANN A. HISTOaiQUE.

Bien des auteurs déjà se sont occupés de THaliotide, mais la plupart des descriptions se rapportent à l'extérieur, surtout à la coquille. En 1757, Adanson* a donné la bibliographie complète du genre Ormier. Ses observations sur cet animal n'ajoutent presque rien aux connaissances de ses devanciers. D*Argenville ^ insiste sur Tapparence auriforme de la coquille et distingue plusieurs espèces d*après son ornementation et le nombre des trous.

Ce n'est qu'à partir de Guvier^ que l'on connaît l'Haliotide, au point de vue zoologique et surtout anatomique. Quoiqu'il y ait des erreurs dans son mémoire, on constate l'exactitude de la plupart des renseignements qu'il contient.

L'anatomie générale étant connue, on trouve dans les descriptions ultérieures des indications sur l'organisation de l'Haliotide. Ainsi, Quoy et Gaimard* décrivent THaliotis albicante (Quoy et Gaim.), et indiquent des particularités du cœur et du système nerveux déjà constatées par Guvier.

Lamarck* fait l'énumération des espèces du genre Haliotis avec

i Adanson, HUt. naU du Sénégal, Coquillages. Paris, 1757.

s D'Argrnvillk, Hist, nat,, Coquillages. Paris, 1757.

» CuviïR, Mém. pour servir à Vhistùire nat. des Mollusques, Paris, 1817.

^ Quoy et Gaimard, Voyagé de V Astrolabe, Pari8,1834.

* hAUAM,.nUt. nat., t. IX. Paris, 1843.

ARGH. DE EOOT . EXP. ET OAW. — *• SéRIB. — T. II. 1884, 19

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leurs diagnoses, et il cherche à les rapprocher des Turbo, mais seulement par des caractères extérieurs.

Les organes buccaux de l'Ormeau ont été examinés plus spécialement par Lebert *, mais cette description laisse tant à désirer qu'il est nécessaire de la reprendre,

Le travail de M. Milne-Edwards* sur la circulation fît faire un grand pas à la connaissance de THaliotide. Le but spécial de ses recherches était d'apporter un exemple de plus à ce fait que chez les Mollusques il y a des lacunes dans le système artériel, comme il en avait déjà trouvé dans le système veineux.

Un des derniers travaux sur THaliotide est une étude complète du système nerveux, faite par M. de Lacaze-Duthiers*. Un point des conclusions de cet auteur a été mis en doute par M. Spengel *. C'est pour éclaircir cette question que j'ai entrepris de nouvelles recherches, et je les ai étendues à tout l'organisme qui me semblait présenter encore des points douteux.

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