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F. ORGANES DE LA SÉCRÉTION

On connaît dans les différents Gastéropodes une série de glandes situées dans la chambre branchiale, si elle existe, ou tout au moins dans le voisinage des organes de la respiration. Telles sont la glande

* Voir Ann, (ks se, 4» série, vol. IV, 1855, p. 279.

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de la rnuposité, Ift glmi4e h pourpre, la glaude ^uale, \ ces troii? OFgwps pst venu ^'associer u^ qpatrièiQe sous le pom 4e brancfyie rudim^itaire^ auquel ont été attribuées ^ussi las fonctions ^'\m organe olfactif. Dans les auteurs, il y a une grande confusion entre eps organes. Il est certain que ces glt^mle^ ont ^es rapports n^orphologiques entre elles et qu'on pept les identifie^ ^ans la sérj^ de^ Gastéropodes.

Abstraction faite des branchies rudimentaires, il n'existe pl^ez Tflaliotide qu'ui^ seul 4§ ces organe^ :

I. l^a glmde de la m^osifé. ^ Qe ^om lui a été donQé évidep)n^Qt à cause de 1^ grande quantité de ffiucus qu'elle produi|; et ysrse flaps la chambpe branchiale. Guvier lui attribuait la fo^ctipq d'enyeloppcF les œufs d'une coquille, ce qiji pst i^ne erreur. Le IQUCU6 tri^s abondait ^eo^ble être destipé à être rejeté dehors, dp ipoip^ QP ne lui connaît pas de destination spéciale. Du fait que 1^ sàcvéUon deyiept Uh^ a})op4anf:e qpand op irrite ranimai, op pqprrait peut-être ponçjpre que l'Haliotide s'ep fait ppe arme d^^ps certaine cas pour empêcher 4e petif-s ^nipi^px 4'entrer d^ps la pftapibre respiratoire.

La glande est très évidente h première vue ; p*est cette jurande pi.^sse bj^pehe qpi s'étend sur le côté gapcl^e le ]png de l.a fpnte pallj§ale et plus bas jusqu'à Torgane 4^ Boj^nus dp piôme pOté. Au \^ de la fente du m^nteap, elle epvahit presque toute )a largeur de Taninaal jusqu'au ipusple et un vaisseau produit, de bas en haut, une division apparente en une portion gauche principale et une partie droite plus petite. Au fond de la chambre respiratoire, )a glapde enveloppe en partie le rectum qui ne s'en dégage que près de ranps.

La jE[lapde muqueuse est composée 4^ lapielles suspendues à la paroi dorsale et droite de la chambre branchiale et pendant librement dans cette cavité. Ces lap^elles sont donc des dépendances du mapteap. Elles courent obliquement de droite à gauche, sont à peu près parallèles les ppes aux autres, mais se diyisept fréquep^ment et

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sont toujours ondulées et frisées. Dans la partie inférieure de la glande ces feuilles prennent une direction de haut en bas, et sur le rectum les lamelles deviennent de simples petits bourrelets. La glande de la mucosité sécrète à sa face extérieure et verse directement ses produits au dehors ; elle n'a, par conséquent, ni canal excréteur ni orifice extérieur. Toute sa surface libre est couverte de cils vibratiles et sécrète le mucus ; les lamelles n'ont certainement pas d*autre but que d'augmenter la surface sécrétante.

Examinons une lamelle. Elle a plus d'un demi-millimètre d'épaisseur et n'est pourtant formé que de deux couches de cellules. Od dirait encore mieux que toute la glande est constituée presque exclusivement d'une seule assise de cellules sécrétantes, plissée en lamelles (pi. XYIl, fig. iO). En effet, dans le plan moyen de la lamelle, il n'y a qu'un peu d'un tissu conjonctif lâche avec des vaisseaux, formant un stroma sur lequel sont implantées deux couches de cellules très grandes, perpendiculaires à la surface de la lamelle. Les cellules ont donc une longueur presque égale à la moitié de répaisseur d'une lamelle. Elles sont à peu près claviformes, portent des cils vibratiles au sommet et, placées côte à côte, elles forment une couche continue de feuille en feuille.

Ces cellules sont des plus singulières, quant à leur contenu. Toujours on en trouve qui sont vides, qui n'ont plus que la membrane; d'autres renferment un protoplasma légèrement granuleux, chez d'autres, le contenu forme des gouttelettes plus ou moins grandes, enfin un assez grand nombre est bourré de petits corpuscules figurés solides. Ce sont des fuseaux ou aiguilles à deux pointes, rectilignes ou légèrement arqués, transparents, incolores ou un peu jaunâtre (pi. Xyil,fig. 12, b). Ils sont en grand nombre dans une même cellule et la rendent opaque. Jamais je n'ai trouvé un noyau dans ces cellules, ce qui m'a porté à croire que leur contenu est déjà 1res modifié, que ce ne sont plus des cellules bien vivantes. Le tissu de la glande muqueuse se détruit avec une facilité incroyable. L'effet en est appréciable à l'œil nu : la glande d'un animal qu'on vient de

mettre en expérience est d'un blanc opaque éclatant; après un certain temps, elle devient presque transparente et prend la couleur de lait fortement dilué. Au microscope, on peut suivre cette destruction, phénomène très curieux et très intéressant. Sur une coupe faite rapidement avec des ciseaux sur du tissu

bien vivant, on voit les cellules fermées, telles qu'elles viennent

d'être décrites, et les cils vibratiles produisent un courant rapide

allant vers la fente branchiale (pi. XYII, fig. il ). Bientôt les cellules s'ouvrent une à une au sommet et laissent échapper leur contenu. Souvent on voit se produire un étranglement circulaire qui coupe une calotte de la cellule entière, puis il se produit une rupture le long de la trace circulaire et la cellule s'ouvre. D'autres fois, par un procédé analogue un petit clapet est enlevé, et il se fait un orifice circulaire. Rarement ce clapet reste adhérent en un point du pourtour de l'orifice, le plus souvent il est entraîné par la matière sortant de la cellule. On voit aussi des cellules, ayant déjà un orifice, s'étrangler et se séparer une seconde fois. Par les ouvertures ainsi pratiquées, le contenu des cellules sort et forme le mucus. La sortie s'observe le mieux pour les corpuscules fusiformes dont on attrape souvent quelques-uns moitié dans la cellule, moitié dehors. Mais au commencement, quand la cellule s'est ouverte, ils sont expulsés par une sorte de pincement de la membrane cellulaire, réunis en certain nombre dans une goutte de protoplasraa. Après sa sortie cette masse est un peu allongée et traîne derrière elle un fil de mucus encore engagé dans la cellule ; mais peu à peu elle s'arrondit, forme une boule et les corpuscules s'appliquent les uns sur les autres et se placent côte à côte, comme des méridiens de ce globule. Dans les figures il et 12 de la planche XVII, on trouve représentées quelques stades de la destruction de ces cellules.

Tous ces éléments sont faciles à trouver dans le mucus et surtout ces globules, ressemblant de loin à de petits artichauts fermés, frappent l'œil tout de suite. Puis on observe de grands sacs transpa • rents, allongés, ayant un orifice sur une des extrémités, comme une

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bouteille : ce ^otit des cellules détachées dé la glande. Les images

sont extrêmement variables et nombreuses.

Les lamelles de la glande produisent sur chaque faCe une couche de mucus, que Ton voit sortir par paires d'ëhtre les feuilles glandulaires. Le mucus frais est blanchâtre, mais bichtôt il devient traiisliatent et invisible dans Teau. Il se gonfle énormêlnent, de sorte qu'une grande quantité d'eali en devient siriipëilsej et Tëh dom^ prend facilenieill qu'aùcuti petit êthe né peut approche** tuie Hàlldtide ainsi entourée d'iinë véHtàble gelée invisible.

La production de milttis est abondante, par conséquent utl gratid nombre de cellules doit être détt-uit, mais aussi elles ddiveWt être reniplacées. Il n'a pas enfebre été possible d'observer de jèuties cellules, de Voir comment elles naissent, grahdissent et se transfot^mënt. Le développement aussi est le seul ftioyen de savoir te (Jiie sont ces corpuscules figurés solides dans les cellules et comment ils se forment. Je n*ai ailcune idée ni sur leur production^ ili sur leur nàtlii*e, ni sur leur destination. La première fois que je trouvai des cellules isolées aveé les corpuscules décrits plus hàUtj je brus àVoir affaire à des parasites de Tordre des Grégarines ; les êellulës seraient des ànimaUi adultes^ les corpuscules fusifortUeô l'èprésenteraient des pseudo-tiavicelleS dispersées ou réuUiës eti kystes (globules). Mais il il'en est rien, ces formations appartiennent décidément aU tissU de la glande muqueuse. Ces sacs remplis de petits fuseaux ont là m6me forme, là même grandeur, portent les mêtties cils vibràtiiës, sont fixés de la ttiômë manière que les cellules renfterlilant des gouttelettes bU du protoplàsma granuleux. Ils sont de plus telleuietit nombreux que leur Uàture parasitique, étrangère à la glaUde itiu^ueuse, n'est guère admissible.

II. Pour donner une preuve de ce qui à été avancé au comiUëhcemeht de ce chapitre sur des rapports Uiot-phologlques des glaudes de la cavité respiratoire chez les Gastéropodes, je dirai seulement que rurgaUe de la mucosité de THaliolidë se rattache i3ârfâiiemént au tytJë de là glande à pour^iffe des MUrex et des PUrpurea.

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M. de Làcàïe-butbiers décrit aitisi cette glandé pUrpiiHgène * :

« n'est une bandelette de teinte blanchâtre , soiivent d*un jaune très léger, et placée à la face inférieure dti matiteau, entre Tintestîn et la branchie » (p. 37). L*appareiice de là bàtldelette est un ^éh différente che2 diverses espèces, mais elle est toujours un peu irfégulière, ondulée, piquetée de poiUts plus blancs (p. 38). Son tîfesu (c se compose de cellules longues, placées paràllèlemeht les unes àUx autres et perpendiculaires par leUr plus long aie à la sUrface dU tlianteau;i) On le toit, la glande muqUëUse de THaliotide est faite absoluÉUënt de la niêttie façon ; seuletUent les irrégularités de la bandelette dans les Pourpres se Sont accentuées tellement qU'il en naissait lesjîiis lartielleUx que nous tbyohs chez THaliotide.

La distribution des vaisseaux dans les deux organes montre cependant des ditférences profondes ; toutefois elles ne sont pas dues à là nature dé la glande, mais à [là confot^ination du système éircttlatoire de THaliotide.

Mt de LAcaeé-Duthiei^s à prouvé âUSsi (|uë la glahde purpuHgène n'est pas une pàrticUlaiité des âUimaux (jUI fournissent de la pourpre, mais qu'elle se trouve chez bien d'autres qui ne donnent pas cette couleur, tels que Turbo littoralis, Ti*ochus cinereus, Cassidaria echinophora, ÈuccinUm undàlurn^ Èulla lignarta et les Limaçons. (V. p. 53, /. c.)

Par celte tompârâisdU; je h'ài dofat fait (JU'ajouter un exemple de plus à la série qUi tient d'être indiquée, 6t je suis heureux que ëet exemple fournisse UU argument ëh féVeut' des vUés de M. de Lacaze- Duihiersi

m. lyuna glandé ïridélëlHhinéÉ. ^ A l'eitréinité inférieure du corps âe l'Hâlioilde, on observe à là face dorsàlë de la plaque musculëUse (pied plus épipddium)) Une taéUe jaunâtre fbrmànt Uh losange très allongé qui atteint en haut prësqUële ttluscle dé là (coquille et qui se termine en baS sur le puuriour dô là piâquë muisculeUsë (pi. XVll^

i VoiF ;lhfi. ati èé. Hdt., 4« âlrlë, l. XII, issd.

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fig. 13). La collerette festoaaée s'arrête à droite et à gauche sur les bords de cette partie qui est occupée par un tissu glandulaire spécial. La glande présente un profond sillon médian longitudinal, vers lequel convergent des deux côtés d'autres sillons plus petits, irréguliers, ramifiés et qui séparent des bourrelets. Elle est, du reste, fort simple et ne consiste qu'en une seule assise de cellules cylindriques perpendiculaires à la surface, à contenu granuleux, à noyau en forme de baguette et portant des cils vibratiles (pi. XYII, fig. 14). Sur les deux côtés, cette couche glandulaire se continue avec Tépithélium, également cylindrique, mais non cilié et à cellules plus petites, qui revêt la face dorsale de la plaque musculeuse. La glande repose sur des lacunes veineuses que les injections décèlent facilement (pi. XVUI, fig. 1 , y).

Je n'ai pas pu me rendre un compte exact de la fonction de cette

. glande. Tout ce que j'ai observé, c'est qu'elle produit une mucosité,

et quand l'animal rampe sur une glace verticale d'un petit aquarium,

on voit quelquefois descendre de son extrémité un filet d'un mucus

blanchâtre dû en partie à la sécrétion de cette glande.

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