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Don de Philippe-Louis, duc de Neubourg, mort en

33. Don de Wolfgang-Guillaume, fils du précédent; mort en 1653; il succéda à son père.

34. Don d'Auguste, frère du précédent, mort en 1631; il forma la branche des ducs de Sulzbach.

35. Don de Jean-Frédéric, frère du précédent, comte de Hippolstein.

36. Don d'Ernest-Louis, né en 1 587, fils de François II , duc de Saxe- Lauenbourg; il mourut en 1620.

37. Don de François, qui fut d'abord évêque de Camin, et qui succéda, en 1619, à son frère Philippe II, duc de Poméranie et de Stetlin; il mourut en 1620.

38. Don de Sophie, fille de Christian 1", électeur de Saxe; elle épousa, en 1610 , François, duc de Poméranie et de Steltin, cité à l'article précédent, et mourut en 1635.

§ 51. Inventaire de manuscrits.

Sommaire : Inventaire des manuscrits de liturgie du chapitre de Saint-Pierre, à Anderlecht, près de Bruxelles, en 1505.

L'inventaire qui suit est celui des livres de liturgie, au nombre de plus de cent, du chapitre de Saint-Pierre, à Anderlecht : il fut dressé le 3 juillet 1505, par le chanoine Renier Van den Kerchove, trésorier de la communauté. On remarquera combien peu de ces livres sont imprimés.

« Primo een groot missael van aile den jaere, op ten hoogen outaer.

Een groot missael van aile den jaere, geheeten : Ad altare béate Elisabeth.

Een out missael de toto anno, manet in altare sancti Guidonis.

Vier cleyn halve missale : twee somer-stucken ende twee wynter-stucken.

Een cleyn missael, in franchyne, dair niet dan de misse van requiem inné en staet.

Twee wynter-stucke die al nieuwe zyn tôt Schuete gescreven (1).

Achte anthiphoneers, over elc zyde vier, te weetenen : twee zomer-deele ende twee wynter-deele.

Vier graduwale van den jaire, over elc zyde twee.

Acht goede souters (2), over elc zyde viere.

Twee brevieren van al den jaere, daeraf den eenen is premonslreyt-orduyn ende den anderen Anderlechts.

Een canters voer de toto anno.

Een vers-boec oft venite-boeck.

Twee capiteele-boecken, over elc zyde eenen.

Eenen ouden capiteel-boec ende eenen soûler, in berderen gebonden , liggende in de tresorye.

In den choor, noch twee geheel oude antiphoneers.

Een les-boeck, in berderen, dat men in 't schole besicht.

Eenen vocabuleren franchyne voir den dcecken, met eender kethenen gebonden.

Een boeck geheeten Summa Raymundi, met eender kethene gebonden.

(1) Voy. §15.

(2) Psautier.

Twee matrilogye-boecken, dair mend'een daghelycx besicht, ende d'anderen is out, in berderen oie gebonden.

Een evangelye-boec liggende opten pulpetrum.

Een epistel-boeck de toto anno, oie aldaer.

Twee ymmineren (1) cum notis, dairaf den eenen gebonden is met eencn nieuwen zouter.

Een oude cleyn souters.

Eenen ordinaris, leyt in den choor.

Een vocabulare geheeten Mammclractus.

Twee omelye-boeken, een zomer-deel ende een wynter-deel.

Een Légende sanclorum.

Twee passionalc.

Een boeck De genesi, metten anderen boecken et quatuor libri regum.

Een boeck De prophetis ende Apocalipses Johannis.

Een boeck tfActus apostolorum cum Epislolis Jacobi, Pétri, Johannis, Jude et Pauli, et Parabole Salomonis, Ecclesiastes, Tobye, Judit, Hesler et Machabeorum inné staen.

Noch vier boecken ongeketent, die over beyde zyde ghaen, d'een geheeten Ralionale dominorum; d'anderen een vocabulier geheeten Catholicon; 't derde boeck bout in principio Legendas sanctorum,Vilas pontificum et Librum sutnmarum, in uno volumine; item 't vierde is Scholaslica historia cum theologia naturali, in uno volumine.

Glosa carthusiensis super psalterio.

Vita Jhesu ciusdem carthusiensis, in tribus voluminibus.

Een biblia impressa.

Een bible gescreven, in franchinc.

Dccretale magnum, impressum.

Scxlus Clémentine cum institulionibus.

Duo psaltcria cum glossis.

Twee vigilye-boecken, over ele zyde eenen.

Een cleyn boexken dair men kinder mede doept dat eleer is ende oie die voente mede wydt.

Een out cleyn boexken dair 't sclvc officie inné slaet.

Een seven psalmo metten lclanyen daer men mede olyet de syeeke.

Een boeck daer Venite ende lessen van den vigilyen inné staen.

Een aleph-boeck, metter nolen.

(I; Livrer d'hymmes,

Vive responsorye-boecken oft processye-boeken, dairaf de drie zyn gebonden met berderen, ende de twee met coopertoryen, van francbyne.

Vive boecken, in swerlen ieere gebonden, inhoudende Feslum beale Marie Virginis.

Een van denselven officien dair chorus op steet, in francbyne, gebonden.

Noch twee quaternen van den selven offieyen, papirenen.

Twee quaternen houdende Officium sancti Augustini, in franchyne.

Drye quaternen houdende Officium undecim milium virginum.

Noch twee quaternen houdende Officium sancte Elisabeth.

Noch twee quaternen houdende Officium visitationis beale Marie Virginis,

Een quaternen houdende Officium transfigurationis Domini.

Een passye-boeck, in papire, cum notulis (1). »

§ 52. Scribes et Enlumineurs,

Sommaire .• Jacques Pilavaine, scribe et enlumineur, à Mons. — Manuscrits qu'il a exécutés. — Manuscrit de l'église de Saint-Hermès, à Renaix. — Corneille de Lorimier, calligraphe. — Jérôme de Roovere, clerc, scribe et enlumineur.

Pilavaine (Jacques), ' — calligraphe et enlumineur d'un mérite secondaire, était natif de Péronne, en Vermandois, et exerçait son art à Mons, en Hainaut. Il nous apprend lui-même ces particularités. Quant à l'époque où il vivait, on peut affirmer qu'il florissait sous les règnes de Charles le Téméraire et de Marie, sa fille. Trois manuscrits sortis de sa plume, sont parvenus jusqu'à nous : ils sont conservés à la Bibliothèque de Bourgogne. Le plus beau (2) est un exemplaire grand in-folio sur parchemin, de cinquante-deux centimètres de hauteur, des Histoires Martiniennes. Ce volume contient 274 feuillets à deux colonnes, chacune de quarante-deux lignes. Il est enrichi de douze

(1) Archives du chapitre d'Anderlecht, aux Archives du royaume.

(2) N° 90G9, p. 2i0 du catalogue.

giandts miniatures qui sont entourées d encadreiueuis fleu-

miè. et qui occupent h moitié de la page, et de trois

«■Ires vignettes beaucoup plus petites : toutes sont l'œuvre

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petites miniatures, l'une est placée en it de l'ouvrage (t 12 r*) et rcprél'artîste lui ■cane occupé à b de son livre; les deux autres : Samson êiouffmmi le /ion et rÊlectkm et Sam! se trouvent aux f« o* r et58f.

Les onze premiers feuillets du manuscrit contiennent la table : l'ouvrage est divisé en huit cent-quatorze chapitres, les intitulés sont écrits en rouge. A l'intérieur du il y a un très-grand nombre de petites lettrines A la fin de la première colonne du dernier i lit : €*pltctnirt 1rs brftotrrs martnnfnnf s comptes par 3trqmrmtrî pila* a tut rscripnatii rt rmUoriurmr tan*mxtmî t JBns m ^tçuntst natif )t Prrnmr ri tJrrmrniais. Sur la seconde colonne, une à peu près contemporaine a consigné l'annotation suiqui nous fait connaître le nom du premier proprié-

taire du livre : Ce liore est appelle les iîlûrtinicnnes îratttont ùe la ereaeton bu monbe et ùcs fais et rengne fce plusieurs empereurs ou il p a *o histoires, lequel est a monsr Charles be Crop comte ùe djhnap. | - g Charles.

Philippe, père de Charles, mourut en 1482 ou 1485, et le titre de prince de Chimai fut octroyé à ce dernier en 1486. L'annotation doit donc être placée entre ces deux dates.

Les deux autres manuscrits (i) de Jacques Pilavoine sont réunis dans le même volume, et contiennent ensemble 256 feuillets en parchemin, à deux colonnes de trentedeux lignes, avec capitales dorées et enluminées. Quoique l'un d'eux seulement soit signé, l'écriture est identiquement la même. La première partie du volume jusqu'au f I IS r contient V Arbre des batailles, par Henri Bonnet; l'autre est le traité intitulé : les Faits d'aunes de chevalerie, dont Christine de Pisan est l'auteur.

L'Arbre des batailles est orné au commencement d'une miniature, où Ton voit Henri Bonnet présentant à genoux son livre à Charles VI, roi de France, qui est entouré de cinq personnages. Au feuillet suivant se trouve une autre miniature, qui occupe la moitié de la page et dont le sujet est un duel entre chevaliers.

Les Faits d'armes de chevalerie s'étendent depuis le fo 417 ro jusqu'au f° 2*26 v°; ce traité est divisé en quatre parties, avec une table en avant de chacune d'elles. Il n'est enrichi que de deux grandes miniatures (fos 118 \° et 181 v°), encadrées comme celles du manuscrit précédent de fleurs et d'ornements, et qui représentent toutes deux Christine de Pisan; elle est occupée à écrire dans la première vignette. A la fin du second manuscrit, on lit : (£v.

(!)>'• et 0010.

fine le liure qui traite it& ixoh larmes eacript par mop 3acquemart |Jilat)aine. Aubert le Mire, qui fut bibliothécaire des archiducs Albert et Isabelle, a consigné à la fin du volume, que le cardinal infant Ferdinand d'Autriche eut ce livre en mains le 12 décembre J 639. Les derniers feuillets du manuscrit contiennent la copie de lettres patentes de 1506, qui ne doivent pas nous occuper ici, et qui forment dans le catalogue de la bibliothèque le n° 9011.

De même que le volume qui renferme les Histoires Martiniennes,\e volume, où sont transcripts X Arbre des batailles et les Faits d'armes de chevalerie, ont conservé la preuve de leur origine, car on lit aussi sur un des derniers feuillets le nom de Charles de Croy, prince de Chimai, et les encadrements des miniatures attestent également par les écussons et la devise Moy seul, qui y est souvent repétée, que le volume a été exécuté par Jacques Pilavaine pour cet illustre seigneur ou pour son père, qui avait épousé une comtesse de Meurs. C'est du reste ce qu'une personne plus versée dans l'art héraldique pourra établir d'après les armoiries.

Pendant que ces feuilles s'imprimaient, notre ami M. Léon Paulet faisait insérer dans la Picardie, revue qui se publie à Amiens, un excellent article intitulé : Jacmart Pilavaine, miniaturiste du XVe siècle. Cet article a été tiré à part, sous forme d'une brochure in-8°, de 55 pages (Bruxelles, Dccq, 1858). M. Paulet y décrit au long les miniatures qui ornent le premier manuscrit dont nous parlons ici : il n'a pas eu connaissance des deux autres.

De Lorimfer (Corneille). — Manuscrit de l'église de Saint-Hermès, a Renaix. — Au § 15, nous avons fait la description d'un volume écrit en 1514, par Corneille de Lorimier, et que nous avons attribué, en l'absence de toute

autre indication, à quelque église collégiale ou prévôté du pays de Liège. Nous avons depuis reçu de Mr E. Joly, à Renaix, quelques observations à ce sujet. Il nous propose, et nous sommes entièrement de son avis, de reconnaître dans ce manuscrit une autre origine. En effet, deux des noms qui se lisent dans les miniatures, se retrouvent dans la liste des chanoines de la collégiale de Saint-Hermès, à Renaix; ce sont ceux de Jacques Kickenpois, mort vers 1 567, et de George de Rodere, mort en 1561. Il faut encore dire qu'en 1535 vivait un chanoine appelé en latin Paul deValle, ou Van den Daele, qui mourut en 1 557, et qu'un certain Melchior le Lorimier, chanoine de la cathédrale de Cambrai, fut nommé doyen à Renaix, en 1523, et décéda en 1534. C'est probablement un frère ou un parent de ce dernier qui a exécuté le manuscrit.

Dans les registres de la chambre des comptes, aux Archives du royaume, n° 21918, f°xlv v°; n° 21919, f° lxv r° et f° lxxv r°; et n° 21921, f° xxxv v°, il est question d'un personnage du nom de Corneille de Lorimier, le Lormier ou le Lorimier, « demourant à Renaix, » qui figure comme o promoteur député au faict de l'inquisition au pays de » Flandres, » depuis le commencement de Tannée 1551 et jusqu'à la fin de janvier 1554, en compagnie du terrible Pierre Titelmans, doyen de Renaix, inquisiteur commis par Charles-Quint. L'année 1554 est probablement celle de sa mort, car son nom est alors remplacé par celui d'un certain Nicolas de Hondt, qui occupa la même charge de promoteur du saint office. Nous ne craignons pas d'avancer que c'est là notre calligraphe.

De Roovere (Jérôme), — scribe et enlumineur, est qualifié de clerc. Au mois de mai 1539, Philippe de Croy, duc d'Arschot, lui fait payer 11 livres 3 sous « pour avoir » escript et copié aulcunes escriptures. » Il reçoit encore

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