‹ Archives des Maitres d'Armes de ParisChapitre 18 sur 53 · LA NOBLE SCIENCE DES JOUEURS D^ESPEE · texte numérisé non relu

LA NOBLE SCIENCE DES JOUEURS D^ESPEE

(Au recto du deuxième feuillet) : « Icy commence ung très beau livret contenant la chevalereuse science des joueurs d'espée, pour apprendre à jouer de lespée à deux mains et aultres semblables espées, avec aussi les braquemars et aultres courts cousteaux lesquels Ion use à tout une main.

(A la fin) : Imprimé en la ville Danvers par moy Guillaume Vosterman demourant a la licorne dor, lan rail cinq cens et xxxviii; in 4^ gothique, avec 33 gravures sur bois.

Sous le régne de Charles IX, Tescrime était fort en faveur à la cour; le roi donnait lui-même l'exemple en se livrant à cet exercice dans lequel il excellait autant que dans celui dû jeu de la paume; ses frères, les ducs d'Anjou et d'Alençon,^ étaient également renommés pour leur force à Tépée.

Parmi les grands seigneurs, le duc de Guise jouissait d'une très grande réputation : sur la demande du roi, Henry de Sainct-Didier fit des armes avec le noble duc. ^1'' "^

Pendant le temps de sa brouille avec la cour, ,Henr] de Guise demeurait à Joinville, près de Vitry en C]i^inpagne. Voulant paraître dans un tournoi, le duc fit écrirej^u bai'q;Ei de Sommièvre la lettre suivante que nous possédpns : ^ ^, . , ,.

« Je vous prye ne faillir, incontinent la ]^^^^p^e^ip(^i^j de me venir trouver en ce lieu avec quelque ^bp^Vi^^^M^lP^i/^Q^ armes, parce que je me délibère de comlpj^^trpf^ f;l^içmal()^ jl

Iji ARCHIVES DES MAITRES DARMES.

pied el courir Li bague, et vous uy choisi pour l'ung des meilleurs hommes que je prêiende avoir... de Joins'ille, le huit septembre 1571. ■

Le duc de Guise ajouta de sa main :

1 Sommièvre je te prie ne me fault pus (ne me manque pas) CI admenc seullenifni ung bon cheval et tes plus belles armes.

■ Vostrc meilleur amy

« Le duc de Guise. ■>

M. de Sommièvre fut nomme, en 1578, bailli de Vilry-le- Françoisel capitaine de Vîtry-le-Brûlé.

La politique brouilla les deux amis : M. de Sommièvre, qui tenait le parti de Henri HI contre la Ligue, eut à combattre le duc de Guise en i58i.

Vincent Vannarelli et non Banvarelle, ainsi que le nom est

crit dons l'arrêt du Parlement du i'^ août i6ii.

Vannarelli demeurait dans la rue du Sépulchre (aciuellelenl rue du Dragon) et était élève de Hyéronime, maître 'armes de Louis XIll et de Gaston d'Orléans.

Jusqu'en 1C44, l'aspirant à la maîtrise était cspuri

1» L'épée seule ;

2° L'épée et le poignard;

3« La hallebarde;

4" Le bâton 'a deux bouts.

Dans les nouveaux statuts que firent les maîtres d'armes e: 1644, l'expérience ne porta plus que sur l'épée seule, l'épce c le poignard, et enfin sur l'espadon ou sabre.

Cependant, pour faire parade de son adresse, le récipiendaire faisait encore des exercices avec la hallebarde d'abord, et ensuite avec le bâton à deux bouts.

Au xviii* siècle, l'aspirant ne faisait plus qu'un assaut avec le fleuret et un autre avec Vépée et le poignard.

L'expérience des aspirants à la maîtrise se fit d'abord publiquement ; on entrait avec des billets dans le jeu de paume, lieu choisi ordinairement pour cette cérémonie ; mais La foule ayant causé plusieurs fois des désordres graves, un arrêt du 3 avril 1769 restreignit le nombre des assistants aux maîtres, aux fils de maîtres, et aux personnes invitées par le Procureur du Roi.

Nous donnons ci-aprés une liste qui a dû servir de programme pour la réception de Teillagorry neveu. Nous avons respecté l'orthographe des noms portés sur notre liste qui est manuscrite. La réception de Teillagorry neveu dut avoir lieu vers 1760; de la Boéssière, le dernier maître reçu, l'avait été en 1759.

Réception de Teillagorry neveu. Noms des maîtres en fait d* armes des Académies du Roy de Paris»

M' Rousseau, chevalier de Saint-Michel, Doyen

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