M' DONNADIEU
i5 M' Dfxasalle + iG M' Devaucour + 17 M' Delaboissièbe +
Les maîtres qui devront lirer k la réception du S' Teillagorry sont ceux dont les noms sont marqués d'une croix.
Dans ses Mémoires, Brantôme dit que de son temps il i£tait de mode d'aller apprendre l'escrime uuprês de certains malircs renommés de l'Italie.
Il cite parmi les plus célèbres : Tappe, de Milan, qu'il appelle le Grand; le Patenostrier, à Rome, maître d'épée seule, très excellent en cet an; Hyéronime; Francisque; Julie, de Milnn; le Flaman ; Bartholomée d'Urbin, maître d'armes A
Il cite encore le sieur d'Aymnrd (de Bordeaux), qui resta dix ans en Italie, galant homme certes, n quand il vivait, ■ ajoutet-il.
Vincent Francquin ou Franquin de Saint-Ange naquît iï Picinisco, petite ville située dans le royaume de Naples. Vincent de Saint-Ange vint se Axer en France où il obtint des lettres de naturalisation (i3 octobre 1617).
II fut un des signataires des Statuts rédigés par la Communauté en i633 et en 1644.
Il eut l'honneur d'être choisi, en 1648, pour donner des leçons d'escrime au roi Louis XIV; il recevait deux mille livres chaque année pour remplir cette mission.
En i633, il fut nommé maître d'armes du duc d'Anjou, frère du roi. La confirmation de la noblesse de Saint-Ange fut enregistrée par la Cour des Aides, le 8 juillet 1669.
Vincent de Saint-Ange, écuyer, chevalier des Ordres du
Roi, rendit le dernier soupir le 26 mars 1670, dans une maison de la rue Férou appartenant à Louis de Saint-Ange^ son fils aîné, écuyer, aide de camp des armées du Roi.
C'est dans la salle d'armes de Vincent de Saint-Ange qu'eul lieu, en 1644, l'assaut de Philibert de la Touche avec un célèbre tireur italien, le comte de Dhona.
Dans cet assaut, qui fit beaucoup de bruit à l'époque, raconte de la Touche dans son traité d'escrime, le comte de Dhona ayant l'épée dans la main droite, en tenait la lame de l'autre main, à environ six ou huit pouces de la garde.
Philibert de la Touche lui donna les trois bottes franches, nombre fixé pour l'assaut.
Brevet de Maître tireur d'armes du Roy.
Aujourd'hui, etc. ... Janvier 1648, le Roy estant à Paris, aiant une particulière connoissance de la personne de Vincent de Saint-Ange, de son adresse et suffisance à tirer des armes, fidélité et affection à son service, Sa Majesté... etc. l'a retenu et retient pour lui monstrer apprendre à tirer des armes, aux gages de deux mille livres par chacun an, qui lui seront doresnavant paies par les trésoriers généraux de sa maison présent et à venir, chacun en l'année de son exercice ; veut et entend Sa Majesté, qu'il soit à cette fin couché sur Testât général des officiers de sa maison en la ditte quallité, qu'il jouisse des honneurs autorités prérogatives prééminences et privilèges à cette charge appartenant, sans difficulté et en vertu du présent brevet qu'Elle a voulu signer de sa main et fait contresigner par moy son conseiller secrétaire d'Estat de ses commandements.
Brevet deMaistre tireur d* armes de Monsieur le duc d'Anjou,
Aujourdhui... du mois de... i652... L^intention qu'a Sa Majesté de donner à Monsieur le duc d'Anjou son frère unique les maistres qu'elle jugera capables de lui enseigner les exercices convenables à sa personne, elle a cru que pour celui des armes elle ne pouvait faire un meilleur choix que du sieur de Saint-
Ange tJDC à cause de la répuiation qu'il s'est acquise en cc^^ art par son cxpL'rience que de la conRance qu'elle a en s!^^* fidélité.
C'est pourquoy Sa Majesté a retenu et retient pour ensei
gner ît Monsieur le duc d'Anjou à faire l'exercice des """" ■ " veut et entend que désormais il soit payé de ses appointements^^=-* qui lui seront ordonnez pour cet effect dans les estats qui en-^c^
seront par elle signeï et arrêtez et qu'il y soit employé en qua-^
lité de Maistre d'armes de mon dit Seigneur pour jouir de=— ■' celte charge et des honneurs privilèges et prééminences y^^i^î' appartenant ainsi qu'en ont joui ceux qui ont été honorez dc^LJ^ t sembUibles reienucs en vertu du présent brevet qu'elle a signé.— — ■
Retenue d'Escu'ter tcihiiu Académie pour le sieur de Suinl-Angc.
DE PAR LK ROY, grand escuier de Fnmce et vous tréso
riers et contrôleurs du fait et dcspence de nos escuries salut.
Les bons services que notre bien amë Louis Franqui-^— ^
de Saint-Ascc, escuier. S' de Foc.vx, nous a rendus pen ■
dant plusieurs années en qualité d'ayde de camp de nos armée^;^
et l'expérience qu'il s'est acquise dans tous les exercices néces^ ■
saires pour l'instruction de la noblesse, nous ayant fait^* résoudre de l'honnorer de la qualité de l'un de nos escuier^^
tenans académie dans notre bonne ville de Paris, NOUS poui
ces causes l'avons ce jourd'hui retenu et retenons par ces pré
sentes signées de notre main en Testât et charge de l'un de no^^ escuiers tenant académie en notre dite ville de Paris pour, pai — ' lui, l'exercer tant dans la dite ville qu'autres de notre royaum^=~ en jouir et user aux honneurs, authoritez, prérogatives, prîvi — léges, franchises, libertés, gages, droits, revenus et esmolu — mens accoutumez et y appartenans tels et semblables qu'er» jouissent nos autres escuiers tenans académie dans notre dite ville et ce tant qu'il nous plaira. Mandons a chacun de vous qu'après vous estre apparu des bonnes vie, mœurs, religion catholique apostolique et romaine du dit de Saint-Ange et par lui pris et reccu le serment en tel cas requis et accousiumé vous ayez a faire enregistrer cette retenue es registres er
papiers de nos dites escuries et du contenu en icelle le faire jouir et user pleinement et paisiblement et a lui obéir et entendre de tous ceux et ainsi qu'il appartiendra es choses concernant la dite charge.
Mandons en outre aux trésoriers de nos dites escuries que lesdits gages ils ayent à payer au dit de Saint-Ange à l'avenir aux termes et en la manière accoustumée suivant nos estats - Car tel est... etc.
Donné à Versailles sous le scel de notre secrétaire le X' mars 1673.
Par une autre Lettre donnée à Versailles (26 octobre 167 5) la retenue d'écuyer tenant Académie en la ville de Paris fut faite en faveur de Louis Franquin de Saint-Ange, au lieu et place du sieur Forestier*.
Louis de Saint-Ange étant mort en 1679, Godefroid de Romans, écuyer, sieur de Nesmond, lui succéda dans cette charge.
Au commencement du xvin® siècle, il y avait à Paris trois Académies du Roi.
Une de ces écoles cessa d'exister en 1760, une autre en 1769; quant à la troisième, elle subsista jusqu'en 1790, portant en dernier lieu le titre d'École royale d'équitation. Le prix des leçons d'armes était le même dans les trois Académies : chaque élève payait dix-huit livres par an.
Lorsqu'en 1760, l'ancienne Académie de la Guérinière (devenue, en 1752, l'Académie de Croissy) cessa d'exister, le maître d'armes était Ladroit.
Il lui fallait encore deux ans afin d'achever les vingt années d'exercice requises pour être anobli.
* L^Académie Forestier est indiquée sur le plan de Gomboust (i652) à gauche dans la rue de Sorbonne (c'est actuellement la rue de rUniversite).
Ladroil entra en su resta de 1761 k 176.^.
I l'Académie de Jouan; il y
Un peu plus lard, il en fut de même pour Motet à qui il manquait une annce pour parfaire ses vin^t ans d'excrcitre. Motet passa de l'Académie de Jouan, qui fermait ses perles, i l'Académie dirigée par Du^ard.