JEAN-LOUIS
Sous le titre de : Un maître éC armes sous la Restau^ ration^ Vigeant, une des plus hautes personnalités de récole de Jean-Louis, a retracé en termes émus la vie du célèbre maître de Montpellier.
Nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer le lecteur à ce livre.
Disons seulement que Je^n-Louis, un des chefs d'école les plus illustres de ce siècle, est né à Saint-Domingue en 1785 et qu'il était mulâtre comme le chevalier de Saînt-George.
En 1793, Jean-Louis fut amené en France; trois ans
plus tard, il fut admis dans un régiment comme enfant
de troupe; le maître d'armes, nommé d'Érape, ayant
reconnu les bonnes dispositions du petit mulâtre, le
prit sous sa protection et le forma à son école*
En 18 14, nous retrouvons Jean-Louis premier maître du 32* régiment de ligne, en garnison à Madrid ; c'est alors qu'il fut le héros du duel épique raconté par Vigeant, duel dans lequel Jean-Louis se battit treize fois
de suite, sans désemparer, et mit ses treize adversaires hors de combat.
Il entra, en 1816, au 3*^ régiment du génie, avec lequel il alla alternativement de Metz à Arras et d'Arras à Montpellier.
C'est dans cette dernière ville que Jean-Louis prit sa retraite et qu'il ouvrit une salle d'armes célèbre parmi celles du midi de la France.
On était alors en 1830.
Jean-Louis donna des leçons jusqu'en 1865, époque à: laquelle il devint aveugle et eut la douleur de perdre sa. ft^rmme ; il aurait supporté avec résignation son premier malheur, il ne put survivre à la perte de sa compagne : le 19 novembre de la même année, Jean-Louis n'était plus.
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