‹ Archives des Maitres d'Armes de ParisChapitre 40 sur 53 · LE FERRAILLEMENT · texte numérisé non relu

LE FERRAILLEMENT

Ces rivaux éloignant tout désir de parade,

Pour attaquer cherchant à faire une bourrade,

S'élancent furieux, aveugles, menaçants,

Et du fer font jaillir des feux étincelants.

Non contents de ces chocs produits contre nature.

Us font ployer le fer jusque sur la monture.

Et k fer se courbant sous la force du bras,

En effrayant cerceau, siffle et vole en éclats!

A l'instant le tronçon, par la main téméraire.

De nouveau vient frapper le corps de l'adversaire.

A ce coup peu loyal, tiré si brusquement.

L'adversaire indigné, dans son égarement.

Affronte le péril, et la tête baissée.

S'élance, furieux, perdant toute pensée.

Pousse à tort, à travers, de son bras raccourci.

Entretient le combat, le termine à merci.

Mais si le coup porté n'est pas assez sévère.

Et qu'il soit envoyé par une main légère.

Le coup n'est pas reçu, vous comprendrez dès lors :

Qu'il faut, pour bien tirer, qu'on traverse le corps.

m ARCHIVES DES MAITRES D'ARMES.

Lafaugère avait conservé pour Jean Daressy, son maître el ami, la plus vire reconnaissance; il consacra à sa mémoire, dans l'Esprit de l'Escrime. le qualrain suivant :

Généreux Daressy, dans la nuit éternelle, Le Ecmps n'emporte pas les talents, les bienfaîci. Aux soupirs de mon cœur ton souvenir se mêle, Comme la gloire à mes succès.

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