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ASSAUT D'ARMES

Troisième Assaut : MM. Brémond et Anlonin Gomard.

Quatrième Assaut : M. Bouillet, Maître en fait d'armes, tirera avec M. Bertrand fils.

Cinquième Assaut : M. Mathieu Coulon fera un second assaut avec M. Brémond.

Plusieurs amateurs me feront Thonncur d'y faire des armes.

L'Assaut sera terminé par MM. Mathieu Coulon et Antonin Gomard.

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DARESSY (Pier.e)

niERKF. Daressy naquit à Ageii le 36 juillet iio6; son

père, Jean Daressy, lui enseigna de bonne heure à faire des armes, et lorsqu'il eut atteint une force déjà remarquable, il l'astreignit pendant deux années à ne tirer que des contres, sans faire un seul assaut.

En iSaa, Pierre Daressy entra comme apprenti teinturier chez un vieil ami de la famille nommé Serres, près duquel il resta environ quinze mois; puis il quitta Agcn pour faire, selon l'usage, son tour de France, afin de se perfectionner dans son métier et d'en apprendre tous les secrets.

Il visita successivement Toulouse, Carcassonne, Béziers, Montpellier, Nîmes, Avignon, Valence et Lyon.

Dans ses pérégrinations, Daressy s'occupa bien un peu de cochenille ou d'indigo; mais le fleuret avait pour lui plus d'attrait, et dans toutes les villes où il séjourna,

il Ht assaut sur assaut avec les maîtres et amateurs d'escrime.

Les succès l'encourageanl, Daressy abandonna complètement la teinture, revint à Carcassonne et y ouvrit une salle d'armes.

Mais dix-huit mois après, éprouvant le désir de revoir sa famille, il céda sa salle à un de ses élèves, nommé Journct, et retourna à Agen; son absence avail duré cinq ans.

Peu de temps après, Daressy vint à Paris et descendit chez Lafaugère qui lenail une salle d'armes, rue de l'Ecole-de-Médecine, n" ip.

Ayant appris que le maître d'armes d'un régiment de la Garde royale était sur le point d'obtenir sa retraite, Daressy sollicita l'emploi qui allait devenir vacant; le colonel, après l'avoir vu tirer et donner lei;on, le lui accorda sur-le-champ, et le zp mai 1829, Daressy signa un contrat qui le nommait pour huit ans premier maître d'escrime des chasseurs à cheval de la garde.

Il était alors dans sa vingt-troisième année.

C'est à cette époque qu'il fit son premier assaut avec Bertrand, président de la Société des professeurs d'escrime de Paris, et de plus attaché, en qualité de maître d'armes civil, aux gardes du corps (compagnie de Grammont) dont faisait partie un cousin de Daressy, nomme Rouilles,

Entre deux leçons, ce cousin parla à Bertrand des

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