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centre du fronton de l'église, disposition du plan primitif, malgré les remaniements subis par cette façade; enfin, caché derrière le rétable et creusé dans le n^ur du chevet, le sacraire, armoire à double compartiment dont Tun était destiné à renfermer la sainte Eucharistie et l'autre les vases sacrés et les livres saints (1).
L'église, de forme rectangulaire, est terminée par un chevet en hémicycle. Voici ses dimensions : 8 mètres de large, 28 de long, hauteur des murs depuis la base jusqu'à la sablière, 6 mètres. Primitivement, l'église était éclairée par dix fenêtres romanes percées régulièrement dans les murailles ; de ces dix fenêtres il n'en reste plus que huit dont une à droite en entrant dans l'église ; quatre au chevet (deux ouvertes et deux bouchées) et trois du côté gauche de l'église. Deux de ces fenêtres, à droite, ont été remplacées par quatre grandes fenêtres ogivales, sans doute pour donner plus de lumière à l'église, dont deux simples, de chaque côté de la chaire, remontent au XIIP siècle, les deux autres avec moulures profondes remontent au KIY**. 11 en ré* suite pour l'église un malheureux cachet d'irrégularité.
Les bancs de la nef ont été posés en 1868 et ceux du chœur en 1899. Les boiseries qui ornent tout le tour de l'église sont encore assez bien conservées. Le maître- autel du XVIIP siècle» agrandi en 1829 et pourvu du tabernacle actuel en 1834, est surmonté d'un rétable en bois, avec fronton brisé et trois niches renfermant trois statues : la sainte Vierge tenant Tenfant Jésus sur ses genoux au sommet du rétable ; saint Sébastien à gauche et saint Denis à droite de l'autel. Ces statues n'ont aucune valeur artistique et sont même grossièrement sculptées. 11 n'en est pas de même de deux statues en bois placées sur deux consoles au-dessus de la table de communion de chaque côté du sanctuaire : à droite, saint Sébastien, belle statue delà Renaissance, remarquable par le fini du travail et la science anatomique, à gauche statue finement sculptée de saint Rémi, patron de l'ancienne paroisse de Fadainville.
^ (1) On sait en effet qa*à cette époque il n*y avait pas de tabernacle sur Tautel pour recevoir le$ hosties consacrées. (Caumont, op, cit.^ p. 302.)
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A droite et à gauche du maître -autel se trouvent deux châsses en bois doré renfermant les reliques de saint Victor et de saint Cplombin. Voici une copie du procès verbal \\x\ constate l'authekiticité de ces reliques : «c L'an mil sept cens soixante, le vingt-, quatrième jour du mois d'avril, à onze heures du matin, en vertu de la commission à nous adressée par monseigneur lillustrissime et reverendissime Pierre-Augustin-Bernardin de Rosset de Fleury, évéque de Chartres et premier aumônier de la Reine, en datte du dix sept avril, signée Castellane, vicaire général, nous Henry Louis David Descharaux, prêtre, docteur en théologie de la faculté de Paris, chanoine et chefcier de Téglise cathédrale de Chartres, nous sommes transportés dans Téglise du monastère * des dames Religieuses de la Visitation de cette ville, où étant et en présence de vénérables et circonspectes personnes M" maîtres Guy Jean de Maubuisson, prêtre, chanoine de Téglise cathédrale de Chartres et Charles du Cœur Joly, prêtre, curé de Saint-Denis d'Authou, de Claude Janvier prêtre curé de Gardais, et de Félicien Char(tier), chanoine de St-Piat, les dames Religieuses dudit monastèrenous ont présentée de la part de Monsieur Marie curé de Cerazereux, une boëte de bois couverte de papier marbré liée d un ruban de soie rouge^ arrêté par plusieurs sceaux que nous avons examinés et trouvés sains et antiers, conformes à ceux des lettres autentiques avec lesquelles nous les avons confrontées, et par lesquelles il paroit que la ditte boëte a été donnée par Monseigneur Thomas Patricius, archiepiscopus Senensis, et vicaire général S. S. Domininostri papee, les dittes lettres autentiques en datte du quinze septembre mil sept cent quarante
nous avons ensuite en présence des susdits témoins fait ouverture de la boête, ou nous avons trouvé deux os enveloppés dans du cotton avec leurs inscriptions, sur le premier saint Victor, et sur le second saint Colombin ; et les aïant montrés à maître René David Bardet maître chirurgien à Chartres, appelé à la vérification des dittes reliques, il nous a assuré que céttoit des os humains, sçavoir celui de saint Victor une portion de Tos de la ambe en la partie supérieure, et celui de Saint-Colombin, un os de ia jambe en la partie inférieure., après avoir bépi deux chasses
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de bois doré en forme de tombeau et fermées par une glace sur le devant, les dittes chasses préparées pour recevoir les dittes reliques, nous les y avons transférées une dans chaque chasse, ensemble une copie collationnée du présent procès verbal, et nous avons arrêtée chaque relique dans sa chasse sur un coussin de damas cramoisi avec des rubans de même couleur^ que nous avons cachetez en plusieurs endroits, ainsi que les dittes chasses que nous avons fermées et scellées avec le sceau de mon dit seigneur Tévéque de Chartres, après y avoir aussi renfermées des médailles faites de la chair de saint François de Sales et de celle de la fi. M. de Chantai, permettons en vertu de la dittepermfssion que les dittes reliques soient et demeurent désormais exposées dansTéglise paroissiale de Cerazereux, encediocèze, selon la réquisition que ledit sieur curé en a faite, a la vénération des fidèles, pourvu cependant qu'on ne puisse faire l'office et dire la messe desdits saints martirs, conformément au décret de la sacrée congrégation des rits du onze aoust mil six cens quatre. vingt onze, et nous avons finit la cérémonie par le Te Deum pendant lequel nous avons les susdtits témoins et la communauté des dittes dames rendus nos devoirs aux saintes reliques et chanté des entiennes en leur honneur : ordonnons que la présente mi* nute restera déposée aux archives du secrétariat de Tévéché ensemble avec les dittes lettres autentiques. Fait et arrêté les dits jour et an que dessus^ en présence des susdits qui ont signé avec nous. Des Charraùx, de Maubuisson, Janvier, curé de Gardais^ Chartier, du Cœur Joly curé d'Authou, Bardet, S' Marie Beatrix supérieure, S^ Marie Françoise de la Mare, S' Michelle Geneviève Challine, S' Catherine Angélique Levée, S** Marie Anne Thérèse Servant. Par mon dit sieur chefcier. J. L. Dancel. »
' La chapelle de la sainte Vierge, vers le milieu du mur < e gauche, date de 1872. C'est une construction sans symétrie et sans beauté, pour ne rien dire de plus.
Très probablement Téglise de Serazereux ne fut pas voûtée à l'origine, mats seulement vers le XVI* siècle, comme beaucoup d'églises romanes ; quoiqu'il en soit, le 11 mai 1855, M. le maire de Serazereux exposa au Conseil municipal que « les lambris de
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voûte de Tëglise étaient entièrement détruits et qu*il était de la la première urgence de les reconstruire à neuf. » Ce travail est Tœuvre de M. Gault, menuisier à Chartres. De Tancien bardeau il ne reste plus que les poinçons ou aiguilles dont les anciennes peintures sont presque effacées, 12 croix de Malte sculptées sur les murailles prouvent que Téglise a été consacrée.
A Textérieure, on doit signaler les traces encore visibles de deux portes du XII^ siècle^ Tune dans la muraille de droite, l'autre dans la muraille de gauche : celle-ci s'ouvrait sur l'ancien presbytère aliéné à la Révolution. On y voit aussi au chevet 3 contreforts qui le soutiennent et surtout une bande 0% 50 de large, en maçonnerie, très apparente, qui se poursuit le long des murailles de la nef (1).
Le pignon de l'église et la porte d'entrée ont été entièrement reconstruits en 1835 et la couverture réparée à cette même époque. Le clocher qui s'élève sur le pignon est formé d'une base carrée et d'une flèche octogonale. Déjà réparée en 1832, mais d'une manière insuffisante, le vieux clocher fut entièrement démoli en 1849, jusques et y compris i'équarri qui se trouve à la hauteur de la voûte de l'église ; le nouveau clocher fut taillé et reconstruit suivant un devis portant la date du 3 avril 1849 : l'ardoise du vieux clocher servit à couvrit la nouvelle flèche, tandis que la base carrée était recouverte en ardoise neuve d'Angers. L'entrepreneur fut M. Thibaut Gautier de Dreux qui fut déclaré adjudicataire le 25 novembre 1849.
Les plus anciens documents que nous possédons ne nous montrent qu'une seule cloche dans le clocher de Sérazereux. Au commencement du XIX^ siècle cette cloche devait être en fort mauvais état, puisque, malgré certaines réparations qui lui furent faites en 1826, elle était incapable de servir en 1832; « elle était
(1) Le droit de litre était un droit qu'avaient les seigneurs patrons dans les églises et qui consistait à faire peindre les écussons de leurs armes aux obsèques des membres de leur famille, sur une bande noire en forme de lez de velours autour de Féglise ou à l'intérieur. De 1G02 à 1612 le aei^ gneur de Sérazereux s'appelait Urbain de Morteaux ; nous avons vu dans les registres les actes de baptême de 4 de ses enfants. En général les seigneurs du Boullay-Thierrv étaient en même temps seigneurs de Sérazereux.
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cassée. » (Séance du conseil municipal du 13 mai 1831). On la porta donc à Courville pour la faire refondre, et le 4 octobre 1832, u heure de midi », M. Tabbé Mauger, curé desservant de la paroisse de Sérazereux bénit la nouvelle cloche. Voici l'inscription qu'elle portait : « L'an 1832. j'ai été bénite par Monsieur Jacques- Achille Mauger, curé de Sérazereux. J'ai été nommée Louise- Marie par M. Louis Cballe et par dame Marie-Jeanne Yimont, épouse de M. Denis Allais, maire. » Suivent les noms des conseillers municipaux : Marie Jacques, adjoint; Houdard Philippe Rémy, Lecomte Claude, Marie Hache, Marie Jacques 1-égcr, Jean Challe, Aimé Pocoulay, Bled Jean, Louis Tranchant, Pierre Noël, Jacques Moinet et Louis Lemaire. Cette cloche pesait 1.670 livres: elle sonna seule les cérémonies religieuses de la paroisse jusqu'à l'année 1850 où une compagne lui fut donnée, c'est-à-dire, la cloche de l'église de Fadain ville, portée à Sérazereux lors de la démolition de cette église en la même année.
Voici l'inscription que portait cette seconde cloche : « L'an 1765, j'ai été bénite par M. Davaye, curé de Fadainville. J'ai été nommée Marie- Charlotte par Charles- Claude Besnard de Marville, écuyer, receveur général des finances de Picardie, S. R. E. du Boulay d' Achères, des Chaises et autres lieux et par M*"* Marie-Charlotte de Sainte-Marie, femme de messire Sailly, commissaire d'artillerie, chevalier de l'ordre royal et militaire, seigneur de Theuvy- Achères et du fief des mares de Fadainville. François Hervé Gagère, fondeur. » Ces deux cloches ont été refondues en
1887 par les soins de la municipalité. L'une pèse 630 kilos et l'autre pèse 450 kilos.
Voici l'inscription que portent les nouvelles cloches :
La plus grosse cloche
Kn l'année 1897
La refonte des cloches de Sérazereux
A été faite par les soins de la municipalité
Composée de MM. Bled Prosper. maire
Hébert Léonard, adjoint
Chnntard Arsène, Dutilleul Constantin
3o\y Alexis, Léger Jacques
Aulet Gustave, Gulard Désiré