PRUDENS ET INTEGER
S" Pethi Fkrrariensis et hoj. Monast.
UINUS AbHAS QUAM PATER ET AMICUS r
S' Martini Turonensis Canonicus :
fide et pietate conspictjus.
Annis circiter 72 natus.
explevit tbhpora multa.
Parsiis obiit die XXI julii, an. m. DCCLXXXI.
E. S' SULPITII PAROCHIA IN EIANC EcCLESIAM TRANSLATUS PETENTIBUS PRIORI ET MOHACHIS, QUOS DUM VIXIT POVERAT ANSIU3.
SociARi Amat :
SUOS LACRTUIS AUICOS LUCTU
HAONATES DOLORB &ENATUU ORBITATE,
SUHUO PAUP^ES DESIDERIO
MOBIENS AFFECIT,
Beqaiesckt in pAce.
Une autre plaque en marbre placée à gauche du banc-d'œuvre rappelle la fondation de M. le comte d'£spagnac en faveur de Thospice de Coulombs.
Testament olographe
de M. Charles Antoine Léonard comte d'Espagnac de Sahuguet d*A' marzit, décédé à Paris le 20 février i 837^ ainsi conçu : J'entends qu'il soit acheté et constitué sur Vétat net quatre cents francs de rente cinq pour cent, que je lègue à V hospice de la commune de Coulombs, arrondissement de Dreux^ pour être jointe k la fondation déjà faite audit lieu par feu mon oncle Léonard abbé d'Espagnac^ conseiller de grand chambre au Parlement de Paris^ sous la déduction et prélèvement seulement au plus d'une somme de cinquante francs pour un ser^ vice annuelà célébrer dans la dite église de Coulombs^ le jour de mon décès ^pour le repos de mon âme et celle de mon oncle, voulant que cette fondation soit gravée sur un marbre blanc qui sera attaché avec des pattes dans ladite église près du banc des marguilliers (1).
L'église renferme encore dans la chapelle des Fonts deux cercueils en plomb, un grand et un petit qui furent déposés sous le pavage de la chapelle devant l'autel. Ces deux cercueils trouvés par Tabbé Amas, dans le caveau bâti au milieu du chœur de l'église de Tabbaje, sous remplacement du lutrin, contiennent : le grand, les ossements de Jacques de Brézé, décédé en 1494, sur lequel on trouva une plaque de cuivre indiquant le nom et les titres du défunt, inscription que nous avons rapportée dans
(1) Un 7oIume relié dont les plats sont frappés aux armes de l'abbé d*Espagnac, porte au 1*' feuillet une inscription qui prouve combien celui-ci s'intéressait à l'instruction des enfants.
«Aujourd'hui vingt septembre mil sept cent soixante dix-huit, jour de dimanche, dans la cour de l'abbajre de Coulombs, à trois heures après-midi, en présence d'une nombreuse assemblée a été faite par Monsieur l'abbé de Coulombs, la première distribution des prix qu'il a fondés, par acte du vingt-trois octobre mil sept cent soixante dix-sept, reçu par maître Lepot d'Auteuil et son confrère notaires au Chàtelet de Paris, en faveur de ceux des enfants qui ont le mieux appris à lire et à écrire et en faveur de ceux d'entre eux qui ont le mieux appris leur catéchisme.
Le premier prix pour les garçons a été donné à Jacques Hamard. Signé : Renard, Instituteur.
{Bibliothèque de Af*"' Gaudeffroy),
Tétude sur Téglise abbatiale, le plus petit qui n'eût dû contenir que le cœur de Louis de Brézé, seigneur de Nogent-le-Roi, décédé à Anet le 23 juillet 1531, était rempli d'ossements appartenants à un grand corps. Ces ossements sont ceux de Charlotte de France, femme de Jacques de Brézé, décédée à la ferme de la Couronne, à Rouvres près Anet, le 3 juin 1475. D'après Taveu du sieur Labry, journalier de M. Noël, acquéreur de Tabbaye, le caveau contenait trois cercueils et sur Tordre qu'il en reçut de M. Noël, il les ouvrit tous les trois et mit les ossements contenus dans celui de Charlotte de France, dans le plus petit qui paraissait vide, afin de pouvoir tirer parti du plomb de ce troisième cercueil. M. Tabbé Amas fit fouiller dans la chapelle de la Vierge pour y retrouver les restes d'Etienne de Brézé, abbé de Coulombs décédé en 1561. Les ossements du corps d'Etienne de Brézé gisaient dans une fosse murée de chaque côté et aux extrémités, sorte de sarcophage qui les avaient sauvés de la profanation. Ils furent réunis à ceux de Jacques de Brézé et transportés dans la chapelle des Fonts. Le 8 septembre 1729, Marie-Jeanne de Loyac de la Bachellerie^ femme d'Alexandre de Saint-Phalle de Coulanges,chevalier, seigneur de la Salle et de Rutz, fut inhumée dans cette chapelle. Aucune inscription ne rappelle le nom et les digni* tés des notables personnages qui y furent ensevelis en même temps queTabbéd'Espagnacen 1816. M. Merlet, président delà Société Archéologique avait promis au curé de la paroisse de s'occuper de combler cette lacune et de faire poser une plaque commémo* rative au nom de la société, qui rappelerait aux vivants le sou^ venir de ceux qui dorment là de Tétemel sommeil en attendant la résurrection suprême. La promesse ne s'est pas réalisée, la chapelle attend toujours son inscription ?
A droite de l'église, du côté de la chapelle de la Vierge, se dresse la pierre tumulaire de Philippe, notable personnage de Senantes, trouvée le 17 mai 1870, lors des fouilles pratiquées par MM. Séguin et Morel sur l'emplacement de l'ancienne église. Cette pierre tombale est remarquable par sa conservation parfaite ; l'inscription fait connaître les vertus du défunt et la date de son trépas. Elle est ainsi conçue. Philipus, gratas^ hamilis,jacel hic in-
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hunMtas ^paci ficus ^ lenis^ prudens^ relevamenegeni8,quondampersQna Senantis, Celica do/ia, Xrisie sibi dona^ Mens exiitit ad bona pronst. hnjus hopes refovent inopes, relevantnr egeni, qui degunt se veste legunthoc munere dierum[i). Dans l'arcade trilobée qui surmonte son effigie on lit ; Obiit anno Domini millesimo ducentesimo septaagesimo secundo^ mense maii. Anima ejus requiescat in pace. Amen*
La lecture de cette inscription, revue avec soin par nous, diffère de celle publiée par M. L. Merlet et par M Gillard. M. Merlet a fait de Philippe un curé de Senantes et M. Gillard nonseulement un curé de Senantes, mais un curé de Coulombs» rien dans Tinscription qu'on lit autour de la pierre n'autorise pareille constatation. En voici la traduction :
Ici, est inhumé Philippe, homme aimable, humble, pacifique, prudent, soutien des pauvres, jadis personne (2) importante de Senantes. Donne-lui, ô Christ, les dons célestes, car son âme fut portée au bien, ses richesses soulagent les malheureux, secourent les pauvres. Que les vivants se revêtent d'un semblable vêtement pendant le cours de leur vie
Il mourut Tan du Seigneur 1272, au mois de mai. Que son âme repose en paix. Ainsi soit-il.
La pierre est posée sur un socle sur lequel on lit l'inscription suivante : « Trouvée sur l'emplacement de l'ancienne église de « l'abbaye le J 7 mai 1870. Offerte par MM. Seguin et Morel. Le a pays reconnaissant. Leproust curé, Lhomme maire. »
Derrière ce socle dans une cavité pratiquée dans la muraille, ont été déposés les ossements qui furent retrouvés et réunis dans un petit cercueil de chêne.
M. l'abbé Gâtineau, appelé, au décès de M. l'abbé Leproust à la cure de Coulombs, entreprit en 1887, avec le concours des habitants de la paroisse, la restauration de l'église qui était en fort mauvais état. La voûte entière fut refaite, le maître-autel
(1) Le mot sibi et la syllabe it, finissant exstilit sont placés hors de la ligae, et rattachés par une f de renvoi.
(2) Soit par ses richesses, soit par la position qu'elle occupait dans la contrée, car jamais penon^ n'a voulu dire curé. Dans aucun dictionnaire latin on ne trouve ce mot traduit par curé, pas plus que dalis les dictionnaires français*latin on ne trouve curé traduit par persona.
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remplacé, le pavage renouvelé, la tribune du fond reconstruite dans toute la largeur de Téglise, elle renferme rharmonium, elle est éclairée par quatre petites fenêtres à plein cintre placées au-dessus du porche de l'église, et prenant jour sur la façade ; une grille vint clore le chœur, un appui de communion fut installé au bas du sanctuaire. M. Tabbé Gâtineau fit exécuter ces différents travaux sous sa seule direction avec autant de zèle que d'entendement, il transforma cette modeste église de campagne en un petit joyau dont les habitants doivent être fiers et qui fait honneur au goût éclairé de leur digne et vénéré pasteur, à leur foi, à leur libéralité.
La restauration fut terminée dès Tannée suivante en 1888. Au mois de septembre M. Levêque chanoine de Notre-Dame de Chartres, supérieur du petit Séminaire, M^'Foucauld, alors curé de Notre-Dame de Nogent-le-Rotrou, depuis évéque de Saint- Dié, vinrent présider la cérémonie d'inauguration. M, Levêque fit la bénédiction de Téglise nouvellement décorée, et M*^' Foucauld, avec le talent qu'on lui connaît, prononça un sermon qui tint pendant de trop courts instants, sous le charme de son éloquence, de sa parole chaude et vibrante, une nombreuse assistance de fidèles.
La sacristie placée à droite de l'autel au nord forme un carré de 3"60, éclairée par une fenêtre à cintre surbaissé, on y communique de l'extérieur par une porte ouvrant sur une place qui a été établie sur l'emplacement de Tancien cimetière, du côté du presbytère. Cette porte, murée à la Révolution de 1793, fut rouverte de nouveau en 1808 sur la demande de M. le curé Amas ; à l'intérieur Tentrée se trouve dans le chœur de Téglise.
Le presbytère est attenant à la place qui entoure l'église, il a été reconstruit récemment par la commune. La paroisse, lors de l'édification de Téglise, avait cédé à l'abbaye Tancien presbytère et son jardin pour agrandir l'enclos des religieux à condition que ceux-ci en feraient construire un nouveau avec jardin convenable. Quand on voulut livrer son logis au curé d'alors, Pierre Besançon, en février 1702, celui-ci refusa de le recevoir, disant qu'il n'était point en état et le jardin insuffisant. Le prieur comptait
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ne pas tenir compte des réclamations et des plaintes du curé et de ses paroissiens, mais ]*évéque de Chartres, délégua à Cou- « lombs, Tabbé de Morainviile, chambrier de Notre-Dame de Chartres, en le chargeant d*arranger l'affaire. Les moines furent obligés de céden ils augmentèrent le jardin d'un certain espace compris entre la clôture du nouveau jardin et' la rivière, ils durent remettre en outre au curé une somme de deux cents livres pour être employée à l'aménagement du nouveau presbytère.