‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 3)Chapitre 10 sur 55 · So'uillard Charles-Alexandre · texte numérisé non relu

So'uillard Charles-Alexandre

En 1843 M. Dablin Jean-Baptiste était Conseiller d'arrondissement, faisant partie de la sortie sortant en 1848.

Le 30 avril 1845, M. Aulet, maire, prit un arrêté interdisant désormais d'offrir aux nouveaux mariés, à la sortie de l'église, des gâteaux, du vin, des dragées, etc.

Cet arrêté défendait en outre de planter sur les immeubles habités par des jeunes filles , des branchages connus sous le nom de « Mai ».

Le 22 janvier 1846, W sieur Dagron Louis Ilippolyte fut nommé garde-champètrc aux lieu et place du sieur Maîlrejean, démissionnaire.

En 1846, le conseil municipal fut dissous.

Le 20 octobre 1846, furent votées l'acquisition d'une

pompe à încendic et la construction de l'arsenal pour une somme de 2820 fr.

Le Oavrîl 1848, le conseil vote lacquisîtion d'un drapeau. Le 19 décembre, le conseil accepte le don patriotique qui lui est fait d'un drapeau par l'Assemblée Nationale.

Le 24 novembre 1850, M. Dablin, maire de Broué, prit deux arrêtés : le premier ordonnant la démolition des cheminées construites en terre et le second fixant la fermeture des débits de boissons à dix heures du soir.

Le 27 septembre 1852, le préfet nomma une Commission municipale, dont les membres pour témoigner leur reconnaissance au gouvernement qui les avait nommés, rédigèrent l'adresse suivante :

« .1 Son Altcssr Impériale^ le prince Louis Napoléon.

Prince,

a Les membres de la Commission municipale de la commune de Broué profitent du moment de leur installation pour exprimer à Votre Altesse une vive reconnaissance des services sans nombre qu'elle a rendus au pays* Ils forment en même temps un vœu qui se réalisera, car il est dans le cœur de l'immense majorité des Français ; ce vœu est que Votre Altesse Impériale accepte le pouvoir souverain et héréditaire qui lui permettra de poursuivre et de compléter l'œuvre qu'elle a si sagement et si heu* reusement commencée.

Ils ont l'honneur d'être avec le plus profond respect,

Prince, de Votre Altesse Impériale, les dévoués serviteurs» »

Suivent les signatures.

BROUÉ 775-f-15 G. 14

Le 8 février i853, la même Commission envoyait â l'Empereur la nouvelle adresse suivante :

" A Sa Majesté l'Empereur des Français.

Sire,

Le Conseil municipal de ta commune de Broué a l'honneur de témoigner à Votre Majesté la joie qu'il ressent du mariage que vous avez contracté. Il forme les vœux tes plus sincères pour qu'il naisse de votre mariage des rejetons dignes de leur auguste père, pour la prospérité et le bonheur de ta France.

Les membres du Conseil municipal ont l'honneur d'être, avec le plus fidèle respect,

SlRK,

De Votre Majesté les tout dévoués serviteurs. » Suivent les signatures.

L'enthousiasme montré par les partisans du nouveau régime avait eu son contrecoup dans ta commune.

Les républicains de 1848 n'eurent plus le droit de professer hautement leurs opinions. Quelques-uns, soupçonnés d'entretenir des relations avec Noël Parfait, furent dénoncés et des perquisitions furent faites dans leur domicile.

BROué 107

Le 6 janvier 1852, le sîeur Pierre Contet fut révoqué de ses fonctions de capitaine de la garde nationale et le cabaret qu'il tenait fut fermé comme étant « le rendezvous habituel des démagogues de la commune et de gens animés des plus mauvaises passions ».

Le 3 avril 1852, ce fut le tour du café Pierriau, à Marolles, fermé « par mesure de sûreté publique ».

En 1855, M. Auzanne, Victor-Alexis, succéda comme garde-champêtre à M. Dagron, son beau-père.

En 1860, les travaux de construction de la voie ferrée de Saint-Cyr à Granville se poursuivaient activement.

Ce chemin de fer avait été concédé à la Compagnie de l'Ouest par une convention des 2 février et 6 avril 1855, arrêtée entre le gouvernement et la Compagnie et sanctionnée par la loi du 2 mai 1855.

Le tracé a été adopté par le Conseil général en 1856.

En 1861, le Conseil municipal de Broué prit une délibération motivée pour que la gare soit construite sur le territoire de ladite commune et non, comme le réclamaient les habitants de Serville, à la jonction du chemin de Germainville à Serville.

Située plus près du village de Marchezais, la station porta d'abord ce titre et ce n'est qu'en 1877 qu'elle fut nommée Marchezais-Broué.

Le chemin de fer fut livré à l'exploitation le 15 juin 1864.

Depuis cette époque nous avons eu successivement comme chefs de gare :

MM

Seraye Pierre, nommé chef de gare en 1864, né en 1826. Chenet Hubert, né à Vauziers (Ardennes^ en 1838. Chevillard Louis, né à Gazeran (Seine-et-Oise) en 1819. Chevallier Constant, né à Roezé (Sarthe) en 1828.

.108 BROUÉ

Maignan Auguste, né à Saint-Front (Orne) en 1849. Aube François, né à Chauvigny (Loir-et-Cher) en 1855. Serra Antoine, né à Bonifacio (Corse) en 1859.

Le 10 mai 1867, M. Arnoult fut autorisé à construire la Laiterie.

Nous trouvons» dans les rapports des maires sur l'invasion prussienne, le résumé suivant en ce qui concerne Broué.

a Le 8 octobre 1870, 23 des cavaliers qui se sont prér santés à la porte de Dreux ont passé au hameau de MaroUes, en se rendant à Houdan. »

u Le 9, passage de 1,500 Prussiens se dirigeant sur Cherisy. A leur retour, ils ont fait à Broué une réquisition de 13 vaches et de 35 hectolitres d'avoine. »

« Le 10, passage de 3000 Prussiens qui, en allant incendier Cherisy, ont brisé les fusils des gardes nationaux de Broué. »

« Les 11» 12, 13, et 14, passage de 1000 cavaliers et artilleurs. »

« Après chacune de ces reconnaissances les Allemands se repliaient sur Goussainville et Houdan d'où ils partaient. »

« Du 15 au 23, reconnaissance de quelques cavaliers ».

« Le 23, 23 dragons ont fait à Broué une réquisition de 2 vaches et de 45 hectolitres d*avoine. »

« Pendant la seconde quinzaine d'octobre et la première de novembre, il y a eu, jour et nuit, entre Broué et Goussainville, deux postes de chacun deux hommes ; l'un était placé à 1500 mètres environ de Broué, et l'autre sur la grande route, à un kilomètre du hameau de Marolles. »

« Le 17 novembre, passage de 1200 Prussiens se rendante Dreux. »

BROUK

« Le 18, passage de 8000 ennemis (fantassins, cavaliers et artilleurs), suivis de 273 chariots et voitures de réquisitions se dirigeant sur Dreux. »

« Le 10 décembre, passage d'un régiment delà landwehr, suivant la route d'Anet à Nogent-le-Roi. »

« Depuis le l**" janvier jusqu'au 15 mars, date de l'évacuation, la commune de Broué n'a été visitée que par quelques cavaliers qui n'y ont fait aucune réquisition ».

M Le 15 mars, 250 hommes ont logé à Broué. »

« Le IG, passage de plusieurs régiments se dirigeant

sur Houdan. » r \t • ^ i^ '

Le Maire de liroue.

Fkomkntin.

Kn résumé la commune de Broué eut fort peu à souffrir de rinvasion allemande.

Les réquisitions se sont bornées ù 15 vaches estimées 'i950 francs et à 16587 kilogs d'avoine estimés 42 10 francs 39 centimes.

Beaucoup d'habitants avaient quitté leurs maisons et. emmenant avec eux leurs bestiaux, s'étaient réfugiés chez des parents ou des amis aux environs de Brezolles et de Châteauneuf.

Les quelques volontaires qui s'étaient portés au devant des Prussiens jusqu'à Condé n'eurent pas à faire le coup de feu et tous rentrèrent dans leurs foyers sans être autrement inquiétés par l'ennemi.

Le 24 juin 1871,1e Conseil se réunit en vue de créer des ressources destinées à rembourser les avances faites par plusieurs habitants pour le paiement des contributions.

Les Prussiens avaient exigé la part des impôts revenant à TEtat pour les mois de novembre, décembre 1870 et janvier, 1871, plus 150 pour cent pour les impôts indirects de janvier, soit une somme de )M)23fr. 10 centimes.

liO BROUÉ

Pour fournir ces fonds.

M. Rousseau, Eugène avait prêté. . . 500 francs.

M. Dagron, Frédéric 500 —

M. Dubois Eugène 500 —

M. Besnard Eugène 500 ^

M. l'"orfait Jacques 300 —

M. Fromentin Jean 200 —

M. Camus JiJvénal 200 —

On y avait ajouté 323 francs 10 centimes reçus de l'armée ailemande en paiement des réquisitions.

Le Conseil vota alors un emprunt de 7000 francs et une imposition extraordinaire de 13 centimes.

Le 16 avril 1872, François-Charles Leroy fut installé dans les fonctions de garde- champêtre, il était remplacé le 12 juin 1878 par Pierre-Nicolas Jolly qui le fut lui-même en 1882 par Letellier. Louis Augustin.

La pompe à incendie de Marolles fut acquise en 1877, et dans sa session d'août de la même année le Conseil vota la construction d'un arsenal et d'un corps de garde pour la remiser.

Le 9 février 1879. le Conseil municipal de Broué envoyait à M. Jules Grévv, Président de la République, l'adresse suivante :

BROUÉ iH

« Mo>'StEUR LE Président, >•

« Les élus de la Nation, réunis en congrès dans la mé- « morable journée du 30 janvier, vous ont appelé à la su « préme magistrature de la République, donnant ainsi « par leur vote décisif une consécration à votre passé si « pur, à la droiture de votre caractère, à la sincérité de « vos convictions démocratiques qui ne se sont jamais « démenties. »

a Nous, Conseillers municipaux de la commune de « Broué (Eure-et-Loir), réunis hors session, et organes de a nos concitoyens, nous applaudissons à ce choix, sachant « qu'entre vos mains la dignité et Thonneur de notre « Patrie seront sauvegardés, sachant aussi que ses vœux « seront écoutés et exaucés, et qu'alors, à l'abri des « aventures, elle pourra par la paix, le travail et la pros- « périté, continuer l'œuvre* de sa régénération. »

« Nous vous prions, Monsieur le Président, de daigner « accepter l'hommage de notre profond respect. »

Signé : Oudard, Mary, Forfait, E. Egasse, Aube, Camu, ce Prunier, Aulet, Doisne, F. Dagron, Souillard.

En 1884, à la mort de M. Letellier, M. François Ducreux fut nommé garde-champètre. Démissionnaire en 189S et remplacé par M. André Lacôte, il reprit ses fonctions au décès de ce dernier en 1897 et les exerça jusqu'en 1902, époque à laquelle fut nommé M. Cardonnet, Francois-Désiré.

Dans sa session de mai 1887, le Conseil vota en principe la translation du cimetière et l'acquisition d'une parcelle de terrain de 47 ares 15 centiares appartenant à MM. Leblond, Gasselin et Dagron. Les travaux furent exécutés sous la direction de M. Vaillant, architecte à Chartres.

112 BROUÉ

En 1897, fut réparée la voûte de l'église de Broué. Ce travail, exécuté par M. Pcrcebois, menuisier à Houdan, fut entrepris avec le concours financier de la Commune, la Fabrique et TEtat. Il s'éleva à la somme d'environ 6000 francs.

Le Conseil municipal, réélu à la suite des opérations électorales des 6 et 13 mai 1900, est ainsi composé :

MM

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