III. — Période moderne
Le 30 vendémiaire an XII (23 octobre 1803) furent installés cinq conseillers municipaux nommés par arrêté préfectoral du 5 fructidor an XI (23 août 1803).
Le 27 ventôse an XII (20 mars 180^i) le citoyen Etienne Prunier a été nommé percepteur à vie.
Le 30 octobre 1808, le sieur Pierre Etienne Maîtrejean est nommé garde-champêtre.
Le 29 août 1803, le Sous-Préfet envoya à Broué quatre prisonniers autrichiens pour qu'on les fasse travailler avant leur rapatriement. Ils furent employés par Nicolas Moisy, François Dablin^ Nicolas Besnard et Jean Vathonne.
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Le ^9 novembre 1806, ie Conseil municipal fut appelé à donner son avis sur la création à Brouéd'un octroi dont la perception se ferait soit en régie, soit en ferme. L'assemblée donna un avis négatif et déclara se borner au système de Tabonnement (300 francs par an) qui avait été jusque-là pratiqué.
Sceuu HOUH l'Empire.
Cette délibération nous apprend que le paysan deBroué ne buvait à cette époque que de Teau, du petit cidre ou de la boisson faite avec du marc de raisin et qu'il mangeait rarement de la viande.
Le 11 avril 1813, M. Araédéc Hureau de Senarmont, nommé maire par arrêté préfectoral du 2 avril, fut installé dans ses fonctions en remplacement de M. Dablin, démissionnaire.
Le 30 mai 1813, le Conseil décida que les habitants des communes voisines qui venaient extraire gratuitement du sable dans la sablière communale paieraient désormais un droit de fr. 25 par cheval.
Le 25 juillet 1813, installation des six conseillers municipaux nommés par arrêté préfectoral du 30 juin.
Le 6 mars 1814, Claude Pouchet, ancien militaire, est nommé garde-champétre.
Le 2 octobre 1814, les conseillers municipaux et les
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fonctionnaires de la commune furent appelés à la mairie pour y prêter le serment de fidélité au roi Louis X\^II1. L'engouement pour le nouveau régime fut tel que, dans une assemblée tenue le L> novembre 1814, les habitants, « voulant offrir au bon roi des preuves de leur dévouement et de leur attachement à sa personne », résolurent à Tunanimité de faire Tabandon de la valeur convertie
•Sreilu sous In Restau ru tiun.
en argent des charrois et transports qui ont été imposés à la commune par les réquisitions des autorités civiles.
Ces réquisitions avaient été faites les 8, 9, 11, 14 et 18 février; 5, 17 et 30 mars : l"' et 2 avril 1814 pour a la conduitte des canons de Dreux à Houdan et Montfort, ainsi que pour convoi et munitions de guerre ».
Les sieurs Jacques Marais, Jean Vathonne, Nicolas Besnard, Nicolas Moisy, Pierre Legrand, Lubin Leclair, Jean-Baptiste Dablin, Rémi Oudard, Jacques Aulet, Jacques et Louis Aube, François Dagron, Nicolas Leroy. Louis Morin, Gilles Egasse et V^^ Thierrée ont dii fournir leurs chevaux et leurs voitures.
Le 1*' décembre 18l(>, furent installés M. de Sénarmont comme maire, et M. Jacques Marais comme adjoint, tous deux nommés par arrêté préfectoral du 19 novembre de la même année.
Le 22 juin 1817, fut célébré à Broué, le mariage de
M. Jacques Rose Chevallier de la Bigotîère, chef d'escadron de cavalerie, capitaine au régiment des dragons de la garde royale, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de Tordre royal de la Légion d'honneur, né à Vernon le S juin 1774, demeoirant en son château de la Bigotière, commune de la Neuvillette, arrondissement d'Evreux, fils de feu M. Jean Rose Louis Chevallier de la Bigotière, en son vivant conseiller du roi, maire, bailli, juge civil et criminel de la ville de Vernon-sur-Seine, maître particulier des eaux et forêts de Vernon, les Andelys et Gisors et de feue dame Marie Ituvé; avec demoiselle Henriette-Désirée 1 lureau de Senarmont, domiciliée au ehàteau de Badonville, née le 4 ventôse an VIII (2;{ février 1800), à Philippeville, au royaume des Pays-Bas, province de .\amur, précédemment en France, arrondissement de Rocroi, département des Ardennes. fille de feu M.Alexandre- Antoine Hureau, baron de Senarmont, tué au blocus de Cadix en Espagne le 26 octobre 1810, en son vivant lieutenant général, inspecteur général d'artillerie, commandant de la Légion dlionneur, chevalier de la couronne de fer; et de feue dame Marie-Josèphe-lIenriette-Rosalie Hufty, assistée de M. Amédée Hureau de Senarmont, son oncle, ancien capitaine d'artillerie, chevalier de l'ordre royal de la Légion d'honneur, membre du Conseil général du département d'Eure-et-Loir et maire de Broué.
A cette époque la commune de Broué fut le théâtre des opérations des ingénieurs chargés de lever le plan topographique de la France.
L'arrêté du Li germinal an XIII avait désigné les monuments qui en Eure-et-Loir ont servi à la formation des triangles de la grande carte de France relevée par Cassini.
Parmi ces monuments on trouve le clocher de l'église de la commune de Broué.
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Cassini de Thury, né en 1714, a dressé Timmense carte topographique delà France, mesurant H" sur ll^SS et composée de 180 feuilles.
Il mourut en 1784, sans avoir terminé son travail qui fut continué par son fils Cassini Jacques-Dominique.
Celui-ci s'était adjoint des ingénieurs et des officiers qu i travaillaient soussadirection dans les monuments désignés.
Le clocher de Broué servit à cet usage jusqu'en 1819. Les officiers travaillaient la nuit et faisaient des signaux lumineux, tournaient des disques ou lançaient des fusées qui devaient être aperçus par les observateurs des postes voisins.
Kn 1819, Pierre Contet. charpentier à Broué, fut chargé par le colonel Bonne de construire une pyramide.
V^oici le marché conclu à ce sujet.
« Je suis convenu avec le colonel Bonne, rue de « rOdéon, 28, à Paris, de faire une pyramide située près « du télégraphe de Broué. La hauteur sera de 40 pieds « jusqu'au carré, la chambre aura 6 pieds et le comble « 12 pieds compris le pivot tournant. Ladite pyramide « sera faite en bois de chêne avec 3 échelles dedans, avec « leur palier et un planche^ en peuplier; elle sera coirc( verte en panneau de chêne, et le pourtour et le pivot .< en persiennes, sera peint en noyer pour le prix et « somme de 980 francs. J'ai reçu le i d'avance. Le temps « pour la faire est depuis le 14 mai jusqu'au 15 juin « prochain. Klle aura 18 pieds en bas et sera réduite à « 6 pieds dans le haut (1). »
Malgré les conditions du marché, le travail ne fut terminé que le 3 juillet. Il avait exigé 81 journées d'ouvrier.
(1) Extrait du registre de comptes Av Pierre Gontet. registre qui nous a «Hé ^racifMiseiiu'Ut coinniuniqué par Reine Gontet, veuve Ghardoiineau, sa lilli'.
PYRAMIDE DE BBOUÉ
La pyramide a été détruite par une tempête qui Ta renversée le 11 novembre 1827 (1).
Le même livre de comptes de Pierre Contet nous a appris que M aroUes possédait autrefois un four à briques et à tuiles.
Il appartenait en 1851 à Durand qui le fit démolir par Pierre Contet. Les matériaux furent transportés à Allemant, commune de Boutigny, où un nouveau four fut édifié.
Le 23 septembre 1821, une portion de terrain communal de 29 centiares, situé à Marolles, à Tangle du vieux chemin et de la route nationale, a été vendue à Claude Delouche moyennant un hectolitre et demi de blé qui serait distribué aux pauvres.
C'est en Tannée 1823 que cessa la coutume commencée en Tan 13, d'inscrire sur les actes de naissance, indépendamment des noms des témoins, ceux des parrain et marraine qui signaient avec Tofficier de Tétat-civil.
En 1826, M. Maîtrejean fut de nouveau nommé gardechampêtre en remplacement de Claude Pouchet, décédé.
En 1818, 1822, 1825, 1826 et 1829 avaient eu lieu des renouvellements partiels du Conseil municipal nécessités par le décès ou la démission de quelques membres.
Le 9 novembre 1831 fut élu un nouveau Conseil municipal installé le 4 décembre suivant,
Le 20 mars 1833, MM. Besnard Nicolas et Contet Pierre furent nommés commissaires chargés d'accompagner le maire et le contrôleur pour la formation de la matrice spéciale des valeurs locatives d'habitation.
(1) Au centre du terrain occupé par la pyramide, il existe une grosse borne portant sur l'une de ses faces une fleur de lis/ et sur la face opposée rinscription et la figure ci-dessoun :
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Le 5 août I8»î8, le sieur Aulet, Jean-Louis-Toussaint, fut nommé second garde-champêtre auxiliaire, avec mission spéciale de surveiller les abords de la grande route où passaient continuellement des troupeaux de bestiaux.
En 1841, il y avait seulement H électeurs dans la commune de Broué.
Voici leurs noms, avec le montant des contributions qu'ils payaient.
MM