Fonts baptismaux
IG. Tour du clocher.
BROUé 127
A partir de rot endroit, il semble que la ronstruction n*ait pas été poussée aussi activement.
Les ouvriers ont dii se trouver arrêtés soit parle manque d'argent soit par le manque de matériaux. Il est facile de remarquer, en effet, que les pierres ne présentent plus la même uniformité de taille.
Au haut de l'édifice sur le pilier de Tangle nord-est, on lit le millésime 1615.
C'est à cette date que notre clocher fut termine extérieurement.
Kn 1614, il y avait eu une assemblée des habitants de Broué pour les réparations de Téglise « abattre le viel <c chocher estant sur icelle, parachever la tour encornée mencée, faire faire ung beffroy en icelle pour pendre a les cloches (1).
<( Le clocher quy estoit entre les deux églises et sous- « tenu des deux arches qu on voit au dedans, fut levé et <K la place d'iceluy restablie. »
Cette assertion n'est |>as exacte quant à la position de Tancien clocher.
En effet, les deux arches de pierre dont parle Guillaume Maillier sont dans la petite église et non pas entre les deux ; du reste rien dans la charpente n'indique qu'il y ait eu une construction entre les deux édifices.
« Il estoit nécessaire de faire cette tour à cause que ce « clocher estoit trop petit et trop foible pour contenir « trois cloches et pour estre d'un trop grand entretien, « estant bâti entre et sur les deux églises, pourquoy les « eaux pourrîssoyent, et les bois et les gouttières en es- « toyent trop souvent rompues et ce en 1614. Toutes les « gouttières estoyentde plomb. »
(1) Bibliothèque nationale*
128 BROUÉ
« Et pour faire cet ouvrage de grande entreprise on a a vendu beaucoup des biens de la fabrique. »
« La montée de la dite tour fut faite ensuite des de- « niers de la confrérie de Saint-Jacques, à la diligence « de Guillaume Le Roux, procureur d'icélle, en 1626. » « L'ouvrage des gouttières entre les deux églises, quy « est de pierre de Vernon, fut faict en 1647. Guillaume « Dagron estant gagier. j>
On lit en marge :
« En 1746, il fallut lever douze pierres des gouttières (( quy manquèrent à tomber dans le chœur, la muraille « esté pourrie dessous par les eaux, et la négligence des (( liioines de Coulombs et des chanoines de Meung quy « auroient évité de grands frais en remédiant plus tôt à « cet inconvénient. »
« La menuiserie quy traverse les doux églises et les a deux autels contre les murailles furent faicts en 1650. »
a En 1666, on a crespy la tour, depuis le bas jusqu'au « hault, de chaulx et de sable de ravine, réparation fort « nécessaire à cause des passereaux qui y faisoient, leurs ce nids, Tavoyent percée en divers endroits, et il y en a avait une si grande quantité qu'ils gastoyênt tous les « bleds qu'on ensemencoit autour du village. »
a Le prix faict au masson pour faire le dict ouvrage « fut quatre-vingt-dix livres. »
ce 11 n'estoit point obligé de fournir le sable et la chaux ; « et comme il travailla fidèlement et avec peu de gain, a on luy donna de grâce 20 livres tournois de plus que « les 90 livres. »
« Oultre l'ouvrage de la tour, ledict masson estoit (( obligé de percer et faire la vitre quy est joignant Tautel a de Saint-Nicolas quy est dans la nef, de renfaister
CLOCHER DE BROUÉ
iKouÉ (775-1-15 c]
BROUÉ IHi
(i l'Kglise et massonner sur les sablières du costé du midy. »
Kn 1762 a fut fait aussy le beffroy tout à neuf, Tancien (( étant presque consommé ; pour les mains d'œuvre fait « par Nicolas Contet le père, et par Baptiste et Pierre les (( Contet ses enfants qui ont été près de deux mois à le « faire, à qui on a donné du temp de Louis Venard, mar- « guillier, 150 livres en y comprenant la suspension des « cloches et le racommodage du plancher sous les cloches « dont quelques débrie de Tancienne charpente ont servi ; tf pour le bois il a été pris dans la vente de la forest de « Dreux, il y en a pour 280 livres, et d'autres pense que a la somme totale s'élève à 500 livres. On a monté le bef- (( froy à ^ pieds plus haut et si le dit beffroy n'a pas été « monté au dernier eschafaux on est l'ardoise, c'est que « je n'ay pu (1). »
Au mois de juillet 1779, les couvreurs de Coulombs ont fait des réparations à la couverture du clocher, où « ils (( ont employé 200 ardoises sans compter les vieilles (2) ».
« Le vendredy 3 de mars 1780, Durvie a commencé à a blanchir les murailles de l'église, ce qui a coûté 210 a livres (3). »
« Le mardy gras 27 février 1781, il se fît une si grande a tempeste qu'on a vu plusieurs maisons renversées et « que à nostre église, dans la partie de la nef, il y a eu « plus de 600 thuiles tombées à terre et du côté des gros « décimateurs, sur la couverture du chœur, plus de 200 « thuiles (4).
« Vers l'Ascension de 1785, il est venu un maçon de la
(1) Manuscrit de M . Tournois de Honnevallet
(2) Idem.
(3) Idem.
(4) Idem.
:132 'JKBauÉ
ce part des relligieux de Coulomb sur la demande des « marguilliers pour visiter les réparations de nottre çgUse, « àquoy ils y sont obligé. Pour le. dehors et i pour le a dedans },a visite aété^faitte en o^.préseaee et eelle de « AI. Desvaux, m^rguilier, de Louis Aulet, future mar- « guUier, de, Pierre Aulet,apLcieji fermier. Il y a eu grand «c .contestation ,pour savoir si lesidits r^Uigieux sont aucc tant obligés à la mes me mesure tant, pour le. dehors, a que pour Je dedans de Téglise ; à s^voi^r depuis \à sé- ,<ic ip^r,atipn de la couverture de réglise en dehors, Fou- « .yri^r du couvent a prétendu que .non. Ainsy on dea .n^ade que les dits (relligieux lembrisse Tégliâe du a moin quand au choeur et moy de i mon côté j ay exposé « qjme le3 fen^trestde l'église . doivent , être grillées pour <K . enipécher les voleurs de pas^ser par les dittes* fenêtres « et leur faisant envisager qu'il y en a toujours eu, et (1 n^&sn>e j'ai nienacé de me pouvoir par devant M. le ;« Procureur général pour les y contraindre (.1). »
Au mpis d'îsioût i7B6, Maillard, ardoisier à Coulombs, . est .venu sous l'ordre des gros décimateurs et il a rjacconi- .niodé .en bardeaux les ^ambris du chœur et de l'église.
Le 14 mai 1787, les paroissiens se réunirent à 1/issue dCf la grande messe pour délibérer sur, le devis des réparations à faire au clocher. Gct devis, dressé par Jacques Durvie, et s.'élevant â 1000 livres, n'a pas.été adopté.
.Les travaux de. réfection des. gargouilles, qui pressaient le pins, furent exécutés pi^r Jacqnes Durvie ; la charpente avait été étayée par Pierre Contet qui a fourni pour 32 livrer 10 sols de.bpis.
Le 4 septembre 1808, il a été procédé par M. Dablin, maire, à l'adjudication au rabais des réparations à faire au clocher.
(1) Tournois de Bonnevallet.
HROUÉ i*M
Le devis se montait à 220 francs. Deux entrepreneurs se présentèrent : M. Maillard à Dreux, et M. Hervé à Grécy.
Ce dernier s'engagea à faire le travail moyennant 120 francs et fut déclaré adjudicataire.
En 1837, la couverture du clocher fut de nouveau réparée.
Voici le devis, que nous croyons utile de reproduire à cause des données qu'il renferme sur les dimensions du clocher.
« Devis estimatif des réparations à faire au clocher de « Broué estimée par moi Lalandre aîné, maître couvreur, a demeurant à Boncourt.
a Savoir :
« Le côté du nord contient 8 pieds de faîtage, a 27 pieds de largeur en bas, 36 pieds de rempant, « ce qui produit 17 toises, 16 pieds à 2^ 50 la « toise fait la somme de 43M)i>
a Le côté de Test contient 24 pieds dans le bas tf et la largeur du haut un pied, 36 pieds de rcma pant ; produit 12 toises 6 pieds à 2^ 50 la toise. 30 41
« Le côté du sud, comme celui du nord. . . 43 6t)
a Sur le même côté, il y a une toise à faire à « neuf en plusieurs places sans être obligé d y « remplacer la volige estimée à la somme de. . 16 »
a Le côté de Touest produit 30 41
a Sur le même côté, une toise à couvrira neuf en plusieurs parties 18 »
a Tous les dits matériaux, nécessaires seront fournis a par l'adjudicataire. »
En 1840, une somme de 320 francs fut employée à la réparation de la tour qui menaçait de s'écrouler sur l'église.
134 BROUÉ
En 1848, une nouvelle dépenye fut faite, mais ces réparations partielles étaient insuffisantes et il fallut, en 1865, refaire tout le côté sud de la tour.
Ce travail, exécuté par M. Chanoine, entrepreneur à Nogent-le-Roi, sous la direction de M. Mouton, agentvoyer à Dreux, exigea une dépense d'environ 12000 francs.
En 1897, un projet de restauration de la voûte intérieure de Téglise fut mis à Tétude. Cette restauration s'imposait, car les lambris tombaient de vétusté et présentaient un véritable danger pour les personnes qui se rendaient à Téglise (1).
Les travaux de l'intérieur de l'édifice ont été faits également, comme ceux du clocher, à des époques diverses.
Voici le texte des décisions prises pour ces différents travaux.
« Nous soussigné Louis Egasse, procureur fiscal et a marguilier en exercice de l'œuvre et fabrique de Sainta Martin de Broué, après les annonces faites à la messe « paroissiale du dit lieu le dimanche premier octobre le a huit du dit mois et convoqué au sonde la cloche en la ce manière accoutumée, les habitants appelés à la tablette a du dit lieu, le dit jour 8 d'octobre à l'issuedes vcspres, a lesquels sont convenus du marché fait avec Anibroise a Pilastre, m* menuisier à Iloudan, a été procédé à ce « qui suit, savoir que le dit Pilastre s'oblige de faire et a fournir un banc d'oeuvre, une chaire à prêcher, un autel a et un tombeau à la continuation du dit maître autel, un (L aigle et pupitre et les escabeaux et deux confessionce naux ainsy qu'ils sont portés par les plans, le tout en
(1) Ce projet a étë depuis mis à exécution et les travaux entrepris par M. Percebois, menuisier à Houdan^ ont été terminés en septembre
BROUÉ 135
« bon bois de chêne, sans nœud vicieux, et de reffaire les « deux petits autels du mesme bois qu'il y esta présent, « et de redescendre la balustrade de sept à huit pieds par « Tagrandissement du chœur et de fournir le tout les clefs Cl es mains des dits marguilliers et enfin de laditte ou- « vrage qu'il s'oblige de poser, savoir, le dit banc d'oeuvre <( et la chaire à prêcher à Noël prochain, et luy en sera (( payé la somme de mil livres à compte sur les ouvrages, « et la seconde partie qui est le maistre autel en tombeau « et la continuation de la balustrade du dit autel, croizé « revêtue et le pepitre et les escabeaux à pâques prochain, « et luy sera payé la somme de huit cents livres, et la a troizième et dernière partie qui est les deux confes- (i sionnaux, dans le courant de juin prochain, et luy sera « payé la somme de trois cents livres pour restant des « susdittes ouvrages qui seront sujettes à visitte au dé- « pend du dit Ambroise Pilastre, lequel a promie et ac- « cepté, s oblige d'exécuter le dit ouvrage de point en «ï point suivant et conformément à ses plans, signez des « dits habitants, et consent qu'il luy sera rabattu la « somme de cent livres à chaque payement lorsqu'il mano quera de poser ledit ouvrage au jour et eschéance. Fait it et arresté à la tablette du dit Broué le dimanche 8 d'oc- « tobre mil sept cent soixante et quinze en présence de « M" Joseph Jacques Tournois de Bonnevallet, curé du u dit Broué, de Marin Aube, Claude Gillard, Guillaume « Prunier, charron, Estienne Prunier, charron, Gilles «< Oudard , Pierre VéreL François Gueux, marguilier, « Pierre Aulet, marguilier sortant d'exercice, Gilles Hu- « bert, Guillaume Egasse, laboureur, Pierre Buhot, Ani< dré Hubert, Pierre Contet, Guillaume Egasse le jeune, u Jacques Prunier, Louis Egasse, procureur fiscal et marte guilier en exercice, ont signé et les autres parties des
J36 BR'OUÉ
« habitants ainsi que le dit Ambroise. Pilastre, raenui- « sier »(i).
oc Aujourd'huy dimanche se|)tiesme jour de janvier « 1776, nous marguilliers en exercice, après aVùir fait a annoncer rassemblée dès habitan par le s*" Curé de <c Broué, le jour d'hier et aujourd'huy aux prosnes des « grandes messes de cette paroisse, et convoqué attson ce de la cloche, issue des vespres'de ce jour pour la dé- « libération au sujet de faire garnir la dîtte église de (( bancs clos en bon bois de chésnoet pareillement de « faire mettre une croix et crucifî'x au dessus dès deux
« chandeliers sur la tablette dudît' lieu en bon cuivre
« argenté de deux trempes, à quoy tous les dits lïabi- « tants consente et authoiise lésdits m*arguilliers en a exercice de procéder au nrarché avec leis ouvriers. A « quoy a été procédé et fait marché avec le S"" Gochois (( ou Ambroise Pilastre, maître menuisier à Houdan, dont « nous sommes convenus à .vingt sept livres' le banc <i tout ferré sans serrure, de la longueur de six pieds « sur trois de largeur et trois pieds de hauteur ou ence vivon plutos plus que moins, à quoy le dit s*^ Pilastre a s'oblige de faire et fournir en l)0n bois dé chesne « comme il est porté ci-dessus et posé dans la ditte « église de Broué entre le temp de Pâques et la Pentecoste « prochain ; et pour le crucifix et les deux chandeliers « ci-dessus mentionnés et convenu avec les trous platinés « en cuivre argenté de deux feuilles de payer au s"" Pran- « cois Cheslu, marchand à Houdan, la somme de cent « quarente livres, ce à quoy les dits marguiliers et (( notables habitants consente et s'oblige et ont les dits « habitants présents, savoir Jean Dablîn, lab% Pierre Au-
(l) Manuscrit Tournois de Bonncvallet.
«Jet, iab% <aiiciei>6 marguiliers, Goili" Beirenger, lab^ « iiicolas Guermont, cliarron, K«tîenne Prunier, Marin « Besvaxix, Pierre Contet,:fitienne Prunier i'aisné, Woël « Geffroy,Jean Vathonne, Claude Gillard, Jacques Prunier,
charron, Remy Prunier, dixnieur, André Hébert, Guill" « Egasse le jeune, Jean Besnard, Gilles Hubert, Pierre i< Bachot et nous Kgasse, marguillier en exercice, et plu- « sieurs autres habitants , signé. Fait et arresté à la
tablette dudit Broué le mesme jour et an <[ue dessus.
Aîpropos de la balustrade qui sé|)arait le chœur de la nef, un différend s'éleva entre le procureur fiscal, Louis Egasse, et le curé Tournois de Bonnevallet.
Voici comment ce dernier nous expose les faits efe comment il décrit cette balustrade.
a Le jeudy ving sept d'aousl de Tannée 1778, à deux « heures après-midy, malgré les défenses faictes par a M. de la Salle en rassemblée du 22 septembre 1776, où a Monseigneur, après la présentation faite par raoy con- « jointement les paroissiens, du projet futur du rasement « de la grande balustrade du chœur où le dit seigneur a a dit positivement à Cochois en luy montrant la ditte a balustrade : ce Je te défend de touchera cet ouvrage » ; a malgré la défense verbale de Guillaume Berranger, « laboureur et marguilier, ou la veil de cet abattement a il signifia à (]ochois en présence de Nicolas 'Laisné, « m" d'eschole de Broué, et d'Estienne Prunier le jeune, « charron; malgré que ayant eu vent le jour mesme de « Taction hardy j'ay dit en termes formels au dit Cochois « que, s'il osait l'abattre, j'en informerais M. le Procureur « général et que j nbolirois la première messe, enfin le a jeudy 27 daoust de 1778, sans authorité ny acte de « délibération des habitans et des marguiliere, le pro- * oureor' fiscal Louis Egasse, enraciné dans son enteste-
140 BROUÉ
« ment a, par son ordre et son authorité privé fait raser « audit jour et an et heure cette belle et prétieuse grande a balustrade qui avoit été posé et fait du temp de M" Guiloc laume Maillier, savoir en 1650 sculpté sur la porte de « rentrée de la vierge ; le plus baux monument de me- <( nuiserie que Ton ait vu et que Ton vera jaîmais dans ce Téglise de Broué, sans aucune frétrissure ny dijonction a de bois que à l'aspect on auroit cru que cette balus- « trade étoit d'une seule pièce. »
<( Voicy sa figure. L'entrée du chœur étoit une grande « porte à deux battants au haut de laquelle etoit un a frontispice soutenu de quatre belles colonnes avec .« leurs corniches en haut à peut près à l'imitation de a ceux du grand autel, une longue' barre au dessus des « colonnes et des portes sculptée ; et au dessus du fronce tispice de la grande porte étaient deux consoles en « manière d'S sculpté. Aux deux côtés étoient aussy « S^ Jean et la S'* Vierge en statue de bois coloré en bleu a et en rouge d'une figure fort régulière et sur le frontis- « pice étoit appuyé un christ d'une figure majestueuse et (( grave et bien naturel quand à la personne, couverte a d'une couleur d'un blanc pasle et de la hauteur d une (( personne, quand au christ attaché sur une croix de « 7 ou 8 pieds de hauteur. La longue barre régnant « depuis Tautel de S* Jacques jusqu'à l'autel de S^ Eloy, (( relevoit au plus haut d'un bon pied, au bord duquel, « outre les ouvrages de menuiserie en délicatesse et en « cizelure, et au-dessous de cette longue bar de menui- « série d'en haut, étoit une longue rayure en sculpture fine et délicate comme une découpure de fleurs, bien sculpté, large de 8 pouces tout au long de la ditte c< balustrade, et de longs barreaux éloignés les uns des * autres de 6 pouces en terminant tout l'ouvrage; les
brôlk 141
« barreaux de la hauteur de 7 pieds, de la grosseur du « poing étoient en manière de rouleaux ; le grand christ « étoit attaché par derrière du côté du chœur d'une barre M de ferre. A côté sur un poteau de la voûte, un peu en « dedans du chœur au pied du christ étoient attachées « les armes de MM. de A^andosme et plus bas ceux des « seigneurs de MaroUes avec des croix revêtues de co- « quillages et de fleurs de trèfle ; aux deux côtés, deux « lions élevés en haut mettant chacun une patte sur le « haut des armes ».
a Pour la porte de Tentrée de la chapelle de la Sainte « Vierge, elle n etoit pas aussy pompeuse que celle de (( l'entrée du cœur. Il n'y avoit que deux colonnes et un a frontispice fort simplement. »
(( Le dimanche, le 7 de septembre, il a été fait une as- « semblée annoncée le dimanche d'auparavant. Le mar- (( guilier, savoir, Guillaume Berranger ayant consulté « deux avocats de Dreux qui luy conseillèrent de faire « une assemblée et de se faire authoriser des paroissiens « par un notaire, ce qu'il fit en prenant Baudran de Ger- « mainvil comme notaire. Il se transporta après vespres « de ce jour et le marguilier exposa ses plaintes et ce « fait, le procureur fiscal en présence de ses partisans « dit pour raison qu'il avoit fait raser la balustrade parce « que le marguilier luy en avoit donné le pouvoir ; alors « je luy répondit, comme étant procureur fiscal il avoit « plus de connaissance des loy que un autre et qu'il ne « pouvoit faire un tel dégât sans avoir un consentement c des habitants par délibération et par escrit. J'ay pour « réponse que je devois me mesler du spirituel et non du « temporel. Enfin les habitants ne faisant aucune plainte « d'un tel procédé, l'assemblée fut évacué avec le mar- « guilier et le notaire. »
142 BROUÉ
(c Au sortir de ladite assemblée, le marguilier me vint « trouver ou devant MM. d'Orvilliers le fils, M. Delorme « et M. Bignon, trois gentilhommes, je luy ait conseillé « que puisque la paroisse ne vouloit j)oint «'opposer « qu'il devoitpour se mettre à couvert des suittes futures, « faire son rapport à M. le Procureur du Roy de Chartres, « ce qu'il n'a pas voulu faire. »
Quoi qu'il en soit, la balustrade fut démolie, et le "8 novembre 1778, les débris en furent vendus « pour (( quarante livres au menuisier demeurant devant le cice metière ».
Le 6 décembre 1778 a été posée dans le chœur une lampe en cuivre argenté, et le 12 du même mois, Cochois a livré le lutrin avec les cinq escabeaux.
Le 30 septembre 1780, Jacques Lair, menuisier à Broué, a posé les bancs situés entre les deux grandes portes.
Le procureur fiscal, à qui un procès avait été intenté par le marguilier, fut condamné à Chartres le 18 septembre 1781.
'Le 27 septembre de la même année Cochois a commencé à poser les emboîtements au pilier de la chaire et il a fait à la dite chaire un nouveau dossier sculpté.
Le 7 juin 1782, ledit Cochois a posé un frontispice sur les colonnes de l'autel de Saint-filoi. Au-dessus se trouvait une croix avec « un serpent coulant ».
En résumé « voicy l'état des ouvrages de menuiserie a de Cochois, menuisier à Houdan ou Fi4àtre, son véri- « table nom ».
la chaire à prêcher 700 livres
le banc des marguilliers 700 —
'autel en tombeau 300 —
'aigle avec les bancelles des chantres. . 450 — les confessionaux Ï50 —
BROUÊ 143
« les placards aux deux murailles du sanctuaire 100 livres
« 31 bancs à 27 livides 837 —
a Le dimanche 11 de may 1783 après Tannance le di- <c manche précédent il a été faitte une assemblée d'habi- « tants par laquelle à la réquisition de M. Dablin, nouveau '< procureur fiscal, il requiert M. Hey, seigneur de Broué « et présentant que le banc seigneurial qui est dans le « chœur ayant été indueitient diminué par Louis Egasse, «■ procureur (îscal. il y a trois ans, sans qu'il paroisse au- <t cun consentement ny de M. de la Salle, ny des margui- « liers et curé et habitants, joint avec Temboîtement des « piliers qui a diminué le banc plus de six pouces d'é- « paisseur et 12 à l^ pouces de diamètre dont le dit banc « a été diminué du côté du chœur, et sur les représente tations de moy-mesme que j'ay demandé que le banc H seigneurial lut élargi du côté de la Vierge et non du « côté du chœur à cause du libre usage pour faire les cé- <c rémonies, en conséquence, par un consentement de « Nicolas Lefèvre marguilier, des habitants et de moy et « par un acte de notaire, savoir de Buhot Taisné, il a été « accordé sans aucune opposition que le banc de Mon- « sieur Hey seroit élargi de quatorze pouces ou environ (( de largeur. Signé à la tablette de quinze habitants (l) )». Kn exécution de cette convention le; banc seigneurial fut réparé le 7 juin 1783, par Jean Laire, menuisier à Broué. Le jour de Quasimodo, 22 avril 1781, le sieur Durvie, maçon, visita l'église avec le procureur fiscal et tous deux <-hoisirent remplacement où serait édifiée la sacristie nouvelle.
La maçonnerie fut confiée à Kstienne Prunier le flis, et
(1) Manuscrit Tournois de Bonncivallet .
144 BROUÉ
aux enfants de François Dagron, baugeurs; Pierre Gontet fut chargé de faire la charpente dont le bois fut acheté dans la forêt de Dreux moyennant 300 livres.
a Le 24 mars 1783, les Dagron pnt commencé les fon- « déments de la ditte sacristie. Pierre Gontet a pour ses c( journées 80 livres et les maçons ont ()0 livres, ainsy (( convenu il v a deux ans ( l).
Les travaux paraissent n'avoir pas été poussés très activement, témoin la note suivante :
« Vendredy 27 janvier 1786, les Dagron, savoir France çois, Pierre et Guillaume, on enfin couvert en thuile la » nouvelle sacristie excepté la place où on doit mettre la « gouthière. Voilà quatre ans que cette sacristie est eu « soufFrance (2). »
A propos des cloches, nous lisons dans le vieux inortuologe de M. Guillaume Maillier :
« De trois cloches quy estoient dans la tour, la moyenne M ayant esté cassée à la sonnerie de la Toussaint, on fist (( marché à un nommé Gaboy, fondeur à Chartres, d'en « faire, des trois, deux plus grosses : les fraiz en fusrent « bien grands. Il y en eust ensuite encore une cassée. « On fut d advis d'en faire trois assez considérables et « comme elles sont à présent. On en traita avec un aultre (( fondeur de Paris, nommé le Gay, quy pour les rendre « plus grosses qu'elles n'estoyent auparavant (3) y fourni nit dix-huict cent livres de métal d'augmentation, à « quinze sols la livre, et sa vacation à la fonte, pour les « trois, sans y rien fournir que sa peine, 250» livres d'ar- (f gent. Et ainsy, vu, la première fonte de Gaboy, inutile,
(1) MamiscTit Tournois de Bonnevallet.
(2) Idem.
(3) La plus grosse pesait 2200 livres, la moyenne KKK) et la petite 12(K) livres.
BROUÉ 145
« pour une cloche, la seconde dudit Le Gay pour les trois, « le métal, les fraiz et despenses, on a bien despensé, et « pour la montée en haut, refaire le befFroy et l'appuyer, « deux mille cinq ou six cents livres. Cette dernière « fonte des trois cloches fut faictes en juillet 1663 par « Legay ; et la première d'une par Gaboy, en 1657. »
En marge on lit :
« La grosse cloche fut fondue en 1738 par Brocard et w fut bénie le l**" may.
Cette cloche portait comme inscription :
« En mai 1738^ fai été fondue par Brocard et bénie « par messire Esprit Philippe Charpentier ^ curé de Broué, « et nommée Antoinette Catherine^ par haut et puissant « chevallier seigneur messire Antoine de la Salle, sei- « gneur de Carrières, Badonville^ Broué^ Pied-de-fer, « Moussoul-Moissel et autres lieux ^ et dame Catherine « Montma, F'* ie messire Noël Hiacinthe Roslin^ che- « vallier, seigneur de Fourolles, Le Berceau^ Fumerault (( et autres lieux ^ messire Etienne Lemoyne étant vicaire « et Pierre Piquet Bouchery^ marguillier. »
Cette cloche fut cassée en 1873 et le 20 juillet de ladite année le Conseil municipal approuvait le traité passé entre M. Fromentin, maire et M. Mahuet Charles, fondeur à Dreux.
Sur la nouvelle cloche, on lit :
f (c En avril 4874^ j'ai été bénite dans V église de Broaé « par M. Louis Eugène Thirant, curé de cette paroisse^ '< et nommée Jeanne-Marie par M . Georges de Senarmont^ « propr'^ au château de Badonville, conseiller à la Cour '< des Comptes, et par M""^ Adrienne Marie Hubert, épouse « de M. Ferdinand Morrau propr"^^ au château d^Anrf,
BROUÉ (775-fl5 c.) 19
146 BROUÉ
conseiller ^*. (T Eure-et-Loir, Député à l'Assemblée
« /la^*. Officier de la Légion rf'A'. M. Fromentin Jean,
« maire ; M, Camu Juvénaly adjoint ; MM. de Senarmont
« Georges, Prunier Désiré, Dagron Frédéric, Forfait L\
i< Frichot Jules, Rousseau Eugène, Legrand Achille,
« Egasse J^-Bap^^ Besnard Eugène et Aube Philidor,
« conseillers municipaux ; MM. Forfait J^-Bap^^ Aube
« Louis y Duclos Auguste et Letartre Isidore, margûilliers.
« Je pèse 1100 kgs.
L'horloge du clocher date de 1770. Voici le texte du marché conclu avec le sieur Laville, horloger à Coudres.
« Le vingt-neuvième d'avril mil sept cent soixante et « dix à la réquisition des habitans de la paroisse de Broué, (( assemblés au son de la cloche à la tablette du dit Broué, « à l'occasion dunne horloge. Après avoir demandé le « consentement unanisme des dits habitans, nous mar- (( guilier actuel syndic et la plus sainne et notable partie « des habitants, nous avons fait marché avec Monsieur u Pierre Laville, horloger demeurant à la paroisse de « Coudre, à sçavoir ce quy suit :
« PrefYnièrement le dit horloger s'oblige de fournir une « horloge complet de deux pied et demie en quarré dont « les deux grandes roux auront dix-huit pouces de diamet- « trc* et six lignes dépaisseur et les autres roux dans leurs <« justes proportions auront quatre lignes d'épaisseur. »
« Secondement, s'oblige l'horloger de fournir l'avant « quar trois minutes avant l'heur avec son timbre. »
« Troisièmement, s'oblige aussy de fournir les deux « cadrans complets l'un du côté du midy et l'afitre du « côté du septentrion, lesquels deux cadrans auront six « pieds en quaré, colorés et marqués à la coutume ordi- « naire des cadrans. »
« Quatrièmement, dans le marché, le dit ouvrier ne <c s'engage point à fournir la chaise, ny la boète, ny les « poids, excepté les anneaux scelés au dit poids. Enfin << le dit Pierre Laville, en présence des dits habitans « assemblés soussignés, s'oblige de donner une bonne. « forte, solide horloge quy sonnera touttes les heures et « la demie* sur la mesme grosse cloche de la ditte pa- « roisse ; la demie d'un seul coup, et aussy fournira le « dit horloger pour la confection de la ditte horloge « générallement tout ce quy sera nécessaire, prévu ou « imprévu, exprimés ou non exprimés. »
« Le dit horloge sera placé dans le clocher de Broué « avec cadrans sans que la ditte fabrique soict obligé à <( rien sinon les conditions dans l'article quatriesme ».
« Cinquiesmement, le marguilier en charge par lavie a et consentement des dits habitans soussignés et assem- « blés en ce jour s'oblige de donner la somme de cinq « cens six livres au dit Pierre Laville pour fourniture «c d'horloge sur laquelle totale somme il luy sera payé la c< somme de trois cens livres en posant la ditte horloge « et les deux cens livres un an api^s la livraison, laquelle « somme de cinq cens livres pour la ditte ouvrage d'hor- « loge, concerté, statué, réglé par les dits habitants avec « le dit horloger pour l'horloge par luy fourny sera prie (( sur le thrésor de la fabrique et du rosair par le marte guilier pour lors en charge. »
« Le dit ouvrier s'oblige de la garantir pandant dix ans « et de plus quelle sera visité si le cas le demande. »
« Le présent marché double fait en ce jour du dimanche <( à la tablette du dit Broué en présence de François « Dagron, marguilier en charge, de Louis Egasse, labou- <i reur et sindic, de Guillaume Maillier, de Marin Des- ^c vaux, de Jean Deschamps, marchand, de André Hébert
148 BROIIÉ
a et de Gilles .Hébert, drapier, de Pierre Contet, char-
a pentier, de Jacques Blondeau, d'Estienne Tunas, de
ft François Geux, cordier, de Jean Rousseau et de M*
ii Jacques Choasne, chirurgien, de Jean Haslé, menui-
« sier, de Guillaume Beranger, laboureur, de Simon
« Maillier et en présence de plusieurs autres qui ont
« assisté en grand nombre à la ditte assemblée (1). >»
Suivent les signatures.
« Les habitants avoient consenti, de donner en tout « cent livres, mais ils ont manqué de parole. »
« Le dix-huitiesme jour du mois de novembre mil sept € cent soixante et dix, dans l'assemblée tenue à la ta- € blette, convoquée solennellement au son de la grosse « cloche de cette paroisse par Favie et le consentement € des habitans et marguiliers en charge, il avait été déc cidé dans l'assemblée du dimanche le jour de la S'a Martin le onze du mesme mois de la mesme année « que la cage de Thorloge avec l'étendue dçs son plancher « serait mis au rabais et en conséquence le dix-huitiesme « jour, après plusieurs crie, la ditte boitte d'horloge a ayant été mise en premier lieu à douze livres la toise « par Haslé et Tougue, tous deux menuisiers. Le second a a mis onze livres quinze sols ; le premier, à onze livres « dix sols. Enfin après plusieurs rabais entre l'un et € l'autre, l'ouvrage est eschu au lot de Jacques Haslé « qui devant toute l'assemblée a consenti à la faire à dix « livres huit sols la toise. La ditte boitte sera de six pied « passé en longueur et de six pied de diamettre. Les « planches de la loge doivent avoir huit lignes d'épais- « seur, du bois de chesne sans être gâté par aucun nœud € ny autre défaut comme il a consenty. Cet loge ou boète
(1) Tournois de Bonnevallet,
BROUÉ i 49
« aura six pied de hauteur sans y comprendre dans cette a hauteur le dosme quy sera faitte en manière de cabanne ft de berger. Il est convenu de faire à ses frais et dépend « un chaste de six grand careau de vitre. Le dit Haslé <c s'est obligé de fournir les bois de traverse qui soutient <c la loge dont il luy sera payé à la toise à proportion.
« Il est convenu que lesdittes planches seroient jointes « par languette, de plus s'est obligé de faire un plancher « en planche de bois de chesne de l'épaisseur d'un pouce « sur le mesme pied de dix livres huit sols la toise. Dans « ce plancher il est convenu d'ajuster les chevrons de « dessous le planchera ses frais et dépend et également « de fournir aussy à ses frais et dépend la quantité de « cloud nécessaire, lequel plancher sera de longueur et « de largeur décidé par le marguilier en charge, et qu'il « ferait une bar d'appuy depuis l'entré jusqu'à l'autre « mur en ligne droitte, élevé de la hauteur de quatre « pieds, appuyé sur plusieurs barres à la volonté du dit « marguillier. »
« Dans le marché le dit ouvrier s'est obligé dedimi- « nuer la chaise de bois sur lequel est posé l'horloge « sans rien exiger. Enfin le dit Haslé a convenu de four- « nir les bois nécessaires pour la confection de la ditte « ouvrage et main d'oeuvre à raison en tout de dix livres « huit sols la toise, laquelle ouvrage luy sera payé sur le « contenu de son mémoire par le marguilier en charge « sur le thrésor de la fabrique de Broué, et la visite de- « vant être faitte de son ouvrage. »
« Lequel marché et convention a été réglé convenu en « présence du s"" Margrin, marguillier, de Guillaume Pru- « nier, marguillier, et des autres. »
Quelques semaines après la première assemblée, une convention avait été passée avec l'horloger aux termes de
150 BROUÉ
laquelle il ne fournirait qu un cadran placé à l'ouest moyennant une diminution de cinquante livres sur le prix <;onvenu.
Cette horloge n'avait qu'une aiguille. Elle resta ainsi jusqu'en 1893, époque à laquelle fut posée Taiguille des minutes par M. Beauvivîer, horloger à Houdan, sur un cadran neuf fait par M. Hémier, menuisier à Broué.
Deux fois, pendant le laps de temps indiqué ci-des- •sus, la municipalité dut s'occuper de faire réparer l'horloge dont la marche était fort irrégulière.
Nous extrayons du registre des délibérations du Conseil municipal les deux copies suivantes :
« Aujourd'huy dimanche cinquième jour de may mil « sept cens quatre-vingt-treize, deuxième de la Républi- « que française, dix heures du matin. »
« Nous Maire, officiers municipaux et notable assem- « blée en Conseil général dumant convoqué à TefFet de <L faire faire les réparations urgente et nécessaire pour « l'horloge du clochet de la ditte commune. »
« Sur ce, ouï le procureur de la commune en ses con- « clusions, nous avons délibéré, de l'ordre des citoyens « Maire, officiers municipaux et notables de la commune <i de Broué. »
« Le citoyen Bauve, horlogeur à Richebour, c'est trans- « porté le vingt-six avril mil sept cens quatre vingt traîze a en la chambre commune dudit Broué pour examiner « l'ouvrage indispensable de faire à l'horloge de la ditte « commune. »
« Premièrement, il est à propos de faire des anclitage « neuf monté sur des platine en fer battu de neuf à dix « pouces de diamètre sur lesquelles sera monté les dittes « enclitages pause au bout des cilindres ou rouUe la corde « qui tient les. poids. »
« Sera fait deux arbres neuf avec de forte portée pour ce soutenir les deux premières grande roue du mouve- « ment de la sonnerie, arrondir les dittes roue sur leurs « arbres neuf. »
« Seconde roue du mouvement, faire un arbre neuf « avec un pignon neuf, dans une masse de fert de la <i meilleure calité qui sera bien tournée sur le tour, di- « visée bien juste, ledit pignon qui sera bien polit et « trempé en dur d assier, arrondir la ditte roue au plus- « juste possible.
« Troisième roue qui sera la roue dechapemant. La u faire neuve avec son arbre et pignon, une verge de i< palette neuve avec coque d'un nouveau goux avec un « pandule de la plus grande longuere suivant la place a pour que la ditte horloge se soutienne dans son régie- « ment avec une suspention d'une nouvelle construction
u pour faciliter le conducteur à un règlement juste. »
Sonnerie. — « Aux bout de l'arbre neuf de la première « grande roue sera ajusté un pignon qui conduira une « roue de compte neuve avec un chaperon neuf pour la « division des heures toutes diférenmant faites que « Tentienne qui est cassée. »
« Seconde roue de la sonnerie, faire un arbre neuf avec « un pignon aussi neuf. Idem un mouvement sur le dit « arbre sera ajouté un chaperon qui soutiendra les dé- « tentes levées lorsque la sonnerie sera en accélération. »
« Troisième mobille^ sera fait un arbre de volant ausi « neuf avec un pignon idem aux autres. »
ce Faire un volant neuf d'une nouvelle construction « pour faire sonner vite ou lentement suivant les huilles. »>
ce Faire des double détente neuf pour empescher le dé- « compte et dérangement la ditte sonnerie. »
« Reboucher tout les troux des pivaux des arbres comme « aussi de la verge de palette en cuivre ainsi que les por- « tées de roue moyenne comme aussi de la roue de <( compte. »
« Faire une lenterne neuve qui sera a remonté les poids, « mettre toutes les encienne pièce de la ditte horloge à « neuf. »
« Comme le marteau qui frappe sur la grosse cloche « est d'un dur extraordinaire à levé ce qui fait beaucoup « souffrir la ditte sonnerie il est à propos de le pause « tout différamant, faire des bascule neuve suivant « la place ».
«( Faire deux poulie neuve montée sur de forte chappe « pour les poids, toutes les dittes ouvrages seront faittes « du plus nouvau goux suivant Tar de Thorlogerie. »
« Du consentement de toute la commune rassemblée « le cinq may mil sept cens quatre vingt-traize, seconde « de la République française est convenu en sus de laditte « réparation, le citoyen Bauve s'oblige de faire une con- « duitte de cadran neuve, savoir une roue neuve à grande « division ainsi que les étoille avec une eguille d un nou- « veau goux moyennant le prix et somme de trois cens « trente livres, le tout sujet à visitte et s'oblige de la ga- « rentir l'espace de trois années de toutes les pièces ci- Ki dessus. »
(( Le dit Bauve ses obligé de faire toutes les dittes « ouvrage si dessus dénommé et de pauser la ditte hor- « loge à sa place ordinaire dans le courant du mois de « juillet prochain pour le prix et somme si dessus « portée».
« Fait et arrêté à Broué en la maison commune, séance « publique tenante même jour et an que dessus. »
Signé : Dablin, maire ; Gille Venard, officier ; Maître-
LUTRIN DE l'Église de broué
BROUK 156
Jean, officier; Pierre Gontet, officier; Lair, officier ; l)agron, officier ; Godfroy, notable ; Blondeau, Prunier, prop. ; André Roger, not. ;Louvet^ not. ; Cornillon, not. ; Tunas, not. ; Blondeau, s. gref.
Le 3 novembre 1850 le Conseil municipal chargea M. Héron, horloger à Bu, de faire les réparations nécessitées par la marche irrégulière de Thorloge du clocher. Ces réparations coûtèrent 60 francs.
Indépendamment des travaux déjà cités comme ayant été accomplis dans Téglise, d'autres le furent à des époques différentes.
Témoins les détails suivants écrits par M. Charpentier, curé de Broué, sur les registres de Tétat-civil de Tannée
« Le jeudi li\ de janvier 1754, le tabernacle doré du « grand autel de Téglise de Broué a été posé. Il a été fait a à Paris par le s*" Audinet demeurant sur le pont de a Notre-Dame, à Tenseigne du Manteau royal. Voici d'où « on a tiré les deniers pour en faire le payement. »
« Premièrement on a employé la somme de 146 livres « 12 sols provenant du reliquat du compte de Jacques « Marchand le jeune, marguillier de la fabrique, rendu le a 2® octobre 1752 ».
« Plus la somme de 91 livres 4 sols provenant du payece ment de la ditte somme de 91 ff 4 s. par le s' Louis a Egasse, fermier en partie des terres de la fabrique à (c Jacques Venard, marguillier de la fabrique de Broué».
« Plus la somme de 30 ft provenant du reliquat en partie a du comte de défunt François Bauchet prévôt de la cha a rite de Broué, laquelle somme de 30 ff avait été payée à a M. Charpentier, curé de Broué, par la veuve dudit Bau a cher et restée en dépôt entre les mains dudit s' curé « jusqu'au mois de janvier, et audit mois les confrères de
156 BROUÉ
a laditte charité ont consenti que iesdittes 30f^ fussent « employées pour aider à payer ledit tabernacle et le s^ « curé déchargé dudit dépôt de 30 tt ».
« Plus la somme de trente livres prise sur les fermages « dus au Rosaire et payées |>ar le s*" Egasse fermier en « partie des terres dudit Rosaire au s"^ curé de Broué, ad- « ministrateur dudit Rosaire, et dont le dit s*^ curé sera « déchargé en mise, la ditte somme de 30 ff ayant été em- «c ployée audit achapt du consentement dudit s' curé et a habitants du dit lieu. »
« Plus la somme de 23 tf prise des quêtes faites par les a filles de Broué on Téglise pour la décoration de Tautel <c et chapelle de la Sainte-Vierge, laquelle* somme étoit
« en dépôt chez Laurent, femme de Marais et
« délivrée par laditte Laurent pour Tachapt ci-dessus du a consentement dudit s' curé et des dittes filles. >»
« Plus a été employé I8ff pour Tembalage dudit taber- « nacle payées par Pierre Loy son, marguillier en 1754. »
a Plus a été employé 10 # payées par ledit Loyson au « s' Roger, voiturier de Dreux pour avoir voiture ledit « ouvrage de Paris à MaroUes. »
« Plus six livres au s' Lisant pour avoir posé en place « ledit Tabernacle, payées par Pierre Loyson. »
Le tableau du maitre-autei date de 1762. M. Tournois de Bonnevallet nous donn'e à son sujet la curieuse relation suivante.
« En cette année (1762) fut placée le tableau de Sainte Martin. L'ancien portrait ctoit la mesme présentation « étant lacéré depuis le haut jusque en bas j'avois repré- « sente à l'assemblée qu'il falloit y représenter un mîs- « tère, la paroisse sy opposa. Ledit portrait a été fait « par un nommé Lebrun, mort, dit-on, à Cayene depuis; « il la fait chez M. Clavier, curé de Dame Marie proche
BROUÉ 157
a Boutigny, iiussy voit-on la représentation de Nostre M Seigneur est la sienne propre et celle de Saint-Martin a celuy du pintre. Derrière le tableau est un placard de plan- « che pour le conserver de l'humidité de la muraille. Il a « été receu solennellement ce dimanche 22 novembre et a ce coûté 150 # par un marché fait avec le pintre et lassema blée sans compter le plancher de derrière le tableau. »
Quelques années plus tard, le maître-autel fut peint par Duguay, de'Houdan.
Voici quelques extraits de la délibération prise à cet effet par le Conseil général de Broué le 21 avril 1793.
« Nous avons délibéré que le tombeau dudit maître a autel seroit peint en marbre de diférente espèce et doa rer les attributs et feuilles. ^î
« 2** Peindre les pieds destaux en marbre ausi de difé- « rente couleur. »
« 3** Peindre cinq cadres en marbre. »
« 4**Peindrelescolonnes et leurs chapiteaux en marbre.»
« 5** Peindre le restant de la boiserie du rétable d'autel « en petit gris et réchampir les moulures et sculptures « en blanc. »
« 6** Peindre la coquille de la voûte donnant sur Tautel « en blanc, bleu en colle à deux couches. »
« 7" Peindre en marbre la corniche qui reigne au haut « dudit rétable d'autel. »
« 8"* Peindre en marbre la balustre servant d apui de « communion. »
« 9** Peindre l'aigle en gris et rechampire en blanc. »
« 10** Peindre la boiserie en couleur de bois, savoir le '• lambris, les stales, leur apuits et scabaux des enfants *' de cœur, les bans faisant partie du cœur. »
« M" Peindre la croix du cimetière et son patin en petit « gris ».
1 r>8 BROUÉ
« Nous avons donné laditte ouvrage au citoyen Du- (c }çuay, pintre, demeurant à Houdan, pour le prix et .. somme de sept cens vingt-cinq livres... »
Nous avons vu plus haut qu'en 1663 il avait été commandé trois cloches au fondeur Le Gay et que, aujourd'hui, il n'en existe plus qu'une dans la tour.
Voici le texte de la délibération prise au sujet des deux autres.
« Aujourd'huy onze frimaire, deuxième année républi- « caine une et indivisible. »
« Nous soussignés, Maire, officiers municipaux et note tables assemblée en Conseil général dûment convoqué.»
« En exécution des lois des 23 juillet et 3 août dernier, (i (vieux stille), faisant droit au réquisitoire du procureur c( de la comune en vertu des lois précitées, »
<( Procédant au salaire des ouvriers qui ont fait la des- « sente de deux cloche du cloché de notre comune tant a pour la main d'œuvre que pour le dégât de leurs outil « cordage que pour leurs sallaires il leur a été accordé « par le Conseil général la somme de soixante livres di- (( visée en cinq, savoir les citoyens Pierre Contet, char- (( pentier, Etienne Prunier, charon, Guillaume Dagron, a maçon, Jacques Laire, menuisier, Gilles Venard, jource nallier, tous membres du Conseil général de ladite coct mune, plus il a été accordé audit dénommés ci-dessus c( la somme de quinze livres pour charger lesditte deux a cloche dans la voiture destinée au transport. »
« Et de suitte même jour et même séance que dessus u procédant au rabais du transport desdittes cloches au a district de Dreux, il a été accordé la somme de 25 livres u au citoyen Guillaume Berranger, comme moins offrand « et dernier enchérisseur pour ledit transport, plus il a M été accordé la somme de trois livres à chacun des ci-
toyens chargés de conduire lés dittes cloches, savoir
Pierre Contet, Etienne Prunier et Jacques Laire. Les
frais rédigé par nous lent pour la dessente, chargeage,
charroit et conduite desdites cloches, toutes lesdites
sommes réunis ensemble font celle totale de cent neuf
livres. »
« Fait en notre maison commune séance publique te- « nante même jour et an que dessus. »
Enfin, pour terminer cette longue histoire des travaux exécutés à notre église et à ses dépendances, nous dirons que la sacristie, commencée en 1781, fut achevée par ordre du Conseil général de la communauté.
Le 10 novembre 1793, cette assemblée décida de convertir cette construction en maison commune.
Elle autorisa le procureur à faire finir les travaux dans le délai d'un mois et le citoyen Louis Aulet, receveur des deniers de la fabrique, fut invité à en payer le montant.
Avec les agrandissements successifs dont elle a été l'objet, notre église forme actuellement un rectangle de 33 mètres de long sur 15 mètres de large.
Ses murs, en maçonnerie de silex et pierre calcaire, sont flanqués de dix-sept contreforts en pierre de Vernon.
Des dix fenêtres romanes qui éclairaient la primitive église, il n'en reste que trois.
Sur la nef principale s'ouvrent trois grandes fenêtres gothiques garnies de verre blanc.
Avant le pillage de l'église en 1568, il y avait de jolis vitraux. Les flammes de la seconde fenêtre au sud contiennent encore quatre figures d'anges.
L'abside est éclairée par trois autres fenêtres trilobées. Les meneaux de ces six fenêtres forment des rosaces en cœur et feuilles de trèfle.
Dans le chevet de l'édifice, existent quatre haies mu-
UM) BROUÉ
rées : trois sont cachées par le rétable de Tautel et la quatrième donne sur la sacristie.
Enfin la petite église, ou nef latérale, reçoit la lumière par quatre fenêtres.
Les deux nefs sont séparées Tune de l'autre par sept colonnes de pierre reliées longitudinalement par des arcs en ogive.
La première de ces colonnes vers le bas de la nef est à moitié noyée dans la maçonnerie du mur de Téglise ; la seconde soutient une statue en pierre de N.-D. de Pitié.
Chaire a prêcher. — La quatrième supporte la chaire à prêcher, remarquable par ses sculptures. L'abat-voix porte à sa partie supérieure un pélican se perçant le flanc avec le bec pour nourrir ses petits de son sang. On sait que cet oiseau est le symbole de Tamour paternel.
Le tour de la tribune comprend quatre panneaux qui renferment les attributs suivants sculptés dans le bois.
r Le livre des Evangiles;
2"* Un bâton de confrérie et une torche ;
\V* Une mitre et une crosse ;
V Une plume et une écritoire.
Les deux autres colonnes sont cerclées d'un lambris de bois dont les panneaux sculptés représentent, fîice vers Tabside :
1* Un fallot, une croix et un encensoir ;
2"* U'n ciboire, un calice, un plateau et des burettes.
Le tout est encadré de tiges de blé en épis et de pampres de vigne chargés de raisins.
A l'un de ces piliers, côté de la nef latérale, est placée la statue en pierre de sainte AnnCy enseignant la lecture à la Vierge,
Banc d'(euvre. — En face de la chaire se trouve le banc
HHOUK 1^
d œuvre. Le grand panneau du dossier porte la fig\ire sculptée de saint Martin avec mitre en tête.
Le fronton de ce dossier est également rehaussé de sculptures d'une finesse exquise , qui font Tadmiration des connaisseurs.
Derrière le banc d'oeuvre sont dissimulées une pierre de consécration et la crédence de Téglise primitive.
Autel Saint-Jacques. — Entre le banc d'oeuvre et l'abside on remarque l'autel de Saint-Jacques.
Sous cet autel est reléguée une statue à moitié brisée de saint Jacques de Gompostelle.
Le tableau qui orne le rétable représente le même saint Jacques avec un manteau garni de coquillages.
Il tient à la main un rouleau avec cette inscription : Pro sainte ejus transfuisisti me^ Domine.
Au-dessus, on lit : fma^e \'éritable de saint Jacques de Composte lie.
Lutrin. — Le chœur contient un lutrin représentant un aigle sculpté dans un bloc de bois.
Il est dû au ciseau de Ambroise Pilastre, dit Coehois, menuisier à Houdan, et porte intérieurement le nom du sculpteur et la date : 1775.
Son socle présente trois panneaux avec les attributs suivants :
l* Un violon ;
2** Un livre noté et une flûte ;
i'* Un serpent et un flageolet ;
Par suite d'un accident survenu en iî)Ol Taigle lut endommagé, la réparation en fut faite par Alfred Hémier, menuisier à Broué.
Stalles. — Derrière le lutrin sont des stalles dont le siège mobile est ornementé d'une tète d'ange.
164 BRorÉ
Le dossier de la stalh; du prèln* j)^é^e^te les armoiries du curé Guillaume Maillier.
AiiMoïKihs Di: iirii.i.ArMi: MAii.i.ir.ii.
L^écusson, en forme de cceur, porte sur son champ un chevron surmonté de deux fleurs de pommier.
Au-dessous sont les initiales M G M
Sanctuairk. — Le sanctuaire est garni de tableaux et de statues.
Le tableau du maître-autel, peint |)ar Lebrun en 1762, représente la Vision de saint Martin. Nous avons déjà, p. 156, dit quelques mots de ce tableau d'après Tournois de Bonnevallet.
Il remplace une vieille peinture représentant la Résurrection et qui a orné intérieurement le dessus de la grande portejusqu'en 1898.
Du côté de l'Evangile sont les statues de saint Sébastien et saint Martin, séparées par un tableau, saint Antienne, martyr, offert à Téglise de Broué par M™* Boiton, née Marais ; et par un autre tableau qui représente saint Martin offrant à un pauvre la moitié de aon man* teau.
De l'autre côté sont les statues de saint Nicolas et de saint Roc h. Cette dernière fut remplacée en 1901 parune^ autre de l'archange saint Michel qui terrasse le démon sous la forme d'un dragon.
Kntre ces deux statues, on voit la Con.tt'-vratioii épiscnpale de saint Matiin.
Derrière la statue de saint Nicolas, on a découvert sur le mur, cachée par un mauvais badigeon, une fresque représentant sainie Barbe.
Peut-être était-ce au ban de cette fresque <pie se trouvaient les initiales M G G dont nous parlons p. 1611.
A l'un des meneaux de la fenêtre du chœur est sculpté tlans la pit'rrt' récusson dont voici le dessin :
Sous les marches de l'autel il existe dans le dallage une croix en pierre blanche.
La voûte, refaite en 18i)8, porte dans sa clef des carrés de bois sculptés représentant : un dauphin, un aigle, un cygne, une coquille, un monstre et un escargot.
Sur Tun des entraits sont, à droite et à gauclie du Christ les statues de saint Jean et de la sainte Vierse.
16H BHOliK
Petite église. — La nef latérale, ou petite église, s'étend (le la porte dite des Bergers jusqu'à la sacristie.
A l'extrémité vers le levant est l'aulel de la Sainte- Vierge.
I.,e tableau qui le décore représente V fnstitulion du saint fiosaire.
Au devant se trouve la statue de \otre-Dame des Vif~ loirrs.
A droite, au-dessus de la porte de la sacristie, VA.i-
soniptioft ; à gauclie, V Annoncialion , puis une statuette de la wainte Vierge provenant de la cliapelh^ d'Orvilliers.
Sur le mur du nord est un tableau représentant sainte (jerwvii-ve , patronne de Paris.
A coté de CCS peintures repose sur un piédestal une atalacmoderneâe J\'oirc-Dame de Lourdes, donnée à l'église de Broué, à Pâques I88!l, en souvenir de Marguerite et Gabriclle de Sénarmont.
On rencontre ensuite l'autel des saints Sébastien et Rock sur lequel existe une statue du Sacré-Cœur.
Le tableau du rétable nous montre saint Sébastien et saint Itocb guérissant de la peste.
Au-dessus, on remarque une petite peinture. C'est une
BROUK 167
procession de frères de Charité en uniforme, se déroulant dans un paysage.
En tête est le tintenellier. Immédiatement après viennent les frères porte-bannière, porte-croix et portechandeliers, puis le prêtre, en surplis, et enfin le reste des frères servants.
A l'extrémité du parquet de la Charité est la porte donnant accès dans la tour du clocher.
A côté de cette porte est scellée dans la muraille la pierre tombale des messires Berrongor, portant Tinscription suivante :
Cy DKUAT (ilSENT LES CORPS 1>E VENERABL.
& DISCRETTES PERSONES, MeSSIRES JeAN &
Marin les herrenger p*"**'"''* natifs
DE CE LIEU DE BîtOUÉ ET EN LEUR VlUAT
Curez de cette Kglize, lesquels Décédèrent scauoir led Messire Jean
berrenger le xi*' lour d aoust 1612 âgé de 60 ans ou enuiro et led m"
Marin berrenger le ^^ de ianuieh 1623 ÂGÉ de 52 ANS PO*" lesquels cette