‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 4)Chapitre 21 sur 63 · ÉGLISE DU BOULUA Y-THIERRY · texte numérisé non relu

ÉGLISE DU BOULUA Y-THIERRY

geht att tion de gneutês avec celles de sa mère Jeanne de Trie : d'or à U bànde d'asur^ comme cela se faisait quelquefois alors. Enfin les armes de Trié surmontent encore J'ogive de la principale porte d'entrée de l'église. Il existait au-dessous deux autres écus> sons, mais dont les pièces ont été grattées à l'époque révolutionnaire.

Après les Pellavoine, les Faviers ne furent pas moins généreux. Ils donnteent le mattre-autel en bois peint de' couleur blanche, rehaussé d'or. Il est 4»né d'un beau rétable en bois sculpté et sur lequel on voit encore des armes mutilées, mais que l'on peut suffisamment distinguer pour ne pas s'y tromper. En effet, les armes des Favier sont : D» guwUs*, à troit eoneombn» d'argent : supporte deax lione.

Jacques II Favier (16Sâ-1671) portait : iearteli aa f «Ter aa chevron de gueuUs tarmonté de 3 burelle» de même, aaS ide gaeutee au chef ichiqueté <r argent et d* azur de trois traite, an S* : de gueutee f relié d'or, au 4'' : d'argent k deux bandes de gueules; sur le tout de gueules à trois concombres d'argent, qui est Favier.

La Révolution a passé par là : cependant on distingue encore très visiblement les chefs d' s doux quartiers supérieurs; le bas du haume est intact: I'' li mt est coupé à ia hauteur du COU. Les lions qLii servent de siippin ts sont seuls intacts.

Le panneau qui lait pendant à droite porte aussi un écu, mais complètement gratté. Il est supporté par deux feuilles de palme entrecroisées et surmonté d'une guirlande de fleurs et de couronnes. Cet écu pourrait n'avoir rien eu d'héraldique.

Nous avons d'ailleurs le ternuignage de M"^" Pierre Claje, bachelier en théologie de la faculté de Paris, curé du Boulay-Thîerry pendant 59 ans, mort le 2») juillet 1778.

X Tout le pays, dit-il, se ressentoit encore des guerres des Huguenots et des désordres qu avoit causé la Ligue. La plupart des églises n'étoient pas rétablies du pillage qui avo t éti fait de leurs titres, meubles et ornements. Celle de Boullay- i tiierry a plus ï,!aifTert qu'aucune autre de ces dé.sordres, le nommé Gnurdon, huguenot, étant seigneur de cette paroisse à cette époque... M. Favier, duquel on voit la tombe au milieu du chœur» étant

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fort affectionné à ce lieu, fit faire le rétable de Tautel et les deux petits autels, entre lesquels il y avoit une boiserie à barreaux tournés et une porte carrée de même au milieu. Trouvant le chceur * trop resserré, j*ai fait faire la colonnade en avançant sur la nef. M'~ Favier, présidente Talon, morte en 1732 à Tdge de 87 ans i /2 m'a dit que le rétable, dont la peinture est parfaite, avoit coûté mille écus. C'est elle qui a donné le tableau du grand autel lors de son mariage* l'an 1644. M"^ Baynast, mère dudit M. Favier, a donné les tableaux des deux petits autels. Le tableau de sainte Anne est un morceau précieux, ainsi que celui du grand autel. Ces trois tableaux sont de la main du fameux Champagne. Le tabernacle que Ton voit aujourd'hui quoique beau et bien doré (pai- Favel, alors le plus fameux doreur de Paris) est et paroit trop line pièce posthume. Il y en avoit un qui faisoit corps avec le rétable. Je ne sais pour quelle raison M. Favier fit ce changement. J'ai vu Tancien tabernacle et je pense qu^étant foit pour le plan et dans le même goût, on pouvoit se contenter d'y ajouter quelques ornemait Quoi quMI en soit, celui-ci a coûté 600 livres dont 200 livres ont été prises sur Targeint donné par M. Huet.

« On a fait la boiserie du chœur et on a acheté les six chandeliers argentés. La grande boiserie du chœur étoit placée lors de mon entrée, et les frais en ont été faits aux dépens du même argent de ce M. Huet. ancien curé (f 1655) et parent de la famille Favier. II avoit mis 4(KX) livres à la disposition de M. Favier et M"' la prOsidente Talon. La distribution en a été faite en principale partie aux pauvres.

« Tel était Tordre du chieur lors de mon entrée le 2 mai 1713, excepté qu il n y avo t m appui de communion ni sanctuaire séparé. Ces deux articles ont été faits depuis peu d'années aux frais de M"" Chauvelin. veuve de M. le président Talon, mort en 1744. » Les fenêtres de la nef, et surtout de la petite chapelle seigneuriale située à droite, ornées des armoiries du marquis et de la marquise de Boquestant. attestent que ceux-ci ont noblement suivi les traces de leurs prédécesseurs.

LULISE liV, BAILLEAU-L EVtQL E

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