ERMENONVILLE- LA-PETITE
Sous le rapport religieux, la paroisse comptait alors 150 comroimiaats, 350 livres de revenus, 20 livres, 8 sols, 10 deniers de cens, et relevait de )a conférence d'Illîers.
Quant au revenu de la fabrique, il était de 100 livres et reposait sur des parcelles de terre léguées à l'établissement par90donateurs environ; nous arrivons ainsi à la Révolution. Une période nouvelle va donc désormais s^ouvrir devant nous. Pour Ermenonville, rère de la Révolution ne se révéla guère que le 17 juillet 1790. Le premier acte qui en parle, en effet, n'est autre que le mémoire adressé au directoire du département, à l'occasion de la prestation du serment exigé par l'assemblée constituante.
On j lit : le maire a prononcé le serment, la majeure partie de rassemblée la prêté avec lui.
Le surplus paraissant le refuser, sont sortis de l'église, et y sont rentrés peu après, animés par un des notables. Ils se sont jetés sur le banc du chapitre de Chartres, cy devant seigneur, l'ont enlevé et brisé dans un clin d'osil, en faisant un grand ta« page dans l'église, ce qui a obligé le maire à rompre rassemblée, avant que la cérémonie fut achevée.
Après que tes habitants sont rentrés chez eux, les mutins ont forcé le sacristain à leur donner tes clefs de l'église. Ils j sont rentrés, ont Jeté deh<Mrs les éclats du banc seigneurial, et sou* tenus par un autre notable, les ont criés à l'enchère ; ainsi qu'un poteau qu'ils avaient précédemment arraché et qui était déposé dans la cour du presbytère.
Mais le vieux curé leur représenta que le poteau appartenait à la nation, et que c'était à la municipalité d'en disposer.
Ils n'insistèrent pas, quoique le notable leur eût dit que la municipalité n'était pas grand'chose.
Celle-ci crut donc devoir informer le directoire du département de ce qui s'était passé. De là l'arrêté publié au prône, où l'on avertissait les mutins, qu'au besoin on aurait recours à la garde natujnalu, aiix troupes de liyne et à la maréchaussée.
Les dLu.i années qui suivirent ne nous ont rien offert de remarquable et digne d'être si^'nalé. nous savons seulement que les réquisitions h'y liient avt;c rigueur et que 1 enlise fut totale*
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ment dévastée et convertie en atelier de salpêtre ; mais nulle part nousn'aviïiis trouvé trace soit de la vente du mobilier* soit de son enlèvement.
Le presbytère avait été vendu, mais une petite maison située dans l'enceinte du cimetière et appartenant à la fabrique y ayant été conservée, la municipalité en faisait la demande au directoire départemental.
N'ayant pas reçu d'abord de réponse satisfaisante, elle renouvela sa demande, et reçut l'autorisation de s'y installer moyennant 18 livres de rente.
Ici se trouve un souvenir de famille que uous ne pouvons passer sous silence.
Il s'agit d'un prùtre qui fut notre arrière grand-oncle, M. Honoré Garnis, né à Ermenonville la grande, en 1755, et décédé curé de r^rasvill( s près Voves, en 18()7.
Vicaire de Saumcray et de Chuisne avant la Révolution, on le trouve à Fresnay-ie-Comte en 18()0, et à trmenonvdle la petite en 1801.
Il aurait eu, paraît-il, la faiblesse de prêter le premier serment exigé des prêtres en exercice, mais il aurait ensuite réparé héroïquement sa faute.
Bien des fois en effet on nous a parlé de lui, comme fuyant de retraite en retraite, en compagnie de l'un de ses neveux, Louis Suray, notre grand-père, passant ses jours et ses nuits, dans les bois, dans les greniers, exposé à toutes les rigueurs de l'hiver, bravant la faim, la soif, le froid, célébrant, quand il le pouvait, le saint sacrifice de la messe, dans les granges, (lu les caves, chez des amis hospitaliers dont on nous a cité les noms, et dont quelques-uns même nous ont été très connus.
Il y ruina une santé fort robuste, et les six ans qu il p issa à Prasville ne furent qu'une Ionique suite de souffrances et de maladies. Nous pouvons ajeiuter à sa luuange qu'il fonda et entretint à ses frais une éci le de lilles et qu a sa mort il ne laissa à sa famille pas la moindre obole en héritage.
Nous prions donc qu'on veuille bien nous permettre de saluer «Q notre vénéré parent un confesseur de la foi. On raçonteque )e
ERMENONVILLB-LA-PETITK
20 bramaire an IV» 17 novembre 1705, dans un moment d'ac* calmie, M. Garnis se trouvait à Saumeray, sa première résidence pastorale et y exerçait quelques fonctions de son saint ministère. La municipalité en prit ombrage, et se bâta d'avertir le directoire, dénonçant ledit Garnis, comme perturbateur de la paix publique, et tellement dangereux qu*il était parvenu ft former un rassemblement de femmes disposées à mettre la main sur le cydevant presbytère, pour y installer Vex'prêtre, Honoré Camis.
Le 25 septembre 1799, 3 vendémiaire an VIII, une enquête conduite par le tribunal correctionnel de Ghartres, mettait de non* veau en relief le nom de M. Garnis ; il s'agissait de savoir si la veuve Deshayes, libraire et imprimeur à Chartres, avait l'intention de prêter sa maison pour y célébrer la messe ; et quels prêtres elle se proposait d'y admettre. On cite nommément comme dénoncés au tribunal, les sieurs Herverdin, Garnis, Marcille et Bemier. Nous ignorons ce qui fût répondu à cette enquête judiciaire. M. Garnis que nous avons vu à Ermenonville en 1801, n*y resta pas, après la promulgation du Goncordat ; il y fût remplacé par M. Champion Noêl-Désiré et par M. Thibault Louis, quf ne firent que passer Tun et l'autre. Ermenonville avait pourtant conservé son titre paroissial avec Epeautrolles, comme annexa, jusqu'en ld07, où tout fût changé; Q»eautrolies était alors dittrait d'Ermenonville, et Ermenonville réuni k Luplanté. Il en tàt ainsi jusqu'en Tannée 1827, où ta paroisse obtint d'être réintégrée dans ses titres.
Dans l'intervalle, l'église avait subi un tel abandon, que le conseil munidpal n'avait pas craint de la consacrer à la relégfttion des pauvres hallucinées, regardées comme dangereuses pour la sécurité publique.
L'ouverture officielle ne s'en fit qu'en 1830.
Alors apparaît en qualité de curé de la paroisse, M. Barbier Louis-François, qui ne resta que trois mois et fit place & H. Morin Gilbert, curé desGorvées-les-Ys; celui-ci mourut à Ermenonville «11841, à l'Age de 80 ans. Depuis quelque temps déjà, il était devenu incapable d'exercer les fonctions du ministère pastoral, et était suppléé par M. Toutain, curé de Blandainville.
BMIENONVILLErLA PRTITE
Si 1 on en croit d'anciens récits, aux jours de la Révolution, afin d'échapper plus sûrement aux recherches de la police, M. Morin s'était transiorrriL' en remouleur, et s'en allait offrir ses services de vi!ln<;e en village, portant sur son dos les insip;nes de sa nouvelle profession, mais évitant de faire long séjour dans chacune des locBlités qu'il visitait. A la mort de M. Moria, la paroisse resta vacante jusqu'en 1847.
Depuis cette époque jusqu'en 1868, cinq prêtres ont successivement exercé le saint ministère dans la localité. Ce sont : messieurs Habert, Louis-Honoré ; Gouache, Kloi-Armand : Pitou, Pierre-Jules ; Carré, Louis-Zephyr et Tremblay Constant. Depuis le départ de ce dernier iii*^.qu'à nos jours, la vacance n'a point cessé.
Et pourtant l'on aurait pu croire que la paroisse avait bien quelque droit à la considération de l'autorité diocésaine En effet, un réve caressé par M. Gouache s'était réalisé pendant l'administration de M. Pitou.
M. Bouvart, maire de la commune, parvenu à une extrême vieillesse, voulut couronner par une œuvre de foi et de religion, sa longue et honorable carrière. La nef de l'église paroissiale, œuvre informe du onzième siècle, contrastait d'une façon regrettable avec l'élégance du chœur, aux belles fenêtres ogivales, aux entraits cannelés, et ornés de chimères, surmontées d'aiguilles avec peintures et lambris à fresques visibles encore de nos iours. M. Bonvart voulut donc en entreprendre la reconstruction, et pour arriver à ses fins, n'oublia ni soins ni dépenses. îl n'eut pourtant pas la joie d asbisUT au couronnement de son œuvre *. il mourut avant qu'elle fût terminée. Il en fût de même de M. Pitou. Quant h l'abbé Narcisse Foreau, leur habile et dévoué collaborateur, il survécut peu lui-même à rachèvement de sa chère église, il mourait en 1870 à l'Age de 29 ans.
Quelques années auparavant, plusicursjeunes gens de la localité s'étaient consacrés à Dieu dans la profession sacerdotale; nous nous faisons un devoir de citer ici leurs noms ; ce sont M. Huillery Paulin qui embrassa l'état religieux chez les pères Picpus, et mourut à Cahors. professeur de rhétorique, dans le collège qu y possédait sa congrégation.
ERMBNONTILLS'LA-Pn'ITB
Chapron Louis-Ferdinand, qui pendant près de cinquante ans exerça le saint ministère dans le diocèse de Chartres ; on lui doit plusieurs notices sur Un verre et Courtalain. Nommé en 1882 curé de Janville, il ne fût pas agréé par le ministère des cultes.
M. Foreau Narcisse dont nous avons parlé déjà, décédé curé de Boissy en Drouais.
Et Blin Emile, décédé curé doyen d'Âuneau.
Depuis le départ de M. Tremblay, en 1868, la paroisse n*apas eu, nous Tavons dit, de curé résidant, MM les curés de Bou ville et de Luplanté ont rempU l'intérim, l'un de ces derniers. M. Piédallu. y est mort au pied de l'auteJ, le Jour de la Toussaint 1^8, frappé de congestion.
Sous te rapport de l'enseignement depuis le commencement du siècle la commune n a jamais été privée d'instituteurs ; nous nous faisons en devoir de transcrire ici leurs noms. Ce sont MM. A. Breton, E. Breton. T. Suray, J R. Doré, T. Genty, A. Breton, B. Moreau. F. Jubault. F. Hamelin, N. Jousselin, T, Dolarue, T. Cannet, L. Pelé, A. Hector, et A. Dubois, instituteur actuel.
Nous sommes heureux d'y ajouter la liste complète des maires depuis In Révolution jusqu'à nos jours ; ce sont MM. Lefroit. L. Suraj', H. Bouvart, S. Porcher, J.-B. Bouvart, A Porcher, J. B. Bouvart l'i"" fois), A. Porcher {2" fois), Théo. Fleuridas, I.. Bannicr, T. Fleuridas (2* fois), L. Bannier(2* fois), J.-M. Moulin et S. Cavart, maire actuel.
La principale ressource de l'église est une rente de 156 francs qui lui a été léguée par quatre habitants de la localité dont nous nrnis faisons un devoir de consigner ici les noms. Ce sont MM (Uiarnpion l. allemand, l'itou Martin, Gaudin-Fallou, et Barbiti ( jucrin.
Ces quelques notes recueillies par nous avec soin, augmentées de celles que MM. les chanoines Marquis et Sainsot ont bien voulu nous communiquer, sont un faible hommage de fidèle attachement que nous aimons à offrir à nos chers compatriotes Puisse donc ce témoignage de sympathie leur être agréable et leur faire mieux aimer leur humble paroisse et leur modeste église.
Abbé Chapron.
ÉGLISE PAROISSIALE DE COULOMBS
L'église de Coulombs date du commencement du XVIII* siècle : avant cette époque Péglise paroissiale était établie dans une partie de l'église abbatiale elle-même, le curé avait un autel et les moines en avaient un autre, l'église tenait à l'ancienne tour où étaient les cloches, le cimetière était derrière l'église. Lorsque l'abbé et les religieux eurent édifié la partie de la nouvelle église
qu'on voyait au commencement du siècle dernier et qu'ils eurent commencé en 1530 à y célébrer les offices, ils abandonnèrent l'ancienne à la paroisse. Mais à la suite de démêlés et contestations entre le curé et les religieux ceux-ci jugèrent à propos d'éloigner de l'abbaye, l'église paroissiale et le cimetière. Une délibération, en date du 5 mai 1698 du chapitre capitulaire, décida la construction d'une nouvelle église devant servir de paroisse. Le ."ÎO mai suivant les religieux achetèrent du sieur Guiard de la Mairie une maison, cour, jardin, sis à Coulombs, rue Costelette, et ce fut sur l'emplacement de cet immeuble que s'éleva la nouvelle église. Le deux octobre, un décret épiscopal de M" Godet des Marais, évôque de Chartres, vint approuver les projets des religieux. Les devis établis, les travaux furent poussés activement, l'église terminée en 1700 et le 15 janvier 1701 elle fut consacrée et dédiée à saint Chéron par le grand vicaire de Chartres.
ÉGLISE PABOISSIALE OB COULOMBS
L église de Coulombs est encore aujourdliui, 4uant à la cons- 1 tnictioD , à peu près ce qu'eUe était au moment de sa consécration
en 1701 » sauf le porche en bois qui fut démoli en 1801 et reconstruit en pierre. La façade fut restaurée à la même époque et légèrement modifiée par l'architecte M. Henry Trouillet, de Paris qui s*était chargé de la surveillance de ces travaux, à titre gracieux. Avant cette restauration on voyait dans la pointe du pignon la date de 1700. Au faite du porche dans une niche, on plaça la statue de saint Chéron, patron de la paroisse. En 100S2, ledocher de forme octogoneyconstruit en bois et couvert en ardoise, fut rdait en entier plus élevé qu'il n'était précédemment, sur les plans de M. Avard, architecte de l'arrondissement de Dreux. Il renferme deux cloches, Tune porte l'inscription suivante : « L'an 1765 j'ai été bénite par maître Aumart, Bazile, bachelier ai théologie, curé de Coulombs et nommée LéonmfyteSoatnne, par mesBÎre Léonard de Sahuguet d'Amarsit d'Espagnac, abbé et seigneur de ladite paroisse de Coulombs, conseiller en la grand chambre du Parlement de Paris, et par M"* Suianne-Elisabeth, Jos^he baronne de Bojer, épouse de messire Jean*Joseph de Sahuguet d'Amarzit, baron d*£spagnac, maréchal des camps et armées du Roj, inspecteur général des Invalides. — Despre<, fondeur du Roy m'a fait. » Sur la seconde cloche on lit Tinscrip" tion suivante : En 4 SUS fat été fondue par letêoitu d§ê marguiUierê ^ Svnmt Peignit A. Iomoii, Mta**rd, Aug, Peigné^ mâire et Leprwult euré de Couhmht, M. Lbomme et Marié 8an»in parrain et marrun* m*ont nommée Marie4^ançoite. — BUdebrand^ fondeur à Pari».
La cjilopeote qui supportait ces deux cloches et qui a été remplacée en 1902 portait l'inscription suivante « ie f faiet f eette f ehaipenle "fdefee f clocher f eff aeheei f dane f le f mow ^def juin 1 1679 f iR<^f Robert f La planehe f cAar/wnlîerf el né f en •}■ eet^f f paroitee f el f par f lide fde-f Dieu, » Cette inscription laisse à supposer que la charpente remplacée récemment proveniût du clocher de l'ancienne église de l'abbaye que les religieux firent démolir avant que la nouvelle ne fut terminée en
L'église est construite en maçonnerie de moêllons de silex et
éaiiISS PAROISSIALE DB COULOMBS
de contreforts en grès, elle a douze mètres de largeur et sa longueur, non compris le porche, est de vingt-deux mètres quatrevingts centimètres ; le chœur a sept mètres quatre-vingts centimètres: le sanctuaire trois meucs. A ùroite et à gauche de la porte d entrée se trouvent deux chapelles voûtées en bardeau au-dessous duquel on a établi un plafond qui demanderait à disparaître . Elles ont l'une et l'autre trois mètres soixante-dix de largeur sur quatre mètres soixante dix de longueur. Les fe« nôtres de l'église à plein cintre sont au nombre de sept et garnies de vitraux modernes dus aux ateliers de M. Huchet, peintre verrier du Mans. Au-dessus de l autel, une fenêtre autrefois condamnée et masquée par un tableau fat rouverte et décorée d'un vitrail représentant l'apparition de N.-S. Jésus-Christ à la bienheureuse Marie Alacoque. don de la famille i^aucher-Carette. A droite de i autel la première fenêtre a pour verrière saint Chéron, don de M. François Drouin, en souvenir de l'abbé Leproust, son oncle, décédé curé de la paroisse ; deuxième fenêtre sainte Mathilde, don de li f uni lie Faucher Carette ; troisième fenêtre sainte Thérèse, don de M. François Lhomme, maire et de M. Baron, propriétaire dans la dite paroisse. A gauche de l'autel, premièrefenêtre saint Françoisd'Assises, don de M. François Drouin, en souvenir de M. l'abbé Leproust, son oncle, décédé curé de Coulombs; deuxième fenêtre, sainte Agathe, don de la famille Coche ; troisième fenêtre saint Louis, roi de France, don de M"'* veuve Gustave Kobin, propriétaire à Coulombs. La voûte en bardeau restaurée en IS'iO par Léger, menuisier, et Haranger, serrurier, a été remplacée par Frocbasson, entrepreneur à Orphin (Seine-et-Oise : ,par une voûte en brique couverte d'un enduit imitant la pierre avec nervures et clefs de voûte.
L'intérieur de l'église offre différents objets dignes de fixer l'attention des visiteurs par leur intérêt artistique et par les souvenirs qui s'y rattachent. L'autel primitif en boi-. sculpté d'ordre corinthien, sur lequel était un tableau représentant saint Chéron allant au martyr, le tabernacle de même ordre que l'autel en bois sculpté et en partie doré avec les gradins qui le supportaient. In table et l'autel en bois rriarbré ont été remplacés, lors de la res-
ÉGLISE PAROISSIALB D£ COULOMBS
tauration de 1887, par un autel en pierre sculpté de style renaissance, ornti- d un bas-relief représentant les disciples d'Emmaûs reconnaissant N. -S. Jésus-Christ n lafractiondu pain, et accompagné à droite et à gauche par les Sacrés-Cœursde Jésus et de Marie. De chaque cAté deux colonnes de pierre de même style que l'autel supportent deux superbes statues en bois peint de grandeur naiureile. provenant de l'abbaye, où M. l'abbé Amarles avait acquises de M. Noël, acquéreur de l'abbaye, moyennant 'JfKlfrancs: celle de droite représente saint Benoît, revêtu du costume d abbé, portant en main la crosse insigne de sa dignité. Elle s'élevait autrefois sur un des piliers du cloître de 1 abbaye. Les huguenots, sous les ordres du prince de Condé, vinrent à Coulombs en allant procéder au siège de la ville de Chartres en IïAjS, ils pillèrent l abbaye, profanèrent les tombeaux, brisèrent les statues, s'étant acharnés après celle de saint Benoît, celle-ci tomba de son socle et écrasa l'un d'entre eux ; les soldats en furent tellement ép<)U vantés qu'ils s'enfuirent avec précipitation et abandonnèrent 1 abbaye. La statue de gauche représente, dit on. sainte Scolastique, sœur de saint Benoît, en costume de religieuse. Cesdeux statues sont remarquables par leur exécution qui semble appartenir au XV' siècle. Les boiseries du cha ur et du banc-d'<jL'u vre pro viennent également de l'abbaye. Deux des panneaux du bancd'œuvre portent à droite et à gauche les initiales L. D. de l'abbe Léonard d'Espagnac et proviennent ainsi c^ue la porte du confessioimal qui porte entrelacés dans le panneau central les chiffres de l'abbaye Notre-Dame, de son cabinet particulier. Proviennent également de l'abbaye un groupe de statues en bois peint, saint Joseph et la sainte Vierge en contemplation devant i'enfant Jésus, dans la chapelle dite des frères ou des Fonts, les boiseries de l'autel et les Anges qui sont aux angles. Le tableau du fond représentant saint Eloi provient du maitre-autel de l'église de Vacheresses les Basses. Le rétable de la chappelle de la V'ierge située à droite de l'entrée, le chapiteau, les colonnes, l'embase et les pots de fleurs, le tout en bois peint, furent achetés en par M. l'abbé Amas, curé de la paroisse, pour la somme de 31 fr. 50 centimes, et ont servi à l'ornementation
ÉGLISE PABOISSlAtE DE COULOMBS
de la chapelle aveele concours des fonds fournis par la confrérie de la Sainte^Vieiige et de Sainte-Gemme. Le tableau qui orne Tautel de cette chapelle représentant le martyre de saint Chéron fut acquis le 27 mai 1821 moyennant la somme de 250 francs. Dans le bas de ce tableau on lit à droite : « Peint par Billaut. décora* teorde S. A. M*Ma duchesse d'Orléans ». Ce Billaut était domicilié à Dreux. Les fonts baptismaux en marbre proviennent de Tancienne église des Pinthières, ils furent achetés à Tancien curé de cette paroisse lorsqu'elle fût désaffectée dans te mois de septembre 1817 moyennant 25 francs, pour en remplacer d'autres très grands, de forme octogone et en bois. La chaire fut faite par un menuisier du nom de Rémy Godefroy, moyennant cent francs, en 1608.
L'église possède dans le chœur deux bustes servant de relî< quatre l'un de sainte Helvise et l'autre de sainte Gemme.
l.es reliques de sainte Helvise étaient jadis conservées dans le trésor de l'abbaye. Après avoir échappé à la destruction avec celles de sainte Gemme, grâce au dévouement d'un habitant de la paroisse en 1793, elles furent transférées dans Téglise parois siale lorsque celle-^i fut rendue au culte. M. Tabbé Amas, en souvenir de cette bienfaitrice de l'abbaye, institua dans la paroisse la confrérie de Salnte^Helvise et fit imprimer en 1817 la vie de cette pieuse femme, avec l'office complet que l'on célèbre en sa mémoire, le Jour de sa féte, le 11 février de chaque année, et le règlement de ladite confrâne. Sainte Helvise naquit au X* siècle d'une famille des plus considérées et des plus considérables du pays; elle épousa en premières noces Hugues, s uraommé Tête d'Ours, comte de Meulan ; devenue veuve, elle se remaria à un chevalier nommé Alexandre Azzolio. Elle fît de nombreuses libéralités à l'abbaye qui furent confirmées par une charte en 1033 de Galeran, comte de Meulan et par une autre en 1066 par Guillaume, duc de Normandie. Etant devenue veuve une seconde fois, elle se fit construire une cellule attenante à l'abbaye, s'y enferma et récui < n recluse pour le reste de ses jours, elle y mounit t n odLur d*- sainteté. La réputation de bienfaisance qu'elle s était aC4uibe dans la contrée, sa vie retirée, remplie par
ÉGLISB PAAOtSSlALB DE COOLOMBS
la prière et les bonnes œuvres, sa fin édifiante ont transmis jusqu'à nous la ▼énération et la dévotion qui la font regarder comme une puissante protectrice des mères de famille auprès de
la divine Providence.
Les reliques de sainte Gemme proviennent de l'ancienne abbaye de ce nom réunie 4 celle de Coulombs dont elle dépendait en 1441. Sainte Gemme naquit au II* siècle de l'ère chrétienne, d'une famille noble et riche de l'Espagne, elle fut martyrisée à Orence où elle eût la tête tranchée le 18 avril 1^38. L'éclat de sa vie et sa réputation de sainteté franchirent les Pyrénées et se répandirent en France où elle est depuis près de dix-huit siècles en grande vénération. Un prieuré fut fondé en son honneur à Saintes, par le duc Guy d'Aquitaine, seigneur de cette province, un autre à Soissons. L'abbaje de Sainte-Gemme fut fondée au X* siècle près Dreux, dans un hameau dépendant aujourd'hui de la commune de Saint-Denis de Moronval, elle subsista jusqu'à la fin du XV* siècle. Une bulle du pape Urbain VIII accorda des indulgences aux membres de la Confrérie de Sainte-Gemme fondée en l'église Saint-Laurent à Paris. Une vie de cette sainte fille fut éditée en 1817, Hvt c le règlement de la confrérie nouvellement instituée par M. l'abbé Amas dans la paroisse de Coulombs.
La paroisse possède en outre de ces deux reliquaires qui sont à demeure dans l'église, un autre dit de la Circoncision ou Saint- Prépuce de N.-S. Jésus-Christ. Il eût une grande renommée au Moyen- Age, il était encore au siècle dernier l'objet d'une grande vénération pour les fidèles. Il fut acheté des Cjrecs par deux chevaliers croisés, deux frëres de la famille le Morliier, seigneurs de V illiers, petit villaj^e situé à une lieue de l'abbave, auquel ils ont donné leur nom : Villi^rs-le-Morhier. Ils en avaient donné un prix considérable et sur les instances de leur mère, ils en firent présent à l abbaye, dans laquelle eux-mêmes se tirent religieux. Cette relique avait la réputation d'être d'un secours merveilleux pour les femmes en couches. Elle était enfermée sous un christ d'ivo-rp. que b'niî fi main de Dieu sortant d'un nuage, taiilé au Xii* siècle dans le même morceau que la croix.
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AgLISB PAROtSSiALB DE GOOLOMBS
à laqueUe il semble attaché par quatre clous. Une bordure en filigrane, ornée de pierres et de cabochons lui sert de cadre. D'après une description du XV" siècle des lames de cristal de roche serties dans cette bordure durent garnir le revers de la croix ou dtt moins la cavité dans laquelle le Saint-Prépuce était enfermé sous la croix. Cette croix, peut-être mobile sur sa garniture « servait ainsi de reliquaire. L'usure qui a effacé les traits du Christ est l'indice des nombreux frottements que ce reliquaire a subis et de l'usage auquel il était destiné. Le roi d'Angleterre Henri V, possesseur du pays Chartrain. ajant entendu parler des vertus delà relique, demanda en 1442 aux religieux de lui confier leur précieux joyaux pour l'envoyer en Angleterre procurer une heureuse délivrance à sa femme, Catherine de France* fille du roi Charles VI, prête d'accoucher, et qui mit heureusement au monde un fils qui fut le roi Henri VI. Renvoyée en France, la précieuse relique fut déposée à la Sainte-Chapelle à Paris, en attendant que le pays chartrain ait reconquit sa sécurité. Les chanoines de la Sainte-Chapelle, voulant la conserver, à cause sans doute des profits qu'ils en retiraient, obligèrent les moines de Coulombs à s'adresser au duc de Bedfort, régent de la Couronne de France, pendant la minorité du jeune roi Henri VI, pour qu'elle fut confiée à la garde des religieux de l'abbaye de Saint-Magloirc, dans la même ville, et dans laquelle s'étaient réfugiés une partie des moines de Coulombs, chassés de leur abbaye par la ruine et l incendie Le roi reconnaissant envers la relique à laquelle il croyait devoir son heureuse naissance, accorda ce qu'on lui demandait. L'abbé de Saint-Magloire voulut à son tour conserver la relique, il fallut que l'abbé d'alors, Ferrand de Montreuil, s'adressât au roi Charles VU qui avait chassé les Anglais et reconquis son autorité sur tonte li Beauce pour en revendiquer la possession et la faire réintégrer à Coulombs. Le roi, par lettres patentes données à Senlis le 23 mai 1441 adressées à la chambre des comptes, enjoignit à l'abbé de Saint- Magloire de restituer la relique à Ferrand de Montreuil. La chambre des comptes ordonna l'exécution des lettres patentes à la charge que l'abbé de Coulombs s'engagerait à ne point trans-
ÉGLISE PAROISSIALE DE COULOMBS
porter la relique hors Paris sans le congé et consentement du roi et de son conseil. Ferrand se conforma à ce qui était demandé
et fit un acte en conséquence tel qu'il était exigé, reçu par Delahalle et Chantenier notaires au Chàtelet de Paria le vendredi 2 juin 1441. Cet acte est déposé au trésor des chartes. Ferrand de Montreuil mourut peu après, ce futii son successeur qu'il appartint de réintégrer la précieuse relique au monastère.
L'église et les bâtiments avaient été dévastés et en partie brûlés pendant le cours delà lutte qui avaient eu lieu entre la France et l'Angleterre; l'abbé Jean Lamirault obtint dupape £ugène IV pour subvenir aux dépenses nécessités par la reconstruction de l'abbaye une bulle accordant des indulgences et des pardons pour ceux qui contribueraient à sa réédification. 11 obtint du roi de France et du roi d'Angleterre, qui était encore maître de la Normandie, la permission de conduire la relique dans les terres soumises à leur autorité en quêtant au profit de son monastère. Le produit des quêtes et des oblations faites au reliquaire « Uquêl « reliqu»in Mvoient Mccoaiumi dt souvent tft gr^nt dévotion p venir « visiter gnnt inflaence de femmes notables^ qvsttui elles éioienl envi ceinte* pour en €slr<' beneîttes el soignées^ en espcrsnce que par t* « gr»ce de Dieu, leur fruit en vint plus seurement el saulvemenl atror « eeints fonsdu bepletme^eieii).,. », le mirent en situation de commencer les travaux de reconstruction de l'abbaye. Le roi Louis XI étant venu passer quelques jours au cbAteau de Nogent-ie-Roi, chea Pierre de Brézé (2), il en profita pour visiter l'abbaye et en présence de l'évôque de Chartresqui était alors Miles d'Iiliers ^3). il se fit ouvrir le précieux reliquaire (1464). Au XV i** siècle» Miles
(1) Lettres petentce donnée» ea M27 per le roi Henri VI d'Angleterre, (t) Pierre de Brëzé, chambeltan du roi Charles Vit devînt |iar tettm
patentes du roi de décembre 1444 seigneur de Nogent-leHoi. Artet, Bravai et MoDtcbauvet, terres confisquées pour crime de lè&e majesté sur le roi de Nnverre, Charle» le Mauvais, lettres enregistrées au parlement le 18 janvier 1445. Pierre de Drëaé fut tué en 1465 è la hatniUe de Monthlérj.
(3) Miles d'Uliors. doven de iV^''' Notro-Dnmc dv Chartres, évèqueen 145y, était fils de Pierre d lliiers, i;ncvaliLr el de Mut guérite de Machecoul, et frère de Florent d^Uliera. il mourut en 1499: il portait pour armes: d'or à six «nntlefa de f neolet .4. f si
ACLtSa PAROISSIALE DB COULOMBS
d llliers (1}, doyen de l'église de Chartres, évôque de Luçon, devint abbé de Coulombs, en 1517 d'aprèt Fisquet, et en 1518 d'après l abbé d'Espagnac. Il fit enfermer le reliquaire dans un triptyque en forme de chapelle en argent doré, il est enfermé sous une lame de cristal de roche protégée pardeux volets sur lesquels une Annonciation est gravée au trait. Par derrière on voit un Calvaire avec son titre et trois clous plantés sur des rocher», deux écussons gravé*, l'un celui de Miles d'il liera : d'or « tix inneiet» de gueule» posés 3, 2 et /, surmonté de la crosse et de la mitre, l'autre les armes de 1 abbaye : il Azur h trois meriettet de ta,hle posées 2 et t . Au-dessus de l'édicule » st une petite sphère ouvrante qui supporte un crucifix. On ne iiaii qu-- i i trut le reliquaire primitit, mais il est permis de supposer que celus de Miles d lllicrs n en est que la roproduLlion ' En 151^.5 Pie de Savoie (2), abbé de Coulornbs, obtint da [jape Piiul 111, une bullo d iiidulgcnce pour son abbaju portant que tous ceux qui visitera i^nt l'abbaye le jour de la Circoncision, depuis les premières vêpres, ju.-^qu au coucher du soif il. jouiraient d une indulgence plénière pour tous leurs pcclics. Ce reliquaire a figuré en IIKM) à l'exposition universelle de Pans au Petit-Palais, où était organisée une exposition rétrospective des beaux arts, mais, hélas! combien déchu de son antique renommée I
L'église de Coulombs renferme la sépulture de Léonard de Sahuguet d'Amarzit d'Espagnac, abbé de Coulombs, décédé en 1781, qui fut transféré de l'église de l'abbaye dont la démolition était commencé en 1816, et dont voici les articles iûtéressQnts du procès-verbal de translation.
Nous soussignés Balagny Jacques, maire de Ift commune, Planchette Jacques, Cordon Vincent, Sauvin Jacques, Amas
(1) Milct d'IlHeni appartient à la mèine filinill« que le précMent. docteur
en théologie, évéque de Luçon en 1526. abbé de Coulombs par suitede la démission de Guillaume d'Ilargevilie en 1515. il mourut en 155k, U se démit de l'abbaye lorsqu'il fut nommé évoque de Luçon en 152b.
(S) Raoul Pie de Savoie, des princes de Csrpf , évéque de Faensa, était nosee
du pape en France lorsque le nu François I" 1t- nomma abbi5 de Coulutnbs en 1523, archevêque de Salerne en 1535, il se démit de l'abbaye en 1540 et mourut dojren du Sacré Oollège en 1914 1 Ame* : He f ■ealità la «raie «far^aal.
Aglme paroissialk db coulombs
Jacques, curé desservant, et Gujard Léonard tous membres de la commisîîion de l'hospice.
Considérant que l'église et les bâtiments de la ci-devant abbaye de Coulombs ont été vendus pour être démolis, que déjà ils le sont en grande partie, que l'église dans laquelle repoîîent les dépouilli's mortelles de feu uiessire Léonard de Sahuf^uet d'AmHr/it d iï^spagnac, abbé commundataire de la ci-devant abba\e de Coulombs et fondateur de l'hospice dudit lieu, renfermées dans un cercueil de plomb où elles ont été déposées dans 1rs prt miers jours d'août 1781 est en pleine démolition, que la tombe même en marbre qui couvrait ses dépouilles en a été enlevée depuis longtemps et est restée entre les mains des acquéreurs des bâtiments, malgré les démarches et vives instances de messire Charles-Antoine-Léonard Sahuguet d Amarzit d'Espagnac, neveu du défunt, auprès de M. Depréaux, premier acquéreur de ces bâtiments et celles également infructueuses qui ont été faites par M. le Maire et M. le desservant tant auprès dudit M. Depréaux qu'auprès de MM. les acquéreurs pour obtenir cette tombe et la placer dans l'église paroissiale de Coulombs, n'ayant donc pas pu l'obtenir de M. Depréaux qui l'a vendue aux acquéreurs et ceux-ci ne voulant s'en des* saisir qu'en leur payant un très-haut prix quoique, par un esprit de cupidité dont on ne voit d'exemple que dans cette malheureuse révolution, ils l'aient déjà mutilée en enJevant les bandes de cuin'e qui l'encadraient et en dégradant par le même motif quelques lettres de Tinscnption, désirant néanmoins l'avoir en notre possession et donner cette marque publique de la reconnaissance de tous les habitants de Coulombs envers feu M. l'abbé d'Espagnac, fondateur de cet hospice et bienfaiteur de la commune, mus par nos propres sentiments et le Toeu prononcé de tous les habitants de Coulombs et vu l'oigence à cause de la démolition rapide de TEglise, avons unanimement arrêté ce qui suit :
Art. I. — M. le Maire est prié de vouloir bien faire, au nom de la commission et aux frais de l'hospice, l'acquisition de la tombe de feu M. Tabbé d'Espagnac que les acquéreurs veulent
ÉGLISE PAROISSIALB DB COULOMBS
vendre ^soixante-quinze francs, quoiqu'ils l'ayent déjà mutilée, ( ornme il est dit plus haut, et de faire son (K>ssible pour i'obtenir au prix de cinquante.
Aht. II. — Le cercueil de plomb rcrifermnnt les dépouilles morteiles de feu M. l'abbé d'Espagnac sera avec \.a permission des sieurs Noël et compagnie, acquéreurs des bâtiments de l'abbaye, exhumé de i égiise de la ci-devant abbnve de Coulombs, où il est déposé, pour être transféré avec les cérétnonies d'usage dans l'église paroissiale dudit lieu.
Art. III. — Le cercueil sera déposé dans ladite église, dans la chapelle dite des Fonts. La commission de l'hospice et celle de la fabrique, regrettent de ne pouvoir à cause de plus grands frais, fort au-dessus de leurs moyens et de leurs pouvoirs, que cela occasionnerait, les dépns r dans le chœur, où la tombe même placée sous les pieds n'aurait pu résister longtemps aux d^radations du temps.
Art. IV. — La tombe sera placée verticalement contre la muraille de ladite chapelle à la distance de deux à trois pieds de l'endroit où le cercueil sera déposé et de la manière dont il sera plus amplement parlé dans le procès-verbal qui sera dressé re« lativement à cette translation.
Art. V. — La commission de l'hospice s'entendra avec celle de la fabrique pour, par un motif de décence et par égard pour les dépouilles renfermées dans trois autres cercueils de plomb contenant celles de quelques membres de la famille de Brezé, dont on verra le détail dans le procès- verbal, et qui sont déposés dans le eaveau de ladite église, profiter de cette occasion pour les transférer également dans l'église paroissiale.
Art. VL — > Le tout sera fait au nom et aux frais de l'hospice dont la dépose ne pourra néanmoins exédcr au total la somme de quatre-vingts francs, y compris l'achat de la tombe de cinq uante francs et son placement et les dépenses du service funèbre. M. le desservant secrétaire de l'hospice est chargé de tout ce qui regarde l'exhumationf le service funèbre et autres cérémonies religieuses usitées en pareil cas et d'en dresser un procès^ verbal constaté par plusieurs témoins.
iOlilSK PAROlitâlALK DK COULOMBS
Ut iVfltiQLU VII> VIII «t IX dt la préMDte délibération ont trait au Mrnee raligieux et distribution de vivras eux peuvns pour honorer la mémoire de Tabbé d^fispaynac, bienfaiteur et fondateur de l'hospice de Coulombs (1).
En conséquence de cette délibération, M. Tabbé Amas, curé desserrant de la paroisse, fit i'scquisition moyennant cinquante francSi à M. NoëUde la pierra tumulaira de feu M. d'Espagnaeet la fit transporter dans l'Eglise. Le 12 man les sieora Luc Léger, bedeau de la paroisse, et le sieur Cordon Jean, journalier, se rendirent avec M. Amas à Tabbaye et se mirent à fouiller à l'endroit où la susdite tbmbe avait été déposée au milieu du chœur vis'è* vis du maitre-autel. A quatre ou cinq pieds de profondeur les deux ouvrière mirent à jour un cercueil de bots garni de ferrures, en partie consommé, dans lequel se troovsit un autre cercueil de plomb, sur lequel on trouva une petite plaque de cuivre soudée portant Hnscription suivante : « Cy-gist le eorpt de mé*tir§ Lê&nmré ét Sahugaet d'EtpAgnac^ en son vûamt toneeUler dû Roy en sa eoar dm FuiemmiU tl gntné ehâmhm «ficelle, r»pporlemr dee sjfstret de U cour, Mé ceÊMnûndàUiré deê Abh^yv* nyele» de Neît^'iHme de Coatombe et de Fbrrièret, décidé te gf jnillêi 4781 k VAg9 de 72 ans. RequieiCàt in pace. » Le cercueil en plomb était intact. Le 13 mars une fosse fftt creusée au milieu de la chapelle des Fonts pour y déposer le cercueil de M. d'Espagnac, le clergé précédé des frères de la Charité de la paroisse se rendirent processionnellement à l'abbaye pour y chercher le corps qui fût dépose^ au milieu de la chapelle des Fonts. Il y resta deux ans. M. le marquis d'Rspagnuc, neveu de feu l'abbé, a>'ant té» muigné le dcsu que les dépouilles de son oncle fussent déposées dans le chueur de l'église, elles y furent transportées au bas de l'autel où elles sont encore actuellement et recouvertes d'une pierre lumulaire en marbre blanc bordée do marbre noir, ayant au sommet les armes du défuiu mi rustées en cuivre l)« gaeulesi tin croissant d'or siirmonlt' d u:u' i ufjuilte de même elaccyité dê deux épèei posées en pal, le tnvf d nr. Au-dessouS ont lit l'inscription ^suivante en lettres de cuivre :
(1) Arebivet de la mairie de Coatombs.
HiC JACET
Léon ARDUS OE Sabugobt o'Amaiueit
d'Espagnac £qubs, in soprbma PAmisismi Curia
PrIMORIS DECITBI.F SenaTOR CLKRICUS, TAM RECTl PERTiNAX VËRIQUE AMANS
QvAM VARIA Doctrine supbllectile,
ViT.E MOHUMQUE QRATITATB PROBATISSllIUS.
RwstoRUM bdictorum Relator
PRUDENS ET INTEGEB :
S*' Pétri Ferrariensis et hl.t. Monast.
MINUS AbHAS gUAM PATER ET AMICUS :
S' Martini Turonensis Canomcls :
FIDE ET PIETATB OONSPICCUS.
Annw ciRcmn 72 natus.
EXPLEVIT TBMPORA MULTA.
Parsiis OBirr oie XXI julii, an M. DCCLXXXl.
E. S' SULPITU PAROCHIA IS IIANC ECCLESIAM TRANSLATUS PETENT1BUS PRIORI BT MOITAGHIS, QU08 DVM VtXIT FOVBRAT ANX1US,
SociARi Amat:
SUOS LACRTMIS AMICOS LUCTU MAGNATES DOI.ORE SrNATUM ORBITATB, SUMMO PAU PERES DESIDERIU MOBIENS AFFECIT,
ÉGUSB PAROISSIALE DB COULOMBS
Une autre plaque en marbre placée à gauche du banc-d'œuvre rappelle la fondation de M. le comte d Espagaac en faveur de l'hospice de Coulombs.
i tSTAMENT UUJGKAPHh;
de M. Chtarles Antoine Léonard comte d'Eafiagnac de Sahuguet d'AmM^U, décidé à P»ri» le 20 février 48 37, ëinei conçu : J'entends qn^UeaU Mcheté et eoMtUaéear Vétat net quatre cents fram» de rente cinq pemr cent» que je légae à t hospice de U commune de Coulombe^ arrondissement de Dreux^ pour être Jointe à la fondation déjà faite audit lieu par feu mon oncle Léonard abbé d'Bspagnae, conseiller de grand chambre au Parlement de Paris, sous la déduction et prélèvement seulemênt au plus d'une somme de dnqusMie francs pour un ser^ vice Muiuelà célébrer dans la dite église de Coulombs, le jour de mon décès^ur le repos de mon Ame et celle de mon oncle, voulant que cette fondation soit gravée sur un marbre blanc qui sera attaché avec des pattes dans ladite église prés du banc des margailliert (1).
L'église renferme encore dans la chapelle des Fonts deusi c^ueils en plomb, un fçrand et un petit qui furent déposés sous le pavage de la chapelle devant l'autel. Ces deux cercueils trouvés par l'abbé Âmas, dans le caveau bâti au milieu du chœur de réglisedefabbaje, sous remplacement du lutrin, contiennent : le grand, les ossements de Jacques de Brézé, décédé en 1494, sur lequel on trouva une plaque de cuivre indiquant le nom et les titres du défunt, inscription que nous avons rapportée dans
(1) Un volume relié dont les plats sont frappés aux armes de l'abbé d'Es* ptgnac. porte au 1" feuillet une inscription qui prouve combien celui-ci
•*lnt«?rcssait à l'instruction des eiifuiits.
• Aujourd'hui vingt septembre mil sept cent soixante dix-huit, jour de dimanche, dans la cour de l'abbaye de Coulomb*, è trois heures après-midi,
en présence d'une nombreuse assemblée a été faite par Monajeur l'abbé de Coulombs, la première distribution des prix qu'il a fondés, par acte du vin<;t-trois octobre mil sept cent soixante dix-sept, reçu par maître Lepot d'Auteuil et son confrère notaires au Chàtelet de Paris, en faveur de ceux des enfants qui ont le mieux appris à lire et à écrire et en faveur de ceux d'entre eux qui ont le mieux appris leur catéchisme Le premier prix pour le* garçoos a été donné à Jacques Bamard. Signé : RxNAKO, Instituteur.
{Bibliothèque de M"" Qtudtffroy).
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rëtude sur l'église abbatiale, le plus petit qui n'eût dû contenir que le cœur de Louis de Brézé, seigneur de Nogent-le-Roi, décédé à Aoet le 23 juillet iS3J, était rempli d'ossements appartenants à un grand corps. Ces ossements sont ceux de Charlotte de France, femme de Jacques de Brézé, décédée à la ferme de la Couronne, à Rouvres près Anet, le 3 juin 1475. D'après l'aveu du sieur Labry, journalier de M. Noël, acqiràreur de l'abbaye, le caveau contenait trois cercueils et sur l'ordre qu'il en reçut de M. Noèl, il les ouvrit tous les trois et mit les ossemoits contenus dans celui de Charlotte de France, dans le plus petit qui parais, sait vide, afin de pouvoir tirer parti du plomb de ce troisième cercueil. M. l'abbé Amas fit fouiller dans la chapelle de la Vierge pour y retrouver les restes d'Etienne de Brézé, abbé de Coulombs décédé en lâftl. Les ossements du corps d'Etienne de Brézé gisaient dans une fosse murée de chaque côté et aux extrémités, sorte de sarcophage qui les avaient sauvés de la profanation. Ils furent réunis à ceux de Jacques de Brézé et transportés dans la chapelle des Fonts. Le 8 septembre 1729, Marie-Jeanne de Lojac de la Bachellerte, femme d'Alexandre de Saint-Pballe de CoulangeSyChevalier, seigneur de la SaUeet de Rutz, fut inhumée daors cette chapelle. Aucune inscription ne rappelle le nom et les dignités des notables personnages qui y furent ensevelis en même temps que l'abbé d'Espagnac en 1816. M. Merlet, président de la Société Archéologique avait promis au curé de la paroisse de s'occuper de combler cette lacune et de âiire poser une plaque commémorative au nom de la société, qui rappelerait aux vivants le souvenir de ceux qui dorment là de l'étemel sommeil en attendant la résurrection suprême. La promesse ne s'est pas réalisée, la chapelle attend toujours son inscription?
A droite de l'église, du côté de la chapelle de la Vierge, sedresse la pierre tumulaire de Philippe, notable personnage de Senantes, trouvée le 17 mai 1870, lors des fouilles pratiquées par MM. Sé> gttin et Morel sur l'emplacement de l'ancienne église. Cette pierre tombale est remarquable par sa conservation parfaite ; l'inscription fait connaître les vertus du défunt et la date de son trépas. Elle est ainsi conçue. Philipus, grâta*^ hamiligtj^cet hic in'
teUSK FA.ROISSIALB DB COULOMBS
hamutus, pacificus, lenis, pradens, relevamen egenit.quondam persottë ^rninds. Celicà doua, Xrùle sibi don». Mena extUil ad bona prona.
hujus hopex refnpent inopes, relevantur egeni, qui degunt .te veste ter/uni hnr minière tlierum f1 ). Dans l'arcade IrilobOe qui surmonte son effigie on lit . Obiil anno Domini millesinm ducentesimo septuigesirnu secund menxe mai/. Anima ejus ref/iiiescat in p^ia-. Amen.
La lecture de cette inscription, revue avec soin par nous, diffère de celle publiée par M. L. Merlet et par M Gillard. M. Merlet a fait de Philippe un curé de Senantes et M. Gillard nonseulement un curé de Senantes. mais un curé de Coulombs, rien dans l'inscription qu on itt autour de la pierre n'autorise pareille constatation. En voici la traduction :
Ici, est inhumé Philippe, homme amiable, humble, pacifique, prudent, soutien des pauvres, jadis personne (2) importante de Senantes. Donne-lui, 6 Christ, les dons célestes, car son âme fut portée au bien, ses richesses soulagent les malheureux, secourent les pauvres. Que les vivants se revêtent d un semblable vêtement pi-nd inl le cours de leur vie
Il mourut l an du Seigneur 4272, au mois de mai. Que son âme reposi- en paix. Ainsi soit il.
La pierre est posée sur un socle sur lequel on lit l'inscription suivante : • Trouvée sur l'emplacement de l'ancienne église de Il l'abbaye le 17 mai 1870. Offerte par MM. Seguin et Morel. Le « pays reconnaissant. Leproust curé, Lhomme maire. •
Derrière ce socle dans une cavité pratiquée dans la muraille, ont été déposés les ossements qui furent retrouvés et réunis dans un petit cercueil de chêne.
M. l abbé Gâtineau, appelé, au décès de M. l'abbé Leproust à la cure de Coulombs, entreprit en 1887, avec le concours des habitants de la paroisse, la restauration de l'église qui était en fort mauvais état. La voûte entière fut refaite, le maître-autel
(1) Le mot *ibi et la sjrllabe U, fiDisMnt txiUtU lont placés hon de la
ligoe. ol rattm:hés par unp 7- de renvoi
(2} Soit par ses richesses, soit par la position qu'elle occupait dans la contrée, car jamaî» ptnona n'a voalu dire curé. Dan» aucun dictionnaire
latin on no trouve en mot trnduit par cun'\ pas plus que datte lee dictionnaires français-latin on ne trouve curé traduit par persona.
Kf
AgLISB PAKOnsiALB OE COULOMB»
rcmplHcc, le pavage renouvelé, la tribune du fond reconstruite dans toute la largeur de l'église, elle renferme l'harmonium, elle est éclairée par quatre petites fentUres à plein cintre placées au-dessus du porche de l'église, et prenant jour sur la façatie ; une grille vint clore le chœur, un appui de Lommunion fut installé au bas du sanctuaire. M. l'abbé Gàtincau lit exécuter ces différents travaux sous sa .seule direcLion avec autant de zèle que d'entendement, il transforma cette modeslc église de campagne en un petit jujau dunl le^ iiabit;ints doivent être tiers et qui fait huniicur au goût éclairé de leur digne et vénéré pasteur, à leur foi, à leur libéralité.
La restauration fut terminée dès l'année suivante en \HHS. Au mois de septembre M. Levéque chanoine de Notre-Dame de Chartres, sup- rieur du petit Séminaire, M-' Fuueauld, alors curé de Notre-Dame de Nogent le-Hotrou, depuis évèqu>' de Saint- Dié, vinrent présider la cérémonie d'inauguration. M. Levéque fit la bénédiction de l'église nouvellement décorée, et M*" Foucauld, avec le talent qu'on lui connaît, prononça un sermon qui tint pendant de trop courts instants, sous le charme de son élo quence, de sa parole chaude et vibrante, une nombreuse assistance de fidèles.
La sacristie placée à droite de l'autel au nord forme un carré de 3'°60, éclairée par une fenêtre à cintre surbaissé, on y com* munique de l'extérieur par une porte ouvrant sur une place qui a été établie sur l'emplacement de l'ancien cimetière, du côté du presbytère. Cette porte, murée à la Révolation de 1793» fut rou> verte de nouveau en 1806 sur la demande de M. le curé Amas ; à l'intérieur l'entrée se trouve dans le chœur de Téglise.
Le presbytère est attenant à la place qui entoure l'église, il a été reconstruit récemment par la commune. La paroisse, lors de l'édification de l'église, avait cédé à l'abbaye l'ancien presbytère et son jardin pour agrandir l'enclos des religieux à <»nâîtion que ceux-ci en feraient construire un nouveau avec jardin convenable. Quand on voulut livrer son logis au curé d'alors, Pierre Besançon, en février 1702, celui'Ci refusa de le recevoir, disant qu i! n'était point en état et le jardin insuffisant. Le prieur comptait
àOLlSB PAHOISSIALK DB GOOMIIW
coûtp francs, elle revient à plus de deux cents francs d'après le tra%'ail qui y a été fait, la commune a payé la plus grande partie de ces objets de rnémt que i encaissement de l'horloge, ses poids, qui ont coûté environ 4(KI francs. La commune conjointement avec la fabriqua avait en 1811 faitrétablir 1« clocher à oeuf, ce qui R coûté H2;J francs
SejUeinbre ISi~ Acquisition des fonts baptismaux des Pintbières cédés a la fabrique par le curé desdits Piotbières, moyennant 25 francs.
septernhrc iSl7. Fondation d'un service annuel pour bi famille de M. Amas, desservant de cette paroisse. Voulant par quelque mo^'cn possible reconnaître les service rendu» et que ne cesse de rendre en cette paroisse le sieur Jacques-Joseph Amas, natif de Cateau-Cambrésis, département du Nord, le 7 avril 1765, ci-devant religieux bénédictin de l'abbaye de Coulombs, vicaire de Maintenon, nommé à la cure de Coulombs en octobre 18<>6, lequel depuis plus de 10 ans a fait les plus grands sacrifices pécunaires soit pour rétablir le presbytère en y employant une somme d environ H.UOO francs soit pour agran lir, orner et embellir réglise pour laquelle il cède une somme de20() francs dont la fabrique lui est redevable à cette époque pour déboursés et avances par lui faites à la charge de la fabrique. Reconnaissant que par sa conduite prudente et sage, il a rétabli autant qu'il était en lui laa principes de religion et de moral«>. affaiblis par suite des désordres de la Révolution, que voulant reconnaître surtout ses soins, sa fermeté at son courage pour épargner aux habitants de catta paroisse des malheurs qu'auraient entraînés nécesaairenieDt loccupation de cette commune par les troupes prussiennes et doot il les a garantis par sa sollicitude et sa facilité à parler cette langue étrangère; iroulant eo&n perpétuer la reconnaissance des habitants de cette commune et soutenir pour la suite le zèle et Taffection de notre curé desservant pour nous et pour rép<»idre au désir qu'il a bien voulu nous témoigner, sommes convmus de ce qui suit :
Il sera fait tous lea ans au mois de mars un service à la dé> eluffge da la fabriqua pour la ropoa de l'âme des pèn» mère, ft-ères*
iCLItl PAROISUALB OB COULOMBS
flœun, oncles, tantes, parente et amis du steur Jacques^oseph Amas, desservant de cette paroisse. Après le décès du sieor Amas le service ici fait à la décharge de la fabrique pour le repos de l'âme dudit sieur Amas desservant de cette paroisse et des
familles Amas et Bourgogne.
Octobre 1811. M. Amas desservant avec le concours de M. ChAtelain, maître de pension pour jeunes demoiselles, a peint et orné le crucifix du chœur, le grand autel élevé par ses soins, la chaire également, le banc-d'œuvre, ainsi que les fonts en marbre qu'il avait achetés, provenant de l'église supprimée des Pinthières réunie à celle de FaveroUes. Traduction française de rinscription latine mise à l'en vers du crucifix : u Amas^ curé cttU église a, avec l'aide de M. ChAUlain, mattre de peniion pour Jeunes d&moiaeUet, peint lui-même et orné ce Christ, le grand autel élevé pstr 9U *oùu et Mutn» ohjttê de tégliee dene le oèQie d'octobre 1817. Amas curé D. »
iO novembre 1Ri7. Pierre-Théodore Noël, propriéteire résidant à Coulombs, a fait don à l'église de deux bancs m sopha couverte de velours d'Utrecht, estimés 30 francs.
/ 8 novembre 1818. Au 2 février procès entre la fabrique et le sieur Riotat, au sujet des travaux de peinture entrepris par ce dernier et non exécutés conformément au marché conclu entre ledit sieur Riotat et M. Amas desservant.
1818. Don par M. le curé d'un tableau représentant saint Be< no!t fondateur de Tordre estimé 30 francs. De deux statues en bois naturel l'une représentant saint Benoît et l'autre sainte Scolastique, avec leurs piédestaux. Ces objets ont coûté à la fabrique pour les faire mettre en état et les poser environ 25 francs, elles peuvent être estimées 200 francs, M. le curé les avait acquises de M. Noêl, acquéreur de l'abbaye.
£4 octobre 1820. Don d'une rente perpétuelle de 160 francs sur l'Etat pour fondation de messes et saluts, sur lesquels 50 francs sont prélevés et distribués à quatre pauvres par madame veuve Loret,née Fournier, aux intentions de Jean Baptiste Lclong en son vivant procureur fiscal à Coulombs, Jean-Baptiste Loret et de Marie Madeleine Lelong fondatrice, veuve Fournier.
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iê oetobre iSiÛ, Donation à la commune par le sieur Amas, curéi d'un jardin attenant au presbytère pour j construire une maison pour Unstituteur, acte devant M. Chedieu, notaire rojal ANogent-leHoi.
/«r nùvemhre Don d'une rente de 50 francs faite par Jean- Nicolas ChAtelain, héritier de feu demoiselle Louise-Claudine- Scolastîque Gerlin, maltresse de pension de jeunes demoiselles, à chaige de services religieux, donation du 16 juillet 182B, par devant maître Jean-Charles-Dësiré Vincent, notaire royal & Nogent-le-Roi.
œiohn 1895. Chute du toit de la sacristie, invitation à la commune de payer les frais de cette réparation, la fabrique n'étant qu'usufruitière de l'église et de ladite sacristie
%7 toùt fSS7. Don par madame Peigné, propriétaire résidente en ladite commune, de deux nappes d'autel brodées. Remorciements.
51 décembre 18 US, Bénédiction d'une cloche provenant de la fonte de deux petites cloches, provenant de Tabbaye Tune par suite d'acquisition en 1814 et l^autre par un don des époux Hen^ riet Charles, baptisée le 26 décembre et nommée Marie-Françoise par François Lhomme adjoint et Marie Sauvtn femme d'Etienne Loison. Fondue par Hildebrandà Paris, elle a coûté 380^60.
3 «uni 1859. Don par Madame Marie Françoise Daviet de deux cents francs pour la fondation de deux messes basses à l'Intention de Pierre Amand Leroy, prêtre du diocèse de Versailles. Cette somme de 200 francs conformément à la délibération du conseil de fabrique fut employée à l'embellissement de l'église.
6 avril 18ô9. Anciennes fondations antérieures à 1789. A partir de la présente année il sera acquité seize messes basses à l'intention des donateurs ci fondateurs. Hèglement de M'^'^ Heggnault, évèque de Chartres.
2^ janvier i 868. Erection d'un chemin de la Croix, bénédiction le 2 février par M. l'abbé Piébourg, curé de Nogent-le-H( >i, en présence de M. 1 abbé Lcy)r()ust, curé dudii lieu, et de M. i abbé ChaproQ, curé de Chaudon .
£gL1SB PAROtSStALB DB CDVLOVaS
£7 septembre 186H. Bénédiction des ponts de Coulombs, dits de Notre-Dame, en présence de M. de Lestaubière sous-préfet de Dreux, de M. d'Asbonne ingénieur des ponts-et chaussées, des autorités civiles de Coulombs, de Nogent-le-Koi et Lonnaye, des sapeurs-pompiers de Nogent et Coulombs, des Messieurs de l'Orphéon, de la corporation de Saint-Fiacre et de la Société de Secours mutuels de Nogent et d'une grande afflucnce de monde.
Septembre i88S. Cérémonie d'inauguration de l'église nouvellement restaurée de ladite paroisse présidée par M»' Foucauld, curé de Notre-Dame de Nogent-le-Rotrou, depuis évêque de Saint-Dié (Vosges) et par M. Lévéque. chanoine de Notre- Dame de Chartres, supérieur du petit séminaire, en préscticé du curé de ladite paroisse, de MM. l'abbé Gâtineau, curé de Bréchamps, de l'abbé Sénéchal, curé de Villierspie-Morliier. de l'abbé Martin, curé de FaTerolles et de l'abbé Toiizeau, curé dè Saiat-Lucien, au milieu du concourt empressé dé la population à laquelle s'étaient jointe de nombreux fidèles des alenkurs.
Dans l'inventaire du mobilier établi conformément à la délibération de MM. les administrateurs de la fabrique, on remarque les dons suivants :
Un ciboire en cuivre argenté et dont la coupe est dorée, don de Madame la baronne de Montblin.
Un ornement rouge complet, donné par M. le baron de Montblin.
Des cartons d'autels, donnés par M. l^abbéde Pierrepont.
Un forporal en linon brodé, donné par M. l'abbé de Pierrepont.
Un tapis de drap pour mettre sur l'autel, don de Hademmsdle de Saint Phalle.
Une croix en cuivre et six chandeliers, donnés par M. le mafw quis de Sancé, propriétaire de Tabba/e.
Une croix en cuiyre, donnée par M. de Montblin.
^LXSV PAROISSIALE D8 COULOMBS