‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 4)Chapitre 38 sur 63 · ÉGLISE ABBATIALE D£ NOTRE-DAME DE COULOMBS · texte numérisé non relu

ÉGLISE ABBATIALE D£ NOTRE-DAME DE COULOMBS

giêt Jaequu Gogayer (i), eeayer, êeignwr d'AigrwiUt, décidé h f8 mmi 1695, Agé de 57 m». GîIIm Collet, en 1097, bailli de Coulombs, fut inhumé dans l'église de l'abbaje devant le porche du chœur; Léonard de Sahaguet d'Amarzit d'Bspagnac, M* abbé de C<>aIoinb9« fut inhumé en 1781 au milieu du chœur de l'église abbatiale sous une dalle de marbre qui fut transportée, en l'année 1^6, dans l'élise paroissiale. L'histoire relate en outre l'inhumation en 1415 de Thorold (2), abbé de Coulombs* décédé au prieuré de Saint-Germain en Lajre, dépendant de l'abbaje, il fut déposé devant l'autel du chapitre ; son épitaphe était ainsi conçue.

Theoroldus^ vir magna: honeslatis et inHusuctudinis . i uliuet aspecla tnqelicts, t/ n L /I iiiim Cotumb^'nsem ecclesiam rexisset X l X nnnu, ps^ulo post ohtii apuil S.inrtum ( ,fnn:inum m Leici^ aille allare el in Ctiluttibensi capilalo lumuiatus est XIII novembrù.

Dont voici la traduction :

« Théorold, homme d'une grande probité et d'une grande dou- « ceur, d'une figure et d'un aspect angéliques, après avoir pen- «r dant diz*neuf années gouverné l'église de Coulombs mourut « peu après à Saint^Germain en Laye, et reçut la sépulture le 13 « novembre devant l'autel dans la salle eapitulaire de Coulombs ».

Un chevalier nommé Adam fut inhumé dans l'abbaye quelque temps après Thorold, par Tabbé Roger. L'abbé Roger qui fut un des bienfaiteurs du monastère y fut inhumé, une épithaphe moderne loue ses vertuset ses talents administratifs, elfe est ainsi conçue : « L abbé Roger, ami de la piété et de l'ordre, gouverna

pendant soixante années l'église de Coulombs comme un excel- <* lent ( c( nome et plein de vertu, parvenu à la centième année « de son âge, il émigra vers Dieu et fut déposé ici près de ses « pères le sept janvier 1167. »

(1) La fanille de Gogajrtr ou Gogiii«r d'Aigreville a pOMédé l«9 aeigoeO'

ries de Brichantcau d- Fr«<mirniirt, d«EiaiiM. de M oneonrt» elle aveit pour armes : D'Mzar à un cygn* d Argent,

(2) Tborold liit abbé de Cealonbe ver* 1105 il mourut te 20 octobre 1115 (WinCim de If. ^Bipmn»c).

211) ÉGLISE ABBATIALË DE NOTRE-DAME DE CÔL'LÔiféS

mtûûe Itl dis BréinS (1)» Abhé de Coatombs. filt 'tàbhmé dank li ctaflpélledela Yifstge. Oû luî grâTA ridiieriittibn suivante :

Christo Salvatori S(acrum)

^te^haao Brezaeo, ^to blaHssimd, âdfijiiiéuin libglIèHt'â èuJià ▼iitit (iii) regia magiatrd ebnsUlUssittib éi HeilKcô tl t^allofiiiâ régi, cum priitlis charo itibdafttbKt ctieUobiachde fliiéàimd, pi-obii^ simo, hoadratissimo, orthoddxtt l«lt^ddnlâ cilItuH coH^tahHëàimo étin pauperéalaifltdH liberaliètsitho, Egidius Landorhiy ët Medardûs dt» Hébz, hit: Carnotetisîs, iste Pârisiensiâ ecclesia> cânonicus, patrono charissimo ex demortui testamenib et pecuriié hocce sacellum exomari, anniversarium fundari, monumentum istud adponi officiost et mœrentes curàvere. Vixit ânnis LXXVlIli menses VII, dies VIII. > Autour de la pierre tombale on lisait :

Cy gist Révérend père en Dieu messire Estienne de liruzé. en son vivant abbé de céans, conseiller et maistre des requestes , ordinaire de l'hostel du Roy Henri deuxième, qui trespnssa le seiriesme jovr daovst mil cinq cens soixante et vng. Priez DleU pour luy et pour les autres trespassez.

Cette inscription et les armoiries qui raccbmpajînaietit fUi-ent détruites en 1 7y:^, le corps protégé par le caveau qUl lé i-eofermait fut déposé depuis dans l'église de Coulombs.

Lorsdes fouilles qui furent faites par M. Séguin, sur une partie de l'emplacement de la première église abbatiale, pour y t-tabiir f un jardin potager en 1H7<», les ouvriers mirent à jour, le 17 mai, une superbe pierre tombale, d'une conservation parfaite, qui fat offerte à l'église de la paroisse, ainsi qu'on en lira le détail dans la notice de cette église.

Une autre pierre tombale en grès trouvée parmi les décombres par M. Coche est aujourd'hui la propriété de la Société Archéologique d'Eure et-Loir. Elle a pour inscription les mots suivants : Avelot lu liuvrrelière cvi... qui ne donnent aucun ren-

(1) Etienne deBrézé, 40* abbé de Coulombs, maiire dei requêtes, frèrk LdUi^ dp ^tM. ijrand si'néchnl de Nornlandiê fbt élU abbé énlSIT, il illilarut dans la maison abbatiale de Coulombs le m août ISCi.

la

(hm^TO "V^C ,

j^ritnwi ruviAVi mC***"*"

>**«*' • lit. 1>

dt [Ko»t«i >iuKcy fW<y 4attf»Mnu

PIBRRB TOMBALE u'ÉTIKNNK DE BRÈZ& (ê&> Mhbi de Coulombs.)

« Tombe de caivre au milieu de le chepelle de la Vierge derrière le chœur de l'égUae de l'aUMye de Coulombs. ■

{BibtMhiqam ilTelionele. Estampée. Pe lu. f. eo à 85).

ÉGLISE ABBATIALE DB NOTRB'OAMB DB COULOMBS

■eignemeot sur son origiDe, le graveur n'ayant pas terminé la phrase, elle paraît appartenir au XIII" siècle; au-dessus de Tinseription est une croix flanquée de deux fleurs de lis sculptées en relief.

Guillaume de Mauvoisin, seigneur de Rosny, fut inhumé dans le cloître de l'abbaye en 1133 ; ses armes sont : « D'oràdeusfuw

ée yaeales à une moletle de nble ».

Arembert, aïeul d'Arembert le jeune, qui a donné son nom à Nogent-le-Roi, gouverneur de cette dernière ville» fut inhumé dans le chapitre de Coulombs vers 1150.

Dans la chapelle Saint-Gilles, derrière le chœur de l'église, se trouvait le tombeau de Guillaume le Morbier, seigneur de Villiers et de Saint-Piat. Cette tombe fut détruite en 1790, le dessin en a âtê conservé dans la collection Gaignières et publié dans les dalles tumulaires d'Eure-et-Loir par la Sociét<5 Archéologique, tome I< Ses armes étaient : De gaeules à tu faxce d'or àceompagnie de tix coquilles dargeai 5 en chef et 5 en pointe.

Parmi les autres débris provenant de l'abbaye, on voyait encore au commoicement (le IWi, dans une propriété particulière, située à Lormaye et appartenant à M. Albert Legrand, deux pilastres servant de soutènement à une porte de jardin donnant sur le Roulebois. Ces pilastres étaient composés de colonnettes en spirales formées de rinceaux et d'entrelacs agrémentés de motifs des plus variés : personnages fantastiques, monstres marins, sirènes, animaux, tout cet ensemble devait tendre à figurer les ▼ices. Le chapiteau du premier pilastre représentait la nativité, Jésus dans son berceau, avec la sainte Vierge et saint Joseph, puis l'adoration des bergers, représentés par trois bergers et leurs moutons et enfin l'adoration des mages, un »nge apparaissant aux trois rois mages couchés dans leur lit et ayant auprès d'eux leurs chevaux. Le deuxième pilastre était encore plus riche d'ornementation, mais malheureusement tellement détérioré et mutilé qu'il est presque impossible d'en reconnaître exactement les sujets. Ces deux morceaux de sculpture sont de remarquables spécimens de l'art français au XI* siècle et ils appartenaient inconstestablement à l'église d'Odolric. Ils ont été acquis au déràs

(ie M. L^grand qui n^ay^it j^ni^is vpiilu s'm dessaisir, pfir «m mapctiaBd ()«t ciinmités moyennant 2 000 francs ; ils furent rer vendus 9vec important bénéfice à la Société des Avcs\% ^^ Louvre et offerts à notre musée national en avril

L'abbaye fut un des premiers bi^Ps natippf^ux vepd^i^ ^^ ^çftu des (técrets de 1790. En japvieF IT^li HH- Içs adpiiPtstr^tevtrs du district de Dreux mirent en vepte 1^ rpqispp Q^bç^tj^lf, l'd^]ise fit Il < lu très b^tiipepts fit (^épepd^pces, tr-0<^ <iuarti6|^s fie pr^ entre et le ç^nal, une çaye située spus te fQÇ <|fins le jeu 4$| paume de Coulombs, qui fupe{)| adjugés sur pne cpise à prix (|e 1Q.00() livres à 40100 livres au sicuf 4eao>Baptis$PrHyacint^e- Marie Putertre de ^ancé (l i. suivant procès-verbpl (l'adjudication du 10 février 1791. Ces inimeubles pa^sèfef^t anspite |i M"»» Yeuve de la Barre du Tilleql, x^^e Marie-Ai)pe?Q^çyi^i^(i Qutertre de S^ncé qui Ips av^'t r^icueillis de 1^ sucçession d^ marquis de S^nçé* i'^ comtesse de la parre du Tilleul Tepdtt par aPt« tou$ 9eipg priy^ dp PQ d^amtirft }A: Pi^e-Tb^ dWf ¥éçavé^Kctêi et cQpspr^.

||>Np$I fut pp v^nd^le pppr la ma^heureuae abbiaye ; il fit raseç lai hUtlmmU qui restaient encqrp debc^uf, pt (lén^oltr V^gUse i\ fit piler les vitiflpjt daps dc^ cnyieR ppur pfl p^twiTÇ plfWf»^ Uw pfirtie de^ m!it^rij»ux ^yit |i çpp9tr\|Ctio|) if |ft çbiffielle ngrai^ de Qreu«, at «Ypç le rente nAp^jloas di) v^émtîtç ff^** nMtlsr^i U fit çon^truire des maisons bourg^ises çt fifit^inment celle qui s'^lHe ^ Ifi pièce gu'pçet)R«\t l^s dépfald^^q^% dp r«ib>eje et qw fut |e 9 février 1^ ffipyenpant

4^.0Cp franco per eç^pqs|4 dey^at mpItrçUeçn^r^i Pot^ire j| ^APIibQtti|lett m M- Cjinrles-Çepplt Çoçhe^ 49^* *P IjeU^^He, Yeqyç f^mctiid Çodïe, çfl est actftellewept WftÇri^^ff* P«r swtP 4>T?8n«eWBt» fft^nillÇ- ¥^ vei^^it f^^ marqpi% d'^ligTf, le çioîtrç ^ iabbaiye 9W M fPWffeîVî* ^ ^ XV'^ièçïç et restci^ré en ^fiSt*, çç çloître fût d.t^ (^utrefpispKr la

(1) Jean-Baptiste-Hjacinthe Dutertre, marquis de Sancé, maréchal de camp, demeurant fu Breuil, pacoinede Gfttanci^M», département de Seiae-

Digitiztxi by <jUO^iC

ÉGUStt ABBATIALE OE NOTRE-DAME DE COULOMBS

pureté de son architecture. Le marquis d'Aligre (1) le fit réédifier dans Tasile qu'il venait de fonder à Lèves sur remplacement de l'ancienne abbaye de Josaphat, à Texception de quatre travées, qui sont restées dans la propriété de M"" Coche, dont elles sont le plus bel ornement. En 1866 M. et M"' Coche morcelèrent leur domaine, une nouvelle route en traversa l'extrémité, la municipalité acheta la partie où s'élevait autrefois le chevet de l'église abbatiale pour en faire une place, dans une autre partie elle construisit la Mairie et l'école communale des garçons, d'autres terrains furent vendus, des villas se sont élevées sur l'emplacement des parterres et des cloîtres du monastère. La vie mondaine a succédé à Taustérité monastique sur ce sol, et du monument élevé par la foi et la piété des grands et des humbles de la terre, à la gloire du divin Rédempteur, sous le vocable de son auguste mère Notre-Dame, il n'en reste plus qu'un souvenir que les archéologues s'efforcent de sauver de l'oubli.

Page 1