‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 4)Chapitre 40 sur 63 · SAL\Ï-LAZ.VUE DE LÈVES · texte numérisé non relu

SAL\Ï-LAZ.VUE DE LÈVES

KGLISE ET PAROISSE

— Origines, l-i: siKGK DB Chartres.

N' chercherait vainement aux alentours de Chartres un site comparable à celui de Lèves.

Située à 2kil. à peine de Chartres, cette gracieuse et pittoresque vallée offrait un séjour agréable et sûr même dans les âges les plus reculés.

Nos vieux historiens y placent <. sur une légère éminence, entourée de fossés, un établissement de Druides» On voit en effet au lieu dit le Bois de Lèves, non loin de la route de Dreux, une de ces mystérieuses accumulations de terres, certainement factices, d'origine celtique, appelées buttes, mottes ou tombelles, mesurant 14 mètres de

SAlNT-LAZAHIi DE LÈVES, ÉGLiSfe. ET PAROISSE

côté, environ. Elle est entourée d'un fossé encore rempli d'eau, mais la motte a été entamée par les cultivateurs voisins et aurait, dit-on, perdu la moitié de sa hauteur. Le peuple l appelle la butte celtique. S'il faut y voir une station pour la transmission des si>;naux, elle correspondait à la butte des Charbonniers située à Chartres entre la préfecture et le marché au.x chevaux.

On visite encore, à l'extrémité du ijuis de Lèves, non loin du château de Levévillc, sur l'ancienne route de Cliartres à Dreux, une pierre dite le Pied de fées, jadi.s objet d'une crainte superstitieuse (1).

L'imap;ination pf»i)ulaire a transformé d'anciennes carrières de pierre tendre, ou de marne « en refuges des Druides, où ils enst>iii,naient à leurs adeptes la science occulte de leurs mystères leli^ieux '2) ».

Le nom de Trêves lui-inème remonte à une haute antiquité, au temps même des Celles. Le mot lieu\ lcu\ leuff d'alors aurait été traduit par les Romains en lciir.n ou leuga, d'où le mot français Lèves. Le mot latin d ailleurs n'était pas sans une si^rnification précise.

<i Une des (juatre cha u--s(''e.s ou voies roniaines établies par le célèbre A^rijjpa, gendre d'Auguste et son lieutenant général dans les (iaulcs, venant de Roiirîîcs par Tours et Chartres, traversait Dreux. C'était sur cette chaussée que se trou\ait une cnlline appelée T,ève«. qui estoit éloignée de Cliartres d'environ une lieue gauloise. Or chez les Gaulois la lieue étant nommée Louih aussi bien que Leuca^ il y aurait identité dans la dénomination

(1) D*autre8 lui donnent une origine plus Ncente- La reine Berthe, au tetourd'un pèlerinage à Notre-Dame de Chartres, se serait arrêtée là pour saluer une derniiT'- fois le hi'ni «îancttiJiiro Pt qinnd elle voulut remonter sur sa blanche haquenée, son pied s imprima sur la pierre,

La crédulité publique se laisse toujours abuser. Ces carrières, encore exploitées aut XIV* i t XV'« siècles, et qui furent transformées plus tard en habitations saines et spacieuses, comme on en voit beaucoup sur les rives de l'Eure, et surtout du Loir, sont devenues récemment Caves Gauloises, et Toit j montre, dit-on, la ch/i pelle des Druides (qui n'en avaient pas), des OU* bliettast des anneaui* destinés évidemment à des victimes encbainées! etc«.

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