‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 4)Chapitre 7 sur 63 · Sera payé en deux termes et payements égaux, moitié · texte numérisé non relu

Sera payé en deux termes et payements égaux, moitié

LE CLOCHER VIEUX DE CHARTRES

à la Saint- Jean-Bapti^tj. et le sarplas après la perfection des* dites ouvrages qui seroat parfaits dans le mots d*octobre prochain venant.

« Donnera caution suffisante.

« Le 1** rabais sera de cent livres, le 2" de 200 et le troisième de 305 livres. — Charles François Gueliier. agent représentant le Chapitre. — »

L'adjudication eut lieu le m«>me jour octobre 175.'K Etienne Michel Gibcrt, avocat et procureur au siège,

demeurant ;i Chate;nineuf. demanda 40,(-MJi> H-

Guillaume liai i eau . marchand, demeui ant en celle

ville de Chateauneuf :,1),K1I0

Gibert. reprit à 38,(>!)0

Louts-Jean Loiseau de la Grange, marchant deraea

rant en cette ville de Chateauneuf 37,000 H-

Le susdit Barreau 36500^

Gabriel Dutillet, huissier, demeurant en la ville de

Chartres 36,000 #

Gibert, de nouveau 35,000 #

Dutillet 34,000 #

Gibert 33,000 #

Dutillet 30,0<M>

Âuq el les travaux furent a.ijugiS aprè« trois feux allumés et éteints sans autre rabais.

Après visite et marque des baliveaux avec le marteau du roy, en présence d'un chanoine délégué, 49 arpents et 40 perches du bois des Fourches, appartenant aux sieurs doyen, chanoines et chapitre de Notre-Dame, situés à Landelles près Courville, et 150 arpents de bois de réserve dans le canton appelé Lanneray. près Chateaudun, furent adjugés le 15 nuvembre 1753. Le bois de Lanneray à Louis Antoine, marchand, demeurant à Château* dun, pour 12(> livres l'arpent, et celui des F<»urches à Jean Marigny, marchand demeurant à Chartres pour 258 livres l'arpent.

Le lendemain, 16 novembre, M* d'Orgeville fit rapport qu'il avait assisté « à ladjudication qui avait Hé faite en la maîtrise df-s eaux et forùtsde Chateauneuf de 2<>(i arpents de bois accordés par Sa Majesté pour frayer aux réparations du clocliL-r vieux, La vente ayant produit IX{,52ti livres, et tout Irais déduits 'ÀMSM) H

LE CLOLRER VIEUX DB CHARTRES

Celle somme semble avoir satii à solder lous les travaux, car le Chapitre ne fait aucun autre prélèvement sur sa caisse pour le même objet, mais le versement ne s'en opéra p^mt sans diflicultés. En effet le 4 septembre 1754, M. de Gach « fut prié d'écrire à M. de la Dainte de s'informer si le receveur générai des domaines des bois a reçu la moitié du prix de l'adjudication des bois faite au s' Marigny* qui est échue au jour de Saint*Jean<Baptiste dernier^ et au cas de recette, de présenter requête à M. le Grand Maître aux fins d'obtenir la délivrance dudit jugement, les répa:> rations du clocher vieux étant presque achevées ».

9 septembre on apprit la faillite du sieur Marigny; saisie fut ordonnée: heureusement l'administration avait exigé do l'adjudicataire une caution qui avait été fournie par le s' O/eray qui, L* 18 septembre suivant, avait payé entre les mains du receveur général des domaines des bois, la moitié du prix d'adjudication. »

Les travaux de maçonnerie terminés, restaient à mettre les ferrures et les bronzes, la boule et la croix.

Déjà le 23 août i7S3« M. de Gach avait sollicité le Chapitre <• de faire acheter les matières pour dorer la pomme du clocher », mais en vain.

Entre temps, le sieur Dutillet, adjudicataire des travaux, envoie son désistement, qui est remis au Chapitre le 3 novembre.

Des marchés séparés furent donc conclus ; mais le travail offrait de nombreuses difficultés. Un sieur Saimbn, marchand

pniicr d étain, s'était enr^apjé à fondre les ornements de la pomme du clocher, et avait essayé plusieurs fois; le 'i'i décembre il écrivii au Chapitre pour être autorisé à « les fondre une dernière fuis à ses risques, périls ou fortunes, dont le prix lui seroit jugé suivant le marché cy-devant fait avec MM. de la Commission et de r(Kuvre. «

Le Chapitre accorda la requête, sous réserve « que la matière sera visitée avant, sans qu'on puisse espérer aucuns dédommagement et indemnité », en cas de non réussite.

Salmon ne put exécuter son travail. On eut donc recours à d'autres entrepreneurs.

Le 21 février 1754, les sieurs Varin et Jobbé, maîtres fondeurs à Paris (S. Sulpice), présentèrent « les plans de la gorge et du couronnement du clocher >•. Après mur examen. MM. de la Com* mission et de i'CKuvre « on été d'avis de les aprouver et de donner

LB CLOCHBR VIBUZ DB CBARTRVS

S livres 15 sols par livre de cuivre jaune pour fourniture et façon, et (i'otfrir 150 livres pour faire durer la gorge, la boule et le couronnement, à raison de six livres le pied. »

ÎM choies trainèrtnt en longueur «t le oifercbé ne fut passé qu'à la fin de juin, fin effet, le 3 juillet seulement, rengagement, écrit sous seing privé, fut déposé sur la tablette du Chapitre. Le sieur de la Dainte, agent d*a|Eaires, demandait un délai de trois mois poUr que ledit Varia rendit « lesdits ouvrages conformes audit marché, attendu qu*on ne peut lujr imputer aucune faute dans les fontes manquéeB,qui demeurent pour lui en pure perte «*

Le U scpfembrc, le sieur de la Dainte donnait « avis du succcz de la fonte des bronzes, et aussi d'une brèche à réparer à la boule ! demandant en plus si on dorera les bronzes ». On fut d'avis « de faire dorer les bronzes à Thuille comme il £^ été cj-dessus décide •>.

Entre temps, les bons Chartrains violaient la consigne et montaient sur les écha£bux du clocher vieux. Le gardien Baddé. dont la vigilance avait été prise en défaut, fut mis à Pamende. Mais le sieur de Saint^Affrique* Tun des commis de TŒuvre, vint le 14 septembre prouver son innocence, « les ouvriers avoient avoué qu'ils avoient laissé entrer dans le clocher plusieurs personnes qui ont monté sur les écbaifaux ». On leur intima d'avoir k respecter les ordres de la Compagnie (l).

L*agent d adaires de Paris se renseignait dans l'intervalle et envoyait le 21 septembre trois modèles de dorures ; la délibération du 23 septembre sur ce sujet ne put alx>utir, faute de coonai-

(1) Un tait pius singulier avait eu iuu dt-un niuis plus tùl.

Le 5 juin 1754, <■ le souBHlojren dit que M. l'Ëvèque a r««u une lettre à luy écritte par ordre du r<iy, pnrt.int que Sa M;i;' stc désirr qii' demriin «tx du présent mois, sur k-s uuze heure» et demie du soir, il soit tiré des (usées et utt pot à feu sur l'un des deux clocllere. •

« Far respect puur ordres du roy, le Ghapi'.r*' ordonne que demain sur onze heures du soir, les fusées et pot à feu seront tirés sur le clocher vieux et à M'* de l'Œuvre pour empêcher qall n'entre dans VégMti» ou le» efoclien autres personnes que celles qui y sont nécessaires ou utiles. »

Le rui était eu effet au château de Crécy avec M" de Puiupadour. 11 fallait satisfaire ce caprice. L'archidiacre de Blois, • l'un des messieurs commis à rd'uvre. observa, le 6 au matin, que le pot à feu ordonné être mis sur If i loclii r \ ii ux ne ««eroit point vu de Crécy, parce qu'il seroit couvert par le clocher neui, et qu'il seroit pius à propos de laiie uietlre une torche composée de 5 flambeaux à la pointe du clocher neuf. • Ce qui fut accordé.

LB CLOCHEB VIEUX 1>B CBARTRBS

tre les prix. Deux jours aprè« le 25 septembre, la réponse était arrivée : l'or moulu « 66 livres le pied », soit pour la boule 1650 livres ; l'or fort, doré au feu.;V) livres le pied, total T.'j^iy/ ; — J*or fort doré sur trois couches d huiUe à 6^ = total ITiO/^.

Le Chapitre manda à son agent « qu'aussitôt la lettre reçue, il ait la bonté d'envoyer la boule et les autres bronzes dans leur état actuel, pour les pièces être dorées à l*httiUe sous les yetix de Messieurs commis k l'Œuvre ».

Ce n*était pas fini. Sur Tavis du chanoine Cassegrain» on reconnaît que « pour joindre et arrester ensemble d'une mani^ inébranlable les bronzes, il faut huit gougeons, à savoir 4 pour joindre la boule au soubassement et 4 pour joindre le couroanement \ la boule «.

Enfin le -t octobre on reçoit !a nouvel!*' que mardy prochain M- de Gach fera partir la boule et les bronzes.

Le Chapitre en donne acte et s'engage à payer les goujeons, s'ils ont été faits.

De nouvelles complications surgirent Le 7 octobre, le sieur Varin présentait « un mémoire expositif que la dépense pour la fonte des bronzes monte à la somme de ^00 livres, et en conséquence refuse de se conformer au traitté, et qu'il propose ou de retenir les bronzes ou de soumettre le prix de son ouvrage au jugement des experts ».

La Compagnie autorisa son agent, M. de la Dainte « à terminer cet affaire au plus tôt, suivant sa prudence, sans aucune formalité de justice

Le octobre suivant, l'agent informe que Varin ne réclamait plus que et le 17, qu'il a enfin fait charger les bronzes et la

boulle, qu'il a pa^yés 'i'iiK) livras dont il a tiré quittance. Le sieur Varin de plus doit partir (innaîiche \'A octobrei pour se transporter à Chartres et être présent, et donner son avis tant pour Tomement de la croix que pour la position de la boulle et des bronzes

Le Chapitre répondît que la présence du sieur Varin pour cette opération était tout à fait inutile.

Enfin le 21 novembre, M. le chanoine Cassegrain, Tun des messieurs commis à l'Œuvre annonce « que la croix est posée sur le clocher vieux» et demande s*il ne seroit pas convenable de la bénir».

L& CLOCHER VIEUX DE CHARTRES

« M Cass^ain fut prié de faire la bénédiction. »

L'iaacriptioii suivante gravée au pied de la croix fait connaître le nom du serrurier qui la faite :

F. P. MO Y. N RETOU, 1754 et au-dessous une fleur à & corolles : > Fait parmojr. N. Retou, 4754. »

Restait à payer le serrurier. Le 17 décembre son mémoire est examiné : « les dépenses et journées par lujr faittes pour la croix du clocher vieux, furent arrêtées à 2.200 // On reconnut fliussi i< qu'il convenoit accorder au clerc de I (Jvivr -, M. Belhomme, une gratification de 500 livres pour ses assiduil js ».

En conséquence le Chapitre accorde à Pierre Serrurier 2 4(M) livres pour frais et dépenses par luy fuits pour laditto croix ; à M. Belhomme. clerc de l'Œuvre, 42l> livres, à La France, premier garçon du serrurier, 230 livres, à Vaillant, 3i livres, et à son confrère 24 livres pour gratification. »

Mais N. Retou de l'inscription ne parait pas dans cette délibé* ration.

Ces derniers travaux furent contrôlés par le s' Louis Darvillaire, architecte expert, le 2t mars 1755; lequel déposa son rapport le 19 avril, et un double dix jours auparavant au greffe de la

maîtrise des eaux et forêts de Châteauneuf. Ce dernier et son secrétaire M. r.ecloppé reçurent un présent pour leurs bons offices.

En résumé les tiavaux de réfection de la pointe de la flèche commencés en mai \17>'\. étaient terminés et parachevés le 21 novembre ITô'j. Ua ouvrit^r avait d'ailleurs gravé son nom et cette date sur une des pierres imbriquées qu'il avait sans doute posées ou taillées : » M/LTHIAS MARIGIN, i754. «

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