‹ Archives entomologiquesChapitre 212 sur 231 · I. lamiit.î · texte numérisé non relu

I. lamiit.î

Mo.N'ociiAMus Serv.

— longicorilis Tliouison.

IVTOMOLOGIQLES.

MoNociiAiMis raiiis Tliomsoii.

RiiAMSES Tliomsoii.

— bipunclatus Sch. Dalman.

— Alcanor Newmaii.

— arouensis Thomson.

Batocera Blanch.

— W'allacei Thomson.

— woodlaïkiana Monirouzier.

— Victoriana Thomson.

— piinccps Kollar, Redt.

— Lœna Thomson.

— sarawackensis id.

— celebiana id.

— Thomsonii Javet.

— Roj'lii Hope.

— 8-maculata Fabr.

— lineolata Chev.

— Ajax Dej., Thomson.

— Hector id.

^ ferruginea Blanch.?

— chlorinda Thomson.

— rubus Fab.

— Hercnlcs Boisd.

— una While.

— Albcrliana Thomson.

— Wyliei Chev.

Glenea Newman.

— arouensis Thomson.

— cyanipennis id.

LETTRE DE i\I. IIElXHI DEYHOLLE ' .

Je reçois de M. Henri DcyroUc la lettre suivante, avec prière de l'insérer. J. T.

A M. GuiîRn-MlÎNEVILLE.

« Monsieur,

i; L'on m'a communiqué le troisième numéro de votre Revue de cette année, renfermant un article dans lequel se trouvent (juclques expressions malveillantes contre moi qui m'étonnent, mais me touchent peu; pourtant, conmie elles laissent suspecter la bonne foi qui nous a guidés, mes collègues et moi, dans l'arbitrage amiable rendu par nous, dans votre différend avec M. Thomson, je crois devoir les relever.

» Voyons donc, Monsieur Guérin, vous qui semblez suspecter la justice bienveillante des arbitres, quel fond l'on peut faire sur vos assertions.

» Vous avez dit dans un précédent numéro, celui de décembre, je crois, que, pendant que des collègues étaient en pourparlers pour régler le différend en question, M. Thomson, profitant de cette espèce de trêve, avait fait usage de notes communiquées par vous, pour rectifier une erreur qui s'était glissée dans l'impression de ses Archives ; quoique vous ayez

(i) Voir Aicli. Ent.,I, p. 3îi5.

!lC)2 AKCHIVl'S

eu aussitôt connaissance du l'ait, vous n'en avez rien dit, vous réservant cette porte de dégagement, pour en profiter à l'occasion ; puis lorsque vous connaissez notre décision, qui, rendue, on le sait tris bien, en tonte liberté de conscience, n'a pas satisfait vos espérances; vous rompez en visière, malgré votre engagement écrit de vous soumettre à l'arbitrage, et commencez cette polémique scandaleuse pour la science, dont nous voulions vous éviter les déplorables conséquences.

» Aujourd'hui, profondément mortifié par votre adversaire, vous cherchez un autre prétexte pour attaquer l'arbitrage luimême et les arbitres, vous appuyant sur la parenté de fun, les intérêts de l'autre, et la faiblesse des deux vôtres ; c'est tout au moins de l'ingratitude, pour ne pas qualifier autrement cette manière d'agir; puis vous continuez en disant : « un pareil arbi- » trage ne devait pas aboutir ; » mais il paraît qu'à votre premier point de vue il anrait abouti, si la rectification n'avait pas eu lieu.

» Passons maintenant à ce qui me concerne plu^ particulièrement, et sachons apprécier votre bonne foi à sa juste valeur.

» Vous vous fondez, pour suspecter mon impartialité, sur ce que je toucherais des honoraires de M. Thomson pour entretenir sa collection ; mais. Monsieur, tous nos collègues savent parfaitement le contraire, et notamment, vous dont j'ai reçu plusieurs fois la visite, 191 , rue du Faubourg-Saint-Honoré, siège de la collection dont la classification m'est confiée, et à laquelle je consacre tout mon temps ; collection que vous savez trh bien ne pas être celle de M. Thomson, et dont je vous ai communiqué les Euuiorphides pour terminer le travail sujet de tout ce bruit.

» Je me rappelle très bien que pendant les pourparlers, je reçus un jour une lettre de vous dans laquelle vous me disiez, entre autres choses, qu'il n'était pas d'usage de choisir des gens salariés (je répète votre mot) pour arbitres.

» J'allai vous trouver ])our savoir qui vous prôtonrtioz exclure sous cette (lénoniinatiou, cl alors vous m'avez désigné deux de nos honorables collègues, qui, dites-vous, sont en compte avec votre adversaire; pourtant je n'ai pu m'empècher de protester contre cette fausse opinion de l'impartialité de gens honorables; il n'était pas encore question de moi, et ce prétexte à base tout à fait erronée est donc nouveau.

» Il est vrai que vous avez voulu lui donner un semblant de vérité en m'adressant une lettre chez M. Thomson, qui me l'a expédiée par la poste (1) et que j'ai dû vous renvoyer purement et simplement, en vous engageant à faire comme par le passé, m'écrire directement si vous vouliez une réponse, chose que vous vous êtes bien gardé de faire, n'en désirant pas.

» Du reste, bien longtemps avant la publication de votre article, j'avais dénoncé ce fait à nos collègues en entomologie, m'attendant bien à quelque piège caché sous une finesse aussi spirituelle.

» Est-ce de la bonne foi tout cela? Le public jugera.

» Croyez-moi, vous ne prouverez pas que vous avez raison en employant toutes ces petites ruses si peu utiles à celui qui s'en sert, et qui tendent tout au plus à faire supposer la faiblesse d'une cause défendue par des moyens aussi ridicules.

» Rappelez, Monsieur Guérin, vos esprits qui s'égarent, et qui pourraient vous entraîner dans une voie que tout homme d'honneur doit éviter, sous peine d'être flétri par l'opinion.

» Vous vous proposez, dites-vous, de traiter toutes les questions dans lesquelles la dignité scientifique est intéressée ; cette idée est superbe! j'avoue pourtant que j'aurais voulu voir un autre champion à cette pauvre dignité.

» Je vous engage surtout à traiter la ((uestion touchant ces

(I) Igiioiaiii sa source.

/|Gi AUCIIIVES ENTOMOLOGIQUES.

prélendus savants, dont le savoir consiste principalement en coups de grosse caisse, cymbales, annonces dans les journaux, etc., etc., etc.; qu'ils produisent du scandale ou non, peu importe, tout leur est bon pour arriver au but.

» Du haut de votre estrade, tonnez sans pitié contre ces profanateurs de la dignité scientifique, qui ressemblent assez à des outres pleines d'air, se battant les lianes pour produire le plus de bruit possible, quitte à crever sous leurs propres coups.

» Ce sujet est magnifique, et vous pourrez le traiter en parfaite connaissance de cause.

» Recevez, Monsieur, etc.

» Henri Deyrolle. »

Baiignolles, i6, rue des Dames, 23 avril 1858.

RECHEUCllES

L'ANATOMIE DU BUPRESTIS GiGANTEA LINNÉ,

Par »i. le docteur Alexandre Laboiubètse.

Vice-l'i'ésident de la Société Entomologiqiie tle France, Membre des Suciétés de Riulugic, Analnmiqiie, elc.

Grâce à l'obligeance de mon ami et collègne de la Société entomologique, M. J. Thomson, j'ai pu faire des recherches anatomiques sur un Buprestis gigantea ? , conservé depuis longtemps dans l'alcool. I\Ion attention s'est portée d'une manière particulière sur l'appareil respiratoire; et de plus, malgré la macération prolongée des viscères, je suis parvenu à voir l'appareil génital et une partie du tube digestif.

Je prie M. James Thomson de recevoir ici l'expression sincère de mes sentiments de reconnaissance.

Je vais exposer dans trois articles séparés ce qui a trait : 1° aux stigmates; 2" à l'appareil génital femelle ; 3' au tube digestif de ce Buprestis gigantea.

Articlk premier.

Les stigmates, orifices ou osliolcs respiratoires externes des insectes, soiit en général plus difficiles à voir cliez ces animaux à l'état parfait, que sur les larves à peau nue et à tégument lisse. Les stigmates thoraciques, en particulier, sont cachés profondément entre les diverses pièces du thorax, où ils éludent les recherches superficielles. Le nombre total des orifices respiratoires tant thoraciques qu'abdominaux, n'est pas toujours le même, d'après les auteurs, et il est loin d'être rigoureusement fixé.

Il me suffira, quand j'aurai exposé mes recherches, de citer quelques exemples à cet égard. Je tiens d'ailleurs à faire connaître présentement un fait de détail en l'étayant de preuves, sans faire une revue rétrospective sur les organes respiratoires des insectes.

Examinons sans idée préconçue la position et le nombre des stigmates dans le Biiiirestis gigantea. Commençons cette étude en allant du simple au composé et cherchons, dans les segments abdominaux, grands, faciles à compter et mis à découvert par l'enlèvement des élytres, les orifices respiratoires.

En comptant les segments dorsaux (fig. 8) de l'abdomen, nous en trouvons huit apparents, à partir de l'endroit (bord postérieur du métalhorax), qui reste libre après l'arrachement de

i'MOMoio(;K>rF:s. /|67

l'alxlonjon jusqu'au diTiiicr somment visible, triangulaire {W^. S et D). Au-dessous de oelui-oi est un nouveau segment, mais plus pelil. caché par le huitième et formant l'armure génitale

(fig- 9. 0-

Ainsi donc, huit demi segments dorsaux existent sans aucun doute.

Sur ces huit segments, en commençant l'examen de bas en haut, nous trouvons que le dernier, triangulaire, porte une paire de stigmates peu visibles, mais réels, petits, arrondis (fig. 8, a\ Celui qui le suit a également, sur les côtés et près de son bord antérieur, une paire de stigmates arrondis. Le troisième segment, à partir de l'extrémité de l'abdomen, présente également une paire de stigmates, mais ils sont elliptiques, obliques et situés toujours au bord antérieur. Enfin tous les segments suivants jusqu'au septième (qui est le deuxième à partir du thorax) offrent une paire de stigmates elliptiques comme les précc"dents, mais horizontaux ou à peu près horizontaux.

Voilà donc sept segments qui, évidemment, incontestablement, offrent sept paires de stigmates correspondant à leur bord antérieur et situés sur une plaque verticale, allongée, de forme à peu près triangulaire (1). Cette plaque touche, par son bord externe, à la membrane unissant les demi-segments supérieurs aux inférieurs; elle est séparée par une ligne fine, une suture

(1) Dans son Introduction à l'entomologie, planche X, fig 12, rcprésenlant nn B. gigiiniea, vu en dessus, M. Lacordaire a noté ces plaques, qu'il désigne par les \cUtcs f f f f, sous le nom de les ijéritrèmes. Il me semble qu'Audouin n'a voulu donner le nom de pcritrime qu'à l'anneau curné entourant, en général, le siigniate. Le premier segment, qui ofl're une de ces plaques de chaque côté, a le stigmate placé en dedans et non sur elles, et ce stigmate possède un anneau corné ou péi ilrètiic particulier.

I\{jH \uriiivi;s

onloncée, de la portion dorsale do rabdoineii, largenioiit Iraiisversale et quadrangulairc.

Le Iniilième segment abdominal, à partir de l'extrcmilé de l'abdomen, mais qui est en réalité le premier (jui suit le thorax, offre aussi très visiblement une grande ])aire de stigmates obliques ayant une plaque triangulaire, brillante connue celle que nous avons indi(iuée pour les autres segments , mais étant située en dehors d'eus. Ils sont placés sur un espace membraneux, jaunâtre.

Devous-nons considérer ces stigmates, grands, obliques, comme ('tant abdominaux. Plusieurs auteurs les ont regardés connue tels. Ils existent sur une pièce abdominale, mais d'autre part, Erichson les a, dains les Staphylins, appelés thoraciques. Est-ce que le demi-segment (juenous admettons comme abdominal ferait partie du tiiorax et devrions-nous le considérer comme une dépendance de la troisième pièce ou métalhorax?

Nous ne pensons pas qu'on puisse sérieusement objecter que le premier segment apparent de l'abdomen soit une dépendance du thorax ou doive être regardé comme tel. A peine trouve-t-on une ligne médiane horizontale un peu saillante le séjwrant en deux parties. On pourrait tout au plus (et à tort ce nous send)le) soutenir que la portion située en avant répond à une pièce thoraci(|ue, mais on serait toujours obligé de regarder la deuxième ou postérieure comme faisant partie de l'abdomen.

Ce premier segment, d'ailleurs, nous paraît avoir jjour analogue le segment médiaiiT de certains Hyménoptères chez les- ([uels il ])arait thoracique et non abdominal. 11 porte chez ces insectes une paire de grands stigmates tout comme chez le B. (]igantea. Il est suivi de même de sept segments après lesquels s'ouvre l'armure. Il vient lui-même après la pièce thoracique (métatliorax) jtortant la deuxième paire d'ailes.

i:MO.M()i.(Kjiyi;i;s. /|(i9

Pour moi, ce seu;iuciU est abdominal cl dans le IL ijiipulM, cl dans les insectes liymciioplères. J'adopte l'opinion de Lalieille, ot je tronvc qu'elle a été très bien détendue pariM. J.-l)uval dans l'introduction de son Gênera des Coléoptères d'Europe, page cm.

liCS Staphijliiiides rentrent dans la règle comnuuie, malgré l'opinion d'Ërichson à ce sujet {Gen. et Spec. SlaplnjUiim-um, p. 1/|, 1840). Ce n'est pas sur une pièce mélatlioraci(|ue, mais bien sur une pièce abdominale que se trouve le grand stigmate dont il s'agit. Je n'ai pu trancher cette question avec un petit insecte dont j'ai fait récenmient l'anatomie (Micrahjinmn hrevipeivie), mais sur \q StaphijUnus olens la chose me paraît jugée. M. kraatz a raison d'admettre huit segments à l'abdomen des Staphylinides avant l'armure. J'y trouve le même nombre ainsi que M. J.-Duval.

Qu'est donc ce stigmate en définitive? Il est grand, placé en travers contre une plaque luisante située en dehors, il est posé sur une membrane. C'est un stigmate f/ior«fo-fl!y(/o)/in(o/ ; pour moi, il est entre le thorav et l'abdomen. 8a structure se rapporte d'ailleurs aux stigmates thoraciques, ainsi (|ue je le dirai plus bas. C'est le troisième des stigmates du lliora\ plutôt que le premier stigmate de l'abdomen.

Si nous recherchons maintenant les stigmates thoraciques depuis longtemps connus et admis, si pour cela nous attirons le prothorax en avant, rien ne sera plus facile que de reconnaître de chaque côté le grand stigmate placé presque en travers, mais cependant obliquement, sur la membrane qui unit le prothorax au mésothorax (fig. 8 et 9, p).

Ce très grand stigmate a été connu par tous les anatomistes, sa forme est elliptique. Nous n'avons pas besoin d'insister plus

'i70 AiicnivKs

lonsiliMiips sur lui. C.'osl lc/»r«'»ii(T stùpiitili tin th«itix ou K- pioloni('sotlior;icit|uo.

11 nous rosto à coiinaîlro s'il cxislc ou non chez le limnestis qiiioiilai un sligmalo ouliccclui-ci ou promier stigniato ot le tlioraco-abdoniinal qnc nous avons appdo Iroisiôiiu' sliiïiiiali" llioraciquc.

Oui. (0 sliiïuialo cvisto ot j'cspôre moltiv son oxislcnco hors (lo (louto.

Kn i-horchant a\cc atlontion sur los bonis latéraux du niéso- Ihorax au jtoiut oii il va s'unir au niolalliorax. ot répondant en dessous à la réunion do répinièrc du uiésotliorax avec l'épisternuni inétatlioraeique, on trouve nn avancenK'iit anguleux en lorine de V on plutôt d'I', ayant par consiniuent son extrémité arrondie et dont les bords sont eiliés (lig. iS et 9. »i\

('."est là (pi'est le stigniale. les cils sont attachés à ses deux \alves. (jui représentent deux paupières suivant l'expression de Réaunuu- (voy. lii;. 10 et 11).

Je dis tpie c'est un stigmate, car derrière rouvcrturc située entre ses valves on voit un tronc trachéen manifeste (fig. l'-l. t). Les poils qui se délachen! de ces mêmes valves ne sauraient dailleurs être ceux qui terminenl les parties ordinaires du corps près de leurs sutures. Je n'ai point produit arliliciellenient la déliiscence représentée, elle existe noruialement et les poils rameux ou bifurques de ses bords sont fré(jnents aux orifices respiratoires, ainsi que le numlrent les travaux de Malpighi, lu'aunnw. Sprengel, M^l. Léon Dufour. Carus, etc. (1).

(I) J";»i inoniri' à M. I.Oon Dtifoiir, dan.s son cabinet il Saint-Scvcr, les piépalaiions que j'ai dossinées. lig. 11, 12 el lo. Mon dicr cl savant inailio, qni donlait d'ahord, a admis rovislcnce do ce stigmate quand il a vu les poils ranieiw et biliiiqnés. le iionc Iracliéen faisant suite à l'ouveitme, la coininissnre (lii;. 13), les\alves déiaclnics (lig. li et 15). M. l'eiiis assi>tait à uia déuionstialion.

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