‹ Archives entomologiquesChapitre 213 sur 231 · EMO.MOI.OGIQI ES · texte numérisé non relu

EMO.MOI.OGIQI ES

Si on iiUrodiiit par la partie iiitonic du stigmate delaclié du corps, une pince fine et l'oniK'c, puis si on laisse les i)ranclios s'écarter l'une de l'autre, on sépare les deux vahes. On acquiert la certitude que lune supérieure a des poils rameuv et un peu obliques, tandis que l'autre inférieure a des poils redressés, bifurques à l'extrémité, sans être ranieux.

Ces poils, que j'ai représentés (fig. tl à 15) dans diverses positions, s'entrecroisent. Les supérieurs (fig. 11, a) devraient être plus inclinés. D'ailleurs la figure 12 rend cette particularité. Je n'ai pas besoin d'y insister davantage.

La valve supérieure examinée isolément permet de voir que les poils rameux sont le prolongement de la face externe de cette valve. Je n'en ai figuré que le dernier rang. Il en existe d'autres en arrière plus petits et à base plus large (voiries figures 11, 13, 14 et leur explication).

La face interne de la valve supérieure est lisse, munie d'une fine membrane dont on voit bien le bord libre passant non loin de la base des poils (fig. lli, a).

On trouve sur la valve inférieure la même disposition externe et interne. La figure représente les poils bifurques et la membrane delà cavité du stigmate (15, a).

Il existe donc réellement entre le mésothorax et le métathorax un stigmate, placé sur une portion cornée, située elle-même sur une membrane médiane. Ce stigmate a deux valves munies de poils, il est suivi d'un tronc tracbéen. Son existence est indubitable et il ne s'agit pas d'une ouverture artificielle et des franges qui s'observent parfois auprès des sutures des pièces du corps.

minaux.

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En résumé, le linpreslis gigantea nous a offert :

/Le premier, ou pro(o-nu$otkoracique , enire le pro- Trois siiginates llioia 1 Hnrax et le iiiésollioiax ; ci(|ues, grands, ellip-'Le deuxième, ou mcso-mélalfiurucique, entre le mésotiques, obliqitenrent^ thorax ei le méiathorax ; P''"^*^*' [Le troisième, ou //(0/n(o-(((;(/o»i»ia<, entre le métailiO-

\ raxet l'abdomen.

?Cinq elliptiques, liorizonlaiix, sauf le cinquième, situi^s laléralement et près du bord antérieur , sur les deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième Sept stigmates ab,lo- J ^^„,^^^,^,^ abdominaux.

' Deux arrondis, situés sur le bord externe et plus en arrière du bord antérreur, sur les scpiième et huflièuie segments.

Avant déterminer ce qui a trait aux stigmates, je dois dire que le j)reuiier sligmatc thoracique a, de même que le thoracoalKlomiual, les bords de ses deux valves garnis de poils.

Ces deux stigmates sont plans, non avancés en angle.

Les stigmates abdon)inatix ont également des valves planes, ou à peti près, et munies de prolongements ciliés.

Enfin, à tous ces stigmates viennent aboutir des troncs trachéens dont les divisions sont innombrables dans le corps du Bupreslis gigantea. Le nombre des trachées vésiculcuses et des ulricules terminales est immense, et l'anatomie indique chez cet insecte une grande puissance de vol, de locomotion aérieiiHc.

.Si nous recherchons maintenant les opinions de plusieurs ailleurs recommandables sur les faits tpie nous venons d'exposer.

ENTOWOLOGIQUES. 473

nous soroiis cii mesure de reconnaître si notre uianicrc de voir est en désaccord avec celles qu'on a réunies, ou bien si elles ont ensemble des analogies ou de l'identité.

\ous avons jugé convenable de placer cette controverse à la fin de nos recherches sur les stigmates agissant de la sorte comme nous l'avions fait dans nos dissections. Ce n'est qu'après avoir vu et dessiné les objets en litige que nous avons vérifié nos résultats avec ce qui avait été écrit à ce sujet.

Si'iiENCiEL, dans son Commentarius de partibus quibus insecta spilitiis ditcwd, Lipsiœ, 1815, ne mentionne pas d'une manière précise le nouil)re des divers stigmates tlioraciques et abdominaux des Coléoptères. Son beau travail est une description générale et non point appliquée au\ ordres en particulier.

Le stigmate méso-métathoracique du Buprestis gij]antca offre à sa face supérieure les poils rameux qu'on trouve représentés dans la planche II, fig. 22 du Commentavius de Sprengel, dont voici les paroles : « Stigmatis externa faciès in Hydrophile earaboide cum menibrana bivalvi plumulis elegantibus bine pcrtexta, fig. 9, » et page 7, « arbusculis elegantibus... pertexta valva. »

Les figures de Sprengel ont souvent été reproduites et avec raison.

M. Léon Dufour, dans ses Recherches anatomiques et physiologiques sur les Co'éopt'eres, publiées dans la 1" série des Annales des sciences naturelles, 1826, dit, tome viii, page 20 : « Ces orifices extérieurs de l'appareil de la respiration sont au nombre de neuf paires, disposées le long des côtés du corps. Il y a une seule paire de celles-ci au thorax et huit à l'abdomen. »

L'explication des planches dessinées par M. Léon Dufour, ce ([ui double leur prix, est toujours instructive et ne doit point être négligée. Elle nous apprend en efl'et. tome vin. page 51, expli-

cation de la pi. XXI, lig- 0, que M. Léon Diifour considère le stigmate représenté en a comme stigmate pectoro-abdoniinal de VHaminalicheriis héros ; b, premier stigmate abdominal.

Prenons bonne note de ce mot heureux de pectoro-abdominal.

Planche XXI bis et explication vii[,52, on trouve représenté et décrit l'organe pulmonaire considérablement grossi, logé dans la poitrine du Prionus faber.

a. Stigmate logé entre le corselet et la poitrine.

b. Autre stigmate logé profondément au devant de la

hanche de la troisième paire de pattes.

c. Sorte de parenchyme adipo-trachéen qui accompagne les

troncs pulmonaires qui vont de l'un de ces stigmates à l'autre.

Il nous paraît résulter de ces citations : 1° que dans les Carabus, M. Léon Dufour n'a admis au thorax qu'un seul stigmate; 2° que sur les //. héros et P. faber, il a reconnu un deuxième stigmate thoracique. Il l'appelle dans le premier insecte, stigmate pectoro-abdominal. Dans le second, je ne sais encore s'il a décrit le méso-métathoracique ou le troisième stigmate, un vrai pectoroabdominal. Je ferai sur les insectes vivants à la première occasion des recherches à ce sujet.

M. PiCTET [Note sur les organes respiratoires des Capricornes. — Mémoires de la Société de Physique de Genève, 1836, VII, 393, fig. 1 îi 6) a fait connaître la disposition remarquable des trachées fines et ramifiées, s'ouvrant en très grand nombre au fond d'une caisse dure, écailleusc et solide; cette caisse faisant suite au gi'and st gmate qu'il appelle mêsotlioracique. Je crois, d'après sa description, qu'il s'agit simplement du premier stigmate que j'ai nommé proto-mésothoracinue. La même disposition s'observe-

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rail sur lo sligiiiatc ciiic j'appelle tlioracn-ahdoinimtl {loc. cil.. lig. 6).

M. Pictet a obgervé cette particularité des stigmates, auxquels n'aboutissent pas de gros troncs trachéens, mais bien une foule de trachées sur les Ilammatichenis héros, Ceramhyx moscJiatns, Trachidercs suceinctus. Il ne l'a point trouvée sur le Piionus scabvicornis, ni chez le P. coriariiis, ni sur la larve du IJammutichems héros.

M. Pictet indique, en terminant son intéressant travail, l'existence de deux stigmates thoraciques, mais il ne discute pas ce nombre non plus que celui des stigmates abdominaux.

M. Lacordaire, dans sou Introduction à l'Entomologie, 1838, II, 90, s'exprimait ainsi : » Cliaque segment n'a jamais plus d'une paire de stigmates... Le thorax n'en a jamais au delà de deux paires, le dernier segment abdominal en est constamment déponrvu.

» Ces orifices ne peuvent jamais être au delà de vingt... La plus grande partie des Coléoptères en ont vingt... Les L«me//tcornes, les Cerambyeins dix-huit.

» Les stigmates sont situés ordinairement près du point de jonction des deux segments... Quelquefois sur la membrane qui unit ces deux segments entre eux (p. 97). »

« Chez les insectes parfaits, il y a généralement quati'e stigmates thoraciques, presque toujours très didicilcs à distinguer. Le premier est ordinairement situé sur la membrane ligamenteuse qui unit le prothorax au mésothorax. La deuxième paire est encore plus cachée, étant placée entre l'articulatiou dn mésothorax et du métathorax où son existence ne se révèle que ■lorsqu'on désarticule entièrement les deux pièces entre lesquelles elle est comme enfouie (p. 98) .

» Dans les Coléoptères qui ont généralement vingt de ces stigmates... ils sont ordinairement placés sur la limite postérieure de chaque anneau et sur la bande membraneuse qui unit les anneaux supérieurs aux inférieurs. Le premier stigmate thoracique est ordinairement le plus grand de tous et a une forme plus ou moins allongée. Le second, caché entre le mésothorax et le métathorax est beaucoup moins grand. Le premier stigmate abdominal placé entre le mésothorax et le premier anneau de l'abdomen est le plus souvent assez petit. Quelquefois néanmoins il est aussi grand ou même plus grand que le premier du thorax.

» Les autres stigmates abdominaux, au nombre de sept paires, sont égaux entr'eux, excepté chez les espèces aquatiques où les deux derniers sont plus grands, allongés, et hors de la ligne des précédents (p. lOi). »

Cette description, faite probablement en grande partie d'après les travaux et les figures données par M. Léon Dufour, a le tort léger de faire le premier stigmate abdominal, le plus souvent assez petit; maison voit que M. Lacordaire place ce stigmate naturellement entre le thorax et l'abdomen et le décrit à part. Il groupe ensuite les autres sous le titre de stigmates abdominaux.

L'existence du deuxième stigmate thoracique y est parfaitement indiquée.

Plus tard M. Léox Dcfolr, dans les Annales des sciences naturelles, 2" série, 1840, tome xiii, page 331, dit, en faisant connaître l'anatomie de la Pyrochroa coccinea. « Nous avons constaté dans la larve neuf paires de stigmates, mais ces orifices respiratoires ne sont qu'au nombre de huit dans l'insecte parfait.

» Il y a dans ce dernier deux paires de stigmates thoraciqiies, . l'une prothoracique, l'autre métathoracique. J'ai eu beau re-

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noiivolcr mes iiivosligalioiis cl sur riiisortc vivant ot siirriiisocle dosséclu', je n'ai jamais pu on docouvrir au mésotliorax et je n"ai pas été plus lieurcuv en rechercliant dans l'inlérieurdc ce comparliment une souche tradiéenne qui put m'y indiquer la position. Au reste, la grandeur du stigmate métatlioracique me semble justifier l'absence de celui du mésothorax. »

Le i)rotIioraci(pie est placé comme à l'ordinaire : « Le métatlioracique est beaucoup |)lus grand (pie le précédent et il surpasse de sept à huit fois, au moins, le diamètre des stigmates abdominaux. On croirait au prem er coup d'osil que ce stifjuiate appartient à l'abdomen, mais la dissection lève tous les doutes à cet égard, car la souche trachéenne qui y aboutit est tout entière dans le métatliorax.

« Les stigmates abdominaux sont an nombre de six paires. Ils sont d'une petitesse extrême, etc. » Ces stigmates sont repn''sentés pL VI, fig. 10. II et 12.

Dans cette description des stigmates de la Pyrochroa, M. Léon Dufour démontre que le grand stigmate placé entre le premier segment abdominal est un stigmate métathoracique. Nos preuves personnelles deviennent bien fortes en recevant l'autorité d'un pareil appui.

Ekiciiso.n, dans son Gênera et species staphijlinomni. décrit trois stigmates au prothorax. Il met la troisième paire sur le métatliorax lui-même. Nous avons déjà dit que nous ne croyons pas qu'il ait raison. Le segment en question est le premier segment abdominal pour MM. Kraatz, J.-Duval et nous-mêmes.

Erichson s'exprime ainsi : « Stigmata decem in utroque corporis latere, primum (prothoracicum) pone coxas anticas in iiiferiorecorporis pagina silum, magnum; secundiim (mesotlioracicuni) pone elytrorum insertionem inler niesolhoracis dorsum et

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cpistcrmim situm, occuUum; lertium (nielatlioracicum) in dorsi uiargiiie latcrali sub elylris iiiter mctallioracis sculuiii dorsale et ejiis cpiuiera situm, permagnum ; reliquis abdomiiialil)iis, primo in segmento doreali basali, reliquis in segmcntis abdoniinis sc\ seqiientibus dorsalibus propc marginem lateralem sitis, parvis, omnibus oblongis, fimbria laciniata subliliter ciliata clausis. >■ [Gen. et spec. Stiaplnjliiiornm, 1840, p. l/i).

M. LÉON DuFOUR, dans ses Recherches anatoiniques et physiolo. giques sur les Orthoptères, etc. , dans les Mém. de rAcail. des sciences, savants étrangers, t. vu, 1841, montre pi. I, fig. 3, que VAcridiinn lineola a trois stigmates thoraciques bien apparents. On sait que M. Léon Dufonr regarde depuis longtemps les Orthoptères comme étant les plus compliqués d'organisation, les plus parfaits de tous les insectes.

M. J.-DuvAi, ne paraît avoir fait aucune recherche qui lui soit propre sur les stigmates thoraciques des Coléoptères. 11 dit « Que les stigmates abdominaux sont au nombre de huit paires. » (Introduction an Gênera des Coléoptères d' Europe, 1857, cxxv.)

Nous avons nous-mêmes, dans l'anatomie du Bnprestis manca, publiée dans ces Archives, i, p. 233, dit qu'il y avait deux stigmates thoraciques et sept stigmates abdominaux de clia([ue côté . Nous ajouterons seulement que le deuxième stigmate thoracique médian ou méso-métathoraciquc nous avait échappé.

En résumé, il résulte de ces citations, que d'autres avaient reconnu, en partie, avant nous les faits que nous décrivons, mais que l'interprétation en avait été souvent défectueuse.

Nous nous estimerons heureux si nous avons pu les élucider par l'étude attentive de la nature.

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ARTICf.E II.

L'appareil a;énital fciiiclle du Bupresdi gigaulea (fig. 10) se compose des ovaires, <1e leurs trompes, d'un ovidiœie uiuui d'une poche copulatrice et tei'uiiné par une toiUre ou oviscapte.

Les ovaires (fig. 16, a) sont l'orniés de douze gaines ovigères biloculaires ou triloculaires. Les gaines les plus inférieures touchant aux calices ovariens renfermaient un œuf gros, roussàtrc ou brunâtre et finement grenu ou chagriné (fig. 17) d'une forme oblongue. Cet œuf était dur, résistant, son contenu était épais sans structure appréciable.

Les gaines étant groupées comme les graines de blé sur leur épi, les calices sont peu ou point visibles.

Les trompes (fig. IG, l>) sont assez courtes et convergent pour former l'oviducte comme à l'ordinaire.

L'oviducte est repliée sur elle-même. En haut se trouve une poche renflée, au-dessous de laquelle a lieu la confluence des trompes. C'est la poche copulatrice (fig. 16, (/). Sur son côté droit vient se rendre un long tube enroulé, terminé en cœcura (fig. 10, e). Est-ce un receptaciiluni seminis ou une ijlande sébacée? Son existence est évidente, mais je n'ai i)u saisir aucun rcnilement sur son trajet, ni à sou origine.

L'ensemble de l'appareil génital devient d'une grande fragilité après un long séjour dans l'alcool. Les gaines ovigères se rompent à la moindre traction, les trompes résistent davantage, l'oviducte à cause de ses parois épaisses, musculo-membraneuses offre une élasticité et une solidité marquées.

L'oviducte se termine par une pièce (fig. 10, /", et fig. 18, 19 et 20) qui est la (artère ou oviscapte destinée à introduire les œufs

/jHO AucnivES

dans les endroits oii doit éclore la larve. C'est une pièce dure, cornée, en partie membraneuse seulement. Elle est cunéiforme, mais sensiblement quadrilatérale dans les trois quarts de sa longueur. En dessus (fig. 18, d) comme en dessous (fig. -19, e) elle est jaunâtre avec des traits bruns ou noirâtres que le dessin indique et sur lesquels je n'ai pas de description inutile à l'aire.

Je dois faire remarquer la troncature (fig. 19, f) de la membrane qui revêt la tarière en dessous, il existe un tube, un canal complet extensible pour livrer passage aux œufs. Ils sortent par l'ouverture f, exprimée sur les deux figures 19 et 20. J'ai introduit par cette ouverture une petite sonde d'argent quj a pénétré parfaitement dans l'oviducte. L'extrémité de la tarière est très dure avec deux poils divergents et un petit bouquet de cils terminaux.

L'armure génitale, représentée de grandeur naturelle dans les figures 18 et 19 est formée par un demi-segment supérieur (tergite) (fig. 16, h et fig. 20 a) ayant une forme d'écusson à branches latérales très longues (épimérites) ; il est percé pour le passage du rectum et on voit sur sa lace postérieure, en h (fig. 18) l'orifice anal. La figure représente exactement la disposition observée. Une sorte de valvule ferme cette ouverture placée de la sorte en haut du cloaque.

La pièce inférieure de l'armure (fig. 18, c et fig 20, c) est formée d'une pièce (tergite) plus grande que la supérieure qu'elle reçoit et que ses bords recouvrent légèrement. Ses côtés sont également très longs. C'est sur elle que glisse la tarière et ([ue se trouve regarder fouverture génitale protégée par le prolongement de la tarière.

Ces deux pièces de l'armure génitale femelle forment l'une le neuvième demi-segment supérieur, l'autre le sixième demisegment inférieur abdominal. La tarière est constituée par un dixième segment profondément modifié. Les sutures latérales

i;m()Moi,()(.ioi i:s. '|SI

([n'on ronKiniuo s«r la face siipénoiirc iii{li(|noiil la l'iision de plusieurs piooes sccdiidaircs, accessoires.

La figure schéuiati(iue montre la disposion des orifices digeslil' el génital. Le cloa(iae est très grand dans les fiuprestides et dans les Elatérides. M. Lacazc-Dutlners avait rendu cette disposition, dans son travail Surl'annnre (jénitale femelle des CoUoptl'fi's et avait donné une figure de l'arniure génitale ¥ du Sieyiwcera iireijuhris {Ann. des Se. naturelles, 1S53, 3*^ série, \ix, pi. 111, fig. 10). La figure 20 purement schématique met plus nettement en relief celle dispositon éloignée des deux ouvertures anale et vulvaire.

Article III.

Le séjour prolongé de l'insecte dans l'alcool avait rendu le tube digestif fragile el ratatiné. 11 ma été impossible, malgré mes efforts de raniollissemenl dans l'eau pure, continués plusieurs jours, d'arriver à le dérouler sans le rompre. Le nombre immense de trachées vésiculeuses que renferme cet insecte masque d'ailleurs en grande partie les autres organes.

Quoi qu'il en soit, le tube digestif, dans sa portion venlriculaire et intestinale, est replié, enroulé sur lui-même, el il m'a paru avoir trois fois au moins la longueur du corps. Je n'ai pas vu nettement si le ventricule est bifurqué à sa naissance, et ce qui probablement m'en a empêché, c'est la forme des dilatations (fig. '21, b,h), que j'avais trouvées dans le prothorax faisant suite à l'œsophage. Vérification faite, el en regardant de très près, il s'est trouvé que j'avais sous les yeux des jnnhes œsdjiiutyieiiiies. de véritables ^nsw, comme dans le U. mauia. Quel que

l\H'2 AliCIIIVKS

soit le regret éprouvé do n'avoir point vu le ventricule oliylifique, d'ignorer s'il est Iburcliu à son origine, lisse ou papillaire sur ses bords, je suis heureux de retrouver la conformité d'organisation chez ces deux Biipieslidi's et la disposition de poches œsophnjjiennes, si rare chez les Coléoptères.

M. Léon Dufour vient de faire connaître dans ces ArcJiivcs i voy. page 375) les mêmes organes chez le B. ienebiionis, oii ces panses ont la forme de longs cœcums. 11 a fixé leur véritable rôle physiologique et leur dénomination que j'avais laissée indécise, me contentant de reconnaître leur structure analogue à celle du conduit œsophagien.

Les panses du B. giijanteu sont vésiculeuses, reployées en dessous et un peu en avant (fig. !2-2}. Elles paraissent largement ouvertes dans rœsoj)hage sans canal ou orifice rétréci. Les figures 21 et 22, b, b, rendent ces dispositions.

.le ne veux présenlemeut dire qu'un mot du vaisseau dorsal, j'ai pu suivre l'extrémité antérieure jus([u'au bout de l'œsophage sur le plancher buccal ; là il s'est rompu, et la cassure montrait un élargissement de son calibre et un amincissement de ses parois. Il était creux en cet endroit. Je ne crois pas, quoiqu'il fût attaché à l'œsophage, qu'il fût fermé à ce point d'attache.

Je n'ai pas vu de glandes salivaires.

L'extrémité du veniiiciik chtjlifiqiie et le commencement de Vintestin sont marqués par l'insertion des vaisseaux biliaires. Il existe quatre de ces vaisseaux dans le B. fjigantea. Us viennent s'insérer sur une sorte de tubercule inférieurcment placé. Le lieu où ils s'implanteni est donc comme boursoufllé et ils sont rapprochés les uns des autres (fig. 23). Je n'ai pas vu l'extrémité des vaisseaux biliaires. Je les crois à anses flottantes.

Le rectum (fig. 16, (/) est renflé avant la terminaison anale que j'ai représentée (fig. 18, b).

Le U. gigontea que j'ai en à ma disposition était une femelle,

i;\TOM()i,0(;iyi i;s. f|8.')

ainsi (liicjc lai dit en coninienranl: je n'ai pas pu m Occuper du sexe mâle, et je devrais borner ici ce travail si je ne tenais a remercier AI. Léon Dniour qui a bien voulu dire qnchfues mots sur mes reclierches relatives à YÂnthaxid manca.

Le savant entomologiste m'a fait une; objection sur le rôle des vésicules séminales que j'admets, dit-il « comme des glandes, tandis que ce sont des réservoirs » (voy . dans ce même vol. des Arehtres e)itomolo(]iqiies, \>agc ?>19). (Test précisément parce que j'ai trouvé des granulations d'aspect graisseux, blanchâtre, et un fluide mêlé de cellules d'épithélium dans ces organes sans spermatozoïdes, que je reste encore dans le doute sur le rôle véritable de ces organes. Je crois (lu'ils sécrètent quohjne fluide propre à la composition ultime du sperme. AL Lacordairc avait, du reste, émis une opinion analogue à la mienne {Introduction à l'Entomologie, ii, 320. 1838;; AL de Siebold la partage (3/an!ie/ d'anatomie comparée, \,6'6lx, édition Roret, 1850). Je n'ai fait que prêter anatoniiquement un appui à cette manière de voir.

11 ne me répugnerait pas, après tout, de dire vésicules séminales, si on n'attachait pas à ces mots le sens de n-servoir spcrmatique. Celui d'octanes annexes, ou glandes annexes ne précise rien.

M. Léon Dufour croit que c'est à tort que j'ai fait venir le tube [loc. rit. PL xii, fig. 1, c) s'ouvrir dans le canal déférent. A'oici mes raisons : en séparant le testicule et le canal déférent par une traction modérée de la paire de grosses vésicules, on entraîne le tube. Ses connexions avec le canal déférent sont donc intimes. Elles sont nulles ou moindres avec la vésicule (pi. XIL lig. i,d).

Les entomologistes savent, et AL Léon Dufour mieux que tout autre, que lesvésicules dites séminales, iiarfois au nombre de trois paires, et les canaux déférents confluent presque au même j)oinl

llHll AUCIIIVES

el vieiinoiil s'y aboucher. 11 est extrèuiomcnt dillicile do reconnaître leurs connexions. M. Stratis Dureklieini, je ne veux ciler que lui. fait coniluer les canaux déférents et les annexes au même endroit de l'appareil générateur d* du Melolontha vulgaris.

J'ai dû eu conséqtience m'aider de tractions pour counaitre à quel oi'gane (c«nti/ déférent ou iimnière paire d'annexés) tenait le tube. 11 a suivi le canal déférent. Je l'ai fait insérer avec celui-ci.

Mon tort a élé d'exprimer trop nettement cette particularité. J'aurais dû dessiner le tube à sa confluence plus près de la première paire d'annexés.

J'ai craint de masquer derrière le canal éjaculateur, recourbé en cet endroit, l'origine du tube.

Je n'en remercie pas moins M. Léon Dufour de l'attention (ju'il a donnée à mes recherches, et je serai toujours heureux, et quel([iie peu fier, de recevoir ses leçons et ses conseils.

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