SUR LES PRINCIPAUX CHATEAUX QUE LA PICARDIE
ET l'aRTOIS renfermaient.
CHATBAUX DR L'iMlénOIS.
Amiens. Le texte qui précède a constaté Inexistence do château d'Amiens dès les premières années du rv« siècle. Lorsque des désordres aflSîgèrent cette ville, à Voccasion de rétablissement de la commune , le château d'Amiens, que Suger appelle la Tour et Guibert de Nogent le CastUlon^ fut pris et détruit par les troupes de Louis-le-Gros après un siège de deux années. Du Gange place l'époque de sa démolition en 1146 ou plutôt en 1117. Le premier beffk-oi d'Amiens et Péglise de Saint-Firmin-êH-Castillon^qm n'existe plus aujourd'hui, s'élefèrent sur l'emplacement et avec les débris du château. — Dans l'année 1597, l'ingénieur Evrard traça le plan de la citadelle d'Amiens en présence d'Henri IV. Les cinq bastions qu'on y voit encore reçurent les noms ûe Béarny Lvfnês^ Saint- Pol, Navarre et Chavlnes, — BBAUQUESin. Construit dans le XII* siècle par Philippe d'Alsace, comte de Flandre. Son voisinage porta souvent ombrage aux habitants d'Amiens. L'échevinage de cette ville paya les frais de sa démolition à la fin du XIY* siècle. Il en reste quelques restiges. — Bbauyâl. Henri IV l'occupait en 1597 lorsqu'il voulut assiéger Doullens. Entièrement ruiné. — Biitâuglvs. Résidence des Clermont-Tonnerre- Thoury depuis le commencement du XVII* siècle. Les archires de ce château renferment de précieux manuscrits : on y remarque la relation contemporaine des htnérailles d'Anne de Bretagne et les mémoires relatifs aux guerres d'Espagne, d'Allemagne et de Flandre, recueillis par l'habile général comte de Yault. — Botbs. Construction du IX' siècle. Philippe-Auguste l'assiégea : on trouve sur ce siège de grands détails dans la chronique de Guillaume le Breton. Démantelé par le duc de Bedfort en 1433, à la prière des habitants d'Amiens que sa garnison inquiétait.
au pooToir des NanuroU) des Boorguii^noDS , des E»liagnok ou des armées françaises , leur histoire est mâée à tootes les guerres du mojen-âge. Le Valois nous montre encore arec orgueil les ruines de son di&teau de Pierrefonds dont les fortes murailles portèrent souvent ombrage à nos rois; le Soissonnais a sa tour de ijofucj^ reste de Tantique demeure de ces sires de (Umcj dont la valeur éclate dans les pages les plus glorieuses de nos annales. Cest en Vermandois, dans le ch&teau de Beaureroir. que fut conduite Tinfortunée
Utnqm Uemn IV «néseaît eetle fille, Gabridle é'EOtées occopa le dUteao de Bofet, Vâêçeet de les rotoef eU inpotant. — OiuQVKcsE-iJEz-BESBÂm]». On en voie ipteêifaeê reste». Fortitcatioof eoofidénlilei; de Yastes soolemins 8*7 troaraient pfMÙqaèê. — CovTT. Placé for ooe botte stoée an milien du boorg, le diâleao de OftUy lot rottié pendant les goerres de U Ligne. — GoaHs. Les Normands brûlèrent pl ini c Mri fols la rille de Corbie pendant le IX' siècle. LonqB*ils se forent retirés, les abbés do monastère résolurent d'élerer one enceinte de fortes ■unaiUes. • U pi- « roit même par les Chartres — dit le père Daire dans ses ifmMiJcri<#^s#/>oyMMii# /> — <|o*oo y e o nst m isit on chilean arant le X* siècle et anx dépens de Tabbaye j '* (JiaHc»-le-Sîmple y attacha des privilèges l'an 902 ( Spie. t. 3, p. 348. ) » Dans le coors do XIV' siècle, Corbie se trouvait défendue par dix-huit tours ; l'importance de cette place était telle que lorsque les Espagnob la surprirent en 1636, « cet événement qui leur bissait la liberté de faire des courses impunément dans • toute la Picardie fut un coup de foudre pour Paris qui crut voir rennemi à ses n portes. La consternation y fut si grande que la ville leva sur le champ vingt mille 't hommes à ses frais et que Tintrépide cardinal de Aichelieu voulut quitter le mi- " fiistère. » Louis XIII cependant vint assiéger et reprit Corbie dont les fortificatimm furent rasées en 1673 par Tordre de Louis XIV. — DAiiKaAiicouaT. Construction remarquable du XIV*" siècle. Il ne reste rien de ce château qui appartint aux fiiaÎ40fis de Lannoy, de Saint-Simon et de Lameth. — Daecies. Brûlé par les Anglais iMi 1340, peu de jours avant la bataille de Crécy {FroUsart, ) — Dbmuih. Il ne retktc que quelques vestiges de ce cliâleau que Louis XIII occupait en 1636 pendant le iiiége de Corbie ( le père Daire, Afanuseritt du Doyenné de FouUloy, ) — Dool- LKHf . Un château-fort existait à Doullens dès le X*^ siècle, au témoignage de Flo- <loar«l ; il était situé à la sortie de la ville du côté de la porte d'Amiens. La citadelle, dont les constructions s^élevèrent pendant les règnes de François l*S de Louis XIII
Jeanne d'Arc, demeurée prisonnière sous les murs de Compiègne; et c'est en Vermandois encore que s'éleyait ce château de Fayel que Gabrielle de Leveipes et Raoul de Coucy ont immortalisé par leurs amours et par leurs infortunes. Péronne rit les murs de son antique forteresse recevoir en prisonnier le roi Louis XI dont rhabileté, cette fois, fut mise en défaut par Charles-le-Téméraire ; TÂmiénois s'enorgueillissait de son château de Boves, et le Ponthieu se pare encore de son magnifique château de Rambures. L'Artois arait
et de Louis XIV, fat terminée par VaubiD. Gaston d'Orléans, frère de Louis XIU ; le comte de Maillebois ; le duc du Maine, Ûb légitimé de Louis XIV ; et le maréchal de Maillj y ont été prisonniers d'Etat. — Fambchor. Une pierre placée dans l'intérieur de ce château portait une inscription qui lui assigne une antique origine et nous révèle aussi son importance extrême pendant les guerres du moyen-âge. Voici le texte de rinscription :
Jadis aux fiers Norroans jay senri de retraite ( 886. )
Et de mil ennemis jay causé la défaite :
De fameuse partout Ton me donna le nom,
Et le peuple de là me nomma Famêchon.
L'Anglois victorieux n'aiant |iu me réduire (4346. )
Rasa d*Argy, prit Poix, me craint et se retire ;
A Tabri de mes murs, mes fortonez voisins
Rompoient de Tennemi les perfides desseins ;
Mais chez moi du Lorrain, les lignes étant venues,
Je vis mes dix-sept tours par Ini-méme abbatues (4592. )
Belle leçon, lecteur, à la postérité
Pour qui manque à son roi dans la fidélité.
( Manuscrits du Doyenné ds Poix. Biblioth. comni. d*Amiens.)
— IIeillt. L'un des plus beaux châteaux qu'ait eu la Picardie. Résidence de M"* dlleilly, maîtresse de François V^ et duchesse d'Etampes. Les archives du château renferment de précieux autographes ; on y voit des lettres de François l*"*, du connétable Anne de Montmorency, d'Henri II, de Charles IX, de Catherine et de Marie de Médicis. En partie ruiné en 1636 , pendant le siège de Corbie, ce château fut restauré par les seigneurs d'Ueilly. On admire la grandeur et l'élégance de ses constructions, les sculptures et les peintures qui le décorent et la beauté de l'escalier d'honneur. — HiaiuicoiiaT. Construction moderne. Résidence de la famille de Lalueth. Les archives du château renfermaient, dans le siècle dernier, le compte-rendu
\ou fort cli&teau d*Oisy et son célèbre manoir de Lalirovtv où Philippe de Valois, quittant les plaines fuiiohrt>a do Crëcj, vint le soir demander un asile , suivi do nuolcpies cheyaliers. » Il faisoit — dit Froissart — u moult brun et moult épais... Qui est là qui heurte o i\ cette heure ? — Le roi Philippe qui entendit la i\ voix 9 répondit et dit : ouvrez, ouvrez, châtelain; >» c'est l'infortuné roi de France! »
Le château de Pierrefonds était le centre d'une châtellenie étendue et Tune des plus considérables du
en 4529 par Jacques de Lamelh des recettes opérées dans le bailliage d'Amiens pour ta rançon de François I*'. La perte de ce document est regrettable. — Hoerot. On voyait autrefois dans ce château la célèbre statue de Voltaire sculptée par Pigal. Elle est aujourd'hui placée dans Tune des salles de VInstitut. — La Faloisb. Château très-fortifié détruit pendant les guerres de la Jacquerie. — Lobviut. Châteaufort sur les bords de la Selle, ruiné par les Bourguignons en i472. 11 en reste quelques vestiges. — Lincheux. Construction de la Renaissance. Façade ornée d'élégantes sculptures. — Lvcheux. Construit en il20 par Hugues 11, comte de Saint -Pol. Les Anglais ne purent s'en emparer en i369. « Ils vinrent, dit Froissart, devant » Lucheu , un frès bel chastel du comte de St-Pol ; si ardirent la ville ; mais le n château n'eut garde. » Louis XI l'habita quelquefois ; c'est à Lucheux qu'en 1466 ce prince signa l'édit de l'établissement des postes. Le château fut détruit par les Espagnols en 1567. Ses ruines, dominées par une grosse tour, sont d'un effet pittoresque. — MoRTiiAEs. Ancienne maison de plaisance des évéques d'Amiens. On y voyait de très-belles sculptures. — Peeuois. Comme Montières, Pernois fut autrefois une maison de plaisance où les évéques d'Amiens venaient quelquefois résider. Il avait été reconstruit en 1565 parles soins du cardinal Antoine de Créqoy ; on eu voit les ruines. — Picquigrt» voir le textequidoit suivre.^-Poix. Cette ville avait deux châteaux- forts. Il en reste quelques vestiges. Ils furent pris par les Anglais en i346. » Et vinrentà Poix— dit Froissart — là où ils trouvèrent bonne villeet deux chasteaux, " mais nul des seigneurs n'y estoit, fors deux belles damoiselles, 6lles du seigneur " de Poix, qui tantôt eussent été violées, si n'eussent été deux gentils chevaliers d*An- » gleterre qui les défendirent et les menèrent au roi pour elles garder, ce furent I messire Jean Chandos et le sire de Basset ; lequel roi pour honneur et gentillesse •> leur 6t bonne chère et liée et les recueillit doucement et leur demanda où elles • voudroient estre. Elles respondirent : àCorbie. Là les 6t le roi mener et conduire
Valois. On vit souvent les rois de France rechercher Talliance de ses seigneurs et réclamer le secours de leurs hommes d'armes. La force de ce château, placé dans un lieu presque inaccessible, l'avait rendu la terreur de la contrée. Il fut construit en 1390 par Louis d'Orléans, frère de Charles VI, et remplaça une trèsancienne forteresse , qui s'était élevée , au dixième siècle , près des ruines du palais du Chesne ( Casnimi) oii se tinrent des parlements , pendant l'époque karlovingienne. La juridiction de la chàtellenie de Pierrefonds s'éten-
» sans péril. » Les Anglais ruinèrent les deux châteaux, avant de quitter Poix. — Le QuESROT en Pontbien. « Le duc de Bourgogne, après avoir battu ce château s*en empara et le fit démolir.» ( le père Dai&b.) — Sa&chs. Ce château, construit en 4523 et démoli depuis peu d'années, était Tune des plus gracieuses productions des artistes de la Benaissance, Quelques arcades et les médaillons de la façade font aujourd'hui partie du château construit par M. Houbigant, à Nogent-les- Vierges. Louis XIII et Louis XIV séjournèrent au château de Sarcus. — Talmâs. Il était habité, à la fin du XVI<^ siècle, par la dame de Mouchy, dont la beauté arait inspiré une passion très-vive à Hernand Teillo, gouverneur de Doullens pour les Espagnols. La dame de Mouchy, veuve alors, consenlit à lui donner sa main, s*i1 parvenait à s'emparer d'Amiens. Teillo mit la ruse en usage et surprit cette ville ; mais il fut tué par un arquebusier sans avoir pu épouser la belle veuve. Ce qu'il reste du château de Talmas sert aujourd'hui d'habitation à une famille de cultivateurs. — Waillt. Magnifique résidence détruite en partie à la fin du dernier siècle. Ce qu'il en reste appartient, avec la terre de Wailly, aux familles de Croy et d'Havre.
CHÂTEAUX DE L'âETOIS.
Ablaih-Saiht-Nazâiee. Construit au XV siècle ( Le Carpentier ) ; ruiné depuis le commencement du XVII* siècle. Sicher d'Ablain, l'un de ses châtelains, parut au tournoi d'Anchin. Le château appartint aux familles de Souchez, de Lannoj et de Dracq. — Achiet. Dépendance du comté de Bucquoj. Détruit pendant les mauvais jours qui suivirent la révolution de i789. — Acquin . Château-fort dont les Français ne purent s'emparer en i595. Basé pendant le XVIP siècle. — Adibyee. Il appartint anx comtes de Gnlnes dont les armes surmontaient les deux portes. Buiné. — AiEE. Vers le milieu du VIP siècle, Lydérik, grand-forestier de Flandre, bâtit un château-fort à Aire. Au VIII* siècle, Peppin y fit élever un antre château où ses enfants résidèrent. Un troisième château, flanqué de grosses tours et dont remplace-
dit sur le château de Martimont, sur la baronnie de Cramailles, la terre de Cœuvres-Estrées , le marquisat de Faycl et sur un grand nombre de fiefs; les abbayes de Saint- Jean-des- Vignes , Longpont, Val-Sëry et Saint-Jean-au-Bois étaient comprise dans cette juridiction. Assiégé en 1407 par les Bourguignons auxquels il résista ; au pouvoir des Anglais en 1 420 ; repris par Charles Vil, en 1429; et occupé par les Ligueurs en 1587, le château de Pierrefonds fut démantelé en 1617, par Tordre de Louis XIII; on es-
ment sert anjonrd*hai d'esplanade, fui constrail à Aire en 1023 par BaudcMiin-le- Barbo, comte de Flandre. Aire était très-fortifié. On 7 voit encore le fort Saint- François, long-temps appelé Téte^dê-Flandre, — Arukqviii. Résidence des sires d*Annequin. 11 eut de l'importance au moyen-âge. — Ashbsih. Magnifique château bâti vers le milieu du XW siècle et reconstruit à la fin du siècle dernier. — Aa- QOE8. Dépendance de Tabbaye de Saint-Bertin ; plusieurs fois pris, saccagé on brûlé par les Anglais, par les Français on par les Espagnols. Il fut toi^ours réparé. Sa dernière restauration remonte à la fin du XVII* siècle. — Ama^s. Le Castrum No^ biliacum ou NobUiacus d'Arras, construit par les Romains dans le cours du IV* siècle, fut plusieurs fois ruiné par les Vandales et par les Huns. C'est dans les dépendances de cette forteresse, souvent reconstruite, que Théoderik III fonda l'abbaye de Sainl-Vaast l'an 673. Une grande partie de Tenceinle existait encore dans les commencements du XVP siècle. Arras fut toi^jours fortifié ; Louis XI 7 fit construire deux forts près la porte Sainte-Claire et à la porte Saint-Michel ; on les démolit en 1493. Les deux bastions de la Couronne défendaient aussi Arras. La citadelle s'éleva sur les dessins de Vauban en 1670. — Auxt-lr-Cbâtiau. Bâti par Philippe d'Alsace, comte de Flandre, en 1178. Pris et repris pendant les guerres du moyen-âge. Rasé en 1635 par l'armée française que le duc de Chaulnes commandaiL On en voit les ruines. — Auchel. Eu 1430 les Français, commandés par le comte de Vendôme, assiégèrent le château d' Auchel. Antoine de Bélhnue s'y était renfermé et le défendit avec courage mais sans succès. Les assiégeants prirent le château et massacrèrent Antoine de Bétbune ( Mey^r. ) — Avesiif.s-ir-Comtb. Dépendance des anciens comtes d'Artois ; le château d'Avesnet-le^Comte appartint plus tard aux ducs de Bourgogne et fut pris par Charles VI lorsqu'il assiégeait Arras en 1414. « Et est vray que pour le temps que le roy vint devant Arras, ses gens prin- » drent la forteresse d'Avesnes le Comte qui estoit an duc de Bourgogne dedans la-
saya de le démolir ; mais ses murs , construits en pierre de taille de grand appareil, offrirent une résistance telle qu'il fallut se borner à y pratiquer de larges brèches. Les pierres placées dans les angles étaient unies par des crampons de fer, scellés avec du plomb coulé. Les tours font Tadmiration de Tarchéologue. Les logements étaient spacieux; on y voyait de grandes galeries voûtées où les habitants des lieux voisins et les religieux des monastères, placés sous la sauve-garde du château, venaient à l'approche de Tennemi por-
• quelle estoieni loajoora grand nombre de gens da nj qni monll tnivailloîeni le » pays el anssi faisoieni sçavoir à leur est tontes nouvelles et assemblées faictes par » les Bourguignons. » ( Monstrêlet ) Ce château fut détruit par un incendie en i7li. — BAiLLEnL-SiaE-BnTHOviT. Antique résidence des sires BertouU, L'im d*eax parut au tournoi d'Anchin. Il reste quelques vestiges du château. — Biiubo^ uz-PiuaiBa. La châtellenie de Baillenl-Iez-Pemes fut long-temps Tune des pairies du comté de Saint-Pol. Turpin place ce château, dont on ne voit plus que les loasés, au nombre des fortere»es les plus importantes du Teroois. — Bauukuimost. Ce château appartenait ant seigneurs de Savense. Prb et démantelé en 4477 par les troupes de Louis XI et en 1524 par le duc de Vendôme, il fut rasé peu d^annéet après. Il en reste des vestiges. — Bapaums. Il y eut un château-fort à Bapaume, dés le XI* siècle ; le fameux Bérenger, devenu la terreur de U contrée, y faisait alors sa demeure. Il appartint ensuite aux comtes de Flandre, fut pris par les troupes de Charles VI et de Loub XI. On en voit les ruines. Le chevalier de la Ville et Vauban donnèrent les plans des fortifications de Bapaune. ^- BEAimxTz-Mz-CAMBaAi. Les sires de Beaumelz possesseurs de cette forteresse, où Ton pratiqua de vastes souterrains, furent puissants au moyen-âge ; ils jouent un rôle important dans l'histoire de TArlob et du Cambrésis. — BiAuroAx. L'existence de ce château était antérieure an XIII* siècle ; la grosse tour, seule partie de Tédifice qui eût résisté à la destruction, a aiqourd*bul disparu. — Bbau&aiv. Bésidence des châtelains de Beaurain dont la puissance était citée. On en voit quelques débris. — Bbllsmovtb. Forteresse importante au moyen-âge ; construite sur le territoire de Blangy-leztArrae. Blarguerite, veuve du doc de Bourgogne Philippe-le-Uardi, y résidait an commencement du XV* siècle. Les religieuses d'Avesnes-lez-Bapaume s'établirent dans le château de Bellemotle en 4565, après avoir fait démolir les fortifications. — Bé- THUHi. Le châteao des andens seigneurs de Béthune, «vooés d*Arras, renontait à
ter leurs provisions et ce qu'ils avaient .de plus pré cieux. Monstrelet parlant de Pierrefonds l'appelle « un » chdtel moult bel et parfaitement édifié^ m^ult fort » défendable y bien garni et rempli de toutes choses ap- » partenant à la guerre ; » et Tartistc qui peignit la galerie des Cerfs y à Fontainebleau, lui donna place dans son œuvre. « Cet édifice — dit M. de Caumont — fut » regardé à juste titre comme un chrf-d'œuvre d'architec- » ture et Tune des merveilles de Tépoque... Il y a )) quelque chose de grandiose dans les ruines de Pierre-
ane haute antiquité puisqu'il tombait en ruines au commencement du XIII* siècle. Il fut alors reconstruit. La ville de Bétbune était très-fortifiée ; on la ferma par une enceinte de murailles et de tours. La citadelle fut construite sous la direction de Vauban. — Billt. Cbâteau-fort au mojen-âge. Il appartint, au XIV* siècle, à la famille d*Anthoing. Il en reste quelques débris. — Boubs. La valeur des cbâtelainsde Bours était citée. L'un d'eux niounit à Azincourt. On voit quelques restes de leur château-fort dont Tenceinte extérieure était flanquée de six tours. — BousEiis-flua- Câkche. Les anciens sires de Boubers, dont la postérité se fixa en Ponthieu, bâtirent un château au pied des monts Saint-Inglevert, dont il ne reste aucun vestige depuis plusieurs siècles. Ils établirent plus tard leur résidence à Boubers-sur-Canche. Le château qu'ils y élevèrent est aujourd'hui converti en filature. — Betas. Bésidence des seigneurs de Bryas, pairs du comté de Saint-Pol au XIII* siècle. Leurs descendants acquirent beaucoup d'illustration. Le château fut plusieurs fois rebâti. On voyait, il y a peu d'années, les débris des constructions qu'avait fait élever Jacques Théodore de Bryas , archevêque et duc de Cambrai. Bécemment restauré, le château de Bryas est aujourd'hui l'un des plus beaux de l'Artois. — Camslaiii. Ce château f que Goyon de Camblain fit construire dans le goût moresque, n'existe plus. Les chroniqueurs ont rattaché sa fondation à une légende des croisades. — Choques. Forteresse du XI* siècle, détruite au XII* par le duc Bobert de Normandie. Baudouin de Lens l'avait fait rebâtir en i2S4. — Concht-sue-Cavchb. Château- fort dès le XII* siècle. On en Toit des vestiges. — Coktbs. Assiégé et pris par les Français en 1475 (AfalÂrancg.) — Coulombt. Ce château résista aux Français en 4595. — Coueeièeej. Construit par Anselme, comte de Lens, au XI* siècle. Il appartint aux Montmorency ; l'un d'eux, Jean de Montmorency, reçut dans ton château de Courrières le roi d'Espagne, Philippe II , en 1558. — Ceoisillbs. Bâti par les sires de Croisilles, bannerets d'Artois. Il n'en reste aucun vestige. — DiivAL. Assiégé, pris
» fonds. Si vous allez les visiter comme moi, un jour » d'automne , lorsque les vents de Téquinoie viennent » se briser en mugissant sur ces énormes masses de )) pierres , et qu'au milieu de ce sombre murmure des )) vents, vous entendiez les sons vagues et doux des » harpes éoliennes qu'on vient de placer au sommet )) d'une des plus hautes tours , vous serez frappé de la » beauté du spectacle et d'une indéfinissable émotion.» L'église de Reims possédait la terre de Coucj depuis répiscopat de St-Remj. Au commencement du dixième
et T9fié par les Français en 1522 ( Du Bellay)', rétabli an XVII« siècle j aajoard'hni démoli. — DiTioif . Pris et démantelé par les Français en 1522 comme le château de Diéval. Il avait été réparé, mais les Hollandais le saccagèrent en 1710. Construction considérable; les deux ailes étaient flanquées de quatre grosses tours. — Dovaiu. Xaintrailles s'empara du château de Douriez eu 1421 ; détruit par les Français en 1634. — Embet. Brûlé par les troupes françaises dans les guerres du XVI* siècle. — ËPEiLECQUBS. On croit qu'il fut construit par les Romains ; son existence au IX* siècle est certaine ; plusieurs fois assiégé et pris pendant le XV*. Le maréchal de la Meilleraye le fit détruire en 1639. — Ëiiii . Ce château fut long-temps en possession du droit tfasilê et relevait de la maison de Croy . — Fambchoh. Dépendance du comté de Saint-Fol. Habité par des chevaliers du Temple pendant le mojeu-âge. — Fauquxmbxbguxs. Il appartint aux châtelains de Saint-Omer, comtes de Fauquembergues. On en voit des vestiges. De vastes souterrains s*j trouvaient pratiqués. — FixssiH. Les anciens sires de Créquy eurent un château au pied des monts Saint- Inglevert. Il ne reste aucun vestige depuis plusieurs siècles de cet antique manoir, placé dans le voisinage du premier château de Boubers. Les sires de Créquy fixèrent ensuite leur résidence à Fressin. Le château qu'ils y élevèrent tombait en ruines en 1450; il fut alors reconstruit. Le comte de Rœux l'assiégea et le livra aux flammes deux ans après. On voit encore quelques restes des tourelles de ce château. — FaiTKHT. Forteresse flanquée de grosses tours. Dépendance des comtes de Saint- Fol. Démantelée en 1487 par Tordre de Louis XI et détruite pendant le XVII* siècle. — FiuGu. Philippe de Valois fut reçut dans ce château en 1347. — Giyeucht- LB-NoBLB. Château-fort au moyen-âge. Il appartint aux Beaufort et aux Tramecourt. — GosifAT. Résidence de Taltière Mathilde ou Mahaut, comtesse d'Artois. Le châtean de Gosnay a fourni le sujet d'une touchante légende. — Habaicq. La puisBance des châtelains d'Habarcq était citée. Lenr manoir fut brûlé pendant le XIII* siècle
siècle, Herrée, Tun des successeors de ce prélat, fit construire une forteresse à Coucy pour mettre à Tabri des Normands les vassaux et les domaines de son église. Cette terre acquit de la célébrité lorsqu'elle fut deyehue la résidence des sires de Coucy. L*un d'eux, Enguerrand III , bâtit en 1205 le château célèbre dont nous voyons encore les ruines. Plusieurs fois assi^ée et prise, pendant les longues guerres du moyen-âge,
cette antique forteresse fut démolie au dix -septième siècle, par Tordre du cardinal Mazarin. Gabrielle d*Es-
el plus tard reconstroit . — Hamelihcovrt. Let sires d^Hamelincoart fignrenl avec honoear dans les annales de l'Artois. Le châteao est d*ane architecture assez moderne. — HAESEf . Résidence des barons d'Hames. En 4143, Ton d'eux, Michel I*', connétable de Flandre, reçut dans son château Thierry d'Alsace, comte de Flandre, et toute sa cour. — HATmnicouaT. Dépendance des châtelams d'Oisj. Assiégé par les Flamands en 1159. — Hkupaot. Assiégé et pris par les Français en 1644. — HiucHiv. On a£Bmie qu'au YIII' siècle, Helcia, fille de Peppin, résidait au château d'Heuchin, détruit par les Normands dans le siècle snÎTant. Les châtelains d'Aire eurent aussi nn château à Heochin. On en Toit des vestiges. — HAinrE-ATBniss. Gommanderie de Templiers au XIII* siècle. Il s'y trouvait trente-six diemliers lorsqu'on mil à exécution l'ordre de Philippe-le-Bel. On voit les ruines de leur manoir. — Ircht. Les châtelains d'Incfay sont célèbres. Détruite en 1109 et immédiatement rétablie, la forteresse d'Inchy fut aniégée et prise vers le milieu du XII' siècle par Philippe d'Alsace, comte de Flandre. — Isel-lez-Hambâux. Quelques vestiges de cette forteresse indiquent qu'elle eut de l'importance. — LiiaoTs. Voir le texte de la page 26. — LABOMsiiai. Château-fort dés les premières années du XIIP siècle. Bniné par les troupes françaises en 1522. — Li Comt]6. François l^ fut reçu dans ce château en 4537. — Lmrj. La tfilla, ou maison du fisc, que les chefs de la race mérovingienne possédèrent à Lens devint un château-fort au commencement du Vn* siècle. Il releva long-temps des comtes de Boulogne et fut reconstruit au XIII" siècle. Ce château avait six grosses tours ; un calvaire a été élevé sur ses débris. Lens fut pris et repris par les Flamands, par les troupes françaises, par les Eipurguignons ou par les Espagnols. Le maréchal de Gassion mourut devant cette ville qu'il aasiégeait en 1647. C'est dans les plaines qui l'avoisinent que le grand Coudé remporta la célèbre victoire de Lens. — Lillebs. Wincmar, seigneur de Lillers, y avait un château au X' siècle ( Af«y«r.) Il devint le centre d'une
trées s*était fixée à Coucy en quittant Folembray, dans Tannée 1694. Elle y donna le jour à César de Vendôme , fils naturel d'Henri IV. On voit encore à Coucy des peintures à fresque dans la chambre que Gabrielle occupait.
Pénétrons dans ce gothique manoir dont chaque ruine nous rappelle les scènes d'intérieur de la yie féodale. Quatre tours d'enceinte sont placées aux angles du château ; on a pris soin d*y pratiquer de nombreuses meurtrières; là veillent les hommes d'armes. 11 faudra
iroportaote cbâtelleoie. — Liâncoc&t. Château-fort aa XII* siècle ( Godefroy,) — LumiEs. Construit par Simon de Luxembourg en 1439; brûlé par Tarmée française en 4479. — Miivs Eif-CouTuaE. Les châtelains de Bapaume y eurent un château au XIIP siècle. — Maeeuil. Ste-Bertille, foqdatrice de TaliiNiye de Mareuil, habitait ce château au YII® siècle. Elle en fit don à St-Yindiciee, éféque d'AiTas, qui le légua à ses successeurs. L*un d'eux, Pierre de Ranchiconrt, l*aYait fait rebâtir en 1490. Il n'en reste aucun vestige. — Malarhot. On voit les restes de ce château ruiné par Tarmée française en i543. — MoaiÂncouAT. Les châtelains de Moriancourt étaient pairs du comté de Saint-Pol. Leur château, entièrement détruit, renfermait une chapelle vénérée placée sous l'invocation de St-Hubert. — Neutille- Yitâsse. Résidence des seigneurs de Neuville-Yitasse ; il appartint pins tard aux Montmorency. Entièrement détruit. — NoTELUE-Yioif . Château démantelé dans les guerres du XYl* siècle. On en voyait encore les ruines en 4731. — Oist. Forteresse célèbre au moyen-âge. Les châtelains d'Oisy eurent de fréquents différends avec les évèques de Cambrai. En 1254, le château d'Oisy fut assiégé par les troupes de la comtesse Marguerite de Flandre ; le château résista mais les flammes consumèrent le bourg. Au nombre des documents historiques que possède M. le l>aron de Hauteclocque, d*Arras, se trouve un ancien titre où sont consignés les noms de cêuUf qui furent présens au bruslement d'Oisy Van 1254, sous le seigneur de Lisques; ce titre comprend vingt-cinq chevaliers et cent onze écuyers appartenant an pays d'Artob. On en peut lire le curieux dénombrement dans le Puits Artésien de 1838, page i26. Louis XI s'empnra du château d'Oisy en 1478. Il est aujourd'hui détruit. — Olhain. Le seigneur Hugues, revenant de la croisade, fit construire la forteresse d*Olhaio. Plusieurs fois assiégé, pris et réparé, ce château existe encore. — OuRTon. On en voit les ruines. Il appartint aux Yignacourt. — Le Pamcq. Baudouin, comte de Flandre, fit élever, ao XI' siècle, le château du Parcq qui devint
franc}iir des fossés profonds pour arriver à la première enceinte; les remparts qui la terminent sont flanqués de dix tours. Passons sous la porte yoûtée dont les hommes de garde ont baissé la herse. Des fossés nous séparent encore de la seconde enceinte; et il y a là une autre herse, un pont-levis et cinq portes. En les traversant on arrive au donjon, à cette merveilleuse tour de Goucy dont les restes majestueux étonnent le voyageur. L'élévation de ce donjon est peu commune; vingt -quatre fenêtres en ogive garnissent le premier
bientôt une maison de plaisance -, le dac de Bourgogne, Philippe-le>Bon, 7 donna de magnifiques fêles. Le Parcq fut ruiné pendant les guerres du XVI* siècle. — Pas. Les châtelains de Pas étaient pairs du comté de Saint-Pol, au moyen-âge. Le château actuel fut CMstruit prés de remplacement d'une ancienne forteresse. — Pei- TfEs. Châtellenie du comté de Saint- Pol. Lorsque les Français ravagèrent PArtois en 4369, le château de Pernes leur parut en si bon état de défense qu'ils n'osèrent Passiéger. « Le duc de Lancastre, dit Froissart, lâta les fonda des fossés à un glaive » ( avec un glaive ) ; mais point n'y assaillirent, combien qu'ils en fissent grand sem- » blant. * Le château de Pernes fut démantelé par l'ordre de Louis XL — Petit- ÂHTiif. Ce château porte le nom de la famille d'Anvin , d'Hardenthun, l'une des plus illustres de la province d'Artois et dont les descendants sont fixés en Ponthieu. Philippe d'Anvin fut grand-fauconnier de France ( voir le premier vol. de cet ouvrage, p. 3i9, où Philippe d'Anvin a été par erreur désigné sous le nom de Dauvin.) — ^PionvaLE. Forteresse considérable que les Flamands détruisirent dans les guerres du XIV* siècle. — Quiskt-la-Motti. Château-fort au moyen-âge. — Rkbbeutk. Ancienne forteresse sur la Canche; un château moderne s'éleva sur son emplacement. — Bbmt. Ancienne dépendance des comtes d'Artois. Construction flanquée de tourelles. — Bextt. Château-fort dés le VU' siècle ; au pouvoir des Anglais en 4492 ; pris plus tard par les Espagnols. C'est sous ses murs qu'eut lieu, en 1554, le célèbre combat de Benty. Le champ de bataille resta aux Français ; l'armée de Charles-Quint conserva le château dont les troupes françaises cherchaient à s'emparer. Assiégé et pris en 1638 par le maréchal de Châlillon, le château de Benty fut détruit. — SÂiNT-LAiniBnT-LEx-ABEAs. Château-fort dans le voisinage d'Arras ; depuis long-temps démoli. — Saiiit-Mâitih, en Ternois. Voir le texte de la page 47. — Saikt-Omkb. Vers le milieu du VIP siècle, le seigneur Adroald fit construire ie donjon de Sithiett ; on sait que l'abbaye de Saint-Bertin fut fondée dans les dé-
étage; elles alternent avec un égal nombre de meurtrières« L*escalier tournant est d*un très- bel effet. Les salles de Tintérieur sont spacieuses; chaque arceau de leurs voûtes repose sur une console sculptée. Là sont déposés les archives et le trésor de la maison de Coucy. L'édifice recouvre de vastes souterrains , sombres prisons où Ton place les vaincus après un combat, où Ton jette, jusqu'à plus ample informé, les bohémiens et autres gens dé mauvais aloi que le guet du château a ramassés.
peodaoces de ce donjon.' La ville de Saint-Omer fut pourvue d*un château au XI* siècle; il t'élera par les soins de Baudouin-le-Fieux, comte de Flandre. Les châtelains de Sainl-Omer s'illustrèrent par leurs exploits dans les croisades. L'enceinte de Saint-Omer était défendue par de nombreuses tours et par dea bastions ; d'autres fortifications s'élerèrent dans le cours du XYH* siècle pour la défense de cette importante cité. — Sairt-Pol. Le château de Saint-Pol était d'une très-haute antiquité ; on a même avancé qu'il fut fondé par les Romains. En 1537, les Impériaux, commandés par le comte de Bures, prirent et rasèrent le château. Les fortes murailles delà ville « furent frappées mille huict cent fols par le tonnerre des bombar- » des, entre les portes de Verloing et de Cousture, du costé de l'hospital, et fust • ouvertures faicte de trob cent pieds, par où entrez que furent lesdicls Impériaux » tirèrent aussitost vers le chasteau quilz emportèrent. . . C'estoit grandissime de- » sastre veoir le feu partout moissonner, toute forteresse et beauté ruer bas et ouyr » parmy ces tragédies les threnes et lamentations de ceux qui alloient morans. » ( Fêtry de Loeres, ) Il reste encore quelques vestiges du château de Saint-Pol qui ne fut pas reconstruit. — SAiHT-YEiiÂaT. Les Normands assiégèrent la forteresse de Saint- Venant au IX' siècle et ne purent s'en rendre maîtres. Elle appartint successivement aux comtes de Flandre, aux Anglais, aux ducs de Bourgogne, aux Français et aux Espagnols et soutint un grand nombre de sièges. — Saucht. Construit en 1158 par Philippe d'Alsace, comte de Flandre, et démoli la même année par Simon d'Oisj avec qui le comte était alors en guerre. — Szhirghim. Il est question de ce château dès le XIII' siècle. Il appartint aux comtes d'Artois et fut pris par les Français en 1595. — Soubbih. « Ce château avoit on corps de logis assez spa- » deux, trois portes avec ponts-levis et une enceinte de murailles flanquée de » tours. » ( Puiu Artésien,) Ruiné dans les guerres du XVII* siècle. — Sovchbz. 6hâteau-fort construit par les châtelains de Lens et ruiné par les Flamands dans les
L» liâtitneiiU adotfe» soi Icnn «errent aa loscoimt det uulir» do chàtcao. de» finnincs de la cfaitrlamr. def écoren et de» psiscf. £a âa//e ^ar preujr^ ou do (çauxlei^ est decx^m arec maçnîfionice : de» armes et des trophées panêmeot tes riches tentures: ou t Toit quatre cfaemiDées iftacieuses, ornées de bas-ieliels. Cest Uêl qu*étaient reçus les cfaeraliers et que les sires de ijoncj WfçtéaieDl' l'hommage de leurs rassaux, dans les o^scasions solennelles. La chapelle du château et le logement de Taum^nier sont placés dans le Toisinag?e de
fr tm ï ir t% tm m it x ém XIV* Mède, — Scft-SAUT*L#cn. Fi 4hgwiU. — l*ft%ntMWM I^ IradîlMm afCme qo« César logea dam ce cfaâl iMnomlelé |Mr le» fmt^t» pendant le XVI* f îétle. — TaiaovAnE. Les coailes de F la nd re ÏMtttA nm diiteao à Thérouanne pendant le X" siècle, et coawae le rertede 11iér«nanne ce diâlean ent à snbir toolei les Tidssitndes de la goerre. On sait que cell« in«lhenreose tille, toorenl Mmié^^ prô^» saccagée, démantelée et tonjonrs rtn-^fmêtnUn, fot entièrement minée en 4553 par Tordre de Charles-QoinL — VrwM. li» lUpaf^s occopaient celle forttrtme en 4524. Adrien de Croy, baron de Renlj «I comte de B«os, Tnn des meilleurs généraux de Cbarles-Quint, mourut an château dXpenen 4553.'VfciL'HuMi. Llmpératrice Hélène, femme de Coostance- Uflof e et mhe de Coottantin, répudiée par son mari en 93, Tint fixer sa résidence sur les horân de la Canche et j fil bâtir un château {Malhraucq.) Habitée plus tard par des comtes, cette antique forteretse fut ruinée au IX' siècle par les Normands. Saiidouin de Mons, comte de Flandre, fit construire, en i068, un second château ipii ftoutent réparé détint, an XW" siècle, la résidence du duc de Bourgogne Philippe-le'llsrdi^ Kn 455), la tille que cette forteresse défendait fut assiégée et prise par les Impériaux et éprouta le sort de Thérouanne. Le maréchal Robert de la Marrk, duc de Bouillon, et Horace Famèse, gendre du roi Henri 11,8*7 étaient enfermés mais ne purent la sauter. Le prince Emmanuel Philibert de Satoie cornmandait les Impériaux, On détruisit le château ; les habitations furent rasées et la tille d*llesdlns*életa dans le toisinage des ruines de f^ieil-Hesdin,-^\iLLEMS-CEk' r%L, Pris par les Français en 1444 pendant le siège d'Arras et ruiné par les guerres, l'n i:liâteau moderne futeoDftmit sur tes débris. — ^Vimt. Forteresse bâtie au XIII* siècle, r«(;onfttniite dans le cours du XVI' et démolie il .t a peu d*années. — Vitxt. Uèsideiice des chefs des Franks, contertie plus tard en château-fort (toir les notes (le la page 40) ; amiégèe et démantelée en 4542 par le duc de Vendôme. Il n*en
la salle des preux. Partout, d*ailleurs, on a pris soin de pratiquer des chemins de ronde, des parapets et des guérites; car on veille toujours à G)ucy! La partie basse des bàtimens est occupée par le rcFectoire, par Toffice et par de vastes greniers; près de là sont placés les chevaux et la nombreuse meute du châtelain. Plusieurs tourelles et diverses dépendances servent à loger les hommes d*armes , à héberger les voyageurs , a recevoir les lourdes armures pour les jours de bataille, les objets de chasse, les lances, les écus et les bannières aux armes de Coucy.
reste rien. — Wuuatal. Forteresse da moyen-âge défendue par deux tours el récemment détruite.
CHATEAOX DU BBAUVÂlfllS.
Aght. Château fortifié dés le XIII" siècle ; on en voit des vestiges. Le château actuel 8*é1eira dans le voisinage de' ses ruines. — Ahsacq. Mazarin séjourna dans celle forteresse en 1651. — A&oehued. Château-fort au mojen-âge dont il ne reste aucune trace. — Auniun.. Construction du X** siècle dont on voyait encore une tour il y a quelques années. On rappelait tour de Jules-César. — BinxBV-tim-THi&Aiii. Assiégé et prb au commencement du Xni* siècle par Philippe de Dreux, évèque de Beauvais. — BsAinrAis. Le château des anciens comtes de Beauvais s*é1eva sur de vieilles constructions romaines. L'existence de ce château dès le XI* siècle est certaine. Il n'en reste qu^nne seule tour et les évèques de Beaufais n'y ont plus leur résidence. — Bsainiuu.. Forteresse dès le XI' siècle , détruite par Tordre de Louis-le-Gros. Les seigneurs de Monchy la firent rétablir. Entièrement ruinée. — Bois-d'Ajxvx. Voir les notes de la page 12. Ancienne résidence royale, convertie plus tard en château-fort, le Bois-d'Ajeux fut détruit par les Anglais pendant le règne de Charles YI. H n'en reste aucune trace. — Boeah. Des constructions modernes remplacèrent les fortifications du château de Boran qui appartint à la famille de Parabère. — Bxbslbs. Ancienne résidence des évèques de Beauvais, fortifiée an Xin* siècle par les soins de Philippe de Dreux ; reconstruite à la fin du XY* siècle ; aasi^^ et prise par les Ligueurs en 1590 ; en partie ruinée. — Bvubs. Les seigneurs de Bulles, célèbres dans les annales du Beauvaisis, possédaient deux châteaux-forts dans leurs domaines, dès le IX* siècle. Charles YII en fit démolir un ; l'autre, où logea Henri lY en 1592, fut brâlé dans le XYII* siècle. — Catirot. 11
Lorsque des guerres lointaines ou des querelles de seigneurs appellent le châtelain loin de sa demeure, Tautorité de la dame du lieu devient absolue; les hommes d'armes qui veillent à la garde du château reçoivent ses ordres; elle marche quelquefois à leur tête dans les fréquentes expéditions que Thonneur du fief a rendu nécessaires, a Cette situation élevée et pres- » que souveraine, au sein même de la vie domestique )) —«dit M. Guizot -» donna souvent aux femmes de » répocpe féodale une dignité, un courage, des ver-
reste encore quelques vestiges de la forteresse de Catenoy. — Chamblt. liaison royale (voir les notes de la page 13.) Converti en châtean-fort, Chambly appartint aux comtes de Beaumont-sur-Oise. — Cikqueux. Cbfltean-fort souvent assiégé et pris dans les guerres avec les Anglais. Démoli par Tordre de Charles Vn. — Choist. Détruit au XV* siècle. — Clkemoiit. Philippe-le-Bel naquit en 1294 au château de Clermont que nos rois habitèrent fréquemment. Beaucoup d'ordonnances sont datées de cette résidence. On voit encore le donjon. « Clermont en BeauToisin, onc » grosse ville néant fermée et bon chàtel, voire d'une très grosse tour où il a braies u tout environ.» (^ot^far/.) — Caamoist. Château-fort important pendant les guerres des XIV* et XV* siècles. Il n'en reste rien. — CaitscHiACQ. Buiné par les Anglais en 1422 ; on en voit les restes ; sa grosse tour domine tout le pays. — Cmuoh. La maison de Picquigny possédait un ancien château-fort sur le territoire de Grillon ; il n'en reste aucun vestige. Le château actuel est sur un autre emplacement ;il fut bâti au XVI* siècle par Adrien de Boufflers. Détruit par les Ligueurs , il fut relevé par les soins du maréchal de Boufflers. Le duc de Grillon en est ai^ourdliui possesseur. On voit dans les archives de ce château quelques lettres originales d'Henri IV adressées au brave Crillon. — Fatbl. On aperçoit encore à Fayel les mines d'une ancienne forteresse. Le château moderne fut construit au XVII' siècle par le maréchal de la Mothe-Houdancourt. Louis XIV y séjourna en 1656. On affirme que le plan du château fut donné par Mansard et que Lendtre dessina les jardins. — FoiiTÂiNB-LATÂGàifME. Démautclé par les Anglais au XV* siècle ; réparé plus tard et pris par les Ligueurs. Assez bien conservé. La tour de Ganelon n'existe plus ; on voit encore les deux autres. — FaocooaT. Bâti par François I''*. On plaça dans l'écusson du grand pavillon les trou fleurs de lis et les denx salamandres qui formaient les armes de ce prince. Assiégé et pris pendant les guerres de la Ligue. — GEasEECT. La ville de Gerberoy était autrefois défendue par de nombreuses for-
» tus, un éclat qu'elles n'avaient point déployés ail- » leurs; elle contribua puissamment sans nul doute à )) leur développement moral et au progrès général de » leur condition. )>
Les possesseurs de fiefs considérables eurent a leur service, à Teiemple des rois, des intendants, échansons et fauconniers, de nombreux écuyers et des pages. Les écujers dressaient les chevaux et accompagnaient le châtelain à la guerre. Les pages le servaient à table et prenaient soin de ses armes; quelquefois, munis de
tiflcations ; elle eut en outre un cfafltean dont la constraction remontait, disent quelques historiens, aur invasions des Normands. Il reste encore des vestiges de cette ancienne forteresse souvent assiégée et prise par les Anglais, les Bourguignons ou les Ligueurs. — Gicouit. Cbâteau-fort dont il ne reste aucune trace. — GovilahcouBT. Dépendance de Té? éché de Beaufais, fortifiée an XHP siècle par Philippe de Dreux et démantelée au XV«. On voit les ruines du donjon et des tours. ^- HarvACiiBs. Château de la fin du X V" siècle, flanqué de tourelles et bien conserfé. — UiMÉviLLBas. Château-fort détruit au XYP siècle. — HoDaifc-KH-BiAT. Forteresse du moyen-âge dont il ne reste aucune trace. — Hodbhc-l'Ëyéqvb. Château-fort important au XII* siècle. Dépendance des étéques de Beaufais. Détruit. — UoirsuM- YiLiB. Pris par les Bourguignons en 1444 et plus tard par les Ligueurs. On rappelait le Chdieau-P^ert, Un château moderne avait remplacé cet ancien édifice, à la fin du siècle dernier. Il fut démoli pendant la Eévolntioo. On voit aujoord*hui à Uondainville une charmante maison gothique dans le style du XV' siècle, oà Ton conserve plusieurs tableaux du Primatice, un miroir de Diane de Poitiers et im magnifique bas-relief de Jean Goujon. — Là NBmriLLB-Eir-HBs. Construction du XII* siècle. Ce château fut détruit par l'évèque Philippe de Dreux pendant ses difTérends avec Catherine de Clermont à qui il appartenait. C'est à La Newrille-en-Hez que Blanche de Castille donna naissance à St-Louis en 4245. Philippe-le-Hardi et Philippe de Valois affectionnaient cette résidence. Le château de La Neuville-en-Hei eut de rimportance dans les guerres avec les Anglais et avec les Bourguignons, appartint à Marie Touchet, maîtresse de Charles IX, et fut brûlé pendant les guerres de la Ligue. — LiriHB. Après avoir appartenu avant 4500 à la maison d*Avesoes, ce château passa dans la famille de Gaudchard dont plusieurs membres s'illustrèrent dans nos armées. René de Gaudchard commandait en 4635 un des régiments levés par la ville de Beauvab pour aller au siège de Corbie. Les comptes de la levée de
ses instructions, ils se rendaient à la cour du prince ou dans les manoirs voisins. Ils apprenaient à monter à cheval et s'exerçaient aux jeux de bague, se préparant ainsi par les exercices du corps comme par la courtoisie du langage, à devenir de loyaux chevaliers. Le personnel de quelques châteaux - forts formait une véritable cour; et Télégance des mœurs féodales avait fait bien des progrès depuis le temps où Helmogadus , favori de Lodewig- le -Débonnaire, entretenait pour officiers, dans son fort château de la Ferté-Milon en
ce régimenl sont conservés dans les archives du cbAteau de Lépine. — La Plt. ChAleau-fort au XIV siècle détruit par les Ligueurs. — Liahcouit. Louis XIV séjourna plusieurs fois dans le château de Liancourt où a long-temps résidé le doc de la Rochefoucauld-Liancourt l'un des plus grands bienfaiteurs de l'humanité. — Dius. Château-fort du roojen-âge, aujourd'hui détruit. — Lnz. Très-ancienne forteresse, dépendance des comtes de Clerroont, démolie vers la fin du XII' siècle. — Lorgcul-Suhte-Maiib. Ce château appartint aux religieux de Saint-Corneille de Compiègne et fut plusieurs fois pris par les Anglais. On en voit les ruines. — LoimaisoH. Occupé par les Ligueurs et détruit par La Noue en i59i. — Maxseilu. Le château actuel est flanqué de tourelles. On aperçoit dans son voisinage les ruines d'une ancienne forteresse. — Mkllo. Les fondations du château de Mello, plusieurs fois reconstruit , remontent au IX* siècle. Centre d'une importante châtellenie, il appartint aux maisons de Mello, de Nesle et de Montmorency et fut pris par les Anglais en i422. Henri IV 7 séjourna en 1598. — MEaLiMosT. Les archives de ce château constatent qu*il appartenait en i380 â Jean Chalet de Graville du chef de sa femme Antoinette de Châtillon. Il passa ensuite dans la noble maison des Descourtils-Merlemont et devint Tun des principaux foyers de la Ligue. C*est dans ses murs que le cardinal Odet de Châtillon, évèque de Beauvais, embrassa le calvinisme et qu*il célébra la cène le i3 septembre i567. Le procès-verbal de son abjuration fut long-temps conservé dans les archives du château -, il n'en reste aujourd'hui qu'une copie. — Miau. Brûlé en i7Ô4. 11 appartint à la maison d*Aumont, au connétable Anne de Montmorency, au prince de Conti et au comte de Provence depuis Louis XVJII. — MiLLT. Forteresse importante au moyen-âge. C'est au siège de Milly que l'évèque Philippe de Dreux fut fait prisonnier par les Anglais. Brûlée et démolie dans le XV' siècle. — Mortataiie. Ancien château-fort fianqué de tourelles, reconstruit au XIV' siècle et qu'Henri IV habita. — MoaTaBuiL-sua-BsEscHB. For-
Valois , un garde , custos ; Tasinaire ou pourvoyeur , Orgtnartus; le veilleur ou chevalier du guet, vigil; et le portier, portaritùs.
Les scènes dUntérieur n'avaient cependant rien de très -varié dans les manoirs du moyen-àge; la chasse bien souvent remplissait la journée; le soir, assis autour d*un vaste foyer, et s' éclairant à sa lueur, les chevaliers s'entretenaient des guerres de leur suzerain, ou écoutaient les merveilleux récits des pèlerins qui , fatigués de la route , leur avaient demandé l'hospitalité. Les pages et les écuyers se groupaient devant
teresse ruinée doot il reste deax tours. — Moucht-le-Chatel. 11 y eut d'abord à Mouchy UD château fortifié que Louis-le-Gros assiégea, prîl et livra aux flammes. Il appartenait à Dreux de Mouchy. Le château actuel date de la Benaissance. — MouT. Détruit pendant les guerres de la Ligue ; on en voit des vestiges. — Nom- TBL. Château-fort démantelé au XV* siècle. 11 n'en reste rien. — Oitdeuil-lb-Oeaiio. Construction du Xlll' siècle. Louis XIV fut reçu dans ce château en 16S0. Entièrement détruit. — OHs-xK-BaiT. Fris par les Ligueurs en 1589. Louis XllI et Richelieu y ont séjourné. — Piéct-suh-Oisb. Forteresse occupée parles Anglais, assiégée, prise et démolie par les Français dans le cours du XV« siècle. — Riirr. Ancienne dépendance des comtes de Clermont. Le château de Kémjr soutint un grand nombre de sièges pendant le moyen-âge. 11 en est question dans Monstrelet. Sa destruction date des dernières années du XVllP siècle. — Sillt. Château-fort détruit par les Ligueurs en 1589. Des constructions modernes s'élevèrent sur ses ruines. — SoRGEOKS. On voit à Songeons les vestiges d'une ancienne forteresse appelée Château-Gaillard, Le château actuel fut bâti en 1720 par la marquise d'Armentières. — SoECT. Châleau-fort dont il ne reste aucune trace. — Teoisseeeux. Ancienne dépendance des maisons de Picquigny, d'Aspremont et de Lamelh. La tradition populaire lui assigne une merveilleuse origine. — lIuT-SAniT-CEOEGEs. Châleau-fort dont Henri IV s'empara en 1591. Aujourd'hui démoli. — Vieoeeoeeb. Les anciennes fortifications de ce château ont fait placeàd*élégantes constructions. En 1739, la résidence de Verderonne fut acquise par la maison d'Andlau, famille illustre en Italie et en Allemagne. — Villees-Saiht-Paul. Ancien château reconstruit au XVIIP siècle. Il eut pour possesseurs le duc de Sully, M. de Sartines et M. de Ségur et appartient aujourd'hui à M. le maréchal comte Gérard.
un jou cl*ëchecs ou répétaient les chansons et les vire- IiiIm des trouvères. On dansait quelquefois sous un oniic, devant Favenue du château; et les pages, se mêlant aux villageois , prenaient leur part des jeux saus liyrmeL
Voyons quelle est pendant ce temps la vie de la dame châtelaine. Quelques pieuses lectures et des ouvrages de broderie sont ses occupations ordinaires et (telles des femmes qui vivent auprès d'elle. L'appartement qu'elle habite est meublé avec soin ; on y a prodi-