‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et de l'ArtoisChapitre 23 sur 43 · MAIEURS DE BOULOGNE · texte numérisé non relu

MAIEURS DE BOULOGNE

1402. Jean Buacart, dit Morlet. --4405, MO, i433, 4436, 4437. Jacques Yinet.

— 4424. Jean de TEspaat. — 4434. Jean Marchant. — 1448. Jacques Benauld. — 4449. Honoré Renauld. — 4457, 4466. Robert de la BouTerie. — 1477. Jean Lemarchant , sieur de TEpinoi. — 4480. Louis de Roussel. — 4482, 4495, 1497. Jean Legrand, sieor de Raventhun. — 1546. Antoine Lust. — 4534. Ansel de Marcq. — 4535. Mathieu le Magnier. — 4539. Antoine Dauvergne. — J544. Eoraiu ou Euruin. —4550. Pierre Lardé. — 1552, 4553, 4554, 1560. Willecot d'Ecaut. — 4555, 4566, 4557, 4642 à 4644. Jacques Lardé. — 4558, 4559, 4563 , 4568 et 4587. Jacques Willecot. — 4564. Jacques Morel , licencié-ès-lois. — 4565 , 4566 , 4567, 4570 , 4574 , 4577 et 4580. Robert de Parenty. — 4568 , 4569 , 4576. Furcy de la Planche. — 4571 , 4572, 4573. Adrien Bertrand. —1575. Antoine deGriette.

— 1577. Pierre Delahaje. — 4578 , 4579. Jean le Seiller. — 4581 , 1582, 1583. François de Joigny, seigneur d^Estrées. — J584, 1585 , 4586. Guillaume Dublaisel. — 1590 à 4594. Gilbert Monet. -- 4596 à 4598. Amadis de la Planche. — 4599 , 4600, 4607 et 4608. François Duwiquet de Dringhen. — 4604 , 4602. Itere WiU

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» de tenir, garder, et exécuter leurs jugements, éta- » blissements ,* ordonnances , chartes , lois , usages , fran- » chises , corps , honneurs et héritages.

» Personne ne sera regardé comme sénéchal , vicomte , » bailli ou sergent s'il n'a prêté serment a la yille.

» Si les maïeur et écheyins négligeaient de connaitre » de certaines aJBaires qui seraient de leur compé- » tence, cela ne devrait leur porter aucun préjudice, ». et il ne serait pas permis de leur dire qu'ils sont » paijures ou que leur loi est corrompue.

» Si le ' contenu de ces lettres avait besoin d'être » entendu et éclairci , ce serait en faveur des maïeur , » échevins et communauté de la ville.))

Les habitants de Boulogne ne restèrent pas long-temps en possession des privilèges qu'ils devaient à leurs comtes. Vers 1285, les bourgeois s'étant portés à des

lecot Despriez. — 4603, 4606, 4609, 4640, 4644 , 4642. Guillaume Moulon. — 4646, 4647. Renaud Destailleur. — 4648. Oudart de la Planche. — 4649. Jérôme Morel Datlinghen. — 4620. Charles VaiUaift.— 4624. Guillaume de Mouton, seigneur de Longueville. — 4622 à 4625. Antoine Honet, seigneur de Beanrepaire. — 4626 et 4627. Framery d'Hambrencq. — 4628 et 4629. Antoine Carpentier. — 4630. Bertrand Willccot. — 4634 , 4644 , 4642 , 4643 , 4647. Oudart de Fiennes de Druca. -^ 4632, 4633 , 4644 , 4645, 4646. Jean Framery. — 4634 , 4635. Antoine Lamirand. — 4636. Pierre Lardé. — 4638 à 4640. Jacques le Camus. — 4648, 4649 , 4650 , 4654 , 4655 , 4656 k 4660. Daude Lesseline de la Malolerie. — 4653. Anselme Heurteur Dorinqueval. — 4661 à 4664. Louis de Campmayor. — 4667 k 4676. Marcq Slricq. — 4677 à 4749. Achille Mutinot , par Tordre du duc d*Aumont. — 4750 à 4754. Guillaume Coilliot. — 4755 k 4759. Cannet , avocat. — 4760 il 4765. Wyant. — 4766 à 4768. Cbinot de Chailly. — 4769 k 4774. Lateux. — 4772 à 4774. Dublaisel Ourieux. - 4775 k 4777. Cazin de Caumartin. — 4778 il 1780. Le chevalier Dublaisel. — 4780 k 4783. Leporcq de Lannoy. — 4784 à 4786. Diimode de Hames. — 4787 k 4789. Legressier de Belterre.

eicès contre les ofReiers royaux, Philippe -le-Iiardî Qt démolir le beffroi , briser la cloche et déclara la commune abolie. Elle était déjà rétablie sous le règne de Philippe de Valois. On restaura vers ce temps le beffroi où l'on plaça une nouvelle cloche fondue en 1345 et qui reçut le nom de l'Eatourtnie ou l'Ëreil. Voici ce que portait l'inscription tracée sur cette cloche en vieux caractères : « L'Éveil est mon nom. Jehan Lisos, n père et fils, employèrent xi mille livres de métal » à me faire. Laurens Tailleauwe était alors maïeur » pour la seconde fois l'an I34S. Que Dieu garde la ■) ville de malheurs, si je puis lui être utile et plaire » à ses magistrats. Jachob Lisos qui grava ces lettres » clait un des enfants du fondeur, n

^)Ai.Ais, si célèbre dans nos annales, ne I fut d'abord qu'un obscur village où de j pauvres pécheurs venaient s'abriter. Les I C ^H habitants payaient la dîme à Saint-Bertin * et relevaient tour à tour des comtes de Boulogne ou du comte de Guines; ils reconnurent, à la fin du X* siècle , l'autorité des comtes de Flandre. L'un de ces derniers , Baudouin , surnommé le Barbu t fit creuser le port en 995. Les commencements de l'importance maritime de ce lieu remontent au tcm{>s oii le comte Baudouin vivait.

Loi première charte communale de Calais fut concédée aux habitants vers 1170 par Mathieu d'Alsace, comte de Flandre. Gérard, comte de Boulogne et de Gueldres, en confirma les dispositions en 1180. « Nous » accordons , dit Gérard , a nos bourgeois de Calais » demeurant sur nos terres, ainsi que le comte Ma- » thieu l'avait fait précédemment, les privilèges et » coutumes qui suivent : Ils pourront vendre et ache- » ter, sauf notre droit, des maisons et masures selon » la coutume de Merck. Ils seront quittes de fossato » ( service de bêche ), partout si ce n*est pour se dé- )> fendre contre la mer dans les limites de la ban- » lieue. Celui qui tirera son épée par colère paiera » soixante sols. Nous accordons aux bourgeois un éche- » vinage et une Quore ( keure , loi ) ; et tous les jours » de Tannée, les échevins et les hommes de la Quore » jugeront les affaires portées devant eux. )>

Au mois de mars 1252, Mahaut, comtesse de Boulogne, confirma ces privilèges, concéda aux habitants une banlieue et des franchises nouvelles. La charte qui en dépose détermine aussi les peines qui s'appliqueront aux crimes et délits. Elle est transcrite, comme celle du comte Gérard, dans le curieux manuscrit de Godefroy , conservé à la Bibliothèque Royale. « Si quel- » qu'un, dit la charte de Mahaut, est cité par la loi » de la ville pour avoir violé une femme, on lui » coupera la tète ; ses biens seront à la merci du sei- » gneur. S'il est déclaré innocent, la femme qui aura » porté plainte paiera douze livres au seigneur.

» (lelui qui sera convaincu d'avoir volé jusqu'à cinq )Y 8ob et plus des marchands étrangers, sur des che- » mins ferrés, sera pendu; ses biens seront à la merci » du seigneur. Si le vol vaut moins de deux sols, »> on coupera Toreille au coupable, et il sera pendu » s'il commet un nouveau vol.

» Celui qui aura fait une mellée (cherché querelle) » à quelqu'un dans l'église ou dans Vâtre ( cimetière ) » paiera neuf livres au seigneur et dix sols à celui )> qu'il aura attaqué.

» On tiendra une franche -vérité tous les ans pour i> toutes choses fourohetées. On élira les échevins le » vendredi après l'octave de la Pentecôte. Les anciens » échevins en nommeront cinq qui feront serment de- » vant le bailli. Quand ils auront juré, ces cinq en » éliront huit autres qui feront aussi le même ser- » ment , et ils seront treize échevins. Même loi pour » les Cormans ( hommes de la Quore) *. Ceux qui con-

^ L*éclieviiiage et la Quore rormaienl deux degrés dîstincis de juridiclion muni* cipale. Ils connaissaient des matières cÎTiles et criminelles ; mais Tautorilé des échevins était plus étendue que celle des cormans. Les premiers ^ par exemple, pouvaient lorsqu*il s*agissait d*immeubles imposer des amendes jusqu'à soixante livres; celles que les cormans fixaient ne devaient point dépasser trois livres. Le maSeur ne fut pas compris d*abord dans la composition de Téchevinage.

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