‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et de l'ArtoisChapitre 24 sur 43 · MAIEURS DE CALAIS · texte numérisé non relu

MAIEURS DE CALAIS

OOIIT LES MOMS BOUT CONNUS.

4558. Nicolas Thevenet. — 1559. Antoine Thevenet. — 1560. Jaoi|ues Thevenet. ^15G7etl568, 1576 et 1577. Pierre de Campmayor. — 1569. Antoine Delaltre.

— 1570. Jean Pocq Hobacq. — 1571. Nicolas de Martine. — 1572. Jacques Vasse.

— 1573. Jean Lescape. » 1574 , 1575. Antoine Delattre. — 157S, 1584, 1585. Claude Flahant. — 1579, 1595. Jacques Gresy. — 1580, 1590, 1601. Philippe

)> trcviendront aux établissements rendus par les éche- )) vins, pour l'amélioration de la ville, perdront » leurs métiers pour un an et un jour.

» Si quelqu'un est eonvaincu d'homicide , on lui » coupera la tête, et le plus proche parent du mort » qui sera présent la coupera. »

A. la faveur de ses nombreux privilèges et de l'affluence des navires qui fréquentaient son port, Calais vit sa prospérité s'accroître rapidement. Mais le temps arrivait où les maux de la guerre devaient s'appesantir sur cette yille. L'époque que nous allons rappeler est l'une des plus désastreuses de notre histoire.

Après la funeste bataille de Grécy, les Anglais résolurent de se rendre maîtres de Calais, et le 80

Delattre. — 4581 , d598, 1599. Jacques Favier. — 4582. Simon de Marline.— 1583, 1587. Charles Grimoult. — 1586. Pierre le Clère. — 1588. Marlin Gaucheteur. — 4589, 4603. Pierre Guerzen. — 1591 , 4600. Jacqnes Fourcroy. — 1592. Jean de Lozières. — 4593, 4594. Julien de Monipelé. —4596, 4597. Julien de Montpelé , sous les Espagnols. — 4602. Philippe Destailleurs. — 4604. Georges de Han. — 4605 , 4606. Séguin. — 4607, 4608, 4609, 4640. Clément Monel. — 4644. Pierre Petit. — 4612. Jean le Eoy. — 4613. Pierre Legrand. — 1644. Pierre CbeTalier. — 4645, 4616, 1620 , 1624 , 4622, 4625, 4633. Gabriel de Lateignant.

— 4617. Girault Gresy. — 4618. François Bonchel. — 4619 , 4627. Clément Benoit Lépine. — 4623, 4624 , 4628, 4632. Gaspard Raoult. — 4626. Nicolas Loyer. — 4629 , 4630. François Delaltre. — 4634. Nicolas Chomel. — 4634. François Pooq Hobacq. — 4635. Qnenlin Genest. — 4636 , 1660. Jacques Hache. — 1637, 4644 , 1645, 4663. Alexandre Rault. —4638. Charles Berliquel. — 4639, 4640, 4680. Antoine BaouU.— 4644, 4642. Louis Raoull. — 4643. Porquet. — 4646. Nicolas Seveslre. —4647. Pierre Duflos. — 4648, 4650. Jean Bouchel. — 4651 , 4652. Dominique Benoit. — 4653. Pierre Anquier. 4654 , 4655. Jean Gresy. — 1656 , 1657. Gaspard MoUien. — 1658,1559, 1661,1672, 1678, 1681. Jacques Darras.

— 1662. André Potbon. — 1665. Dominique Fly. — 1666 , 4667, 4668. Thomas Hache. — 4669. François de Montpédée. — 4670. Nicolas de Pigault Yertesalle.

— 4674. Jean Hedde. —4673. Gaspard MoUien. — 4674 , 4675. Antoine Diilïqaet

août 1346, Edouard III en commença le siège. La présence de sa flotte ne permettait guère que la place fût secourue par mer; et les habitants ne pouvaient espérer que le roi de France pût réunir assez de troupes pour venir dégager Calais. Cependant le siège se prolongeait ; la famine s'était déclarée dans la place ; déjà le désespoir gagnait les Calaisiens et bientôt les horreurs de la faim allaient être plus fortes que leur courage lorsque , une nuit , ceux qui gardaient les remparts aperçurent de nombreux hommes d'armes qui s'approchaient en ordre de bataille. La joie fut grande parmi les assiégés lorsque, a la clarté de la lune, on reconnut les bannières et les pennons aux armes de France. C'était toute une armée d'archers et de communiers rassemblée à Amiens par Philippe de Valois

Lamarche. — 4G76. Pierre Colté. —1677. Clément Maréchal. — 4679. François Bernard. — 16S2 , 1715 , 1716 , 1718 , 1719 , 1720. Jean Bettefort. — 1683. Antoine Banlt Dovivier. — 1684. Dominique Legrand. — 1685, 1686. Etienne Carrel.

— 1687. Charles Charpentier. — 1688 , 1689. Louis Ponthon. — 1690. Gensse.

— 1691. Pierre Bettefort. — 1692. Pierre Danyam. — 1693. Nicolas Hautefeuille.

— 1694. Guillaume Pigault. — 1695, 1696. Dominique de la Bue. — 1700. Pierre le Maveu. —1701,1702. Pierre Bernard. — 1703, 1704. Guillaume Tribou. — 1705, 1706. Jean Lebmn. — 1707, 1708. François Duflos. — 1709, 1710, 1730, 1731 , 1733, 1734, 1735. Antoine de Bicgson. — 1711. Jean François Deldicq. —1712, 1713. François Tellier. — 1714. Tribou. — 1715. Darras. — 1721 , 1722 , 1723. Bernard Clou. — 1724. Henri Quienot. — 1725, 1736,1737. — Louis Duchaufour. — 1726. Antoine Bigourd. — 1727, 1728, 1729. Nicolas Fournier. — 1738, 1739 , 1740. Jean-Antoine Paillant. — 1741 , 1742, 1743 , 1744. Gaspard-Antoine de Hautefeuille.— 1745 , 1746, 1747. Antoine Tellier. — 1748. Louis le Brun. — 1749. François Duflos. —1750, 1751. Jean Prévost. — 1752 k 1756. Etienne Bridault. — 1757. Antoine Quentin Coquart. — 1758 , 1759, 1760 , 1761. Charles-Louis Tack. — 1762. Antoine Morel Disque. — 1763. Maréchal de Marsillj. — 1765. De Saint-Martin. — 1766. Pigault de PEpinoi. — 1769. Morel Disque. — 1772. Benard. — 1783. Behague.

pour secourir Calais. Tout ce qu'il restait de noblesse échappée au désastre de Crécj et aux guerres de Gascogne et de Guienne avait voulu répondre à la semonce rovale; la France , vaincue à Crécj, voulait une fois encore se mesurer avec Edouard et venait tirer son dernier coup d'épée sous les murs de Calais.

Philippe ne tarda pas à dépécher un message au roi d'Angleterre pour lui offrir le combat; voici, selon Froissart, ce que répondit celui-ci aux envoyés du roi de France: c< Dites à votre maître, s'il vous platt , » que je suis ci endroit, et y ai demeuré près d'un » an, ce a-i-xX bien sçu, et y (ut bien venu plus tôt » s'il eût voulu; mais il m'a laissé ici si longuement » demeurer que je y ai grossement dépendu du mien , » et y pense avoir tant fait que assez brièvement je » serai sire de la ville et du chàtel de Calais. Je ne » suis mie conseillé de tout faire a sa devise et à son » aise, ni éloigner ce que j'ai tant désiré et com- » paré. )) Si l'on en croit une lettre écrite par Edouard à l'archevêque de Cantorbéry et rapportée par Bréquigny dans ses savants mémoires « le roi d'Angleterre accepta le défi, et le combat ne devint impossible que par le départ précipité de Philippe de Valois. Quoiqu'il en soit, ce dernier donna l'ordre de la retraite dans la nuit du 2 août 1437; il congédia les communiers et la plus grande partie des hommes d'armes, abandonnant ses chars et ses prisonniers. Les Anglais trouvèrent dans son camp des chevaux et des vins dont ils firent leur profit.

La douleur des assiégés fut vive lorsqu*ils rirent Tannée de Philippe plier ses tentes et se préparer au départ. La famine fesait dans Calais de tels progrès et les habitants u estoient en si grande douleur et dé- » tresse que le plus grand et le plus fort se pouvoit » à peine soutenir ; » aussi quelques bourgeois se déterminèrent-ils à' aller trouver le gouverneur , Jean de Vienne, le suppliant au nom de l'humanité d*entrer en négociations avec Edouard. Jean de Vienne était brave; il l'avait prouvé pendant le siège; mais la pitié l'emporta dans son cœur et il consentit a négocier. Cest alors qu'Edouard dit a Gautier de Maunj, Fun de ses chevaliers : « Vous en irez à ceux de Calais, » et direz au capitaine que la plus grand' grâce qu'ils

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