NOTIONS HISTOBIQUES SUR CHAUNY
835. Fondation du château de Chaony. — 949. Chauny reconnaît l'autorité d'Albert I*^y comte de Vermandois. — 1130. Fondation de Tabbaye de Notre-Dame-de- Chauny transférée peu de temps après à Saini'Eloi-Foniaine. — Vers 1100. Raoul P% comte de Vermandois , bâtit un château à Chauny, Tancienne forteresse ayant été détruite par le célèbre Thomas de Marie. — 1121. Institution d'un chapelain dans réglise des lépreux de Chauny, moyennant cent sols de rente annuelle et trois muids de froment à prendre sur les moulins de la ville. — 1150. Erection du prieuré régulier de JNotre-Dame'de- Chauny, — 1167. Philippe d'Alsace , comte de Flandre et de Vermandois , accorde une charte communale et des coutumes aux habitants de Chauny. — 1185. Il donne les moulins de Chauny à Vabbaye de Saint- Eloi'Foniainê, — 1185. Chauny cesse d'appartenir au comte de Flandre et reconoaît le pouvoir royal. — 1186. Mathieu III de Beaumont , mari d'Eléonore , comtesse de Vermandois , confirme la commune et les privilèges de Channy. — Avant 1207. Fondation de la maladrerie de Saint-Lazare, — 1213. Philippe-Auguste accorde des privilèges aux habitants. — Règne de Philippe-Auguste. Ce prince fait construire quatre portes à Chauny. Elles étaient connues sous les noms de Partes des Cordiers , de Hangest , Hamoise et de la Tourelle, — De 1260 à 1360. Albéric, abbé de Saint-Eloi-Fontaine , fait construire dans Chauny un moulin k tan et à huile. — 1304. Charte de Philippe-le-Bel relative aux foires de Chauny. — 1353. Le roi Jean donne Chauny à Philippe d'Orléans , son frère. — 1360. Les Anglais pillent Chauny. — 1372. Philippe d'Orléans, dauphin de France, fortifie cette place. — 1378. Lettres-patentes de Charles-le-Sage portant réunion de Chauny à la Couronne. — 1391. L'abbé de Saint-Ëloi-Fonlaine , les prieur, curé et mar-
de fournir des lits au comte lorsqu'il viendrait à Chaunj; Philippe d'Alsace voulut de plus que le juge du château connût seul des affaires ordinaires, réservant les cas importants au jugement de son bailli du Yermandois.
La charte de Chauny mérite d'être étudiée. Elle fixe la pénalité des crimes , s'applicpie aux transactions commerciales et aux actes les plus essentiels de la vie civile. Voici ses principales dispositions : — Celui qui, pendant un an et un jour, aura paisiblement joui d'un héritage sera maintenu dans sa possession, sauf
gnilliers de Notre-Dame de Chauny accordent aox boochen de la ville le pri? ilége de porter le dab anx processions du saint-sacrement. Ceux que l'on désignait pour cette cérémonie avaient des couronnes de fleurs, des robes noires et le rabat. Le reste de la corporation des bouchers devait accompagner le dais en manteaux noirs. — 1400. Charles YI donne Chauny au duc d'Orléans , son frère. — 4404. Sentence rendue à Chauny pour Tachât au compte de la ville d*une maison destinée aux fiUeUee communes , aus ribauds , honlierê (débauchés) et autres repairans avec Us folles femmes. (Coutume de Chauny.) — 1411. Guerre entre les Armagnacs et les Bourguignons. Les premiers s'emparent de Chauny. Ils rendent bienl^ après la place au comte de Saint -Pol. — 1418. Chauny tombe au ponveîr des Bourguignons. — 1419. Fondation de la chapelle de l'hôtel- Dieu. — 14S4. Les habitants de Chauny sVmparent du château et le démolissent. — 1472. Charles-le-Téméraire prend Chauny. — 1482. Établissement des Qaris9es. La supérieure de ce couvent avait le titre d'abbesse. — 1485-1486. Le prieuré des Croisés y ojï chanoines réguliers de Sainte- Crois , est transféré du village de Faillonet dans la ville de Chauny. Construction de Téglise àe Sainte-Croix. — 1510. Première rédaction de lacootninede Chauny. — 1534. Construction de l'auditoire royal. — 1552. Les Espagnols s'emparent de Chauny et l'incendient. — 4557. Après la bataille de Saint-(^entin , une armée espagnole brAle de nouveau Chauny. — 1500. François II institue le prévôt de Chauny lieutenant-général du bailliage. — 1507. Channy tombe au pouvoir des Olvinistes. Ils pillent les églises et enlèvent la châsse de St-Momble dont ils dispersent les ossements. — 1579. La peste désole Chauny. — XVP siècle. Fouquel in ou Fouchin, né è Chauny, compose une réthorique pour Marie Stiiart et publie des .commentaires sur Perse. — 1596. Pendant le siège de La Fére, Henri
les droits des absents et ceux des pupilles. — On ne pourra saisir la femme ou les vêtements d^un bourgeois soit qu'il s'agisse d^amende soit qu'il y ait dette mobilière. — Le prévôt du comte sera juge des cas de meurtre commis dans la ville ou banlieue de Chauny. — Si le meurtrier possède une maison dans cette banlieue, le prévôt la fera détruire. — S'il est bourgeois, le surplus de ses biens sera confisqué au profit du comte. — Les échevins seront tenus de livrer le coupable mort où vif au prévôt qui donnera, en leur présence, décharge aux auteurs de l'arrestation. — Une cour, formée de clercs et de chevaliers de la seigneurie de Chauny, jugera les différends qui surviendraient entre la commune et le comte. — - Le maïeur forcera l'acheteur récalcitrant à payer ce qu'il doit. — Chacun
IV ?int plusieurs fois à Chauny et y fut traité par les principaux bourgeois. ( dom Geehieb.) — 1609. Béforme et rédaction nouvelle de la coutume de Chauny. — ldi9. Ëtablissement des Minimes. — i64J . Louis Vrevin , né à Chauny, lieutenantgénéral du bailliage , publie un commentaire de la coutume de Chauny. — 4652. Les Espagnols se rendent maitres de Chauny après un siège meurtrier. Les habitants s'étaient défendus avec courage. Le sieur Dagniet , curé de Saint-Martin , pointait le canon de la ville contre les Espagnols ; la compagnie des arquebusiers se signala par une rare intrépidité , et le maire, nommé le Couvreur , fut anobli par Louis XIV en mémoire de la belle défense de Chauny. — 1659. Fondation du couvent des Sœurs de la Crois, — 1677. Passage de Louis XIV. 11 logea à Thôtel de Vrevin. — 1680. Suppression de la confrérie de l'arquebuse. — 1708. Naissance à Chauny de Bonaventure Racine, chanoine d'Auxerre, dont on citait l'érudition. Il publia un Abrégé de Vhistoire ecclésiastique. — 1716. Mort de Charles Witasse, né à Chauny, théologien célèbre. Il fut chargé par le parlement de Paris d'examiner l'édition des conciles du père Hardouin. — 1739. Mort de Jean Dupuis, recteur de l'université de Paris, né à Chauny. — 1789. Le bailliage de Chauny s'assemble à Laon avec ceux de Noyon , Guise, Laon , La Fèrc et Marie pour réleclion des députés aux états-généraux.
pourra avoir étal 9 selon Tusage du marché de Chaunj, s'il 7 a place suffisante d'ailleurs et pourvu que le droit d'étalage soit exactement acquitté. — D'autres dispositions s'appliquent aux garanties accordées aux étrangers pour leur personne et pour leurs meubles et à la nullité des engagements qu'une femme viendrait à contracter sans l'autorisation de son mari ; toutefois 9 le créancier , même avec cette autorisation , ne pourrait exercer des poursuites contre la femme, si le mari était au marché ou en voyage , à moins que celleci ne fût marchande. — Les propriétaires de laines ou autres effets engagés par les fileurs et tailleurs de Chauny pourront les dégager sous certaines conditions. — La contrainte par corps aura cours contre tout débiteur qui aliénerait frauduleusement ses meubles. — L'héritier devenu possesseur d'une tenure devra, quels que soient d'ailleurs son domicile et la coutume qui le r^t, obtenir du maïeur et des échevius la saisine de son héritage , sauf détermination ultérieure de la compétence. — La charte de Philippe d'Alsace fut signée à Hesdin, le jour de Noël 1167. On remarque parmi les noms qui figurent au bas de ce document celui de Jacques y premier maïeur de Chauny *.
En 1759, réchevinagc se composait du maïeur, de quatre échevins-jurés , de l'avocat , du procureur du
' ( Archives de rilôtelde-Villc. )
roi et du greffier. L'h6tel-de-TiUe entretenait deux sergents de ville à rergCB et six archers du guet. Les ' manuscrits de dom Grenier nous apprennent que le maïeur et les échevins de Channy allaient ^ une
fois par an , pécher dans l'Oise en gronde cérémonie.
goKiGiNE de ClermoDt est ignor<ie; et il I Faudrait se garder de croire que cette ville I fut fondée par Clarinus , lieutenant de Q César, quoique Jean Lemaire l'ait affirmé ■ dans ses Illtatrationt de» Gaules. On a aussi écrit que Khilpérik I" brûla Clermont vers 686 ; enfin plusieurs historiens ont cru trouver sur ce point le Bratutpantium des commentaires de César. Nulle autorité n'appuie ces assertions diverses. Les chartes seules font foi qu'au temps de Hugues Capet , les seigneurs de Clermont entretenaient déjà de nombreux
hommes d^armes dans leur ehàteaa dont la construction dut dater de Tépoque où les Normands désolèrent la Picardie.
L'incertitude règne aussi sur le temps où fut fondée la collégiale de Saint -Amoult ou de Notre-Dame. Lies libéralités du comte de Clermont , Renaud II , servirent à rebâtir Téglise, en 1114, et Pierre de Dammartin, évèque de Beauvais, en fit la dédicace avec beaucoup de pompe, le jour de la Saint-Jean- Baptiste. Pour mieux consacrer le souvenir de cette solennité, le comte accorda au chapitre de Saint-Arnoult une foire de trois jours avec la connaissance des délits qui seraient commis pendant sa durée. La