‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et de l'ArtoisChapitre 37 sur 43 · NOTIONS HISTORIQUES SUR NOYON · texte numérisé non relu

NOTIONS HISTORIQUES SUR NOYON

532. St-Médard , évêque de l'Augnste de Vermandois , transfère son siège à Noyon. — 640. S(-£Ioi, trésorier de Dagoberl I**", devient èvèque de Noyon. Il établit une école épiscopale dans cette ville. — 768. Sacre de Karle-le-Grand dans la cathédrale de Noyon. — 8d4. Un concile s'assemble à Noyon pour régler les limites des diocèses de Noyon et de Soissons. — 830, d'autres disent 83i. Un nouvean concile s'assemble à Noyon. On y prononce la déposition de Jessé, évéque d'Amiens. — 859-860. Passage des Normands. Ils saccagent la ville et brûlent l'abbaye de Saint-Eloi, (l*^ volume, page 219.) — Après 1049. Fondation du prieuré de Saint-Biaise on (TOrroir dans le faubourg de Noyon. — 1064. Erection de l'abbaye ûe Saint 'Barthélémy, {l" volume, page 223.) —1092. Fondation de l'hôpital Saint- Antoine. — 1108. L'évèque Baudry concède une charte communale aux habitants. — 1146. Séparation des évèchés de Noyon et deTournay. — 4156. Incendie de Noyon. Les flammes consument presque toutes les habitations. — li61. Lettres do pape Alexandre III en faveur de l'hétel-Dieu. —1478. Fondation de Thôtel-Dieu appelé aussi Hôpital Saint'Jean. — 1179. Bulle du même pape confirmant à la cathédrale de Noyon la possession de l'église purohshXeôe Saint- Maurice. — 1488. L'évèque Etienne de Nemours institue un chapelain dans la léproserie de Saint- Ladre placée dans le faubourg Saint- Jacques. — 1195. Établissement des Augus- Unes dans Thôtel-Dieu de Noyon. — Vers 1200. Les Templiers avaient alors nn monastère à Noyon. ( Le f^aseeur, ) — 1222. Désordres k Noyon à l'ocoision

tenteraient plus tard de la détruire. Sur les instances de Baudry, Louis - le - Gros sanctionna peu de temps après la commune et fit apposer le sceau royal sur Tacte où étaient transcrites les dispositions de la charte jurée. A l'exemple de son père, Louis -le -Jeune confirma aussi en 1140 la commune de Noyon qui reçut, en 1181, une confirmation nouvelle du roi Philippe - Auguste. Ce prince était alors à Fontainebleau.

La charte de Noyon jurée dans Tannée 1108 est, après celle de Cambrai, le plus ancien monument de Taffiranchissement communal du nord de la France. Beauvais, Saint-Quentin, Laon, Amiens, Soissons et beaucoup d*autres villes picardes ne participèrent qu'a-

d'an clerc maltraité par quelques habitants. — 1230. Ëtablissement des Cordeliers. — 1232-4233. Un concile s'assemble à Noyon à Toccasion des désordres qui affligent la ville de Beautais. — 1233. Ferrand , comte de Flandre , meurt à Noyon. — 1272. Moréri affirme qu'un concile s*assembla celle année -là à Noyon. Les ou- ▼rages qui traitent des conciles n'en font point mention. Les évèques d'une même province ecclésiastique se réunissaient fréquemment au moyen-âge. Peut-être ceux de la province de Reims s'assemblèrent -ils à Noyon eu 1272. — 1278. Keconstruction de Ttidlel-Dieu. — 1293. Incendie de Noyon. — 1293-1294. Philippe-te-Bel cède aux évéques de Noyon la châtellenie de cette ville moyennant sept mille livres pariais. — 1296. Il est déjà question à cette date de l'hépilal de Bobert Lefêhvre. Il était situé dans la rue de Puits en Puits. — 1390. Eegnaud de Rouy, trésorier de Fhilippe-le-Bel , fonde on monastère sur le Mont-Hérimont. Des Chartreux s*y fixèrent en 1308. Ce lieu reçut le nom de Chartreuse du Mont-Beynaud. On l'appela aussi le Mont-Saint-Louis. — 1328. Passage de Philippe de Valois. Ce prince fait construire le beflhroi. — 1338. Etienne Albert est appelé au siège épiscopal de Noyon. Il devient pape sous le nom d'Innocent YI. — 1344. Les évéques de la province de Reims s'assemblent à Novon. — 1387. Le parlement de Paris condamne le chapitre de Noyon à contribuer aux dépenses des fortifications et à la solde des troupes. — 1402. Désordres à Noyon. Meurtre de plusieurs habitants sous le portail de la cathédrale. — 4413. Les Bourguignons s'emparent de Noyon. — 1414. Les troupes de Charles VI reprennent cette place. — 1419. Noyon retombe an pouvoir

près ce temps aux bienfaits de cet affranchissement; et, à ce titre, la charte de Noyon occupe une place bien belle dans les annales glorieuses de F émancipation communale, source de nos plus chères libertés.

Donnons notre attention aux dispositions principales de ce document. Nous y pourrons d'ailleurs découvrir à combien de titres rétablissement communal dut être cher à un peuple opprimé et qu'aucune garantie, jusqu'alors, n'était venu protéger contre les excès des grands: — L'évêque et le châtelain, dit la charte, ne pourront rien exiger des hommes de la ville si ce n'est un peu de vin ou quelque chose de tel. — Tous ceux qui auront des maisons dans Noyon devront le guet, la garde et les frais de commune. — Si la commune est violée, que tous ceux qui l'ont jurée

des Bourgnignons.— 1425. Les Anglais tiennent garnison à Noyon. — 1430. Jeanne ct*Arc, prisonnière sous les murs <Ie Compiègne , est amenée à Noyon. On la conduit ensuite dans le château de Beaurevoir. — 1436. Consécration de Téglise paroissiale de Saint' Martin. — i43S. Construction de la chapelle de la Ste- Vierge dans l'église paroissiale de Saint-Hilaire. — i45i. Dédicace de Téglise paroissiale de Saint' Germain, (le vasseua.)— 1468. Passage de Louis XI. — 1496-1499. La peste désole Noyon. — 1509. Naissance à Noyon de Jean Calvin. — 1515-1516. Nouvelle peste k Noyon. — 1523. Construction de la galerie de Thôtel-de-ville. — 1523. Un compte de celte année constate que Vhâpital Notre-Dame, institué ponr la yêsine des pauvres femmes enceintes , était situé dans la rue Saint-Eloiei qu'une lampe brûlait nuit et jour au dortoir des pauvres. — 1527. Passage de François I*'.

— 153i. Passage de la reine Eléonore d* Autriche et des enfants de France. — 1538. La ville donne à ferme la maison des filles de joie moyennant soixante sols.

— 4539. Passage de Charles-Quint. — 1552. Les Impériaux brûlent Noyon. — 1552. Destruction du couvent des Cordelière. Il fut reconstruit sous le régne de Charles IX. — 1554. La peste à Noyon. — 1556. Démolition du couvent des Cordelière, — 1557. Lés Espagnols s'emparent de cette ville après la bataille de Saint-Quentin. — 1559. Noyon est rendu à la France par le traité du Catean-Cambrèsis. — 1562. Les cal-

marchent pour sa défense; que nul ne reste dans sa demeure 3 s*il n'est infirme , malade ou tellement pauyre qu'il se trouve tenu de soigner lui-même sa femme et ses enfants malades. Il sera excusé s'il déclare par serment avoir ignoré qu'il était requis de marcher. — Les jurés de Noyon ne pourront citer qui que ce soit hors de la commune. — Le boulanger convaincu par le juge d'avoir fait pain trop petit perdra son pain et paiera une amende. Il y aura des mesures publiques pour le mesurage du grain. — Si quelqu'un est blessé ou tué sur le territoire de la commune , les jurés de Noyon feront justice. La forfaiture est réservée, comme auparavant, à l'évéque et au châtelain. — - Nul ne sera reçu dans la commune si ce n'est par les jurés. L'argent qu'il donnera devra s'appliquer aux

vinistes sont expulsés de Noyon. — 1567. Entrée de Charles IX. — 1576. Privilèges accordés par le pape Grégoire XIII à Téglise paroissiale de Sainte- Madeleine. — 1582. Passage d'Henri III. — 1591. Henri IV assiège et prend Noyon où les Ligueurs commandaient. — 1593. Ces derniers rentrent dans cette place à Taide des Espagnols.— 1594. Henri IV assiège et reprend Noyon. — 1610. Établissement des Capucins. — 1620. Reconstruction de Téglise paroissiale de Saint- Jacques, —

— 1628. Établissement des Ursulines. — 1631. Démolition de la citadelle. Reconstruction sur son emplacement de l'abbaye de Saint-Eloi. —1636. La peste à Noyon.

— 163S. Mort de Jacques Le Vasseur , doyen de la cathédrale de Noyon , né à Vismes en Ponlhieu , auteur des Annales de Véglise de Noyon. — 16&5. Passage de Harie de Gonzague , reine de Pologne. — 1650. St- Vincent de Paul yisite Noyon. — 1652. Fondation du Séminaire. — 1660. Mort de Sarazin, sculpteur célèbre, né à Noyon. — 1674. Établissement de la communauté àes Sœurs de la Sainte Famille.

— 1691. Passage de Louis XIV. — 1692. Mort de Bonaventure Fourcroy, avocat célèbre, né à Noyon. — 1739. Établissement de la communauté des Frères des Ecoles Chrétiennes. — 1779. Écroulement des constructions de Tèglise paroissiale de Saint-Pierre. — 1784. L'église paroissiale de Sainte-Godeberte on le culte était suspendu depuis 1774 est rouverte aux fidèles.

besoins de la ville. — Celui qui trouvera un larron chez lui reprendra son bien et livrera le coupable au juge. — Si l'évèque accuse un homme de la commune , la forfaiture ne pourra être prouvée par un sergent du prélat; et si ce dernier ne peut être appuyé d'un autre témoin , l'accusé sera cru sur serment. — Que nul ne soit contraint de répondre sur une plainte, si le délit n'est d'abord constaté devant les cchevins ou les jurés. — Toute marchEmdise valant moins de six deniers sera exempte de tonlieu. — On abolit le droit perçu chaque semaine par le châtelain. — On brisera toutes fausses mesures.

N lit dans les mémoires de Colliette qu'une vieille charte de 1 182 fesait mention de ^ Walterus de Felkiere , maïeur de Përonne.

Ceci appuie l'assertion souvent émise que les chartes communales concédées par les les évéques ou les seigneurs , surtout dans le siècle, furent presque toujours postérieures à l'institution du maïeur et des jurés ou échevins. l^s premiers ne pouvant désormais mettre obstacle à l'établissement communal prenaient grand soin de consacrer du moins leur suprématie par la concession de

rois,

ces chartes que les bourgeois , de leur côté , accueillaient avec joie puisqu'elles ratifiaient , en quelque sorte , leurs privilèges jusqu'alors contestés.

Philippe-Auguste octroya une charte communale aux habitants de la ville de Péronne dans Tannée 1207 et en confirma la teneur en 1209. Beaucoup d'articlés de cette charte reproduisent des dispositions dé^k transcrites dans le texte qui a précédé. Voici ceux qui nous ont paru mériter une mention spéciale :

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