PRINCIPAUX OFFICIERS DES ÉVÊQUES DE LAON
« Le plus considérable de leurs officiers était sans contredit le Fidume. II était » leur représentant dans la seigneurie temporelle ; c'est ce qu'exprime son titre » qui veut dire vice seigneur . . . Le Prévôt venait après lui et exerçait une juri- )• diction dont la nature n'est pas bien connue ; il avait une part dans les tailles du » Laonnois. . . Le Ficomte doit être considéré à deux époques différentes. Avant )) 1236, il relevait du vidame: on ne sait point quelles étaient alors ses fonctions. » Il est seulement certain qu'il avait une justice dont les plaids se tenaient à Laon. » Après 1236, la vicomte fut tenue en plein fief de l'évêché... Le Châtelain » exerçait une juridiction au nom de l'évêque j il n'a subsisté que jusqu'en 1297. . . >> Le Maréchal prenait soin de l'écurie et des armes ; et c'était lui qui commandait » la cavalerie de l'évêque. Dans les derniers temps, son unique fonction était d'ac- » compagner le prélat lorsqu'il faisait sa première entrée dans la ville ; et il pré- » tendait au cheval , au chapeau et aux éperons qui lui étaient disputés par les re- )) ligieux de St-Vincent. , . Le Chambellan assistait l'évêque, non seulement dans ') les actes de féodalité mais aussi dans toutes les cérémonies religieuses. Il avait » droit de retenir le pourpoint et le manteau du vassal qui était reçu en foi et hom- » mage, . .» ( Devisme. )
» roclict et monté sur la liaquenée du vidamc, dont » le seigneur de Lierval, maréchal du Laonnois, tenoit 1) les rèncs et l'étrier, à cause de son fief mouvant )> de l'évéché. Arrivé dans l'église, on le revétoit d'ha- )) bits pontificaux; de là sans cheval et pieds nus, il » alloit à la cathédrale ayant à sa droite les religieux » de Saint- Vincent et ceux de Saint- Jean à sa gauche. » Sous le parvis de cette église il étoit présenté au » chapitre par l'abbé de Saint-Vincent qui disoit : Nous •>•> vous présentons Vévêque vivant; vous nous le rendrez » mort '. ))
Hincmar, que le concile de Douzy déposa, fut évéquc de Laon au neuvième siècle. Il écrivit des mémoires et une collection de décrétales. Parmi les prélats qui lui succédèrent, le célèbre Robert le Coq doit être cité; il prit une part active aux troubles qui agitèrent le royaume pendant le quatorzième siècle. Ju vénal des Ursins, qui nous a laissé une histoire de Charles VI, occupa aussi le siège de Laon et mourut archevêque de Reims. César d'Estrées fut le bienfaiteur du diocèse au dix-septième siècle. « Ce prélat profita de la paix » pour réparer les désordres de la guerre. Il bâtit pour )) les pauvres un hôpital magnifique , acheta une maison » pour son séminaire ; releva et embellit le palais épis- » copal , enrichit sa cathédrale de beaux ornements ;
^ ( Histoire de Laon par le ■père Lelong. ) — Les évêques de Laon étaient ordinairement inliumés dans l'église de l'abbaye de Saint-Vincent.
» dressa des slaluts synodaux et établit des missions » annuelles pour rinstruction du peuple de son dio- » cèse '. »