NOTIONS HISTORIQUES SUR PÉRONNE
587. Mort de Ste-Ràdegonde , fille de Berthaiie, roi de Thuringe, et femme de Khlother 1"". Elle vint souvent résider dans le château de Péronne et dans celui d'Athies, en Verniandois, avant de prendre le voile à Noyon. (fortcnat.) — Vers 640. Les actes de St-Fursi nous apprennent qu'Ercliinoald, maire du palais de Neustrie , possédait alors le château de Péronne. — Après 650. Fondation de la collégiale de Saint-Fursi. — 817. Péronne appartient à Peppin , fils de Bernard, roi d'Italie, petit-fils de Karle-le-Grand. — 860-892. Passage des Normands. Ils incendient les environs de Péronne et l'abbaye du Mont-Saint-Quentin. (Voir pour ce monastère le I" volume, page 220.) — 895-897. Péronne appartient aux comtes de Vermandois. — 929. Karle-le-Simple meurt dans le château de Péronne où le comte Herbert de Vermandois l'avait fait enfermer. — 932. Gilbert ou Hislabert de Lorraine assiège le château de Péronne défendu par les troupes du comte Herbert. La forteresse résiste aux assiégeants, (coliiette.) — 1430. Incendie de la collégiale de Saint-Fursi. — 1190. Réunion de Péronne à la couronne de France. — 1207. Philippe-Auguste concède une charte communale aux habitants. — 1209. Con6rmalion par ce prince de la cliarte octroyée en 1207. — 1214. .Xprès la bataille de Bon\ines, Renaud, comte de Boulogne , est conduit au château de Péronne par l'ordre de Philippe-Auguste. — Vers 1222. Fondation du cmiveut des Cordeliers . — 1206. Réunion de la châtellenic de Péronne à la couronne de France. — 1358. Cette châlellenie est engagée à Louis de Maie , comte de Flandre. — 1368. Charlesle-Sage rend aux habitants les droits de commune qui leur avaient été ôtés en 1359 par le roi Jean, pour punir leurs crimes. — 1376. Construction du beffroi. — lAiiS. Les Bourguignons s'emparent de Péronne. ( MONsiRiatr.) — 1466. Traité de Conflans. Pèionne est donné en pairie à Charles le-Téméraire. — 1468. Conférences de ce prince et de Louis XI dans le château de Péronne. Charles-le-Téniéraire retient le roi prisonnier à la nouvelle de la révolte des Liégeois. (Page 53 de
— Si (|nolqu'un croit (|m'iiii liominc de la commune lui veut du mal , il demandera au juge (jue celui (|u'il soupçonne lui donne un (issu)'cmont ; si l'homme suspecté le refuse , sa personne et ses biens seront mis dans les mains de la commune , jusqu'à ce (pi'il ait promis de vivre en paix avec son ennemi. — Lorsqu'un bourgeois prendra la croix pour aller visiter le sépulcre de N. S. , il n'en sera pas moins tenu d'observer la loi de la commune , sauf ce qui se rapporte aux effets
ce volume.) — d470. Mort de Simon de Péroiine, général de l'ordre de Préinontré.
— 1477. réronne reconnaît l'autorité royale à la mort de Charlcs-le-Téniéraire.
— 4482. Fondation du couvent des Clarisses. — 4523. Les faubourgs de Péronne sont brûlés par les Bourguignons. — d536. Belle défense de Péronne assiégée par le prince de Nassau. Les habitants se signalèrent par leur courage pendant toute la durée du siège ; les femmes surtout firent éclater une rare intrépidité. L'une d'elles , Marie Fouré, imitant Jeanne llaclietteau siège de Beauvais, arracha un étendard des mains d'un officier ennemi qui se mettait en devoir de l'arborer snr les remparts. C'est en mémoire de la défense de Péronne que fut peinte la célèbre bannière où les principales circonstances du siège se trouvaient retracées. On en conserve une copie fidèle dans riiôtel-de-ville de Péronne. La première bannière fut faite peu d'années après le siège. Lin maître-tailleur et brodeur, nommé Lecoinle, exécuta la seconde au commencement du XVIll' siècle , moyennant neuf cents livresque la ville prit l'engagement de lui compter en neuf années. (Reijistre aux délibérations delà ville ,1703.) — 1577. Leduc d'Hnmièreset un grand nombre de gentilshommes picards signent l'acte de la Sainte Union dans l'hôtel-de-ville de Péronne. Ce fut la naissance de la Ligue que les chefs avaient d'abord concertée dans le château d'Applaîncourt. (Page 50 de ce volume.) — 1610. Ëtablissement des Minimes et des Capucins. 11 y avait aussi à Péronne des Pères Trinitaircs ou Mathurins , des > Ursiilines , des Bénédictins et des Sœurs de Ste-Aijnès. Indépendammant de la collégiale de Saù»<-/<'Mr*i, Péronne comptait quatre églises paroissiales : Saint- Jeuji-Bapliste ; Notre-Dame , au faubourg de Brctuijne; Saint-Quentin-Capelle ; Saint-Suuteur.VéronneR\ai{ deux autresèglises: celle de Saint- Quant in-eji-VEan, dans le faubourg du côté de la porte de Paris, et la chapelle cmiAc àe S t-Jean-Baptiste-dans-V Hôpital. — 1645. Naissance dusavant bénédictin dom Germain. Il travailla à la Diplomatique AelslnhïWon. — Péronne était autrefois le siège d'un bailliage
et d'une élection. La ville avait un grenier à sel et un bureau des traites foraines.
qu'il voudrait emporter pour le service de Dieu. — Pour fixer l'étendue des pâturages et la quantité des eaux qui doivent appartenir à la commune , le témoignage des habitants fera foi. Ils adirmeront par serment quelles étaient cette étendue et cette quantité du temps du comte de Flandre et avant que le roi eût accordé le droit de commune à Péronne. — Celui qui, étant en colère, aura poussé rudement quelqu un paiera cinquante sols pour les fortifications de la ville. — Tout homme convaincu de faux témoignage sera privé des droits de commune et de bourgeoisie.
PRÈS avoir appartenu aux comtes de Ponf, thieu et à la maison de Vermandois , la ville de Roye fut réunie à la Couronne dans l'année 1 183 ; et Ton rapporte à ii cette date Tinstitution de la commune que Philippe - iVugusle octroya aux habitants. La charte d'établissement renferme cinquante - huit articles. On retrouve dans les chartes des autres villes la plupart de ses dispositions ; voici les seuls articles qui nous
aicnj; pjuii devoir être signalés : — Le roi accorde la commune à la louange, honneur et gloire de Téglise de Saint-Georges et de Saint-Florent, sauf le droit de cette église, le droit du roi et celui de ses vassaux. — La moitié des amendes pour infraction de bans ( violation d'héritage ) appartiendra au roi ; l'autre moitié aux bourgeois de la commune, sauf le droit de forage ( impôt perçu sur la vente du vin en détail ) qui fait partie des revenus royaux. — Si la bonne foi des bourgeois est suspectée en ce qui touche les amendes pour infraction de bans ou les sommes perçues pour rachat de maisons, le maire et trois jurés feront serment sur les saintes reliques que rien n'a été distrait au préjudice du roi. — Si l'étranger commet