‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et l'ArtoisChapitre 131 sur 140 · NOTIONS HISTORIQUES SUR ROYE · texte numérisé non relu

NOTIONS HISTORIQUES SUR ROYE

806. Roye faisait alors partie des possessions tl'Helgaud, comte de Ponthieu et de Montreuil. — 932. Hugues, duc de France, s'empare de Roye au préjudice d'Herbert, comte de Vermandois. — 990. Herbert, comte de Vermandois, (onde la collégiale de Saint-Gcoryes. — 4046. Construction de l'église. — Vers 1077. Les reliques de Sl-Florent furent portées à Roye et placées dans la collégiale de Saint- Georijes qui prit alors le nom de Saint- Florent. — 1095. Evrard , seigneur de Roye, alTranchil les églises de Cambrai du droit de péage perçu sur les denrées passant par Roye. — Règne de Louis-le-Gros. Roye fournit alors aux armées de ce prince un corps de quinze cents archers. — 1183. Réunion de la ville de Roye à la couronne de France. — Après 1183. Philippe-Auguste concède une charte communale aux habitants. — 1184. Bulle du pape Luce III en faveur de la collégiale «le Saint-Florent. — 1184. La même bulle fait mention des églises de Saint-Pierre, de Saint-Gilles , de Saint- Modard et de Saint-Geori/es dans le faubourg. — 119J. Evrard de Roye, préchantre de la cathédrale d'Amiens, commence le directoire du chant ou ordinaire de cette église. — 1222. Construction de l'église des Cordeliers. ( Manuscrits de M. l'abbé Corblet, de Roye. )— 1329. Jeanne de Bourgogne, femme de Philippe-ie-Long, meurt à Roye. Elle se rendait en Artois et fut inhumée dans l'église de Saint -Florent. — 1369. Les Flamands incendient Roye. — 4373. Les Anglais s'emparenlde celle ville et la détruisent presque entièrement. — 4373.

un forfait dans la commune ot refuse de comparaître devant le niaïcur , les bourgeois sortiront de la ville pour aller démolir sa maison , qu'il soit chevalier , écujer ou simple habitant des champs; et si la maison est trop forte pour céder aux efforts des bourgeois, le roi fournira les secours nécessaires pour assurer sa destruction. — Le sergent du roi ne pourra appeler par gages de bataille ( en duel ) un homme de la commune. — Les serviteurs des clercs ne devront être cités en justice, pour les choses qui touchent à leur pécule, que devant le doyen du clergé de Roye. — Celui qui façonnera des gâteaux ou des flans ( gastcllos vel flatones ) et autres choses semblables qui nuiraient à la ville sera tenu de n'en plus façonner,

Cliailes-le-S.ige abolit la commune de Roje. — d403. Mort de Jean dePopincourt, premier-président au parlement de Paris. — d406. Pillage de la ville par les soldats du duc de Bourgogne, Jean-sans-Peur. — d409. Mort de Gui de Roye , archevêque de Reims. On a de lui un ouvrage ayant pour titre : Doctrinale sapientiœ. — J410. Ëtablissement à Roye d'une chambre à sel. — J418-1419. Roye est plusieurs fois assiégé et pris par les Bourguignons ou par les troupes royales. — 4420. Les villes de Roye, Péronne et Montdidier sont séparées par Charles VI du gouvernement général de la Picardie pour former un gouvernement particulier. — d430. Philippele-Bon , duc de Bourgogne , rassemble son armée à Roye. — d435. Traité d'Arras. Charles Vil cède Roye à Philippe-le-Bon. — d44d. Charles Vil chasse les Anglais de Roye. —1463. Louis XI rachète Roye du duc de Bourgogne. — d463. Passage de ce prince. — d465. Traité de ConQans. Roye est de nouveau cédé au duc de Bourgogne.— d470. LouisXI s'empare deRoye.— d472. La ville se rend à Charlesle-Téméraire.— d477. A la mort de Charles-le-Téméraire, Roye reconnaît l'autorité de Louis XI. — 1479. Commencement des constructions des Prisons. — d480. Geffroi était alors maître des écoles yrammaticules de Roye. — d493. Établissement des .Sœurs-GrtsM. — d496-d499. La peste désole Roye. — d497. Mort de Jean de la Vacquerie, né à Roye, premier-président au parlement de Paris. Louis XI ayant rendu d'injustes édits , le parlement refusa de les enregistrer. « Sire, dit Jean » de la \ac<iuerie, nous venons remettre nos dianjcs entre vos mains et sovff'rir

sur le commandement du maïeiir. ( La disette des grains, si ordinaire alors, devait naturellement entraîner l'interdiction des gâteaux et autres pâtisseries qui n'étaient point d'un usage indispensable.) — Le roi veut qu'une halle soit construite à Uoyc pour la vente des denrées. Il paiera la moitié des frais de construction et d'entretien et se réserve la moitié du produit. — Un bourgeois ne pourra être assigné dans l'église ou dans le parvis. — Les clercs qui ne vivront point selon leur état; qui seront mariés; qui trafiqueront ou feront l'usure , perdront les privilèges de la cléricature , seront assimilés aux hommes de la commune et devront le service au roi. — Si un bourgeois a donné de la laine à filer moyennant salaire

1) tout ce qu'il vous plaira, plutôt que d'offenser nos consciences. » Louis XI révoqua sesédits. — d503. Mort de Gilles Nicole, né à Roye, secrétaire du roi Louis XII. Il a laissé des Chroniques de France. — 4523. Les Anglais et les Espagnols s'emparent de Roje et l'ineendienl. — 1536. Roye est de nouveau brûlé parles Impériaux. — d552. Le comte de Rœux , général de Charles-Quint, assiège la ville, s'en empare et la livre aux flammes. — 4567. Rédaction de la coutume de l'éronue , Montdidier et Roye. — 1577. Roye se déclare pour la Ligue. — 4580. Établissement de la confrérie des archers de Saint-Sébastien. A celte époque une Connétahlie d'arbalétriers existait aussi à Roye. Voici quelques-uns des statuts de la confrérie des archers. « Est défendu à tout confrère et autres qui se trouve- » voient au jardin et buttes de due ni proférer paroles vilaines et deshonnêtes en » peine de six deniers d'amende. — Nul ne pourra jurer ni blasphémer le nom de » Dieu ni des saints sans même i»einc que cy -dessus. — Comme aussi nul ne doit » invoquer ni nommer les diables. — Est défendu à tout confrère et archer de tirer » de l'arc aux colombes blanches , à la tourterelle ni aux roitelets, en peine de » chacune fois six deniers. — Est enjoint à tous les confrères de faire acousirer -> leur barbeaux jours de St-Sébastien, mi-carême, premier jour de mai, même- •> ment au jour que l'un desdils confrères se marie. » ( Manuscrits de M. Vabbc ■Iules ConiiLET.)— 1594. Les habitants reconnaissent Hemi IV. — 1595. Construction du Collège. — 15%. La peste à Roye. — 1623. Les Annonciadcs viennent

et que la (ileusc mette en gage la laine filée pour une somme plus forte que celle qui lui revient, le maïcur fera rendre la laine filée en retenant seulement pour la fileuse le salaire auquel elle aura droit. Les mêmes dispositions s'appliquent aux pareurs de draps qui mettraient des draps en gage. — Lorsque le roi donnera l'ordre aux bourgeois de se tenir prêts poiu" une expédition, ils seront dispensés de comparaître devant le juge pendant le temps qu'ils resteront en quête. — Un bourgeois pourra se saisir des biens d'un chevalier pour se payer de ce qui lui sera dû ; et si le chevalier refuse de s'acquitter, les choses saisies seront adjugées au bourgeois par la justice du roi et par sentence des échevins. — L'échevinage de Roye pourra faire élever sur le terrain d'autrui les

remplacer les Sœurs-Grises de Roye. — d624. La peste se déclare de nouveau à Roye. — 1626. Apparilion i\es Guérinats secte d'illuminés. Pierre Guérin , leur chef, était curé de Saint-Georyes à Roye. — 1630. Ëtablissement des ^ceur* de la Croix. — 1633. Fondation du couvent des Minimes. — 1636. Etablissement d'un hospice desservi par des religieux de la Charité. Roye eut plusieurs hôpitaux. Il est question dans les titres du XV* siècle de V Hôpital Bernard et d'un hospice appelé Hôtel du Béijiiinaije. Il y avait aussi un hôtel-Dieu sous le nom de Maladrerie et l'hôpital Saint-Jean du côté de la Porte de Paris. — 1636. Prise de Roye par les Impériaux. — 1636. L'armée de Louis XIII reprend la ville. Passage de ce prince. — 1644. Mort de Martin Meurisse , né à Roye , évêque de Madaure et auteur d'une Histoire des cvcques de Metz. — 1653. Roye tombe au pouvoir des Espagnols. — 1668. Passage de Louis XIV. — 1668. La peste à Roye. — 1673. Louis XIV repasse à Roye. — 1698. Incendie du Moulin Boyard. — 1729. Reconstruction du Collège. — 1743. Mort de Louis Billecocq, né à Roye en 1663 , avocat au parlement et auteur d'un Commentaire sur la coutume de Péronne, Montdidier et Roye. — 1744. Passage de Louis XV. — 1746. Ce prince repasse à Roye. — 1751. Démolition du bastion situé près Au {s.\ibo\\vs, Saint-Médard-de-Thoule. — Achèvement des constructions de l'hôtel-de-ville. — 1786. Mort de l'abbé Chivot, né à Roye, littérateur et savant helléniste.

fortifications nécessaires pour la défense de la ville. — Si un bourgeois loue un ouvrier et refuse de lui payer sur le champ son salaire, le maïeur forcera le bouro-eois à s'acquitter sans délai. — Lorsque le roi se plaindra d'un bourgeois , il ne pourra demander plus de soixante livres , à moins qu'il ne s'agisse de meurtre , de vol ou de trahison. — Les boulangers de Roye seront tenus de ne faire leur pain qu'à une obole.

ES chartes du commencement du XIJI'" siècle font mention des bourgeois de Saint- Pol, et tout indique que cette ville dut son institution communale à Hugues VI Camp d'A^vesne qui posséda le comté de Saint-Pol depuis 1174 jusqu'en 1205. Les Sceaux de Flandres d'Olivier de Wrée et le recueil publié par Duchesne sur la maison de Châtillon renferment deux chartes de 1221 par lesquelles la comtesse Isabelle, fdle de Hugues Vï, confirma la concession faite par son père aux bourgeois de Saint-Pol d'une banlieue dont les limites furent définies ainsi qu'il suit : u Les haies de

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