LES CATHÉDRALES
r> LA fin du huitième siècle, le clergé sëcu-
1^ lier n'avait encore aucune organisation ; et
pendant que l'empire de la règle faisait fleurir les institutions monastiques , les prêtres préposés au service des lieux saints vivaient dans un état d'indépendance dont la discipline recevait de graves atteintes. L'association , les habitudes claustrales pouv.iient seules détruire le mal. Les évoques le comprirent. Leurs efforts s'appliquèrent surtout à ren-
dre la vie commune obligatoire au clergé des principales églises , et bientôt l'autorité des conciles vint en aide à la sollicitude des pasteurs diocésains '. Telle est la véritable origine des chapitres et des canonicats.
En général , le nombre des dignitaires du chapitre se réglait sur l'importance du diocèse ^ La cathédrale
' 813. Conciles d'Arles , deMayence, de Reims , de Tours el de Châlons.
n Les ciianoines et les clercs des villes , attachés aux évêchés , coucheront dans » un même dortoir et prendront leurs repas en commun, afin qu'ils puissent plus » facilement se rendre, aux heures voulues, à la célébration des offices ; pour qu'ils » s'édifient et s'instruisent par leur conduite et leur conversation. Qu'ils aient, selon » les ressources de l'évêque , le vivre et le vêlement afin que la pauvreté ne les » oblige à mener une vie errante ; de peur qu'ils ne se mêlent à des affaires incom- » patibles avec leurs devoirs , qu'ils ne vivent sans discipline et qu'ils ne s'aban- « donnent à leurs plaisirs. . .» ( 23*^ canon du concile de Tours. )