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blissement monastique du diocèse d'Amiens. Vers l'an 614, Khlother II, chef des Pranks, donna quelques terres dans le Ponthieu à St-Valerv, religieux de Luxeuil, pour y construire une chapelle et des cellules '. St- Valery mourut peu d'années après. Les pirates désolèrent ensuite la contrée. Lorsqu'ils se furent éloignés , St-Blimond jeta les premiers fondements d'un monastère près du lieu où St-Valery avait vécu. Ce pieux asile eut beaucoup à souffrir des ravages des Normands pendant les IX' et X* siècles ; Hugues Capet le releva de ses ruines , l'enrichit de ses dons et y introduisit la réforme de St-Benoît. Plus tard , l'abbaye fut dévastée par les Anglais; mais les bienfaits des comtes de Ponthieu réparèrent les maux causés par le pillage. Le Saint - Siège eut toujours beaucoup de prédilection pour ce monastère; le pape Innocent IV concéda à ses abbés, en 1246, le privilège de porter la mître,
Id même quoique le prix de l'argent diminuât de jour en jour ; et ceci peut servir à indiquer combien le Saint-Siège eut toujours , eu ces sortes d'affaires, la prudence pour guide. 11 voyait arriver des siècles de doute et de discussion où son autorité temporelle pouvait être plus facilement ébranlée ; aussi se garda-t-il de toucher à la taxe qu'il n'aurait point manqué, dans d'autres temps, d'augmenter successivement pour qu'elle restât en rapport avec le prix réel des monnaies. «Les annates que la » France paye à Rome montent à deux cent mille livres par an. Une partie de ces » revenus est affectée à des œuvrt's pieuses et aux salaires des officiers employés » aux expéditions qui se font en cour de Rome; mais covimelc prix de Varient di- •> mlnue toujours , la valeur des sitmmes ijnposées diminue aussi à proportion : itii » lieu que le tarif des droits d'annates hc varie jamais. »
(De l'autorité des deux Puissances , par Pky )
Revenus de liibbé de Saint-Valeiv en 1772... 1S,000 livres. Taxe payée a la cour de Rome. . . 2,712 florins.
( Iniialcs ordinis S. Bcnedicti. Mabii.lo^ )
l'anneau, les gants, la dalniatique et les sandales. Le monastère de Saint- Valéry, dont on ne voit aujourd'hui c|ue les ruines, a eu Fénëlon pour abbé '.
L'abbaye de Saint-Riquier % fondée vers l'an 625 par le pieux cénobite qui lui donna son nom , richement dotée par Dagobert I", acquit beaucoup de célébrité sous le règne de Karle-le-Grand. Angilbert, gendre de Karle et V Homère de son temps ^ disent les historiens, gouverna l'abbaye de Saint-Riquier et fonda dans son cloître une savante école, illustrée par l'éloquence d'Alcuin. Les princes alors envoyaient leurs fils à Saint-Riquier pour qu'ils y fussent initiés à la culture des lettres. Cette école fournit à l'Eglise vingtsept papes et deux cents cardinaux. La bibliothèque renfermait , au neuvième siècle , les manuscrits les plus rares ; et l'on pourra juger, par ce que nous en apprend Mabillon , de la valeur qu'avaient alors ces œuvres de patience et de dévouement qui sauvèrent d'un oubli , peut-être éternel, les chefs-d'œuvre de l'antiquité! Grécie, comtesse d'Anjou, acheta , dit le savant bénédictin , le recueil des homélies d'Haimon d'Halberstat, m,oyennant deux cents brebis, trois muids de froment, de seigle et de millet, et un certain nombre de peaux
' « Posl Johanneni de Benlivoglio , noniinatus a rege 24 dec. 1694 Franciscus de I) Saliijnac de la Mothe-Fénélnn, studiorum regioruni liberorum moderator paulo- ') que post ad metropotim Caineracensein ab codeni assunUiis; Wallaiiciana cessil » coiiimenda , 4febiuarii 1695. » ( Gallia Christiana.)
' { Sancttis Richurius de J'ontivi,se» l'onlinn^ vel Cenlttlum , aiit Cenlula. )
de inartres. Il faut bien remarquer que ceci eut lieu loiio-tcmps après le neuvième siècle, et que la production d'Halberstat était probablement d'un ordre fort médiocre '.
Saint-Kiquier atteignit, sous le gouvernement d'Angilbert , à un degré de splendeur dont on trouverait peu d'exemples dans les annales monastiques. Trois basiliques s'élevèrent en même temps dans l'abbaye ; de riches mosaïques , venues d'Italie , et les marbres les plus précieux formèrent le pavé et les colonnes de ces édifices. Karle-le-Grand voulut que le bois ^ le verre et le marbre , destinés à leur construction , fussent confiés aux plus habiles ouvriers de ses états ■. On plaça dans ces magnifiques églises treize châsses d'argent enrichies de pierres précieuses; des vases d'or ornaient les autels^. Dans ces temps de ferveur, on vit trois
' PKINCIPACX OUVRAGKS QUE RENFERMAIT AC IX'' SIÈCLE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-RIQUIER.
Un grand nombre de manuscrits où se trouvaient des ouvrages de St-Jérôme , St- Augustin, St-Grégoire, Isidore, Origène , St-Hiiaire, St-Jean-Chrysoslôme, Cassiodore et Fulgence. — Les ouvrages de Donat et de Priscien. — "La Description du Monde d'Eticus. — La loi romaine, la loi salique et des traités de jurisprudence. — Les fables d'Avienus. — Homère. — Cicéron. — Pline-le-Jeune et Virgile.
Inscription placée dans la bibliotbèque de Saint-Riquier : Ama scientiam scriplurarmn^ et vitia non amahis. ( Chronique d'Hariulfe, apud d'Achery, spic. )
• ( Manuscrits de DOM Grenier, bibliothèque royale. )
^ On se rend difficilement compte de toutes les richesses de ce monastère. « La » vie de St-Angilbert,abbé de Saint-Riquier , mort en 814, témoigne que l'abbaye » possédait un bocal et deux aiguières d'argent avec leur cuvette ; une clef , une ') bourse et un baudrier d'or ; treize lianaps dorés ; un couteau orné d'or et de pier- » reries ; un encrier d'argent enrichi d'or, etc. ... > ( Lk Grand d'Ausst. )
cents religieux et cent novices préposés au service divin de l'abbaye. Et pendant qu'à toute heure du jour et de la nuit , cent d'entre eux chantaient les louanges de Dieu au sanctuaire ' , les quarante-cinq cloches des trois églises annonçaient au peuple le culte du Seigneur.
Les possessions de l'abbaye devinrent si considérables qu'elle donna, à titre de fief, cent dix-sept terres à un égal nombre de gentilshommes. Le jour de la fête de St-Riquier et à la Pentecôte, ils étaient tous tenus de venir rendre hommage à l'abbé, en armes et au pied de l'autel. Hariulfe , moine de Saint- Riquier, qui vivait au XIP siècle, nous a conservé, dans su curieuse chronique de Centule % le dénombrement des biens de ce monastère. Nous ne citerons point le texte latin de Hariulfe ; et ceux qui viendront à nous lire nous sauront gré peut-être d'avoir préféré placer dans cet ouvrage la belle description que ce texte a fourni à la plume de M. de Chateaubriand '\
' Ce service divin, célébré sans interruplion, s'appelait le Laus Perennis el n'ol.tit en nsage que clans un petit nombre d'abbayes.
* C'est ainsi qu'on désijina d'abord la ville de Sainl-Riqnier. <> Son nom seul , 0 dit M. GiLBEKT , indique son ancienne splendeur par les cent tours dont ses nuirs '> étaient originairement flanqués; et c'est ainsi que s'exprime ce vers si connu ■> dans le pays : T'urribus à centum , Centula dicta fuit. »
^ " Iléric , en 831 , présenta à Hlovigli-le-Débounaire l'état des biens de l'ab- " baye de Saint-Riqiiier. Dans la ville, propriété des moines, il y avoil deux » mille cinq cents manses de séculiers; chaque manse payoit douze deniers, ' trois setiers de froment , d'avoine et de fèves, quatre poulets et trente œufs. ') Quatre moulins dévoient six cents uniids do grain mêlé , huit porrs et douze
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llu«>iies de Camp d' Vvesiic , comte de Sainl-Pol , assiégea la ville de Sairit-Ui(iuier en 1131; ses troupes incendièrent l'abbaye. Les bâtiments , la bibliothèque
'> vaches. Le marché , chaque semaine , foiunissoit (|iiai-antc sous d'or, et le péage u vhigt sous d'or. Treize iours produisoient chacun , par an, dix sous d'or, trois ') cents pains et trente gâteaux dans le temps des Litanies. La cure de Saint-Michel » donnait un revenu de cinq cents sous d'or, dishihiiés en aumônes par les frères » de l'abbaye. Le casueldes enterrements des pauvres eldes étrangers éloit évahié, » année courante , à cent sous d'or , également distribués en aumônes. L'abbé » partageoit chaque jour aux mendiants cinq sous d'or ; il nonrrissoit trois cents » pauvres, cent cinquante veuves et soixante clercs. Les mariages rapportaient an- » nuellement vingt livres d'argent pesant , et le jugement des procès soixante -huit » livres.
0 La rue des Marchands (dans la ville de Saint-Riquier ), devoit à l'abbaye , ' chaque année , une pièce de tapisserie de la valeur de cent sous d'or ; et la rue ■> des Ouvriers eu fer, tout le ferrement nécessaire à l'abbaye ; la rue des Fabri- ■> cants de boucliers étoit chargée de fournir les couvertures de livres ; elle re- " lioil ces livres et lescousoit, ce qu'on eslimoil trente sous d'or. La rue des Sel- » liers procuroit des selles à l'abbé et aux frères ; la rue des Boulangers délivroit » cent pains hebdomadaires; la rue des Ëcuyers étoit exempte de toute charge « ( f^icus ServientiuTu per omniu liber est ) ; la nie des Cordonniers fournissoit " de souliers les valets et les cuisiniers de l'abbaye ; la rue des Bouchers étoit taxée, » chaque année , à quinze setiers de graisse ; la rue des Foulons confectionnoit les '> sommiers de laine pour les moines , et la rue des Pelletiers les peaux qui leur » étoient nécessaires; la rue des Vignerons donnoit par semaine seize setiers de >) vins et un d'huile ; la rue des Cabareliers, trente setiers de cervoise (bière) par » jour , la rue des Cent dix ilMiie* ( Chevaliers ) devoit entretenir pour chacun ') d'eux un cheval , un bouclier, une épée , une lance , et les autres armes.
» La chapelle des nobles ociroyoit chaque année douze livres d'encens et de >) parfums ; les quatre chapelles du commun peuple ( popuU vulgaris ) payoient • cent livres de cire et trois d'encens. Les oblations présentées au sépulcre de " Saint-Biquier valoient par semaine deux cents marcs ou trois cents livres » d'argent.
» Suit le bordereau des vases d'or et d'argent des trois églises de Saint- Riquier , >> et le catalogue des livres de la bibliothèque. "Vient la liste des villages de Saint- « Riquier, au nombre de vingt: Bnniac, Vallès, Drusiac, Neuville, Gaspanne,r.ui- ■> brantinm, Bagarde, Crulicelle, Croix, Civinocurtis, Haidulficurtis, Maris, Nialla, >> Langradus, Alteica, Rochonisuions, Sidrunis, Concilio, Buxudis , Ingoaldicurlis. » Dans ces villages se trouvoient quelques vassaux deSaint-Riquier,qui possédoient
et les ornements des églises devinrent la proie des flammes. Reconstruit peu de temps après , ce monastère fut de nouveau incendié en 1487. Alors s'éleva la magnifique église de Saint-Riquier qui fait encore aujourd'hui l'admiration des artistes. Il ne reste que quelques débris des autres constructions de cette célèbre abbaye , où Karle-le-Grand venait souvent voir son gendre Angilbert , que St-Louis et la reine Rlanche visitèrent et qui compta le cardinal de Richelieu au nombre de ses abbés '.
Khlother III et Ste-Bathilde, sa mère, fondèrent
)> des terres à titre de bénéfices militaires. On voit de plus treize autres villages » sans mélange de fief ; et ces villages , dit la notice, sont moins des villages que '» des villes et des cités.
« Le dénombremenl des églises , des villes , villages et terres dépendants de » Saint-Riquier, présente les noms de cent chevaliers attachés au monastère, les- >> quels chevaliers composent à l'abbé, aux fêtes de Noël , de Pâques et de la Pen- '< lecôte, une cour presque royale. En résumé , le monastère possédait la ville de » Saint-Riquier, treize autres villes, trente villages, un nombre infini de métairies, » ce qui produisoit un revenu immense. Les offrandes en argent , faites au tombeau » de Sl-Riquier, s'élevoient seules par an à quinze mille six cents livres de poids, » près de deux millions numériques de la monnoie d'aujourd'hui. »
( Etvdes Ilisloriques. )
' PKINCIPAUX ABBÉS DP, S A I N T- R 1 Q U I EU.
i" abbé , St-Riquier, fondateur de l'abbaye. — 7<^ abbé, 791. Angilbert, gendre de Karle-le Grand. — 9' abbé, 826. Helisachar, chancelier de l'Empire sous Lodewig-le- Débonnaire. — 42'' abbé, IVithard, fils d'Angilbert. — d3' «nbbé, 856. Rodolphe , frère de l'impératrice Judith , femme de Lodewig-le-Débonnaire. — -16' abbé, 870. Karloman, fils de Karle-le-Chauve. — 6d<^ abbé, 4628. Le cardinal de Richelieu. — 62'' abbé, 4643. Charles 11 d'Aligre, fils et neveu de chanceliers de France. —64" abbé, 4708. Léon Mole , fils de Louis Mole, président à mortier au parlement de Paris.
Les revenus de l'abbé de Saint-Riquier eu 4772 étaient de 24,000 livres. Taxe en cour de Rome. . . 4,000 florins.
l'abbaye de (Iorbie ' eu 662. Les terres qui lui furent successivement concédées devinrent si considérables qu'une partie de ses religieux alla se fixer au fond de la Saxe , dans les possessions que ce monastère y tenait de la munificence de Lodewig-le-Débonnaire. L'établissement qu'ils y formèrent prit aussi le nom de Corhic et devint l'une des plus florissantes abbayes de l'Allemagne. Son abbé était prince du Saint-Empire.
Le monastère de Corbie en Amiénois fut plusieurs fois ravagé et détruit , pendant les IX^ et X^ siècles. /Vu temps où les abbayes étaient données à des seigneurs séculiers à titre de fief, des comtes possédèrent celle de Corbie; et lorsque le droit d'élection reparut, les abbés restèrent en possession du titre de comtes de Corbie. Un diplôme du IX^ siècle exempta ce monastère de toute juridiction séculière "; il faisait déjà battre monnaie à son coin dans les premières années du X* siècle \ Au XI1% une bulle papale accorda la mitre et l'anneau à ses abbés '. Le chapitre d'Amiens et les évêques du diocèse tentèrent toujours vainement de placer l'abbaye de Corbie sous leur dépendance '. Ces derniers ne pouvaient même visiter le monastère sans le consentement des religieux ".
' ( Cnrbeia, seu Sanctus Petrtis de Corbeia aiil Cnrbiensis. )
* 825. Diplôme de Lodewig-Ie-Débonnaiie et de son fils Lolher qui ordonne qu'aucun juge ne pourra exercer de juridiction dans les terres et églises de l'abbaye. — * 912. Ordonnance d'Evrard, abbé de Corbie, touchant la monnaie du comté. — ■* 1196. Bref du pape Célestin III. — '*1288. Bref de Nicolas IVqui dispense l'abbaye de répondre devant l'évêque ou le chapitre d'Amiens. — • Titre de 1513.
( .Irchivcs de la l'réfechirv de la SorriVic. )
L'abbé comte était seigneur temporel de la ville de Corbie et instituait les officiers de justice du comté. La garde du beffroi et des clefs de la cité appartenait à l'abbaye; les seigneurs d'Encre, de Boves, de Picquigny, de Moreuil et d'IIeilly étaient au nombre de ses feudataires. Elle avait son maréchal , son connétable, son échanson, son héraut d'armes; on admirait la magnificence du palais abbatial dont il ne reste aujourd'hui que les ruines. Un grand nombre de redevances étaient alors imposées aux vassaux de Corbie ' ; nous citerons l'obligation qu'avait à remplir le seigneur de Fouilloy. La veille de la fête de St-Pierre, ce seigneur se rendait dans l'abbaye pour y garder les reliques ; et au jour du Saint-Sacrement , il offrait un chapeau de roses à deux rangs à la chasse de St- Adhélard -.
L'abbaye de Corbie avait la présidence de la chasse aux cygnes dans les eaux de la Somme , privilège
' « Les boulangers devaient , chaque dimanche , un pain d'un denier et le di- )) manche suivant un autre pain d'une obole. Chaque particulier donnait chaque n semaine, pour droit de tonlieu , un pain d'une obole ; deux soas le jour de la » Saint- Jean-Baptiste , dix-huit deniers le jour de Saint-Rcmy pour jouir de la li « berté de faire du pain , deux deniers le jour de la purification ; à leur réception , » ils devaient deux setiers de vin. Le jour de la Saint-Jean, les bouchers donnaient » deux moutons et les marchands de poisson, seize deniers. Depuis l'avent jusqu'à » noël, les cordonniers devaient deux paires de souliers de cuir de vache , autant ') depuis la mi-carême jusqu'à pdques , et autant dans le mois d'août; et l'abbaye » ne leur payait que deux deniers par paire. »
( Manuscrits de la bibliothèque communale d'Amiens. )
*( Archives de l(( t'rcfcclure de la Somme. )
exclusif (les seigneurs de la rivière '. Le cellerier de (lorbie convoquait ces derniers % lorsqu'elle devait avoir lieu; leurs baillis se rendaient alors en bateau à la Motte Brebière pour régler tous les préparatifs, u Là se )i fait , dit de La Morlicre dans ses Antiquités d'Amiens^ )» un procez verbal où préside à la vérité le bailli de » Corbie ; les poissonniers prestent le serment com- » bien de couvées de cygnes il peut avoir, et quel » nombre de petits , font leur rapport quant et quant... » Cependant gens experts et duits à cela de toutes » parts amassent les oyseaux ; l'on prend les cygnots » de chaque couvée à part avec leur père et mère ; et » suivant la marque que les vieux cygnes portent desn sus le bec l'on recognoist aisément à qui c'est des » seigneurs qu'appartiennent les jeunes, ausquels l'on » empreint aussi tost avec un fer chaud le sing ou la )) marque de celuy à qui ils sont adjugés; car les sei-
' L'abbaye — Le seigneur de Douis — Le seigneur de Blangy — Le chapitre d'Amiens — Le seigneur de Rivery — L'évêque.