‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et l'ArtoisChapitre 79 sur 140 · GÉNÉRALITÉ DE SOISSONS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉ DE SOISSONS

Seicnedas d'Attichy. La terre d'Attichy, en Soissonnais, fut possédée dès le XII'' siècle par une branche de la famille de Montmorency. Elle entra plus tard dans la maison de la Trémoïlle. Les seigneurs d'Attichy de la maison de Montmorency portaient de Montmorency-Lavai , au canton de gueules chargé d'un lion d'argent.

Maison oeBazoches. En l'année 1040, des puînés de la maison de Châtillon reçurent en apanage la terre de Bazoches en Soissonnais et en prirent le nom. Gervais de Bazoches s'illustra dans la première croisade. Jacques de Bazoches occupa le siège épiscopal de Soissons et sacra St-Louisà Reims en 4226. Gérard de Bazoches fut évoque de Noyon. La maison de Bazoches s'éteignit au XIII" siècle. Elle portait de gueules à trois pals de vair , au chef d'or, brisé d'une fleur de lis de sable.

Seigneurs de Bulles. La seigneurie de Bulles était l'une des plus considérables du Beauvaisis. La famille de Bulles s'éteignit à la fin du XIV" siècle. Elle portait d'argent et de sable de huit pièces. La seigneurie passa aux comtes de CIcrmont.

Comtes de Clermont. Ils prirent le nom de la ville de Clermont en Beanvaisis. Le premier comte de Clermont vivait en 1087, au témoignage d'Orderic Vital et du père Anselme. Raoul !""', comte de Clermont , fut connétable de France. Philippe- Auguste acheta le comté de Clermont en 1218 ; St-Louis , partant pour la Terre- Sainle, le donna en apanage en 1269, à Robert de France son sixième fils , tige de la maison de Bourbon. Vers le milieu du XIV "^ siècle , les descendants de Robert ne prirent plus que le nom de Bourbon. Il existait encore des rejetons des premiers comtes de Clermont qui formèrent les branches de Clermont-Nesle , d'Offémonl , de Chantilly, etc. ; mais ils ne possédaient rien dans le comté de Clermont. Les premiers comtes de Clermont portaient de gueules , semé de trèfles d'or à deux bars adossés de même.

DccHÉ-rAiRiE de Coeuvres-Estrkes. Le marquisatde Cœuvres, en Soissonnais, fut érigé en duché-pairie sous le nom d'Estrécs, par lettres royales de 1648, en faveur

)) Croix , celles de l'Hôtel-Dieu et les enfants de cha- » rite. Les haies sont bordées par la milice bourgeoise. » Toutes les cloches de Nesle sonnent à la fois. Les » amis et parents se rendent alors du château à l'ë- » glise ; l'héritier est placé du côté gauche du doyen ; » on chante la grand' messe en musique. On fait, » après l'évangile , la distribution qui est de vingt- )) quatre sols pour chaque assistant; l'héritier même les « reçoit. Les cierges appartiennent à la collégiale. »

de François-Annibal d'Estiées, marquis de Cœuvres, maréchal de France et premierbaron du Boulonnais. Armes du duché, dont le litre s'éteignit en 1737 : écartelé,au 1 et 4 (Turijcnt fretté de sable , de G pièces au chef d*or, chai-gé do trois merlettes de sable qui est b'Estrées ; au 1 oti , d'or au lion d'azur lumpassé et couronné de gueules quiesthk Gauchie.

Babons oc sires de Cobcy. La terre deCoucy, en Soissonnais, appartenait à l'église de Reims, depuis l'épiscopat de St-Remy, et fut successivement tenue en fief par divers chevaliers dont la plupart sont restés inconnus. Enguerrand , seigneur de Boves, en Âmiénois, s'empara de la terre et du cliâteau de Coucy vers la fin du XI'' siècle (dd Gange ) ; ils appartenaient alors à un chevalier nommé Albéric. Les descendants d'Enguerrand prirent le nom de Coucy et devinrent célèbres. Leur valeur éclata dans les croisades et dans les fréquentes guerres que nos rois eurent à soutenir. Alix de Coucy, fille d'Enguerrand III, surnommé le Grand, unique héritière de sa maison, porta les terres et le château de Goucy dans la famille des comtes de Guînes, par son mariage avec le comte Arnould III dont les descendants prirent le nom et les armes de Coucy. Elles étaient fascé de vair et de gueules.

Baronnie PAIRIE DK CoucY. La baronnie de Coucy, avec les seigneuries de Montcornet, Pinon, Origny et le vinage de Laon, fut érigée en pairie en faveur de Louis de France, duc d'Orléans, frère de Charles VI, par lettres-patentes du 22 mai 1404. Les armes de la baronnie furent alors de France au bâton de gueules en bande et à la bordure de gueules. La terre et les dépendances de Coucy appartinrent plus lard à Claude de France, fille de Louis XII ; à Diane de France, sœur légitimée de Henri III ; et à Philippe de France, duc d'Orléans, frère de Louis XIV.

Comté de Cukpy. Les premiers comtes de Grépy étaient du sang karlovingien. Les comtes de Vexin leur succédèrent et eurent leur résidence à Crépy pendant le X"" siècle. Le comté passa ensuite dans la maison de Vermandois, et fut réuni à la

Les riinéraillcs du duc d'IIallnin s'accomplirent à Maignelay , en Sanlcrre, avec une poinpc bien plus grande encore. « Louis d'IIalluin — dit M. Graves, dans l'un n de ses annuaires historiques — mourut à Maignelay, >i le 12 décembre 1519. On lui fit, le 2 janvier sui- >> vant, des funérailles magnifiques dont la relation a )> été imprimée et dont le souvenir subsiste encore » dans le pays. Les évoques de Beauvais , dWmiens,

Couronne sous le règne de Philippe-Auguste. La seigneurie de la cliâtellenie de Crépj- appartint depuis lors aux princes qui reçurent le Valois en apanage.

Seigneurs de Cbessonsaht ou Cbessonsacq. Célèbres dans le nioyen-;lge. Dreux de Cressonsart et Robert de Cressonsart , évêque de Beauvais , s'illustrèrent dans les croisades. Robert de Cressonsart fut évèque de Senlis. La famille de Cressonsart ou Cressonsacq s'éteignit à la fin du XIV* siècle. Elle portait vairé au lion de gueules urmé et couronné d'or.

Seigneurs de Cuignières. Famille illustrée par le célèbre Pierre de Cuignières, qui fut successivement conseiller de Philippe-le-Bel, de Louis X, de Philippe-le- Long, de Charles-le-Bel et de Philippe de Valois. Il s'acquit beaucoup de renommée par les opinions qu'il professait sur la juridiction ecclésiastique. La terre de Cuignières était en Beauvaisis. Famille éteinte. Elle avait pour armes d'hermine, avec un ccusson de gueules chargé d'un lion d'or.

Duché-pairie DE Fitz-James-Warty. Jacques Filz-James, duc de Berwick, général illustre au service de France, acquit, en 1704, la terre de Warty en Beauvaisis. Louis XIV, voulant reconnaître ses éminents services, érigea en 17d0 la terre de Warty en duché-pairie, sous le titre de Fitz-James-Warty. Le duc de Filz- James, pair démissionnaire en 1830, est le descendant du maréchal. Les Filz-James portent ècartelé , aux i. et i contre-écartelé de FRA^CE et ^'Angleterre; au 2 d'Ecosse; au 3 d'iRLANDE; les grandes écartelures environnées d'une bordure composée d'azur et de gueules de seize pièces, chaque compon d'azur chargé d'une fleur de lis d'or, et chaque compon de gueules chargé d'un léopard d'or. Devise : 1689. Semper et uliique fidelis. 1789.

Marquisat de Genlis. Les premiers seigneurs de Genlis eurent leur lige dans la maison de Hangest. Adrien de Ilangest, grand-échanson de France sous le règne de François I", était seigneur de Genlis. Acquise en 1569 par Pierre Brulart, secrétaire-d'état, la seigneurie de Genlis fut érigée en marquisat en 1645. Les premiers

n de Noyon et de Soissons y assistèrent avec les relin gieux des abbayes de Saint-Martin-au-Bois , de Saint n Josse, de Saint -Just; les minimes, les cordcliers, 11 jacobins et augustins d'Amiens ; les carmes de Mon » treuil; le clergé des paroisses de Coivrel, Crévecœur- « le-Petit , Dompierre , Ferrières , Maignelay, Montigny, » Royancourt et Rollot qui formaient alors la seigneu- « rie de Maignelay, et trois cents chevaliers et gen-

seigneurs de Genlis portaient pour armes celles de Hangest d'argent à la croix do. ijtieules chargée de cinq coquilles d'or. Famille éteinte.

Duché-pairie de Guise. La terre de Guise était possédée, à la fin du XI* siècle, par le seigneur Godefroy, mari d'Ade de Roucy. On ne connaît rien , avant ce temps, de relatif aux seigneurs de Guise. La seigneurie passa dans la maison d'Avesnes et plus tard dans celle de Châtillon Saint-Pol ; elle eut alors titre de comté. Réunie à la couronne en d481 , érigée en duché-pairie par François I"", en faveur de Claude de Lorraine , la terre de Guise revint dans le domaine royal par confiscation en d641 , et fut de nouveau le siège d'un duché-pairie par lettres-patentes de 1704 , en faveur de Henri-Jules de Bourbon , prince de Condé. Armes du duché de Guise-Lorraine : covpô de 4 en chef et 4 en yoînte , le 1 fascé d'aryent et de gueules de huit pièces qui est Hongrie, au 2, semé de France, au lamhel de trois pendants de gueules qui est Anjou-Sicile. Au 3, d'argent, à la croix potencie d^or cantonnée de quatre croisettes de même qui est Jérusalem. Au 4, d'or à quatre pals de gueules qui est Aragon. Au 1 de la pointe semé de France à la bordure de gueules qui est Anjou. Au 6, d'azur au lion contourné d'or couronné, armé et lampassé de gueules qui est Gueldres. Au 7, d'or au lion de salle, uriné et lampassé de gueules qui est Flandre. Au 8, d'azur semé do croix recroisetées au pied fiché d'or à deux barbeaux adossés de même qui est Bar. Sur le tout d'or, à la bande de gueules chargée de trois alertons d'argent qui est Lorraine, au lambel de 3 pendants de gueules sur le tout en chef. Duché-pairie de Guise-Bourbon-Condé : de France, au bâton de gueules péri en landes.

Seigneurie de Ham, en Vermandois. Elle appartint d'abord à Herbert, comte de Vermandois. A la fin du X" siècle, un chevalier, nommé Simon, était châtelain de Ham; il devint la tige des premiers seigneurs de Ham. La seigneurie passa par acquisition dans la maison d'Enguerrand YII de Coucy ; elle fut plus tard possédée par celles de Bar, de Luxembourg, de Rohan, de Bourbon-Vendôme et de Navarre, par le cardinal Mazarin et par le maréchal d'Hocquincourt. Les premiers

» tilshommcs de Picardie, accompagnés de six cents » chevaux. On y célébra six cent vingt-denx messes M en un seul jour. »

Les coutumiers et les ouvrages oii l'on traite des licfs renferment de curieuses notions sur les redevances multipliées que devaient les vassaux au manoir seigneurial. Les habitants des villes n'étaient pas exempts de ces redevances, si les grands feudataires y avaient

seigneurs de Ham, dont Simon était la tige , portaient d'or à trois croissants montants de gueules , 2 et 1.

Duché-pairie de Laon. Depuis le règne de Hugnes-Capet, les évêques de Laon furent ducs et pairs de France. Us portaient la sainte-ampoule au sacre du roi. Voici les armes de leur duché-pairie : d'aawr semé de fleurs de lis d^or, à une croix d'argent posée sur le tout, chargée d'une crosse de gueules mise en pal.

Marquisat de Lfaiscourt. La seigneurie de Liancourt appartint aux Cressonsart, aux Popincourt et aux du Plessis ; elle passa ensuite dans la famille de La Rochefoucauld. Le célèbre duc de La Rochefoucauld-Liancourt habita long-temps la terre de Liancourt qui avait titre de marquisat depuis 1673.

Seigneurie de Marle , en Tiérache. Gislebert, fils de Renaud, possédait les seigneuries de Marie et de Roucy vers 960. Marie passa ensuite dans les familles de Coucy, de Bar, de Luxembourg, de Bourbon-Vendôme, au cardinal de Mazarinet à la maison d'Orléans.

BaronniedeMello. Quelques historiens affirment que la maison de Mello descendait de Karle-le-Grand. Le père Anselme ne pense pas qu'elle doive remonter audelà de Dreux I", seigneur de Mello, qui fonda la collégiale de Mello en J103. La baronnie passa dans la maison de Nesle par le mariage de Marguerite de Mello avec Jean de Nesle, grand-queux de France. La maison de Mello portait d'or à deux fasces de gueules et un orle de merlettes de même.

Seigneurs de Moï, en Vermandois. Gui de Moï, premier du nom, vivait en l'année IdOO. Plusieurs de ses descendants moururent à Azincourt ; d'autres furent sénéchaux de Vermandois. Famille éteinte au XVIP siècle. Elle portail de gueules fretté d'or.

Seigneurie de Nakteuil. La terre de Nauteuil, en Valois, appartint aux comtes de Ponthieu et plus tard aux comtes de Crépy. La famille de Nanteuil est célèbre. Guillaume de Nanteuil fut chancelier de Philippe-le-Bel ; Renaud de Nanteuil occupa le siège épiscopal de Beauvais. Famille éteinte au XIV' siècle. Elle portait

des châteaux ou de grosses tours, centres d'une juridiction féodale. Lorsque les comtes de Valois venaient résider à Crépy, les habitants envoyaient au château , à titre gratuit , des vins , des viandes , de la grosse et menue volaille ; du poisson de rivière , des fruits , des légumes et du blé. Ils garnissaient les écuries de paille , d'avoine et de foin , et meublaient le château de lits montés , des tables nécessaires , de chariots et de

de gueules à six fleurs de lis d'or, 3, 2 et 1. La seigneurie de Nanteuil fut ensuite possédée par les familles de Lenoncourt, de Guise, de Schomberg , d'Estrées et de Bourbon-Condé.

Marquisat de Nesle. Drogon ou Dreux de Nesle s'illustra dans la première croisade. L'histoire ne dit rien de ses ancêtres. En 1220, Gertrude de Nesle, seule héritière de sa maison, porla le domaine de Nesle à Raoul de Clermont, son mari, dont les descendants prirent le nom de Clehmont-Nesle et furent célèbres. La seigneurie de Nesle était située en Santerre ; érigée en comté dans l'année 1466, on faveur de Charles de Sainte-Maure, elle devint un marquisat en 1545 et passa dans les maisons de Monchy et de Mailly. Drogon de Nesle et ses descendants portaient burelé d'anjent et d'azur de dix pièces.

Seigneurie de Nointel. Jean de Nointel , appelé le cardinal Chollet , donnu beaucoup d'éclat à la famille de Nointel. Elle portait d'argent, à une croix de gueules cantonnée de quatre clefs adossées de même. La terre de Nointel, située en Beauvaisis, fut érigée en marquisat en 1634. Elle appartenait au duc de Bourbon , dans le cours du XVIIP siècle.

Comté-pairie de Noyon. Les évêques de Noyon étaient comtes et pairs de France et portaient le ceinturon ou baudrier au sacre du roi. Ils avaient pour armes d'azur semé de fleurs de lis d'or, à deux crosses adossées de même.

Seigneurie de Pierrefonds. Les seigneurs de Pierrefonds furent puissants an moyen-âge et portèrent quelquefois ombrage à nos rois. L'importance de cette seigneurie déclina sous le règne de Philippe-Auguste ; beaucoup de fiefs en furent détachés ; ce qu'il en resta eut titre de vicomte. Le vicomte de Pierrefonds était l'un des quatre grands vassaux de l'évèché de Soissons.

Comtes de Rodcy. Renaud , comte de Reims, bâtit le château de Roucy au X' siècle. Ses successeurs furent comtes de Reims et de Roucy. Alix de Roucy, femme d'Hilduin IV, comte de Montdidier, lui apporta le comlé de Roucy en dot. Depuis lors les comtes de Montdidier prirent le titre de comtes de Roucy. Une substilu-

harnais. Ils devaient de plus des ehevaux de selle aux principaux officiers du comte. Ces redevances se maintinrent jusqu'à la fin du quatorzième siècle.

Assurément ces choses-là constitueraient, de nos jours, des exactions véritables et nul de nous ne les tolérerait; mais il faut se reporter, pour les juger, au temps où on les pratiquait. L'organisation féodale avait ses

tion de nom de ce genre s'accomplit encore lorsque Euslaclie de Koucy, comtesse de Roucy, après la mort de ses frères, eût épousé Robert, seigneur de Pierrepont ; Robert prit le titre de comtk de Rouct et ses successeurs le gardèrent. De ce nombre fut Robert II, comte de Roucy, grand-mnître des eaux et forêts de France en d362. Simon de Roucy servit d'otage pom- le roi Jean ; Jean VI de Roucy mourut à Âzincourt. Le comté de Roucypassa, au XV« siècle, dans la maison de Sarrebruche. Les comtes de Roucy portaient d'or au lion d'azur. Famille éteinte.

DccHÉ-PAiniE DE Saint-Simon- . Eudes F', de la famille des comtes de Vermandois, fut la tige des anciens seigneurs de Saint-Simon et de Rouvroy; il vivait au onzième siècle. Ses descendants devinrent célèbres. Jean de Rouvroy, seigneur de Saint-Simon, combattit à Bouvines dans l'armée de Philippe-Auguste et fit le comte de Boulogne prisonnier. Claude de Saint-Simon, grand-louvelier de France, fut comblé des faveurs de Louis XIII, qui érigea en duché-pairie sa terre de Rouvroy au commencement de 4635. Le duc de Saint-Simon , son fils , est connu par ses curieux mémoires et par le crédit dont il jouit pendant la minorité de Louis XV. Le duché-pairie s'éteignit avec la famille en 4755. Les premiers seigneurs de Saint- Simon portaient un écu d'argent au chef émanché de sahle. Les ducs de Saint-Simon adoptèrent pour armes écartclé, aux \ et k cchiqueté d'azur et d'or; au chef d'azur^ chargé de trois fleurs de lis d'or qui était de Vermindois ; aux 2 et S de sable, à la croix d'argent, chargée de cinq coquilles d'or qui était de Rouvroy.

Comté-pairie de Soissons. Les premiers comtes de Soissons descendaient, par les femmes, des anciens comtes d'Eu, en Normandie. Ils s'allièrent, à la fin du XI' siècle, aux seigneurs de Nesle et de Falvy. Plusieurs d'entre eux s'illustrèrent dans les croisades. Us portaient pour armes lardé d'argent et d'azur de de dix pièces. Le comté de Soissons appartint ensuite à la maison de Châtillon et passa dans celle de Coucy. Le 43 mai 4404, Marie de Coucy, veuve d'Henri de Bar, le céda pour 400,000 livres à Louis, duc d'Orléans, frère du roi Charles VI ; il fut alors érigé en comté-pairie. Possédé ensuite en indivis par Louis d'Orléans et par Robert de Bar, fils de Marie de Coucy, le comté de Soissons passa à Claude de France, fille de

conditions. Les seigneurs que les habitants défrayaient ainsi fondaient et dotaient des hôpitaux et des maladreries ; d'autres accordaient des privilèges à leurs vassaux ou concédaient des chartes aux villes; ils faisaient construire des églises, des jeux de mail, des salles où la jeunesse allait s'exercer au tir de l'arc et de l'arquebuse ; souvent , ils payaient de leurs deniers l'eri-

Louis XII et plus tard à Catherine de Médicis. Armes du comté-pairie de Soissons : de France au lambel d'argent.

Maison de Thorotte. Les seigneurs de Thorotte étaient puissants au moyenâge. Raoul de Tliorolle occupa le siège épiscopal de Langres ; Robert de Thorotte fut arclievêque de Laon. Ils portaient de gueules au lion d'argent. Famille éteinte. La seigneurie passa dans la maison de Clermont-Nesle.

CoMTÉ-PAiRiE ET duché-p.vibie DE Valois. Lc Valois fut l'apanage ordinaire des enfants de France. En 1268, St-Louis en avait fait don à Jean de France, dit Tristan, son quatrième fils. En 4284, les châtellenies de Verberie, Crépy, La Ferté- Milon et Pierrefonds furent érigées en comté-pairie de Valois, pour Charles de France, fils de Philippe-le-Hardi. En lui fut l'origine de la branche royale de Valois. Voici les diverses modifications qui suivirent : 1° Lellres-palenlesdel496, par lesquelles Charles VI érige le Valois en duché-pairie, en faveur de Louis d'Orléans, son frère ; 2" Lettres du mois de février 1498, pour François d'Orléans, comte d'Angoulême ; 3" Lettres du mois de décembre 1516, pour Jeanne d'Orléans, comtesse de Taillebourg ; 4" En 1529,1e duché de Valois est donné à Marie de Luxembourg, veuve de François de Bourbon, comte de Vendôme; 5" Il fait partie du dTraStrëHêXâtherine de Médicis ( lettres de Charles IX, 1562 ; ) 6" Il est donné à Marguerite de France, reine de Navarre, sœur d'Henri III (1582 ). 7° Donation du mois de janvier 1630, à Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII ; 8" Le duché de Valois est accordé, en 1661, à Philippe de France, frère de Louis XIV. — Armes do l'ancien Valois, comté-pairie ; semé de France à la bordure de gueules. Valois moderne, duché-pairie : de France au lambel d'azur.

Seigneurie de Warty. Les seigneurs de Warly, terre du Beauvaisis, sont con~ nus depuis le XII"" siècle. Pierre de la Bretonnière, seigneur de Warty, gouverneur et bailli de Clermont, devint grand-maître des eaux et forêts de France en 1525. Les Warty portaient de gueules à la lande fuselée d'or de cinq pièces. Famille éteinte. La terre de Warty fut acquise , an commencement du dix-huilième siècle , par Jacques de Filz-James, duc de Berwick.

treticn des chemins publics. Il n'est pas rare de trouver, lorsqu'on étudie les mœurs féodales, le témoignage de la gratitude qu'inspiraient ces bienfaits. Leulf, châtelain d'Ouchy , en Valois , et sa femme lilldeharde étaient chéris de leurs vassaux ; lorsqu'ils moururent , ceux-ci fondèrent, dans la chapelle d'Ouchy, un service religieux pour le repos de l'àme de leurs anciens maî-

P A Y s D ARTOIS.

SiRKs D'AN^•EQUIN. La terre d'Anncquin, en Arlois, donna son nom à celle fiiniille depuis long-temps éteinte. Les sires d'Annequin étaient pairs du comté de Béihune au Xlll'' siècle. Baudouin d'Annequin prit part au siège d'Oisy en 1254 ; Dubois d'Annequin fut tué à Âzincourl. Ils portaient écarteU d'or et de sable, au bâton en- (jrelé de yuevles.

Comtes d'Artois. Le pays d'Artois fut réuni à la couronne de France sous Philippe-Auguste, après avoir appartenu aux comtes de Flandre. Le 7 juin 4237, St- Louis créa comte d'Artois, son frère Bobert de France , à qui le roi Louis VIII , leur père, avait déjà donné le pays d'Artois à titre d'apanage. Robert de France, premier comte d'Artois, mourut en 1249, à la bataille de la Massonre. Voici la suite des princes et princesses qui possédèrent après lui le comté d'Artois. — 2 liobert II, tils de Robert de France. — 3 Mahaud, veuve d'Othon IV, comte de Bourgogne. (Elle eut de grands différends avec son neveu, Robert d'Artois, IIP du nom, pour la possession du comté d'Artois qui lui fut dévolue par un arrêt souverain. La postérité de Robert III porta le nom d'Artois jusqu'à la fin du XV' siècle, mais ne posséda rien depuis lors dans la province. ) — 4 Jeanne de Bourgogne, veuve du roi Philippe-le-Long. — 5 Jeanne de France, mariée à Eudes IV, comte de Bourgogne. — 6 Philippe II de Bourgogne, petit-fils de Jeanne de France. — 7 Marguerite de France, seconde fille de la reine Jeanne et de Pliilippe-le-Long, veuve de Louis de Crécy, comte de Flandre. — 8 Louis de Malc, fils de Marguerite de France. — 9 Marguerite de Flandre, fille de Louis de Maie. — 10 Jcan-Sans-Peur, duc de Bourgogne, fils de Marguerite de Flandre. — 11 Pkilippe-le-Bon, duc de Bourgogne. — 12 Charles -le - Téméraire, dnc de Bourgogne. — 13 Marie de Bourgogne, sa fille. — 44 Philippe d'Autriche, dit le Beau, fils de Marie de Bourgogne. — L'Artois fut ensuite possédé, à titre de souveraineté, par l'empereur Charles-Quint auquel succédèrent Philippe II à^Espagne, l'infante Isabelle-Claire-Eugénie, et Philippe IF d'Espagne. Par la paix des Pyrénées, de 1659, une partie de l'Artois fut cédée à la France, l'autre resta au pouvoir de l'Espagne; il y eut alors V Artois cédé et VArtois réservé. Le traité de Nimègue consacra, en l(i7.S, la réu-

fies et deux repas annuels dans le château ; un titre de 1177, rapporté par Carlier , régla l'ordre et la dépense de eette fondation. « Les elercs qui se présente- » ront — dit ce titre — seront admis au premier repas. » On remplira les plats jusqu'au comble. On donnera , >> d'abord, un plat de porc frais auquel succédera un » autre plat , garni de membres d'oies. On servira un

nion définilive de l'Artois à la couionne. Les comtes d'Artois de la maison de Robert I*""" portaient semé de France, au lamhel de quatre pendants de gtieules, chèque pendant chargé de trois chûteau-x d'or.

SiRF.s d'Auxy. Sires, barons ou bers. Ils prirent le nom de la terre d'Aiixy, en Artois. Trois d'entre eux moururent à Azincourl. Jean d'Auxy IV fut gouverneur du %J Ponlhieu, plus tard maître des eaux et forêts d'Artois pour Philippe-le-Bon, duc de

Bourgogne, et enfin grand-maître des arbalétriers de France en 1461. Jean d'Auxy était clievalier de la Toison-d'Or. Ils portaient échiqueté d'or et de gueules. Famille éteinte.

Seignkurs d'Azincotjrt, Connus dès le XIII" siècle. Deux d'entre eux périrent à Azincourt ; Isambert d'Azincourt pénétra dans la tente du roi d'Angleterre, pendant la mêlée, et emporta l'une des épées de ce prince. Armoiries : d'argent, à une aigle de gueules éployée à deux têtes, memhrée d^azur. Famille éteinte.

Seigneurs de Bailleul, en Artois. La terre était l'une des pairies du comté de Saint-Pol. Josse de Bailleul fut chambellan de l'empereur Maximilien au XI'' siècle. Jean de Bailleul, son frère, était grand-queux du <luc de Bourgogne ; Charles de Bailleul fut, plus lard, maréchal héréditaire de Flandre. Ils portaient de gueules au sautoir de vair. Famille éteinte.

Seigneurs de Beatjfort , en Artois. Cette famille eut de la célébrité dans le moyen-âge. Jean de Beaufort était gouverneur d'Arras au commencement du XVI'' siècle. Il portail de gueules, nu château à Vantique d'' argent au franc canton, dWtsiir à trois jumelles d'or.

Châtelains de Beaumetz. Bannerets dès le XI'* siècle. Baudouin de Beaumelz était maréchal du Cambrésis en 1040. Il portail de gueules à la croix engrelée d'or. Famille éteinte.

Seigneurs de Berlette. Très-ancienne famille d'Artois. Hugues de Berlette était grand-prévôt de Cambrai en 1206. Il portait gironné d'argent et de guctdes de huit pièces. Famille éteinte.

Seigneurs de Bernimicodrt et plus tard Bernemicourt, en Artois. L'un d'eux pa-

» troisième plat roinposé de poulets ; ils devront être )) nourris d'une bonne sauce de jaunes d œufs. Le second » repas sera servi comme le premier ; mais au lieu de » porc frais , on donnera un plat de vache : ax carna » vaccina.,. Le premier repas est fixé à Tissue des Vi- » giles; la portion de vin d'un convive sera d'un demi- » setier; la qualité doit être celle d'un bon vin pota-

nit au tournoi d'Anchin en 4096. Ils possédèrent la seigneurie de la Tliieulloye. Sortie de la famille de Belleforière, celle de Bernimicourt en porta les armes, de subie semé de fleurs do lis d'or. La maison de Bernimicourt fournit des gouverneurs de Béihune pendant le XV= siècle et s'éteignit dans le XVIII*.

Maison dk Béthusk. Robert I'% surnommé Fascous, qui vivait au commencement du XI'" siècle, fut la tige de cette maison. Il possédait les seigneuries de Béihune et de Bicliebourg et devint avoué d'Arras, dignité long-temps héréditaire dans sa famille. Les annales des croisades et celles des guerres du moyen-ûge sont pleines des exploits des seigneurs de Béthune. Le grand Sully, duc de Béthune, prince d'Enricliemont, donna un nouvel éclat à cette maison illustre dont la généalogie eut de nombreuses branches. Les comtes et ducs d'Orval, les marquis et comtes de Béthune et de Selles, les comtes et ducs de Cliarost-Béthune, les seigneurs de Cougy et ceux d'Hostel descendaient de la maison de Béihune. Elle portait bandé d'or et de gueules. Cri de guerre : Béthune !

SEiGNEuas DE BouRs. Vïtart de Bours fut tué à Azincourt. Le 20 juin 1431, Maillotin de Bours, grand-écuyer du duc de Bourgogne et bailli du Cambrésis, combattit Hector de Flavy en champ-clos sur le Grand-Marché d'Arras, et en présence de Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne. Les seigneurs de Bours portaient de (jueulos à une bande de vair. Famille éteinte.

Maison de Bryas. Elle porta le nom de la terre de Bryas, près de Saint-Pol. Jacques Théodore de Bryas , archevêque de Cambrai, fut le prédécesseur de Fénélon en 4675. La maison de Bryas, divisée en deux branches, les Bryas-Bryas et les Bryas-Royon, existe encore en Artois ; elle porte d'or., à la fasce de sable surmontée de trois coqs de même.

Sires de Créquy. Plusieurs branches de celte famille illustre, d'origine artésienne, s'établirent en Picardie et dans d'autres provinces. Les commencements de la généalogie des Créquy sont fort obscurs ; le père Anselme leur assigne pour point de départ Ramelin II, sire de Créquy, qui vivait à la fin du X'' siècle. Les Créquy possédèrent les seigneuries de Fressin et de Canaples. Plusieurs d'entre eux s'illus-

» ble, qui tienne un juste milieu entre le plus délicat » et celui du plus bas prix : Quod neque de pejori ne- » que de meliori esse débet. »

« Le fief de Picquigny — disent les manuscrits du )) père Daire — avoit une cour féodale tenue par les n pairs; les droits du vidame étoient considérables; il )) pouvoit fonder et amortir des prébendes , chapelle-

tièrent dans les croisades ; d'autres moururent à Azincourt. Le cardinal Antoine •le Créquy fut évêque d'Amiens , et Charles de Créquy maréclial de France et ambassadeur de Louis XIV à Rome. Les Créquy portaient d'or au créquier de ijueulcs. Devise : Nul 7ie s'y frotte. Cri de guerre : A Créquy le ijraiid baron ! Famille éteinte.

Pbincipauté d'Épinoy. La terre d'Êpinoy-Carvin avait titre de comlé au XV"" siècle; Cliarles-Quint l'érigea en principauté en 1541; elle fut possédée par les familles de Melun, d'Anthoing de Melun et passa aux Bohan-Soubise.

Seigneurs de Fosseux, près Arras. Bannerets d'Artois dès le XII"" siècle. Plulippe et Colart de Fosseux moururent à Azincourt. Ils portaient de <jucules à trois jumelles d'argent. Jeanne de Fosseux, héritière de celte maison, porta la terre de Fosseux à Jean de Montmorency qu'elle épousa et qui devint le chef de la branche des Montmorency-Fosseux.

Maison de Ghistelles. Très-ancienne et très-illustre famille. En possession du litre de prince du Saint-Empire. Armes : de gueules, au chevron d'hermine.

Seigneurs de Gomicourt. Percheval-le-Grand ayant été apanage, en 1416, de la terre de Gomicourt , située en Artois , par le duc de- Bourgogne , sa postérité garda le nom de cette teric et eut beaucoup d'illustration en Artois. Elle prit pour armes d'or, à la bande de sable.

Sires d'Hamelincocrt. Il en est question dès le XI' siècle. Leur valeur éclata dans les guerres dont l'Artois fut le théâtre. Mathieu de Hamelincourt était grandprévôt de Cambrai en 1212, Armes d'azur fretté d'or. Cri de guerre : Sechelles ! Famille éteinte.

Maison de Hauteclocque. La terre de Hauteclocque, en Artois, lui donna le nom qu'elle porte encore. Dès le XIP siècle, il est question de Wilbert de Hautecloque, chevalier. Wauthier et Piéron de Hauteclocque prirent part à la dernière croisade, dans laquelle mourut le roi St-Louis. Brougniars de Hauteclocque, chevalier-bachelier, était, en 1340, .i la célèbre journée de Saint-Onier. Les armes de cette famille sont d'artjcnf, à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

3oU

n nies , abbayes et retenir lui et ses hoirs les patrona- )) ges, collations , la garde et la seigneurie des objets )) qui formoient les fondations. Au droit de battre mon- » noie, à celui de haute, moienne et basse justice, il » joignoit le droit de garenne , de chasser aux bôtcs )i grosses et petites et aux oiseaux; d'établir et suppri- » mer des francs marchez , des fêtes marchandes , des

Maison D'HAVRiNcorRT-CARDEVAcguE. La lene d'Havrincourt, en Artois, donna son nom aune très-ancienne famille depuis long-temps éteinte, qui portait de sinople au lion léopardé d'or. Marie de Biondel, dame d'Havrincourt, porta cette terre en dot à Ferdinand de Cardevacque, dont l'aïeul avait obtenu de Philippe II, roi d'Espagne, des lettres de noblesse en 1596. La famille de Cardevacque-d'Havrincourt eut beaucoup d'illustration en Artois. Elle fournit des ambassadeurs et des officiers-généraux distingués. Louis XIV érigea la terre d'Havrincourt en marquisat dans l'année d693.

Maison d'Hennin-Liétard. La terre d'Hennin-Liétard, en Artois, appartint d'abord aux comtes de Boulogne et aux barons d'Ardres ; elle passa ensuite aux comtes d'Artois, et fut érigée en comté en faveur de la maison de Bournonville vers la fin du XVP siècle. La famille d'Hennin-Liétard est célèbre et connue en Artois depuis le X*" siècle. Jean d'Hennin mourut à Azincourt. Plusieurs de ses descendants furent pairs et baillis du Cambrésis ou chevaliers de la Toison-d"Or. Jean d'Hennin était grand-écuyer de Charles-Quint et commanda sa cavalerie légère. La maison d'Hennin portait de gueules à la lande d'or.

Seigneurs u'Humières. Famille célèbre qui compta des grands-maîtres de l'artillerie, un grand-aumônier et un grand-fauconnier de France, des gouverneurs de Picardie et des chevaliers de la Toison-d'Or. La terre d'Humières, en Artois, donna son nom à cette maison, éteinte à la fin du XVF siècle et à laquelle succéda, par alliance, la famille de Crevant. Les d'Humières portaient d'anjent, fretté de sable.

Seigneurs d'Ikchy , en Artois. Il est question des chevaliers d'Inchy dès le XI* siècle. Baudouin, sire d'Inchy, dit Kalderuns , j)arut au tournoi d'Anchin en 4096. Les seigneurs d'Inchy étaient bannerets d'Artois ; l'un d'eux fut fait prisonnier à Azincourt. Armoiries : d'or et de salle de six pièces. Famille éteinte.

Maison de Landas. Très-ancienne et très-illustre famille d'Artois. Éteinte. On croit qu'elle descendait des anciens seigneurs de Mortagne. Elle portait emmanché d'argent et de gueules de dix pièces.

communes et échevinagcs. Ajoutez les droits de vasselage des villes circonvoisines pour la garde du château. Les boulangers et cuisiniers de la ville d'Amiens paioient chacun 15 s. quelques deniers , pour la permission d'avoir des fours. Chaque étal oii se vendoient des marchandises étoit chargé d'une redevance annuelle au profit du vidame. »

Châtelains de Lens. Il en est question dès le XP siècle. Ils possédèrent les seigneuries de Camblain et de Rebecque. Baudouin de Lens, sire d'Annequin, fut grandniaitre des aibaléliiers. Les armes des châtelains de Lens étaient écarteUes d'or et do sable. Famille éteinte.

Seigneurie de Lillers. Enguerrand de Lillers prit part à la seconde croisade j .Ses descendants étaient bannerets d'Artois. La seigneurie de Lillers devint un marquisat.

Maison de Tuamecourt. Très-ancienne famille d'Artois. Le chevalier Anselme de Tramecourl, surnommé Tranchant^ vivait en 1246. Ses descendants portent d'aryent, à la croix ancrée de sable.

Seignecrs de Moktigny , en Artois. Gantier de Montigny fonda l'abbaye d'Anchin en 1077. Oprime de Montigny parut au tournoi qui eut lieu dans celte abbaye en 'J096. Leurs descendants portaient de sinuple au lion d'argent armé et lampassé de fjueules. Famille éteinte.

Maison de Nédonchel. Hugues de Nédonchel périt au siège d'Acre pendant la troisième croisade. Ses descendants étaient bannerets d'Artois. La famille de Nédonchel, nom d'une terre artésienne, porte d'azur à la bande d'aryent.

Seigneurs de Neuville- Vitasse , près Arras. Witasse, Wistache ou Eiistache de Neuville et Olard de Neuville parurent au tournoi d'Anchin. L'un de leurs descendants, Eustache de Neuville, surnommé le Jeune, fonda, au XIII' siècle, l'abbaye (II) Vivier. Ils portaient d'or frelté de gueules. Famille éteinte. La terre de Neuville fut portée en dot, en 1567, par Jeanne de Lannoy, à Antoine de Montmorency, dont le pelit-fils, Charles de Montmorency, devint le chef de la branche de Monlinorency-Neuvillc.

Châtelains d'Oisv, en Artois. Bannerets d'Artois dès le XP siècle. Ils eurent de fréquents différends avec les évêques de Cambrai. Hugues d'Oisy parut au tournoi d'Anchin en 1096. Les châtelains d'Oisy portaient d'aryent à un croissant de gueules.

Seigneur.'s D'0^GNIEs , en Artois. Famille illustre. Almand, sire d'Ongnies, était

L'histoire de la noblesse d'autrefois réclamerait une étude approfondie des mœurs du moyen-àge et surtout une rare impartialité. L'aleu, le fief, l'arrière-fief et la main - mortable ; la justice seigneuriale et l'action du pouvoir royal, tous ces restes des coutumes gauloises, de la civilisation romaine ou de l'influence germanique se mêlèrent aux lois de lEglise dont le chris-

au tournoi d'Anchin. Deux de ses descendants périrent à Azincourl ; Gilles d'Ongnies mourut à la journée de Monthléry. La maison d'Ongnies eut les plus grandes alliances et portait de sinople à la fasce d'hermine. Famille éteinte.

Chatelleme de Pas. Pairie du comté de Saint-Pol au XIIP siècle; elle entra, au XIV", dans la maison d'Inchy et appartint ensuite aux Feuquières. L'un d'eux, général illustre, fut baron de Feuquières et comte de Pas.

SEiGNEtBs DE rRONviLUE , cn Artois. On trouve des chevaliers de cette maison dès le Xlir siècle. L'un d'eux mourut à Azincourt. Armes de sinople à la croix cnçirelée d'argent.

Maisos de Rely. Les seigneurs de Rely, en Artois, étaient bannerets d'Artois dès le XII'^ siècle. Jean de Rely fut évêque d'Arras et confesseur du roi Charles VIII. Armes d'or à trois chevrons d'azur.

SiKEs DE Renïy. Connus dès le XI" siècle. Oudartde Renty se rendit célèbre dans les guerres avec les Anglais pendant le XIV' siècle. La terre de Renty reçut de Charles-Quint, en 4533, le titre de premier marquisat d'Artois. Les rois d'Espagne, les ducs de Bourgogne, les familles de Chimay, d'Egmonl, de Croï et de Solre possédèrent ce marquisat ou furent alliés aux Renty. La maison portait d'argent à trois doloires de gueules, deux en chef adossées et une en pointe. Famille éteinte.

Maison de Saint-Omer. Hugues, Guillaume et Gautier de Saint-Oraer furent de la première croisade. Le dernier de leurs descendants n'eut qu'une fille, Jeanne de Saint- Orner, mariée en d577, à Louis de Montmorency. La maison de Saint-Omer portait d'azur à la fasce d'or.

Comtes de Saint-Pol. Adolphe, fils de Baudouin-le-Chauve, comte de Flandre, fut le premier comte de Saint-Pol. Il vivait au commencement du X*" siècle et mourut sans postérité. Le comté, placé alors sous la domination des comtes de Flandre, appartint ensuite à la célèbre famille des Canip-d'Avesne. Hugues de Campd'Avesne, l'un d'eux, prit part aux croisades, commit des exactions en Picardie et cn Artois ; il confessa ensuite ses crimes et fonda plusieurs abbayes. La maison de Châtillon posséda le comté de Saint-Pol au XIP siècle ; il passa ensuite aux Luxem-

tianisme était la source ; et c'est dans ce dédale de la féodalité qu'il faudrait savoir retrouver le véritable rôle de la noblesse. Cette tâche n'est point la nôtre; mais nous croyons que ce rôle bien tracé , portant l'empreinte essentielle de toutes les choses humaines , offrirait le mélange d'éléments bons et mauvais ; car nous n'aurions garde d'oublier que la plupart des chevaliers,

bourg, dans les maisons de Bourbon -Vendôme, d'Orléans-Longueville , de Melun, et en6n aux Kohan-Soubise.

Page 1