CONVOQUÉE POUR LES ÉTATS DE LA PROVIN-CE EN
L'Artois et la Flandre furent d'abord administrés par une assemblée d'états communs aux deux provinces. Le pays d'Artois n'eut d'états distincts qu'en IISO. Ils se réunissaient d'ordinaire à Arras, dans l'abbaye de Saint- Vaast ; mais les vicissitudes politiques et les désordres de la guerre ne leur permirent pas toujours de s'assembler dans cette ville. C'est ainsi qu'en 466d, ils tinrent séance à Saint-Pol sous la présidence du duc d'Elbeuf. Voici quelle était la composition des états d'Artois : — l""' ordre ; MM. du Clergk , selon l'ordre de leurs séances : Mg"^ l'évêque d'Arras , Mg"^ l'évêque de Saint-Omer; MM. les abbés de Sainl-Vaast, Saint-Bertin, Anchin, Mont-Saint-Éloi , Blangy, Auchy-les-Moines, Ham-lez-Lillers , Clairmarais, Cercamp , Arrouaise , Hennin-Liétard^ Eaucourt , Cliocques , Ruisseauville , Mareuil, Dommartin, Saint-Augustin-lez-Thérouanne et Saint-André-au-Bois; MM. les députés des cbapitres des cathédrales d'Arras et de Saint-Omer ; ceux des collégiales d'Aire, Béthune, Lens, Lillers, Saint-Pol et Hesdin. — 2» ordre : MM. de la Noblesse. — S*" ordre ; MM. du Tiebs-ktat : les députés des villes d'Arras, Saint- Omer, Béthune, Lens, Bapaume, Hesdin, Saint-Pol, Pernes et Lillers.
Pour être admis aux états d'Artois dans l'ordre de la Noblesse, il suffisait d'abord d'être noble et possesseur d'une terre à clocher; on ajouta ensuite l'obligation de faire preuve de quatre degrés de noblesse ; il fallut plus tard six degrés.
Nous avons puisé les indications qui précèdent dans Vllistnire civile et politique des anciens Etats d'Artois, ouvrage encore inédit de M. le baron de Hauteclocque, d'Arras. C'est aussi grâce à la communication des précieux documents qu'il possède que nous «irons pu publier le catalogue suivant des gentilshommes d'Artois convoqués pour l'assemblée de 1758, avec le texte héraldique de leurs armes.