Lamium album L
(tige).
Le collenchyme de la tige adulte de cette plante ressemble, sous la plupart des rapports , à celui de l’espèce précédente. Toutefois, les faisceaux se sont plus développés dans le sens de la largeur et font une saillie extérieure moins forte, tandis que les épaississements en forme de côtes , sauf entre l’épiderme et la première couche sous-épidermique, sont plus rares.
Dans l’état le plus jeune que j’aie examiné, la tige possédait
une forme carrée à angles arrondis. En face de chaque angle
il y avait un faisceau procambial, séparé de l’épiderme par environ quatre assises de cellules. Entre ces cellules, dont les parois ne présentaient encore aucun vestige d’épaississement collenchymateux , existaient des espaces intercellulaires très distincts. Tandis que le nombre des cellules de l’épiderme augmente exclusivement par voie de division suivant la direction radiale, dans le tissu situé entre lui et les faisceaux
vasculaires il s’opère des segmentations suivant différentes directions. Avant que les entre-nœuds aient atteint une longueur
de 2 mm., le nombre des couches cellulaires comprises entre l’épiderme et les faisceaux vasculaires peut déjà s’élever à envi-
CONNAISSANCE DU COLLENCHYME.
ron 13. Entre-temps, les faisceaux vasculaires ont acquis quelques vaisseaux et les faisceaux collenchymateux ont commencé à se former. Les cellules d’une grande partie des couches (environ 9) ont déjà un peu épaissi leurs parois et se distinguent en outre des cellules parenchymateuses par leurs cavités plus étroites; toutefois, il n’y a pas encore de démarcation tranchée entre le collenchyme et le parenchyme : de l’un à l’autre de ces tissus , la transition est graduelle. Dans des entre-nœuds de 4, 7 et 9 mm. de longueur, cette transition est marquée non seulement par la diminution progressive de l’épaississement , mais aussi par l’amplification des cavités des cellules, par l’apparition d’espaces intercellulaires arrondis et par la présence, çà et là, d’un épaississement en forme de côte , qui passe insensiblement à un espace intercellulaire. Dans les entre-nœuds de 9 mm. de longueur, je n’ai plus observé de divisions de cellules entre les faisceaux vasculaires et l’épiderme. Les faisceaux collenchymateux comptent alors dans leur épaisseur à peu près le même nombre d’assises cellulaires qu’à l’état adulte. L’épaississement des parois des cellules, qui entre-temps a fait de notables progrès, continue à augmenter. La démarcation entre le collenchyme et le parenchyme limitrophe devient peu à peu plus tranchée; c’est ce qui est déjà visible sur des entre-nœuds de 2% et 3^4 cm. En même temps, la saillie extérieure des faisceaux collenchymateux, qui est beaucoup plus prononcée dans l’état jeune que dans l’état adulte, commence à diminuer. L’épaississement des parois s’accompagne aussi , chez le Lamium album tout comme chez le Lamium purpureum , de la disparition des espaces intercellulaires ; les petits espaces intercellulaires arrondis, qu’on rencontre dans l’état adulte ou sub-adulte, sont les restes d’insterstices plus grands.
C’est sur des entre-nœuds de 4 mm. de long que j’ai observé les premiers signes d’épaississement collenchymateux dans les couches cellulaires sous-épidermiques, entre les faisceaux du collenchyme.