‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 2)Chapitre 12 sur 141 · Aucuha japonica L · texte numérisé non relu

Aucuha japonica L

(tige). ■

La tige de cette plante offre , immédiatement sous l’épiderme J une couche de collenchyme en cercle . continu , qui possède une épaisseur notable et passe très graduellement au parenchyme. Dans les couches cellulaires externes on ne trouve pas d’espaces intercellulaires; ils existent en grand nombre, au contraire , dans les couches plus profondes et dans la partie qui forme le passage au parenchyme (fig. 9 i). Ils atteignent souvent des dimensions assez considérables ; les petits sont parfois un peu arrondis (fig. 9 a). Le collenchyme consiste en fibres allongées, pointues aux extrémités (fig. 10 ii)^ divisées en compartiments par des cloisons transverses plus ou moins épaisses (fig. 10 d) et pourvues de ponctuations très grosses sur les parois longitudinales (fig. 10 s). Sur la coupe transversale, les cellules présentent de grandes cavités ovales ou parfois rondes, et on constate que les parois longitudinales se sont fortement épaissies sur toute leur étendue et que les parois transverses sont ponctuées (fig. 9Sj). Dans le contenu, on voit de très gros grains de chlorophylle. La première couche cellulaire sous-épidermique possède à son côté externe des parois peu épaissies, et les dimensions de ses cellules diffèrent peu dans les trois sens de l’étendue.

Entre l’épiderme et un faisceau procambial qui venait de se former (fig. 6 v)^ se trouvaient, dans les états les plus jeunes dont j’aie fait l’étude , 3 , 4 ou 5 assises de cellules à parois minces, qui étaient arrondies et de grandeur égale. Entre ces assises il y avait des espaces intercellulaires (fig. 6 ^), mais on n’en voyait pas entre l’épiderme et la première couche sousépidermique. Quelques-unes des cellules susdites présentaient des divisions radiales (fig. 6 d)^ et dans la couche externe on observait aussi quelques divisions tangentielles. L’épiderme augmente le nombre de ses cellules exclusivement par voie de division radiale. Dans la couche cellulaire immédiatement sous-jacente.

CONNAISSANCE DU COLLENCHYME.

il s’opère de nombreuses divisions tangentielles (fig. 7 d^) et peu de divisions radiales ; ' celles-ci sont au contraire fréquentes dans les autres cellules de l’écorce (fig. 7 d)^ tandis que les divisions tangentielles ne s’y rencontrent que très parcimonieusement. J’ai observé le début de l’épaississement collenchymateux dans des entre-nœuds dont l’écorce consistait en 7, 8 et 9 couches de cellules. Il faisait d’ordinaire complètement défaut aux places où l’épiderme se trouvait le plus rapproché des faisceaux vasculaires. Là où l’écorce avait pris plus de développement, c’étaient surtout les deuxième , et troisième couches cellulaires qui possédaient des membranes un peu plus épaisses que les couches, à parois minces, situées en-dessous. L’épaississement diminuait peu à peu vers l’intérieur, tandis que les espaces intercellulaires , qui existaient entre toutes les couches de cellules de l’écorce, croissaient en volume. Longtemps l’épaississement collenchymateux reste de médiocre importance; dans les entre-nœuds qui présentent 10 ou 11 cellules entre l’épiderme et les faisceaux vasculaires, les parois des cellules corticales ne sont encore que peu épaissies (fig. 7). L’accroissement en épaisseur des parois cellulaires ne se prononce fortement que vers le moment où les bourgeons s’épanouissent. L’écorce compte alors dans son épaisseur presque autant de couches de cellules qu’à l’état adulte. Je n’ai pu décider sûrement si le progrès de l’épaississement s’accompagne de la disparition de quelques espaces intercellulaires. La chose est probable , parce que les interstices entre les couches cellulaires externes de l’écorce sont plus rares dans l’état adulte qu’à une période moins avancée du développement et parce que ceux de dimension médiocre possèdent souvent une forme arrondie (fig. 9 a).

Dans les entre-nœuds dont l’écorce était composée d’environ dix rangées de cellules , la plupart des cellules collenchymateuses montraient des divisions transversales (fig. 8 d)\ elles avaient à peu près la même dimension dans les trois sens et reposaient les unes sur les autres par des parois le plus souvent horizontales, ou quelquefois un peu obliques (fig. 8 c?,). Or, comme

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