C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA
port, toutefois, il faut faire une exception pour les quatre parties de la tige qui à l’extérieur se dessinent comme des lignes longitudinales d’une nuance plus claire que le tissu, adjacent. Ici , l’épaississement apparaît déjà lorsque les faisceaux vasculaires sont encore entièrement à l’état procambial ; et alors que les espaces intermédiares n’en présentent encore aucune trace, dans les parties susdites il s’est déjà formé de petits faisceaux collenchymateux, qui d’ordinaire sont presque complètement exempts d’interstices , et dont les cellules possèdent des parois assez épaisses et des cavités assez petites.
Suivant M. Sanio ^ ) , dans les entre-nœuds très jeunes , la plus externe des quatre couches cellulaires qui composent l’écorce primaire se détache facilement avec l’épiderme, et c’est de cette couche cellulaire externe que dérive la couche collenchymateuse aisément séparable. Sur des coupes d’entre-nœuds , adultes et -non adultes , examinés en hiver , après une gelée forte et prolongée , j’ai toujours trouvé que l’épiderme, avec une (fîg. 11) ou plusieurs (fig. 13) couches cellulaires sous-jacentes, s’était détaché. Aux quatre places où débute l’épaississement collenchymateux , la liaison toutefois n’était jamais rompue complètement. D’autres entre-nœuds , d’âges divers , étudiés en septembre 1879 et en avril 1880, ne m’ont au contraire jamais montré la séparation d’une partie de l’écorce. Il faut en conclure que le tissu cellulaire avait été déchiré par la gelée. Dans des entre-nœuds non adultes, que j’examinai au commencement du mois d’avril , la connexion , rompue en hiver , se trouvait rétablie. Les parois cellulaires , que la déchirure avait séparées les unes des autres, s’étaient remises en contact et ressoudées. En y regardant de très près , on pouvait encore reconnaître, au mode d’agencement des cellules, l’endroit où le tissu' avait offert antérieurement une solution de continuité. Les déchirures ne peuvent en aucun cas être regardées comme marquant la limite entre le collenchyme et le parenchyme, attendu
') Bot. Ztg., 1863, p. 363.
CONNAISSANCE DU COLLENCHYME
qu’il n’y a jamais la moindre différence constante entre les cellules qui bordent les deux côtés de ces fentes. Je présume que ce sont les déchirures en question, produites par la gelée, qui ont conduit M. Sanio à l’assertion ci-dessus rappelée, savoir que , chez VEvonymiis latifolius , une seule couche cellulaire sous-épidermique , qui se détache facilement du tissu sous-jacent , donne naissance à la couche collenchymateuse , douée de la même propriété. ■