Evonymus latifolius Mill. et Scop
(tige).
Dans la tige de cette plante on trouve , immédiatement sous l’épiderme , une couche annulaire de collenchyme , qui en dedans passe insensiblement au parenchyme. Les espaces intercellulaires sont nombreux dans le collenchyme (fig. 13 i) ; ils atteignent souvent d’assez grandes dimensions ; ceux de grandeur médiocre sont en général arrondis. Les cellules collenchymateuses ont à peu près la même dimension dans les trois sens de l’étendue et se terminent par des parois transverses épaissies , horizontales ou obliques ; quelquefois elles sont un peu rétrécies en pointe aux extrémités (fig. 14). Leurs parois longitudinales sont pourvues de nombreuses ponctuations (fig. 14 s), qui souvent possèdent une forme plus ou moins ovale et sont placées en travers. Sur la coupe transversale (fig. 13), les cavités des cellules sont ovales ou arrondies et les parois longitudinales se montrent épaissies dans toute leur étendue les parois transverses présentent des ponctuations (fig. 13 s). Dans le contenu cellulaire on rencontre de la chlorophylle. En quelques points, là où l’épiderme est muni de stomates , les cellules des couches cellulaires externes sont peu ou point épaissies. Aux quatre côtés de la tige (fig. 29 Cj) qui, vus du dehors, apparaissent comme des lignes longitudinales d’une nuance plus claire que le tissu adjacent, et où commence d’ordinaire la formation du liège dans l’épiderme, le collenchyme est dépourvu d’espaces intercellulaires et montre, sur la coupe transversale , des parois plus épaisses et des cavités plus petites, tandis que le contenu des cellules ne renferme pas de chlorophylle , ou n’en renferme que peu.
CONNAISSANCE DU COLLENCHYME.
A l’époque où les faisceaux vasculaires sont encore dans l’état purement procambial (fig. 11 v), c’est seulement entre l’épiderme et la couche cellulaire immédiatement sous-jacente qu’on observe un léger épaississement aux angles des cellules (fig. 11 Vj). Les faisceaux vasculaires sont alors séparés de l’épiderme par au moins quatre couches de cellules. Des espaces intercellulaires existent entre les trois couches internes (fig. 1 1 i), très probablement aussi entre la couche externe et celle qui la suit , mais jamais entre la couche externe et l’épiderme. Tandis que l’épiderme subit exclusivement des divisions radiales (fig. 1 1 la première couche sous-épidermique est le siège de nombreuses divisions tangentielles (fig. 11 dj) et de très peu de divisions radiales (fig. 1 1 d). Dans les autres couches cellulaires , il s’opère à la fois des divisions tangentielles , radiales et obliques. Après que les susdites divisions se sont répétées suffisamment , on observe une certaine différence entre les couches cellulaires externes et internes de l’écorce. Les premières en effet sont dépourvues d’interstices , tandis qu’il s’en montre , à mesure qu’on avance vers l’intérieur, d’abord de petits et ensuite aussi de plus grands (fig. 12 i), en même temps que les cellules deviennent plus grosses. L’épaississement collenchymateux reste pendant longtemps réduit à la faible augmentation d’épaisseur près de l’épiderme ; cela peut même être le cas dans des entre-nœuds encore enveloppés il est vrai par les écailles du bourgeon , mais dont l’écorce compte déjà 13 assises de cellules dans son épaisseur (fig. 12 y J. Aussitôt que les bourgeons s’ouvrent, toutefois , l’épaississement collenchymateux commence à s’accentuer fortement et partout à peu près simultanément. Je n’ai pu constater d’une manière certaine si les progrès de l’épaississement font disparaître quelques espaces intercellulaires ; il y a lieu de le présumer, si l’on considère que dans l’état adulte les petits interstices ont une forme arrondie , tandis que les grands ont généralement perdu leurs angles aigus.
Ainsi qu’il vient d’être dit , l’épaississement collenchymateux des cellules corticales ne commence qu’assez tard; sous ce rap-