Nerium Oleander L
(feuille).
Dans la feuille du laurier-rose, le collenchyme forme, audessus et au-dessous de la nervure primaire , une zone sousépidermique. Au côté interne il passe insensiblement au parenchyme (fig. 21). Ses cellules (fig. 22) sont allongées, rétrécies en pointe aux extrémités , partagées en travers par de minces cloisons horizontales finement ponctuées , et pourvues sur les parois longitudinales de ponctuations plus ou moins ovales , placées transversalement. Sur la coupe transversale (fig. 21), les cellules présentent de petites cavités rondes et des parois épaissies sur toute leur étendue. La partie de ce tissu qui forme le passage au parenchyme est caractérisée , indépendamment de la diminution d’épaisseur des parois , par l’agrandissement des cavités cellulaires et par l’apparition d’interstices (fig. 21 i). Ceux-ci sont de dimensions différentes; les petits, dont la forme est souvent plus ou moins arrondie , sont généralement situés
CONNAISSANCE DU COLLENCHYME.
le plus en dehors. Tant à la face supérieure qu’à la face inférieure la feuille , le collenchyme se continue dans le limbe. Immédiatement sous l’épiderme , on trouve en effet une couple de couches dont les cellules présentent un léger degré d’épaississement collenchymateux , possèdent des membranes ponctuées et ne contiennent pas de chlorophylle. Ces couches manquent toutefois sous l’épiderme des sillons. Ceux-ci sont exclusivement propres à la face inférieure de la feuille , où ils se trouvent entre les faisceaux vasculaires anastomosés, surtout entre les grands. Ils sont pourvus d’un épiderme très velu et cachent les stomates. Vis-à-vis des grands faisceaux vasculaires, le collenchyme compte plus de deux assises de cellules dans son épaisseur, aussi bien à la face supérieure qu’à la face inférieure. Aux bords de la feuille il acquiert encore plus de développement , et il y est composé de fibres cloisonnées présentant beaucoup de points de ressemblance avec celles qui ont été décrites ci-dessus.
Lorsque les faisceaux vasculaires existent déjà en ébauche , mais ne laissent pas encore apercevoir de vaisseaux , le tissu fondamental , . au-dessus et au-dessous de la nervure primaire , consiste en petites cellules à parois minces , entre lesquelles il n’y a pas encore de différences de forme ou de grandeur. Des espaces intercellulaires ne s’observent qu'à la face inférieure , où ils se trouvent entre les deuxième et troisième couches cellulaires et entre les cellules situées plus profondément. Le limbe n’est encore représenté que par une bande très étroite , de chaque côté de la nervure primaire. Contrairement à l’épiderme , qui s’accroît exclusivement par des divisions radiales , le tissu fondamental situé sous le nervure primaire éprouve de nombreuses divisions tangentielles (fig. 19 f?,), et çà et là seulement quelques divisions radiales (fig. 19 d) et obliques. Xes cellules plus profondes surpassent bientôt en grandeur les cellules externes, et en même temps elles prennent une forme arrondie. C’est ce qu’on peut voir déjà chez de petites feuilles longues de 3 mm. Les couches cellulaires extérieures, où les divisions sont le plus fréquentes, restent exemptes d’interstices et commencent bientôt