C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA
à épaissir un peu leurs parois. Lorsque les feuilles ont atteint une longueur de 1,5 cm., l’épaississement est encore très faible; il n’acquiert quelque importance que chez les] feuilles longues de 3,5 à 4 cm. (fig. 20). Les ' couches extérieures ne sont jamais séparées des intérieures par une ligne de démarcation tranchée ; entre les unes et les autres il y a toujours un passage graduel, reconnaissable à l’accroissement de grandeur des cellules et à l’apparition d’interstices (fig. 20 i). Dès que l’épaississement devient bien prononcé , la division des cellules s’arrête ; dans les feuilles qui ont atteint la dimension citée en dernier lieu, on n’observe déjà plus de divisions à la face inférieure. A part l’augmentation progressive de l’épaisseur des parois cellulaires , la marche ultérieure du développement n’offre rien de très intéressant.
A la face supérieure de la feuille, il se produit beaucoup de divisions tangentielles , mêlées de quelques divisions radiales. Des espaces intercellulaires ne tardent pas à apparaître entre les cellules situées vers l’intérieur ; dans les petites feuilles longues de 5 mm., ils sont déjà très nombreux. Les cellules externes , dans lesquelles la division est le plus active , commencent bientôt à épaissir légèrement leurs parois. L’épaississement s’y fait toujours à peu près dans la même mesure qu’à la face inférieure de la feuille , et il s’accuse aussi avec le plus de force quand les divisions cellulaires sont terminées en majeure partie.
Le développement du limbe marche lentement, mais régulièrement. La formation des sillons à la face inférieure commence de très bonne heure ; le premier indice qui la révèle est le soulèvement de l’épiderme vis-à-vis des faisceaux vasculaires , soulèvement qui est déjà plus ou moins apparent chez des feuilles longues de 5 ou 6 mm. Sauf en face des faisceaux vasculaires , il paraît s’opérer rarement des divisions tangentielles dans le limbe. Celles que j’ai observées dans la seconde couche sous-épidermique se trouvaient à la place qui vient d’être indiquée.
») Voir Pfitzer, Pringsh. Jahvb., VIII, p. 49 et suiv.
CONNAISSANCE DU COLLENCHYME.
Chez les feuilles longues de 1,5 cm., les deux couches hypodermiques , à la face supérieure , sont différenciées par un commencement d’épaississement des parois , par l’absence d’espaces intercellulaires et un peu aussi par la moindre abondance de la chlorophylle. A la face inférieure, ces caractères ne se manifestent que chez des feuilles un peu plus âgées.