‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 2)Chapitre 24 sur 141 · C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA · texte numérisé non relu

C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA

plus simultanés. Le moment où l’épaississement commence à se prononcer fortement est en rapport avec la fonction mécanique que le collenchyme a à remplir dans les jeunes organes des plantes.

Dans l’état de jeunesse, le collenchyme passe toujours insensiblement au parenchyme , non seulement dans les cas où ce passage graduel existe encore à l’état adulte, mais aussi lorsque, dans ce dernier état, il y a une démarcation nette entre les deux tissus, comme, par exemple, chez Lamium purpureumlj. et Lamium album L. M. Schleiden * *) était arrivé au même résultat pour la tige des Cactées.

Il n’est pas rare que l’épaississement des parois cellulaires s’accompagne de l’arrondissement et de la disparition des interstices. C’est ce qu’on voit très distinctement chez Lamium purpureum L. ; on l’observe également chez Lamium album L. et, à la face inférieure des feuilles, chez Evonymus latifoUus Mill. et Scop. et chez Veronica speciosa Hendersoni Hort.

Les fibres collenchymateuses cloisonnées et terminées en pointe des tiges de Lamium purpureum L. et à'Aucuha japonica L. proviennent de cellules parenchymateuses. Les extrémités en pointe ne sont donc pas telles dès l’origine, mais se forment au cours du développement. M. Haberlandt ^), au contraire, a trouvé que chez Lamium purpureum ^ Atherurus ternatus ^ Cucurbita Pepo. et Tradescantia erecta les fibres naissent d’un tissu générateur prosenchymateux , formé par la division longitudinale réitérée de cellules mères mérismatiques. Chez Chenopodium album , toutefois , M. Haberlandt a vu le collenchyme dériver du parenchyme.

*) L c., p. 58 et suiv.

s) Suivant M. Ambronn {l. c., p. 536), les éléments du tissu générateur, d’où procède plus tard le collenchyme, sont’ en partie de nature cambiale et en partie de nature mérismatique. Néanmoins , d’après lui , il arrive fréquemment aussi que les cellules parenchymateuses de l’écorce s’épaississent en collenchyme et qu’il n’existe pas de tissu générateur, proprement dit.

CONNAISSANCE DU COLLENCH YME.

Chez aucune des plantes que j’ai étudiées, pas même là où le collenchyme à l’état adulte est nettement délimité, je n’ai pu saisir, en ce qui concerne le développement génétique, un rapport plus intime entre les cellules du collenchyme qu’entre celles-ci et les cellules parenchymateuses adjacentes. M. Sanio ^), au contraire, admet que dans la tige à'Evonymus latifolius et de Peperomia Manda le collenchyme dérive d’une seule couche cellulaire sous-épidermique; telle est aussi la conclusion de M. Haberlandt -) pour la tige du Tradescantia erecta.

Le résultat de toutes mes observations, mis en rapport avec la division en systèmes de M. Sachs, est que le collenchyme naît du tissu fondamental ; c’est ce qui a été trouvé aussi par M. Pfitzer chez Nerium Oleander ^), Ilex Aqiiifolium et Bégonia manicata^)^ et par M. Yôchting chez Rhipsalis Cassytha.

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