‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 2)Chapitre 23 sur 141 · C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA · texte numérisé non relu

C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA

en effet , sont plus richement pourvues de chlorophylle et se sont un peu allongées perpendiculairement à l’épiderme. Audessus de la nervure primaire, l’épaississement collenchymateux, dans les feuilles longues de 3 cm., commence à s’étendre sur les parois de cellules plus profondes. Le tissu qui est entouré par les faisceaux vasculaires ne montre des traces nettes d’épaississement que lorsque les feuilles mesurent déjà 5 cm. de longueur.

9. Le développement considéré en rapport avec la fonction mécanique.

En étudiant le développement du collenchyme , j’ai reconnu qu’il existe un rapport intime entre ce développement et la fonction mécanique que le collenchyme remplit dans les organes de la plante , tant adultes que jeunes. Dans la tige de V Aucuha japonica L. et de VEvonymus latifolius Mill. et Scop., ainsi que dans le pédoncule et la feuille de cette dernière plante , les parois des cellules commencent à s’épaissir fortement lors de l’épanouissement du bourgeon , c’est-à-dire au moment où les jeunes organes vont être privés du soutien et de la protection des écailles qui les enveloppaient. Chez le Nerium Oleander L. et le Veronica speciosa Hendersoni Hort., l’épaississement s’accuse dans les jeunes feuilles à l’époque où elles perdent l’appui des feuilles plus âgées. Chez le Lamium purpureum L. et le Lamium album L., au contraire , dont les entre-nœuds cessent déjà à un état très jeune d’être soutenus par des organes plus âgés , les faisceaux collenchymateux commencent à se former de très bonne heure ; leur force augmente à mesure que les entrenœuds deviennent plus longs et plus gros, c’est-à-dire, à mesure que ceux-ci ont besoin d’un soutien plus solide.

1 0. Résumé.

Chez toutes les plantes et dans tous les organes que j’ai

CONNAISSANCE DU COLLENCHYME.

examinés , les faisceaux vasculaires existaient déjà à l’état pro- , cambial avant que le collenchyme commençât à se former. Aucune de ces plantes ne m’a offert un exemple de l’origine commune (einlieitUche Anlage) du collenchyme et du mestome, dont M. Haberlandt parle chez Atherurus ternatus et Lamiim purpureim ^). Le nombre des couches cellulaires qui, dans les états les plus jeunes dont j’aie fait l’étude, se trouvaient entre l’épiderme et les faisceaux vasculaires, s’élevait pour la tige de Lamiitm piirpuremn L. à deux, pour les tiges de Lamiimi album L., Aucitba japonica L. et Evonijmus laüfoUus Mill. et Scop., ainsi que pour le pédoncule de cette dernière plante, à environ quatre, pour la feuille à'^Evonymus latifolius Mill. et Scop., vers le milieu de la face inférieure, à trois, pour celle de Veronica speciosa Hendersoni Hort., en ce même point, à environ six, et encore plus haut pour celle de Nerium Oleander L. Dans les états les plus jeunes observés par M. Sanio, le nombre en question était pour la tige diEvonymus latifolius également de quatre, et de trois pour celle de Peperomia blanda ^).

Le plus souvent, dans le tissu compris entre l’épiderme et les faisceaux vasculaires, c’est d’abord la division des cellules, puis l’épaississement collenchymateux, qui joue le rôle prépondérant; tel est le cas, par exemple, pour la tige, le pédoncule et la feuille à'Evonymus latifolius Mill. et Scop, pour la tige AAucuba japonica L., pour les feuilles de Nerium Oleayider L. et de Veronica speciosa Hendersoni Hort. ; tel est le cas aussi , quoique à un moindre degré , chez Lamium album L. ; chez Lamium purpureum L., au contraire , les deux processus sont

*) Entiüickelungsgesch. d. mech. Gewebesgstems d. P/lcmzcn, j». 58 et 59. *) Sous le rapport du développement, M. Ambroiin (Priiigsli. XII)

distingue deux cas, celui d’une origine commune pour le collenchyme et le mestome, et celui d’une origine indépendante pour chacun de ces tissus. Suivant cette division, les tiges et feuilles étudiées par moi appartiendraient donc à la seconde catégorie. '

*) Bot. Zelt., 1863, p. 363.

") Bot. Zeil..,., 1864, p. 209.

Page 1