I. Forme des cellules
En ce qui concerne la forme des cellules, le collenchyme présente la plus grande diversité. Tantôt elles ont la même dimension dans les trois sens (voir la tige à'* * Evonijmus latifolius Mill. et Scop., PI. II, fig. 13 et 14, et. la feuille de Veronica speciosa Hendersoni Hort. fig. 25 et 26), tantôt elles se sont beaucoup étendues dans le sens de la longueur et rétrécies aux extrémités (voir Lamium purpureum L. fig. 5 et Aucubajaponicah. fig. 10); dans ce dernier cas, elles sont presque toujours divisées en compartiments {gefdchert) par des cloisons tra ns verses horizontales , ordinairement minces , et aux deux bouts elles sont effilées en alêne, ou bien terminées par des parois très obliques, qui se voient le mieux sur des coupes tangentielles *). Bien que M. Schwendener mentionne que ces parois obliques s’épaississent, le résultat de mes observations est qu’en général elles possèdent à peu près la même épaisseur que les cloisons transverses horizontales et que, dans les cas où ces dernières restent minces, les parois obliques terminales ne s’épaississent pas non plus: c’est ce qui a lieu, par exemple, chez Tradescantia erecta Jacq., Lamium purpureum L. (voir fig. 5), Lamium album L , Rumex Hydrolapathum Huds., Sambucus nigra L., Macropiper excelsum Miq. Les cloisons horizontales dont il vient d’être question se montrent en nombre très variable: tantôt elles sont très multipliées (Abutilon striatum Dicks.), d’autres fois on n’en rencontre qu’un petit nombre, et parfois elles manquent com-
’) Schwendener, Mech, Princip irn anat. Bau cl. Monoc.^ p. 5.
CONNAISSANCE DU COLLENCHYME. 25
plètement, comme, par exemple, chez Conium maculatum L. La cavité des cellules présente ordinairement, sur la section transversale , un contour polygonal , arrondi ou ovale. Les parois longitudinales sont dans quelques cas épaissies sur toute leur étendue (Âucuha japonica L. fig. 9, Evonymus latifolius Mill. et Scop. fig. 13 et 17, Nerium Oleande^’ h. ûg. 2\, Veronica speciosci Hendersoni Hort. fig. 25), dans d’autres cas elles le sont exclusivement aux angles, là où se réunissent trois ou un plus grand nombre de cellules [Lamium purpureum L. fig. Ap). Les épaississements qui se trouvent en ces points possèdent souvent une forme polyédrique et paraissent ordinairement un peu gonflés. Outre ces épaississements polyédriques , j’en ai souvent rencontré d’autres en forme de côtes , qui se prolongent , parallèlement à l’épiderme , entre les couches de cellules : c’est ce qui se voit , par exemple , chez Lamium purpureum L. (voir fig. 4 /), Chenopodium Bonus Henricus L., Sambiicus nigra L., Melianthus major L., Silphium connatum L., Cichorium IntyhusJj. Chez toutes les plantes que j’ai examinées , les parois, aux points où elles étaient tournées vers des espaces intercellulaires , se montraient constamment épaissies (voir , par exemple, Aucuha japonica L. fig. 9 et Veronica speciosa Hendersoni Hort. fig. 25). Dans quelques cas, elles n’étaient épaissies que là (Atropa Belladonna L.). Dès que les parois longitudinales sont un peu épaissies sur toute leur étendue, j’y ai toujours vu des ponctuations. Ainsi que l’a remarqué M. Schwendener ’), chez les formes prosenchymateuses ces ponctuations possèdent souvent l’apparence d’une fente {Tradescantia erecta Jacq., Atherurus ternatus Bl., Conium maculatum L., Aegopodium Podagraria L.) et sont placées dans la direction longitudinale ou dans une direction légèrement inclinée à gauche; chez les formes parenchymateuses, au contraire, elles ont fréquemment une forme ovale et sont placées en travers , par exemple , chez Ahutilon striatum Dicks. (pétiole et limbe de la feuille),