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C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA

IL Forme, extension, limites et situation du tissu.

Sous le rapport de la forme, de l’extension, des limites et de la situation, le collenchyme présente beaucoup de diversité. Dans les tiges et les pétioles, il apparaît principalement sous la forme de faisceaux ou de couches annulaires. Les faisceaux, qui consistent en cellules de collenchyme prosenchymateuses , sont en général nettement limités, comme chez Tradescantia erecta Jacq., Conium maculatum L., Lamium purpiireum L. (fig. 4), Lamium album L., Chenopodium Bonus Henricus L , Rumex Hydrolapathum Huds., Samhucus nkjra L., Vitis vinifera L. et dans les pétioles de Die ffenha chia Bausii , Xanthosoma versicolor^ Homalonema ruhescens^ Atherurus ternatus BL, Aegopodium Podagraria L. Presque toujours ils sont en contact immédiat avec l’épiderme; rarement ils en sont séparés par une ou plusieurs couches de cellules parenchymateuses, par exemple, dans les pétioles de Dieffenbachia Bausii et de Xanthosoma versicolor ; suivant M.' Schwendener ^), la même chose s’observe dans la tige du Levisticum officinale. A l’extérieur, les faisceaux se montrent sous l’apparence de côtes saillantes {Lamium purpureum L. (fig. 4), Lamium album L., Chenopodium Bonus Henricus L., Rumex Hydrolapathum Huds., Sambucus nigra L., Vitis vinifera L , pétioles îV Atherurus ternatus Bl. et di Aegopodium Podagraria L.), ou de stries d’une nuance plus claire que le tissu adjacent {Conium maculatum L.). Dans beaucoup de cas, ils se développent plus en largeur qu’en épaisseur, par exemple, chez Tradescantia erecta Jacq., Conium maculatum Lamium album L., Chenopodium. Bonus Henricus L., Rumex Hydrolapathum Huds., Sambucus nigra L. Tant le volume que la position des faisceaux peuvent différer dans un même organe ; c’est ainsi , par exemple , que dans la tige du Conium maculatum L. on

CONNAISSANCE DU COLLENCHYME.

trouve de gros faisceaux immédiatement sous l’épiderme et de plus minces à une petite distance. Dans quelques tiges et pétioles , il existe entre les gros faisceaux , immédiatement sous l’épiderme , encore une ou plusieurs couches de cellules collenchymateuses moins épaissies ‘ ) (tige de Lamium purpureum L. fig. 4 , tige de Lamium album L., pétiole d"* Aegopodium Podag varia L.).

Lorsque le collenchyme se présente sous la forme d’une couche disposée en anneau, il est pareillement, dans la plupart des cas , situé immédiatement sous l’épiderme; rarement il y a du parenchyme entre deux. Suivant M. Schwendener ^), ce dernier cas se rencontre dans les tiges de Macropiper excelsum , Althaea armeniaca et Cephalaria tartarica ; je l’ai observé aussi dans les tiges de Althaea narhonensis Pourr., Abutilon striatum Dicks., Atropa Belladonna L. et dans les pétioles des deux premières de ces plantes. Quelquefois les couches possèdent une telle épaisseur, que presque tout le tissu compris entre les faisceaux vasculaires et l’épiderme consiste en collenchyme : c’est ce qui se voit, entre autres, AucubajaponicaL. (fig. 9), Veronica speciosa Hender sorti Hort. et dans les pétioles d'Evonymus latifolius Mill. et Scop. et d'Ilex Aquifolium L. ; dans d’autres cas , - les couches ne sont composées que d’une seule assise de cellules ou d’un petit nombre d’assises. Parfois la couche de collenchyme est développée plus fortement à des places déterminées , qui alors s’accusent ordinairement à l’extérieur sous la forme de stries (tige d'^Evonymus latifolius Mill. et Scop.) ou de côtes saillantes (tige de Syringa vulgaris'h.). Dans les pétioles bilatéraux , le collenchyme est souvent plus développé aux angles {Evonymus latifolius Mill. et Scop.), ou y forme des faisceaux [Syringa vulgaris L.). Quand le collenchyme est disposé en couche annulaire , il offre de grandes différences quant à

*) De Bary, Vergl. Anat. p. 420 [Handh. d. phys. Bot, Bd. III). 0 l. c., p. 157.

») Dippel , l. c., p. 154.

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sa délimitation. Tantôt il est nettement séparé du parenchyme,' par exemple chez Althaea narhonensis Pourr., Ahutilon striatum Dicks., Phytolacca dioica L, Caladium Bellemy ; tantôt il passe à ce tissu d’une manière insensible, comme chez Kerium Oleander L., Aucuha jajjonica L. (fig. 9), Melianthus major L., Silphium connatum L., Cichorium Intyhus L., Peperomia incana Drch., Helleborus niger L., Evonymus latifolius Mill. et Scop., Ilex Aquifolium L., Veronica speciosa Hendersoni'Hort.^ Euphorhia splendens Boj., Castanea vesca Gaertn,, Cotylédon coccinea Cav. Dans la plupart des cas, j’ai trouvé que ce passage était caractérisé , non seulement par la diminution graduelle de l’épaississement des parois cellulaires, mais aussi par le fait que les cavités des cellules devenaient plus larges et plus courtes , que les méats intercellulaires apparaissaient ou augmentaient en nombre et en volume, et que parfois le contenu des cellules devenait plus riche en chlorophylle.

Là où le collenchyme est développé en faisceaux , les stomates se trouvent sur les parties de l’épiderme qui sont situées entre les faisceaux. Lorsqu’il affecte la forme de couche, son épaisseur est réduite sous les stomates et il y est pourvu de cavités aériennes communiquant avec ceux-ci, ou bien il y alterne avec de petites traînées de parenchyme à chlorophylle , qui se présentent parfois comme des taches ou des portions de lignes, de couleur verte, ainsi qu’on le voit chez Hedera Hélix L. *).

De même que la forme des cellules individuelles , la forme , l’extension , la délimitation et la place des masses cellulaires peuvent aussi différer plus ou moins dans la tige et le pétiole d’une seule et même plante.

Le collenchyme du pétiole se continue presque toujours au-dessus et au-dessous des nervures et le long des bords du limbe de la feuille. Au-dessus et au-dessous des grosses nervures, il forme ordinairement des bandes sous-épidermiques; à la face inférieure de la feuille ces bandes sont les plus larges ; à la face supérieure elles

) De Bary, l. c., p. 51.

CONNAISSANCE DU COLLENCHYME.

prennent fréquemment la forme de faisceaux, qui souvent font une forte saillie extérieure. Quelquefois le collenchyme formç au-dessus et au-dessous d’une nervure plusieurs faisceaux , séparés par du parenchyme , comme chez Chenopodîum Bonus Henricus L., Eumex Hydrolapathum Huds., Dieffenhachia Bausii^ Xanthosoma versicolor^ Homalonema ruhescens. A la face supérieure des feuilles, le collenchyme manque parfois; tel est le cas chez Aucuba japonica L., Caladium Bellemy^ Xanthosoma versicolor^ Homalonema ruhescens. Sous le rapport de l’extension et de la délimitation du collenchyme , ce qui a été dit de la tige et des pétioles s’applique aussi aux limbes des feuilles. Le collenchyme qui se trouve au-dessus et au-dessous des nervures se continue quelquefois , en formant une ou plusieurs assises de cellules plus ou moins épaissies, sous l’épiderme du limbe foliaire, soit à la face supérieure et à la face inférieure (Nerium Oleander L.), soit à la face supérieure seule (Ilex Aquifolium L., Veronica speciosa Hendersoni Hort.). Chez les Dicotylédones , on trouve souvent le long des bords de la feuille une bordure de collenchyme , formée de plusieurs assises de cellules *) (collenchyme marginal). Là, où le collenchyme apparaît sous l’épiderme du limbe, les stomates font généralement défaut.

J’ai trouvé le collenchyme fortement développé surtout dans les écailles de beaucoup de bourgeons (Evonymus latifolius Mill. et Scop., Aucuba japonica L., Hedera Hélix L.); non seulement tout le tissu fondamental, mais aussi les fibres libériennes et l’épiderme y consistent souvent en éléments épaissis, collenchymateux. Au point de vue mécanique, cette structure a évidemment une grande importance , vu que les écailles des bourgeons servent à soutenir et à protéger les parties végétales encore très jeunes.

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