‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 2)Chapitre 62 sur 141 · C. K. HOFFMANN. CONTRIBUTION à l’hISTOIRE · texte numérisé non relu

C. K. HOFFMANN. CONTRIBUTION à l’hISTOIRE

la notocorde, donc, toujours là où le fond du canal médullaire est directement en contact avec la cavité intestinale, autrement dit, à l’extrémité postérieure de L’embryon. Chez les animaux qui viennent d’être nommés, le canal neurentérique est donc toujours situé derrière la corde , jamais il ne passe à travers la corde , comme ce serait le cas chez les Oiseaux. Le canal neurentérique de l’Amphioxus, des Cyclostomes, des Ganoïdes, des Sélaciens et des Amphibies est au nombre des formations embryonnaires dont l’ébauche apparaît de très bonne heure, car il est le résidu du blastopore. Chez les Oiseaux, au contraire, le canal neurentérique se constituerait relativement tard, alors qu’il existe déjà plusieurs vertèbres primitives. Dans un travail sur le développement de la corde dorsale (16), travail qui paraîtra bientôt, j’ai essayé de montrer que la partie postérieure du sillon primitif forme le prolongement direct du sillon ou canal médullaire ; le canal neurentérique décrit par MM. Balfour, Braun et Casser devrait donc, casu quo^ conduire du sillon primitif, à travers la corde, dans la future cavité intestinale. '

Mais il y a encore d’autres considérations qui s’opposent à ce que la communication décrite par MM. Balfour, Braun et Casser, entre le canal médullaire et la future cavité intestinale, puisse être regardée comme l’homologue, chez les Oiseaux, du canal neurentérique des Poissons, des Amphibies et des Reptiles. Dans leur étude sur les premières phases du développement de l’œuf des Reptiles , MM. Kupffer et Benecke (7) disent ce qui suit : “Après avoir reconnu ces dispositions , nous avons examiné si dans le disque germinatif des Oiseaux, spécialement dans celui du Moineau et de la Poule, les choses se passent de la même manière. Chez le Moineau nous trouvons presque constamment, à l’extrémité postérieure de la ligne primitive, une faux , qui répond à la formation analogue de l’œuf du Lézard , mais qui est beaucoup moins prononcée que chez la Tortue et devient plus indistincte après l’apparition du sillon primitif. Dans la même région , c’est-à-dire à la partie postérieure de

DU DÉVELOPPEMENT DES REPTILES

la ligne primitive , nous rencontrons fréquemment un enfoncement arrondi ou fissiforme , dans lequel le sillon primitif débouche. Sur des coupes longitudinales , la cavité d’invagination se laisse reconnaître d’une manière satisfaisante. Le pourtour de l’ouverture est aussi épaissi. Chez la Poule , nous avons plus rarement réussi à constater ces caractères dans le disque germinatif’.

Si ce qui précède éveille déjà la présomption que chez les Oiseaux il apparaît , environ à la même place que chez les Keptiles et dans une période très peu avancée du développement, une formation homologue au canal neurentérique des Reptiles, cette présomption gagne en probabilité par les dernières recherches de M. Koller (14). De celles-ci il résulte, en effet, “que la formation de la ligne primitive est due à une prolifération de l’ectoderme, qui se produit au pourtour d’une gouttière (la gouttière falciforme) à l’extrémité postérieure de l’axe longitudinal de l’aire pellucidc”. Dans un autre passage, le même auteur dit : “j’ai déjà fait mention de mon observation antérieure, que, vue sur la surface de l’oeuf, la ligne primitive apparaît d’abord comme un appendice très court du bouton de la faux, et ensuite se prolonge peu à peu vers le centre de l’aire pellucide et au-delà”. Il me paraît presque certain que la “gouttière falciforme” de Koller est l’homologue, chez les Oiseaux, du canal neurentérique des Reptiles. Entre ces deux formations il existe pourtant une différence, qu’il convient de signaler. Le première constitue, d’après l’auteur cité, une invagination en cul-de-sac, la seconde, comme nous le savons , un canal ouvert aux deux côtés. Nous ne devons pas oublier, toutefois, que M. Koller, ainsi qu’il l’indique lui-même, a pratiqué les coupes à la main et n’en a pas fait des séries avec le microtome. En outre, surtout quand il s’agit de séries de coupes longitudinales prises dans cette phase du développement, on doit avoir soin de coller immédiatement les préparations sur le verre porte-objet; sinon, il est presque impossible de s’assurer de l’existence d’un canal entièrement ouvert. Rappelons enfin que , d’après les observations de M. Strahl, le canal neurentérique des Reptiles se présente

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