‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 2)Chapitre 80 sur 141 · Sel double de la · texte numérisé non relu

Sel double de la

composition Mg Cl^. 2 K Cl.

1,6899 gr.

Composition de la solution saline contenue dans le flacon ; exprimée en grammes.

'on 'on

Température dans le tambour.

Durée de l’osmose , en heures.

Quantité de chlore qui a traversé la membrane ; exprimée en grammes.

c. c, de solution argentique nécessaires pour la décomposition du sel qui a traversé la membrane.

Nombre relatif des molécules de sel qui ont traversé la membrane.

Poids

moléculaire des sels.

Produit du poids moléculaire par le nombre relatif des molécules de sel qui ont traversé la membrane .

Yessie de lièvre de l’expérience 12.

Id.

Espèce

de la membrane employ ée.

cr*

248 J. E. ENKLAAR. SUR l’oSMOSE DES SELS , CONSIDÉRÉE

passer, dans les mêmes circonstances, à travers la membrane, on trouve que les sels désignés dans les expériences 42 et 43 possèdent, comparés au chlorure de magnésium, des vitesses osmotiques un peu plus grandes qu’il ne le faudrait si ces vitesses sont en raison inverse des poids moléculaires. Nous aurons .toutefois encore l’occasion, plus loin, de faire remarquer que la vitesse du courant osmotique n’est pas déterminé^e par le poids moléculaire seul , quoique l’influence de celui-ci soit pourtant prédominante pour des sels analogues.

Des actions moléculaires du même genre auraient aussi pu avoir lieu dans les mélanges de chlorure de calcium et de sodium, de chlorure de calcium et de potassium, de chlorure de calcium et d’ammonium, de chlorure de magnésium et d’ammonium, de chlorure de magnésium et de calcium. Les résultats des expériences faites sur ces mélanges sont inscrits sous les numéros 33 à 40 du tableau IL Pour beaucoup de ces chlorures, l’existence de sels doubles a été constatée. Dans les solutions, il a donc pu se former des molécules complexes, laissant ou non subsister en dehors d’elles une partie des molécules simples. La circonstance que les résultats de ces expériences ne montrent aucun désaccord avec l’hypothèse énoncée p. 245 peut provenir de ce que les molécules complexes laissent passer à travers la membrane tout juste autant de chlore que l’eussent fait les molécules constituantes, si celles-ci étaient restées séparées, chacune avec sa vitesse osmotique propre.

Des recherches ultérieures devront apprendre chez quels mélanges de sels et dans quelle mesure la vitesse du courant osmotique éprouve l’influence de la formation de groupes de molécules. Le travail à faire consistera, en premier lieu, à expérimenter sur un grand nombre de mélanges des mêmes sels, pris en proportions différentes. Si, dans tous ces cas, la membrane laisse passer autant de chlore que l’exige l’hypothèse de l’indépendance des sels, il deviendra très probable que cette indépendance existe réellement. Dans la supposition, en effet, que les mélanges en proportions différentes donnent toujours

naissance aux mêmes groupes de molécules, le nombre des molécules simples qui restent doit être chaque fois différent. Or, il est inadmissible que les molécules composées posséderont toujours une vitesse osmotique telle , que la quantité de chlore , transmise par elles et par les molécules simples, soit constamment égale à ce que demande l’hypothèse susdite. Les mélanges en proportions différentes déterminent-ils , au contraire , la formation de groupes moléculaires différents, il serait également très improbable que la vitesse osmotique de ces groupes eût toujours la valeur nécessaire pour que le chlore diffusé à travers la membrane s’accorde avec l’hypothèse.

De cette manière, l’osmose fournira aussi un critérium pour reconnaître si les sels forment entre eux , oui ou non , des sels doubles.

Après avoir exécuté le travail dont il vient d’être question , on pourra en contrôler les résultats en soumettant à l’expérience des solutions salines de concentration très variée et de températures différentes. Il est à présumer, en effet, que des groupes complexes de molécules, sous l’influence de fortes dilutions et de hautes températures, se résoudront en groupes de composition plus simple.

On devra s’attacher surtout à doser, dans le produit de l’osmose, les éléments électro-positifs des sels. Si la détermination de la quantité totale de chlore, qui traverse la membrane, peut conduire à formuler une hypothèse probable , celle des constituants électro-positifs permettrait des conclusions certaines.

Les méthodes qui viennent d’être indiquées ont déjà servi en partie, ainsi qu’il résulte du tableau II, à contrôler notre hypothèse. Mais ce travail doit être continué sur une beaucoup plus grande échelle avant que l’hypothèse, dans son énoncé général, puisse acquérir un haut degré de probabilité. J’espère pouvoir publier bientôt les résultats d’expériences très multipliées que j’ai entreprises dans cette direction.

§ 4. Grandeur absolue de la vitesse du courant osmotique des sels. M. Lothar Meyer, dans l’ouvrage déjà cité, dit: „I1 est

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clair que, dans les mouvements qui s’opèrent sans cesse à l’intérieur des liquides, une molécule changera d’autant plus rapidement de place, pénétrera d’autant plus facilement entre les autres, que sa vitesse propre sera plus grande et son volume plus petit. Or le volume moléculaire est en raison directe du poids moléculaire et en raison inverse de la densité. Quant à la vitesse , elle décroîtra , en général , lorsque le poids moléculaire augmente , de même que cela est le cas chez les gaz ; l’expression exacte de la loi de cette dépendance n’est , toutefois , pas encore trouvée {Die modernen Theorien der Chemie , Prem. moitié, p. 231)”.

(Voir tableau lY, p. 251).

Voyons si les résultats expérimentaux, contenus dans ce tableau, confirment les idées de M. Lothar Meyer, ci-dessus rappelées.

Entre les quantités des différents sels qui dans les mêmes circonstances passent par la membrane, et les poids moléculaires respectifs , n’existe évidemment pas la relation dont parle M. Lothar Meyer. Du nombre de c.c. de solution argentique nécessaires pour la décomposition du sel qui a traversé la membrane, on peut toutefois déduire — ainsi que cela été fait dans le tableau III — le nombre relatif des molécules de sel qui sont transmises dans des circonstances égales. Prenons ces nombres pour mesure de ce qu’on pourrait appeler la vitesse osmotique moléculaire. Or, si l’on considère que les quantités de sel, qui dans les mêmes circonstances passent par la membrane (quantités données dans le tableau), sont les produits de nombres proportionnels aux poids moléculaires des sels par les susdits nombres relatifs des molécules transmises, on est conduit à penser que les vitesses osmotiques moléculaires pourraient être en raison inverse des poids moléculaires des sels. Les produits en question ne diffèrent , effectivement , pas beaucoup entre eux ; néanmoins, ils sont loin d’être parfaitement égaux, comme cela devrait être le cas si les vitesses osmotiques moléculaires ne

Pour les poids atomiques des éléments, on a pris les nombres suivants:

Sodium 23 Magnésium 24 Azote 14

Potassium 39,11 Strontium 87,5 Chlore 35,4C

Calcium 40 Barium 137 Hydrogène 1

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