‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 2)Chapitre 9 sur 141 · C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA · texte numérisé non relu

C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA

ne sont encore que peu ou point épaissies. Dans les entrenœuds jeunes dont il a été question plus haut, on rencontre çà et là ces divisions dans des cellules situées à l’un des angles et immédiatement sous l’épiderme (fig. 1 d). Dans les entre-nœuds plus âgés, au contraire, elles sont limitées aux cellules du parenchyme et de la zone de transition. A mesure que l’épaississement collenchymateux s’étend , le nombre des cellules augmente ; il en résulte que le collenchyme est toujours séparé du faisceau vasculaire par quelques rangées de cellules à parois minces, ordinairement par trois ou quatre deces rangées et par un nombre plus grand dans les entre-nœuds jeunes (voir fig. 1 et 3).

Ainsi que nous l’avons déjà mentionné ci-dessus , on trouve dans les entre-nœuds jeunes, entre les cellules à parois minces ou déjà un peu épaissies qui donnent naissance aux fibres collenchymateuses , des espaces intercellulaires nombreux et souvent très grands , tandis qu’à l’état adulte le collenchyme n’en présente que rarement. La raison en est que les parois cellulaires sont surtout disposées à s’épaissir là où elles sont tournées vers des méats intercellulaires. Pendant que celles-là augmentent en épaisseur, ceux-ci décroissent en volume et finalement disparaissent tout à fait. Les places où se trouvaient primitivement les méats intercellulaires sont alors occupées par des épaississements polyédriques (fig. 3 et Ap) ou en forme de côtes (fig. 3 et 4 V)* Ces derniers sont ordinairement rapprochés de l’épiderme et parallèles à sa surface, tout comme les grands méats intercellulaires ci-dessus décrits (fig. 3 i, et qu’ils ont remplacés. Ce sont d’abord les parois à l’une des extrémités d’un grand espace intercellulaire qui commencent à s’épaissir, puis successivement, à mesure que le collenchyme s’étend , les autres parois par lesquelles l’interstice est circonscrit. De là vient que, dans les entre-nœuds non adultes , on trouve des épaississements en forme de côtes qui passent insensiblement à de grands méats intercellulaires (fig. 3 ij. Souvent même cela peut encore s’observer dans l’état adulte, mais le passage est alors moins graduel, parce que, dans la dernière

CONNAISSANCE DU COLLENCHYME.

période de son développement, le collenchyme prend des limites bien tranchées. Les épaississements polyédriques se forment à la place des méats intercellulaires de moindres dimensions. Ceux-ci , avant de disparaître entièrement , s’arrondissent ; les grands se comportent de la même manière. De pareils méats intercellulaires arrondis se rencontrent fréquemment dans les entre-nœuds encore jeunes (fig. 3 a) ; dans l’état adulte , au contraire , ils sont rares (fig. 4 a).

Les coupes longitudinales (fig. 2) d’entre-nœuds qui ont atteint la longueur où ils commencent à devenir visibles à l’œil nu, montrent que le collenchyme se forme aux dépens du parenchyme. Des cellules dont les parois possédaient déjà un léger épaississement collenchymateux n’avaient , en moyenne , qu’une longueur égale au double de leur largeur et reposaient l’une sur l’autre par des parois transverses horizontales ou parfois un peu obliques. Les extrémités pointues se forment donc dans la suite du développement , ce qui est confirmé par les coupes longitudinales d’entre-nœuds plus âgés et plus étendus en longueur. Les parois transverses restées horizontales doivent probablement naissance aux dernières divisions cellulaires.

Dans la première, puis souvent aussi dans la seconde couche cellulaire sous-épidermique, couches qui sont situées entre les faisceaux de collenchyme, l’épaississement collenchymateux apparaît, relativement, d’assez bonne heure.

La description qui vient d’être donnée du développement du collenchyme chez Lamium purpureum montre que, sous plusieurs rapports, les résultats de mes observations diffèrent beaucoup de ceux obtenus par M. Haberlandt ^). Suivant cet auteur, le collenchyme dérive du cambium , tissu générateur prosenchymateux, provenant de la division longitudinale répétée de cellules mères méristématiques et apparaissant à peu près en même temps que le cambium mestomatique. D’après mes recherches , au contraire , le collenchyme dériverait d’un tissu parenchyma-

Page 1