‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 2)Chapitre 8 sur 141 · C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA · texte numérisé non relu

C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA

SOUS l’épiderme, autant de faisceaux collenchymateux , fortement saillants (fig. 4). Ces faisceaux sont situés vis-à-vis des quatre plus gros faisceaux vasculaires , dont ils sont séparés par trois ou quatre rangées de cellules parenchymateuses. Ils sont vigoureusement développés et nettement limités. A la limite , on trouve quelquefois des espaces intercellulaires dans le collenchyme (fig. 4 i et i,), mais à une certaine distance on en voit très rarement; dans ce dernier cas, ils sont petits et toujours arrondis (fig. 4 a). Les cellules collenchymateuses sont très allongées, rétrécies en pointe aux extrémités (fig. 5 w), pourvues de ponctuations sur les parois longitudinales (fig. 5 5) et cloisonnées par de minces lames trans verses , horizontales (fig. 5c?J. Sur la coupe transversale , les cavités sont petites et de figure anguleuse. Aux angles, les cellules sont munies de forts épaississements polyédriques , qui paraissent gonflés (fig. 4 p) ; immédiatement sous l’épiderme et dans son voisinage, on trouve des épaississements en forme de côtes (fig. 4 l). Entre les faisceaux de collenchyme, la première couche cellulaire sous-épidermique possède , en beaucoup d’endroits , des parois à épaississement collenchymateux plus ou moins prononcé. En certains points , surtout vis-à-vis des petits faisceaux vasculaires , il en est de même de quelques couches cellulaires plus profondes.

A l’état le plus jeune que j’aie étudié, la tige présentait déjà une forme obtusément carrée. Les angles arrondis faisaient déjà une légère saillie. Yis-à-vis de chacun de ces angles , il y avait un faisceau de procambium , — futur faisceau vasculaire , — et dans l’un de ces faisceaux de procambium existait déjà un vaisseau spiralé. Un autre de ces faisceaux était séparé de l’épiderme par deux rangées de cellules presque rondes , dont les parois ne montraient encore aucune trace d’épaississement collenchymateux ; entre ces deux rangées de cellules on voyait distinctement des espaces intercellulaires , et probablement il y en avait aussi entre la rangée extérieure et l’épiderme. Il ressort déjà de là que la première ébauche du faisceau vasculaire est antérieure à celle du collenchyme. Dans les entre-nœuds très jeunes (fig. 1),

CONNAISSANCE DU COLLENCHYME.

ayant une longueur à peine perceptible à l’œil nu , on trouve , entre les cellules épidermiques situées aux angles et les faisceaux vasculaires (fig. 1 ^), 5 , 6 ou 7 cellules. Des méats intercellulaires existent en beaucoup de points (fig. 1 i), parfois même entre l’épiderme et la couche cellulaire sous-jacente. Ces méats ont quelquefois une grandeur considérable; c’est ce qui se voit entre autres , de temps en temps , entre la première et la seconde couche de cellules (l’épiderme n’étant pas compté). Ils s’étendent alors parallèlement à l’épiderme et sont limités par plusieurs cellules de chacune des deux couches. Dans quelques uns des entre-nœuds en question, il n’y a encore aucune apparence d’épaississement collenchymateux ; dans d’autres , au contraire , on en observe déjà un commencement. Les premières traces en apparaissent aux angles, entre les cellules de l’épiderme et celles de la première couche de cellules sous- épidermiques. Ensuite, pendant que ces dernières continuent à épaissir leurs parois , le processus s’étend le long de l’épiderme et se manifeste aussi dans les couches cellulaires suivantes. De cette manière , il se produit temporairement un passage , ordinairement très graduel , du collenchyme au parenchyme , passage que caractérisent, outre le décroissement d’épaisseur des parois, la forme de plus en plus arrondie et les dimensions de plus en plus grandes des cavités , ainsi que l’apparition d’interstices entre les cellules (voir fig. 3).

Tandis que dans les entre-nœuds jeunes , ainsi qu’il a été dit ci-dessus , on trouve 5, 6 ou 7 cellules entre chaque faisceau vasculaire et l’épiderme, dans l’état adulte chaque faisceau collenchymateux a une épaisseur d’environ 15 cellules et est séparé du faisceau vasculaire voisin par 3 ou 4 rangées de cellules parenchymateuses (voir fig. 4). Comme le nombre des cellules de l’épiderme s’accroît exclusivement 'par des divisions radiales, il faut nécessairement qu’ailleurs il s’opère aussi des divisions cellulaires longitudinales. Celles-ci, toutefois, ne s’observent jamais dans les cellules qui ont subi un épaississement collenchymateux notable, mais bien dans celles dont les parois

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