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III. Chaleur spécifique

Pour la détermination de la chaleur spécifique, je pus me servir de la méthode des mélanges : les fils étant coupés en fragments très menus, le calorimètre prenait en moins de ~ minute la température maximum, ce qui dispensait de l’emploi de termes de correction ^).

*) Voir .loule, Proceedings B. Soc., t. VIII, p. 564; Riihlrnann, p. 526.

*) Voir Müller-Pfauiidler , t. II, p. 297,

Le calorimètre, en tôle de cuivre très mince, était placé, sur 3 cales de liège, dans un vase plus large; l’agitateur était un morceau de gaze de cuivre, fixé à deux minces fils de cuivre.

Pour être à l’abri des inconvénients attachés à l’emploi d’un thermomètre dans les expériences calorimétriques (capacité calorifique , lenteur des indications , difficulté de lui donner une bonne place dans le calorimètre), on fit usage d’une aiguille thermoélectrique, formée de deux minces fils de maillechort et de platine , dont la soudure était placée directement sous l’agitateur et montait ou descendait avec lui. Les deux autres extrémités de ces fils étaient soudées aux fils conduisant au galvanomètre de Thomson, et ces dernières soudures plongeaient dans un grand verre d’eau, qui était agitée continuellement. Le galvanomètre était réglé de manière que l’oscillation eût une durée d’environ 2 secondes; néanmoins, une variation de température de 1° C à la- soudure maillechort-platine donnait une déviation d’environ 14 divisions de l’échelle, de sorte que h/j^^de degré était appréciable. Pour déterminer exactement le nombre en question, la soudure était placée, immédiatement après l’expérience calorimétrique, dans la glace fondante; les déviations tombaient encore dans les limites de l’échelle , de sorte qu’on n’avait pas besoin de connaître la résistance.

Des expériences spéciales apprirent que la force thermo-électromotrice n’était pas exactement proportionnelle à la différence de température, mais augmentait un peu plus rapidement que cette différence. Il a été tenu compte de cette circonstance.

Pour chauffer les fragments de fils, on employait le même appareil qui avait servi à la détermination des coefficients de dilatation; les fragments, contenus dans un petit tube d’essai à parois très minces, étaient introduits dans le tube intérieur, et lorsque la vapeur avait circulé au moins 20 minutes, ils étaient jetés dans le calorimètre, la vapeur continuant à passer.

A titre d’exemple , je communique les détails d’une des expériences avec le

fil d’acier.

28 mars 1881.

Calorimètre avec eau 95,279 grammes

Calorimètre 16,101 „

79,878 grammes

Correction pour la réduction au vide. . . 85 „

Equivalent en eau du calorimètre .... 2,057 „

Equivalent en eau 82,020 grammes.

12,462 grammes d’acier à la température de 100^,2, introduits dans le calorimètre, dont la température était de 11°,55, déterminèrent une déviation de 21,3 divisions de l’échelle.

Une différence de température de 1° produisait une déviation de 13,96 divisions de l’échelle; on avait donc

pour l’accroissement de température.

Trois autres jours , on trouva

c=: 0,1139 (i poids)

c = 0,1130 fil d’acier, et c = 0,1133.

Pour le maillechort , on obtint

c =. 0,0962 fil de maillechort.

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