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de de L'ERNEES à "1.14.98— 1.38 | 15.92 » 1.90 v| 1.45! 140 » » 41.38— 1.48 | 15.76 » 1.04 »| 1.50! 1435 »
Entre 2h et 2h3, 20 c.c. 2,3" 1800 de salic. de soude. 9 6'| AA 2 MISE; 92.10 15.79 " 1.07 [2 2.145 135 72 72
2.41— 92,91 | 45.70 1098 rl: 2.95 14800 2.91— 92.31 | 15.66 » 0.94 »| 2.30! 140 » »
Dans toutes les expériences le résultat général fut le même. Après l'injection de quinine ou de salicylate de soude dans le sang, l’écoulement de lymphe de la patte enflammée commença à diminuer.
La diminution du courant lymphatique ne dépendait pas ‘d'un affaiblissement de la pression du sang. Celle-ci s’abaissait toujours notablement quelques secondes après le début de l'injection, au moment où une quantité relativement grande de quinine commençait à pénétrer dans les artères coronaires du cœur. Maïs bientôt, lorsque la quinine s'était mélangée uniformément avec le sang, la pression primitive se rétablis- ‘ sait, Il n’y a aucune raison de croire que, si la pression carotidienne atteignait de nouveau sa hauteur antérieure c’est que l’affaiblissement de l’action cardiaque était compensée par une contraction des petites artères, et de supposer, en conséquence, qu'il y aura eu diminution de la pression dans les petits vaisseaux du pied, celle, précisément, qui importe dans le présent cas. L'expérience acquise au sujet de l’influence de l'irrigation du mésentère enflammé de la grenouille ferait plutôt présumer une dilatation des artérioles. La quantité de quinine injectée dans ces expériences n’était donc pas capable, une fois uniformément répartie dans le sang, d’affaiblir l’action cardiaque à tel point que le courant lymphatique pût en être sensiblement affecté. L'influence de la pression sanguine, sur ce courant, n’est d’ailleurs pas très grande. Cela ressort clairement de l’expérience VIII, où, peu de temps après la seconde injection de quinine, l’animal menaçait de tomber en collapsus. Pour des raisons que je mentionneraï tout à l’heure, le chien avait été maintenu, depuis neuf heures et demie du matin, dans un état continu de narcotisme chloroformique. Lorsque la pression sanguine commença à baisser de façon alarmante, je pratiquai, à 5h10m, une injection d’éther, avec ce résultat que bientôt la pression remonta à une hauteur presque double. Pourtant, en dépit de cette ascension, l’écoulement de la lymphe tomba de 2 gr. à 18r4. Au reste, dans la plupart des expériences on observa une diminution de l’excrêtion lymhatique, sans que la pression du sang accusât, sauf immédiatement après l'injection de quinine, un décroissement sensible,
On pourrait croire encore que, même sans l’application de quinine ou de salicylate de soude, le flux lymphatique se
serait ralenti. Différents observateurs ont déjà remarqué, en
effet, que l'écoulement de lymphe, par un vaisseau dans lequel a été introduite une canule, diminue peu à peu. Mais cela est vrai à un beaucoup plus haut degré du flux lymphatique d’une partie à l’état normal, que de celui d’une partie enflammée. Comme contrôle, J'ai d’abord mesuré, chez le chien qui servit à l’expérience VIIT, l’exsudation lymphatique de la patte droite, préalablement enflammée par l'immersion dans l’eau chaude. La patte étant mue alternativement à droite et à gauche, 40 fois par minute, j’obtins pour l’écoulement de lymphe :
de 10h32m à 10h42m : 3,23 gr. de 11h27m à 11h37m : 4,10 gr
» 10.44 » 10.54 : 4,86 » 11.38!" TT. 480 Ie # 10.55 » 11.5 : 4,53 y» ” 11.50 » 12 : 5,39 » pl os #11. Ib 460% ” 12.1 » 12.11, :,4,92:,%
D’après ces chiffres, il ne saurait être question d’un ralentissement spontané durant le temps où eurent lieu les injections.
On ne peut donc guère que conclure, des expériences communiquées, que la perméabilité des vaisseaux, modifiés par la cause inflammatoire, diminue sous l'influence du bisulfate de quinine et du salicylate de soude.
Cela admis, il ne reste aucune raison pour attribuer à la paralysie des corpuscules blancs du sang l’arrêt de la diapédèse sous l'influence de l’eucalyptol, de l’acide phénique et de l’iodoforme. On est plutôt conduit à penser que ces substances ont également pour effet de raffermir la matière ‘agglutinante — devenue anormalement molle par l’action de la cause inflammatoire — qui unit les cellules de l’endothélium, ‘ raffermissement rendant plus difficile le passage du liquide, aussi bien que celui des éléments figurés.